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mardi 31 mai 2011

Les Bleus « black-blanc-beur » encore coincés sur leur origine

Vendredi 25 juin, le siège de la Fédération française de football (FFF) a été envahi par une trentaine de personnes criant « L'Algérie c'est pas la France » et encore :

« Dites à M. Escalettes que l'on veut une équipe de France blanche et chrétienne, virez les bougnoules, les “muslims” et les Noirs. Dites-lui que l'on reviendra et qu'on cassera tout. »

Entre-temps, Jean-Pierre Escalettes, président de la FFF, a démissionné. Son geste a été médiatisé. Mais de l'irruption des supporters racistes, on a très peu parlé. Pourtant, la stigmatisation de la couleur, de la religion ou de l'origine supposée des joueurs de la sélection nationale est un vieux serpent de mer.

Bien sûr, vous songez à Jean-Marie Le Pen, outré en 2006 qu'une partie de l'équipe de France n'ait pas entonné à pleins poumons « La Marseillaise » sur les pelouses de l'Euro (« Certains ne la connaissent même pas »). Ou encore, quelques jours plus tard, à Georges Frêche. Le président de la région Languedoc-Roussillon, qui appartenait encore aux rangs socialistes, avait fait grand bruit en déclarant que l'équipe de France lui faisait « honte » :

« Bientôt elle comptera onze Blacks. »

On n'a pas non plus oublié Finkelkraut qui arguait qu'une équipe « black, black, black » faisait « ricaner toute l'Europe ». L'intellectuel médiatique faisait évidemment référence au label « black-blanc-beur » cuisiné à toutes les sauces dans le chaudron euphorique de la victoire tricolore en Coupe du monde, en 1998.

Un documentaire diffusé sur Canal+ début juin, à l'occasion du début du Mondial 2010 se consacre exclusivement à la dose de mélanine de la sélection nationale. Il est signé Pascal Blanchard, historien, et Morad Aït-Habbouche, réalisateur.
Histoire du foot, histoire de France

Ce que ce film inédit démontre avec efficacité, interviews de joueurs et images d'archives à l'appui, c'est l'imbrication des histoires : celle du football français avec celle de l'immigration (Platini, Kopa, Fernandez…), celles de colonies (Boli, Tigana, Zidane, Vieria…) et celle de l'outre-mer (Lama, Karembeu, Thuram, Henry…). (Voir la vidéo)


L'histoire des noirs en équipe de France de... par afriktv

Au total, 72 joueurs Afro-Antillais ont porté le maillot tricolore. La première sélection d'un étranger en équipe de France remonte à 1908. Celle du premier Noir à 1931. Cette année-là, Raoul Diagne change l'historiographie du sport en France. Il est moitié guyanais, moitié sénégalais, on le surnomme « L'Araignée noire » depuis les gradins bardés de publicité « Dubonnet ». Son père est sous-secrétaire d'Etat africain de la République française, il inaugure l'Exposition coloniale qui s'installe justement cette année-là au Bois de Vincennes.
La famille de Karembeu exhibée à l'Exposition universelle

A l'intérieur de cette exposition dont on écoulera trente millions de billets d'entrée, des pavillons mais aussi des indigènes qu'on exhibe. Parmi eux, sur des photos d'époque, Christian Karembeu reconnaîtra « tous [ses] grands-pères et tous [ses] oncles ». Karembeu est kanak de Nouvelle-Calédonie.

Entre les deux hommes, un même destin iconique sur les pelouses tricolores. Mais Diagne devra interrompre sa carrière internationale durant la Seconde Guerre mondiale, tandis que Karembeu raconte dans le film pourquoi il préférait se taire plutôt que de chanter « La Marseillaise », en 1998.

Ce qui frappe lorsque l'on regarde le film, c'est combien la France ne rompt finalement jamais avec une vision essentialiste des Noirs. Après les Jeux olympiques de 1936 et le sacre de Jesse Owens, les autorités françaises d'Afrique de l'Ouest décident même carrément de partir chercher une nouvelle élite sportive en brousse.

Vingt ans après avoir été un réservoir de tirailleurs pour l'armée, les colonies deviennent ainsi un creuset d'athlètes très prisés, malgré les caricatures qui continuent d'irriguer la publicité, le cinéma et les mentalités en général.

Mais alors que le père de Basile Boli, ivoirien, affiche au mur la photo du maréchal Leclerc qui l'avait commandé au sein de la 2e DB, ce sont les propriétés intrinsèques du corps noir qu'on célèbre quand émerge Larbi Ben Barek, « La Perle noire », alors que le Marocain a conservé depuis l'après-guerre le record inégalé du nombre de sélections en équipe de France. (Voir ces images commentées par Thierry Roland, qui datent des années 50)


Perle noire larbi ben mbarek par nanobooster

Métaphores essentialistes

Cela n'évoluera jamais vraiment pour ceux qui lui succèderont : métaphores félines, attributs fougueux, prétendues « qualités naturelles », postes à l'attaque plutôt qu'en défense malgré Marius Trésor et Jean-Pierre Adams… Derrière ces pseudo-compliments, rien d'autre que le mythe du bon sauvage et une opposition entre nature et culture.

C'est encore le cas en 1984, alors qu'on vient de célébrer le « cinq majeur » de « l'équipe noire » demie-finaliste du Mondial 82 et qu'on salue en 1984 la victoire d'une « équipe métissée ». C'est l'année qui voit émerger le Front national, mais l'année aussi où Jean Tigana, mère marseillaise et père sénégalais, parle de « mélange de races » tandis que les commentateurs évoque « un Africain qui n'est pas vraiment africain ». La preuve ? « Il a l'accent du Midi ! »

Les premières attaques ouvertement racistes jaillissent surtout à partir de 1996. C'est le début des cris de singes dans les stades italiens, c'est aussi l'époque à laquelle émerge la génération de Lilian Thuram ou Thierry Henry. Cette génération-là se rebellera contre les attaques racistes, qu'elles viennent des supporters ou d'un entraineur comme Luis Aragones qui traitait Henry de « nègre de merde ».

Curieusement, plus les joueurs seront nés français (dans les DOM-TOM ou de parents immigrés dans l'Hexagone) plus le phénomène amplifiera. Justement parce qu'on parle ici de couleur et qu'Henry lui-même utilise le terme de « race ».
« Black-blanc-beur », « un faux slogan »

C'est cette génération-là qui a remporté le Mondial 98, et de ce groupe à l'image de la France dont est issu Zidane, personnalité préférée des Français. Or, pour Lilian Thuram, c'est précisément l'effet pervers d'un slogan comme « Black-blanc-beur » :

« Tous ces faux slogans parasitent la réflexion. Un Maghrébin ne peut pas devenir président de la République en France. »

Thuram est connu pour ses initiatives antiracisme. Lama est le premier à s'être ouvertement exprimé sur la question alors que Luc Sonor trouvait ça banal. Le gardien de but né en Guyane raconte la difficulté qu'ont les joueurs français à se saisir de la question :

« Il y a un véritable problème dans la société française parce que justement on n'en a jamais vraiment parlé. Et même nous, il a toujours été très difficile pour nous de nous exprimer sans être ghettoïsés, considérés comme extrémistes.

Simplement parler de soi, de sa personnalité, de sa couleur, de ses origines à un moment donné, ce n'était pas politiquement correct en France. »

Il a fallu attendre 2005 pour que l'équipe de France dispute son tout premier match sur un terrain ultramarin. Et alors que Thuram, Henry, Angloma, Silvestre, Anelka, Saha y ont leurs origines, l'initiative avait fait débat.

Thierry Henry, qui a marqué le plus de buts avec le maillot tricolore, dit justement ceci de son enfance aux Ulis, en banlieue parisienne :

« J'ai commencé à me retourner et à chercher mes racines vers 19, 20 ans. Le mec qui arrive en France à 9, 10 ans, arrive avec ses racines. Celui qui grandit en France… il les cherche. »

Aujourd'hui, la sélection française est la plus métissée d'Europe. Mais, quand elle échoue sur les pelouses sud-africaines, ce qu'une bande de supporters racistes demande à la Fédération, c'est de « virer les bougnoules, les “muslims” et les Noirs ».

Photo : Patrice Evra le 21 juin 2010 en Afrique du Sud (Ivan Alvarado/Reuters).

Par Chloé Leprince

lundi 30 mai 2011

Les raccourcis de Claude Guéant sur l'immigration

Claude Guéant, le ministre de l'Intérieur.
Reuters / Charles Platiau

Qu'est-ce que Claude Guéant a dit exactement?

Ce n'est pas très clair. Invité d'Europe1 dimanche, Claude Guéant a estimé que la France n'avait pas besoin "de maçons et de serveurs de restaurant" issus de l'immigration, car elle disposait "de la ressource nécessaire". "Contrairement à une légende, il est inexact que nous ayons besoin de talents, de compétences", issus de l'immigration, a affirmé le ministre de l'Intérieur. Le problème c'est que les métiers évoqués par Claude Guéant ne sont pas vraiment ceux qui demandent le plus de qualification. Ils n'appartiennent d'ailleurs pas à la liste des 30 métiers dits "en tension", ouverts aux ressortissants non communautaires, et pour lesquels l'employeur n'est pas obligé de prouver que l'emploi ne pouvait être pourvu localement. Dans cette liste élaborée en 2008, quand Sarkozy défendait l'immigration "choisie", ne figurent ni les maçons, ni les serveurs, mais les électriciens, les dessinateurs-projeteurs, les chefs de chantier, ou encore les géomètres, etc. Autant de métiers qui demandent une certaine qualification et formation. Pour le ministre de l'Intérieur, qui souhaite revoir cette liste mais surtout baisser l'immigration professionnelle en France, ces deux exemples sont donc au minimum mal choisis.
Les métiers du bâtiment et de la restauration ne seraient donc pas sous tension?

Ces deux secteurs ne sont pas du tout dans une situation identique comme voudrait le faire croire Claude Guéant. Dans le bâtiment en effet la tension qui a pu existé avant 2008 n'est effectivement plus d'actualité. "Avec la crise, les entreprises ont vu leur activité baisser de 15%. Elles se remettent tout juste à embaucher, et le secteur est actuellement plutôt en surcapacité", explique Didier Ridoret, président de la Fédération française du bâtiment pour qui la reprise de l'activité pourrait néanmoins bouleverser la donne. Le secteur, qui compte 15% d'immigrés légaux, n'a donc pour l'instant pas besoin de main d'oeuvre supplémentaire. Dans la restauration, le constat est très différent. 50.000 emplois étaient à pourvoir fin 2010. Pour le Synhorcat néanmoins, le syndicat de la restauration, hors de question de rentrer dans la polémique initiée par Claude Guéant. "Nous cherchons des gens compétents", se borne-t-il à expliquer.

L'immigration coûte-t-elle cher aux finances publiques?

A priori non, du moins de l'avis des économistes. Selon une récente étude réalisée par des chercheurs de l'université Lille 2, les immigrés permettraient d'apporter 12,4 milliards d'euros aux finances publiques : ils recevraient certes près de 47,9 milliards d'euros chaque année d'aides sociales, mais en reverseraient 60,3 à l'Etat notamment par les impôts. Selon cette étude, les immigrés contribueraient même davantage que les nationaux au financement de la protection sociale: à hauteur de 2.250 euros pour les premiers contre 1.500 pour les nationaux.
La France a-t-elle besoin de personnels peu qualifiés?

C'est une évidence. Selon le vice-président de la CGPME, Charles Melcer, interrogé par le Parisien, l'immigration du travail serait indispensable pour assurer la croissance de la France. "Sans les immigrés de nombreux secteurs économiques seraient en grande difficulté". Pourquoi ? "Parce que les Français refusent de faire certains métiers", explique Charles Melcer. Un constat que confirment les chiffres de l'Insee: dans certains secteurs, plus de 20% de la main-d'oeuvre est constituée d'immigrés: le nettoyage, les entreprises de sécurité, et les services domestiques. Sans eux, ces emplois seraient probablement vacants. Selon les estimations entre 300 et 600.000 offres d'emplois en France ne trouveraient pas preneur pour cette raison. Et selon une récente enquête de Pôle emploi, 37,6% des embauches projetées par les employeurs en 2011 butent sur des difficultés de recrutement, touchant en majorité des métiers souvent mal rémunérés (cuisiniers, serveurs, aides ménagères, emplois de maison).

Qu'est-ce que cherche donc à faire le gouvernement?

Selon Claude Guéant, la France "a de la ressource", c'est-à-dire suffisamment de personnes disponibles pour occuper ces emplois peu qualifiés. De fait, entre 2,6 et 4,3 millions de Français sont demandeurs d'emplois. Pour le ministre de l'Intérieur, la conclusion est donc très simple : c'est aux Français d'occuper ces postes. S'ils n'en veulent pas alors c'est à eux de prendre leur responsabilité. "Quelqu'un qui refuse plusieurs fois un travail normal ne doit plus être inscrit comme demandeur d'emploi", conclut ainsi le ministre de l'intérieur au micro d'Europe 1, sans toutefois préciser s'il compte durcir les règles selon lesquelles un demandeur peut refuser une offre de Pôle emploi si elle ne correspond pas à sa formation. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas en réduisant drastiquement l'immigration du travail que le gouvernement parviendra à son objectif de faire passer de 200.000 à 180.000 le nombre de titres de séjour par an. L'immigration du travail en effet ne représente qu'une très faible partie de l'immigration : 20.000 personnes en moyenne par an.

Grâce à Claude Guéant, la droite va surtout pourvoir relancer un débat qui lui tient coeur, à un an des présidentielles. "Je vais organiser à l'UMP une convention, au mois de juin, sur cette question de l'immigration", a annoncé ce mardi Jean-François Copé. "On doit pouvoir parler d'immigration légale, illégale, de l'immigration économique ou sociale sans qu'à chaque fois ce soit par des injures (NDLR : Jean-François Copé évoque des "injures" de la gauche, qui a tancé les propos de Claude Guéant) sans à chaque fois qu'on nous jette l'anathème, en nous disant que c'est le Front national : ça n'a rien à voir (...) Ce sont des sujets objectifs sur lesquels il faut qu'on travaille", a martelé le patron de l'UMP.

Par Julie de la Brosse

jeudi 26 mai 2011

Les Chroniques Politiques du Je(u)di : l'argent et le travail en question.

Alors voilà , le problème est simple : pourquoi est-ce qu'en France , pays riche et industrialisé , les richesses produites par ses citoyens , ne permettent pas à TOUS les citoyens de vivre en plus ou moins bonne harmonie financière ?
C'est à dire que chacun ait de quoi consommer les produits de bases qui servent à se nourrir et un minimum supplémentaires pour se loger.
C'est un constat simple et limpide : pour qu'un être humain puisse accéder à un statut social , à un emploi , une vie de famille et participer à la bonne marche de la société ; il lui faut l'opportunité de le faire .
Mais comment ?

CHAPITRE 1 : HISTOIRE DU TRAVAIL

Ah le travail ! A l'origine , voici ce qu'il signifie :

"Machine où l'on assujettit les boeufs , les chevaux difficiles en vus de les ferrer"

Du latin Tripalium , instrument de torture , 578.

Puis au XII on lui substitue le verbe ouvrer , qui finalement sera oublier au compte de "travailler".

Et enfin cette citation du poète Alfred De Vigny :

"Le travail est beau et noble. Il donne une fierté et une confiance en soi que ne peut donner la richesse héréditaire".

Est-ce que tout n'est pas alors déjà dit ? Non , car comment expliquer que sa signification ait tellement évoluer au fil des époques , et qu'aujourd'hui ce fameux travail est synonyme de réussite , d'estime de soi , d'honneur et de satisfaction , et ce , quoiqu'il en coûte. Mais évidemment , pas pour tout le monde !

Les sociétés humaines ont tôt fait de s'ancrer en un lieu unique et d'y prospérer. Les nomades qui peuplaient alors la planète , et marchait d'ilot de richesse en ilot de richesse , ont finit par se lasser de cette état des choses et arrêter leur long périple . Au bout d'un certain temps , le village devenant ville et les problèmes à gérer de plus en plus nombreux , une hiérarchie due s'insinuer à la vie courante.

Non pas que chacun ne puisse pas vivre en anarchie ou en auto-gestion , mais sans lois , les plus forts triomphent des plus faibles et finissent par les exploiter. C'est le propre de l'homme de dominer son prochain , d'une façon où d'une autre , à moins que tous les individus de bonne volonté se réunissent en un lieu et décide vivre ensemble . C'est pour cela qu'il faut des lois , et des individus qui les rédigent.

Ces conditions réunis , il s'agit alors de travailler ensemble . De produire collectivement des richesses pour le bien commun. Chacun est plus ou moins talentueux dans son domaine et monnaie ainsi son savoir contre des denrées de bases.
Celui ou celle qui n'a pas de savoir à monnayer propose ses services dans les ateliers de ceux qui ont quelques choses à offrir au bien commun et cette petite communauté (entreprise) ainsi créée , le fabriquant rétribue l'argent de leurs efforts à chacun et à part égale.

De ce point de vue là , pour qu'une société puisse fonctionner plus ou moins normalement , il faudra lui ajouter une armée pour la protéger des convoitises de ses voisins , d'une école pour instruire ses citoyens et que chacun puisse acquérir le savoir qu'il souhaite , de médecins pour soigner ses indigents. Dans une société comme celle ci , l'argent est inutile , puisque l'on troque chaque marchandise produite contre une autre. Il est tout à fait possible d'établir un barème clair et précis de ce que vaut chaque denrée et bien manufacturé.

Dans ce système là , la cupidité humaine est limité , car l'individu ne peut accumuler de bien immatériel , il ne peut qu'accumuler des richesses à hauteur de ce qu'il est lui même capable de produire pour vivre . Si il veut deux maisons , il devra fournir deux fois plus d'effort et rémunérer deux fois plus ceux qui travaillent pour lui. Ils pourront à leur tour obtenir ces deux maisons , ou autre chose. C'est le principe des vases communiquant.

Qu'est ce qui peut donc venir briser cette belle mécanique ?

CHAPITRE 2 : LA DIVISION DU TRAVAIL PAR L'ARGENT

Vint au fur et à mesure des siècles , l'idée simple qu'un homme ne pouvait transporter sa fortune entière en bien divers et variés , afin de négocier ce qu'il convoitait.

Comprendre "l'argent dette" (1/3) par mogicco
De ce constat , il fallut donc créer cette monnaie . Et dès lors finalement , toutes ces inégalités que nous constatons actuellement en découle. Qui se pose la question de savoir si il est juste où non de "gagner" cette argent ? Cela fait parti d'un processus naturel qu'il n'est pas question de remettre en cause , tant qu'il ne créée pas une trop grande différence entre ce que l'on perçoit comme source de bonheur et ce que les autres possèdent déjà.

1/3 Consommer à en mourir !!!!!!!! par talalclosson
Il faut donc que chacun gagne , et que personne ne perde. Et pourtant la société dans laquelle nous vivions est loin de refléter cette état de fait. Certain ont beaucoup , beaucoup trop on peut le dire , et d'autre si peu. Après l'illustration de l'argent dette sur cette précédente vidéo , on comprend comment l'accumulation de richesses par certain a été rendu possible , reste ce concept de division du travail.

Et finalement , elle se pose de façon très simple : que font ceux qui gagnent autant d'argent pour le mériter ? Puisque c'est cette idéologie qui domine aujourd'hui (à défaut d'une autre comme dans les années 60-70) , le concept d'argent roi est aujourd'hui largement admis comme source de bonheur. Posons alors cette question aux créateurs de cette théorie : comment arrive-t-on à gagner plus que les autres , et par quel miracle en courant derrière un ballon ou en jouant avec l'argent des richesses produits par les autres , l'on arrive à engranger des profits records ?

En divisant le travail , pardi ! Exemple simple , lançons une entreprise ensemble. Par pur bonheur , l'on s'affranchit de toutes la phase construction et logistique car nous avons les compétences pour le faire. Egalemment de toute la phase juridique car nous sommes très bon amis avec le notaire et la ribambelle de magistrats et fonctionnaires qui permettent l'obtention des permis et consort.

Notre entreprise vient de sortir de terre. Nous produirons des carottes. Nous procédons comme suis : je plantes les graines que j'ai acheté et vous les vendez. Il n'existe pour le moment aucune hiérarchie. Au bout d'un an , la demande est si forte que nous devons embaucher. La personne que nous recrutons est néophyte et nous avons simplement besoin de main-d’œuvre pour planter plus de carottes. Nous divisons les profits par 3 , puisque nous sommes trois . A part égal , puisqu'aucun de nous est plus apte ou qualifié a planter ou vendre ces foutues carottes.

L'année suivante , face au succès , nous demandons l'embauche d'un autre vendeur , nous voulons étendre notre marché , nous divisons nos profits à quatre parts égales et jusqu'ici tout va bien. Dix années passent : face au succès , l'entreprise emploie 100 salariés. Un comptable doit s'occuper des comptes , une hiérarchie parmi les vendeurs a due être établie afin de former les nouveaux arrivants , mais maintenant , la majorité des employés produisent les carottes et ne les vendent pas. Nous avons décider de diviser les profits par 100 , à parts égales. Et ce n'est déjà plus possible , n'est ce pas ? Les banques nous harcèlent en nous proposant moult crédits divers et variés et de financer l'exportation du marché à l'international ... On nous propose dans un futur proche d'indexer la valeur carotte à la spéculation boursière... Et il faut bien sûr un "chef" à qui en référer , un conseil d'administration pour prendre ces décisions , etc , etc...

Cet exemple typique montre qu'ensuite , les créateurs des "carottes du soleil" deviennent multi-millionaires , alors qu'ils ne travaillent plus physiquement à la production et à la vente , mais se contentent de jouir des avantages liés à l'argent créée par les travailleurs de The Carot Company...

CHAPITRE 3 : CONCLUSION

Que faut il faire alors ? Travailler plus pour gagner plus ? Mais qui a besoin de travailler plus pour gagner plus ? M. le Pdg de The World Wide Carot Compagny ? Ou le salarié exploité , travaillant à la chaine en 3/8 pour un salaire ridicule ?

La réponse est simple , je pense. Briser ce système est d'une nécessité absolue. La régulation des entreprises de grande capacité est absolument nécessaire. Les plus grands patrons du CAC 40 ne peuvent continuer à vouloir pérenniser ce système. Evidemment pourquoi voudraient-ils changer ? Et quel autre forme de redistribution seraient à envisager?

L'actionnariat salariale est une des premières pistes à généraliser . On ne peut rompre brutalement avec le capitalisme mondiale , mais on peut commencer par améliorer le rendement de ses dividendes.

Un autre projet sociale sera alors à mettre en place , et c'est ce que nous verrons prochainement.

Portez-vous bien et à la semaine prochaine !

Boris Rannou.

mercredi 25 mai 2011

Le fléau de la solitude s'empare des Français

Selon une étude de la Fondation de France, la famille ne joue plus son rôle de soupape de sécurité et le travail ne favorise pas forcément des relations humaines de qualité. Conséquence : l'isolement est le lot quotidien de 4 millions de Français.

«Famille, je vous hais». Si André Gide aimait clamer son désamour de la famille, c'est pourtant l'étiolement de cette dernière qui reste aujourd'hui le principal facteur d'isolement. Parmi les 4 millions de Français déclarant se sentir seuls, 56% imputent leur mal-être à une rupture familiale, selon une étude de la Fondation de France dévoilée jeudi par Le Parisien. Le facteur famille a la particularité de transcender les âges : perte du conjoint pour les plus âgés et rupture sentimentale voire divorce pour les plus jeunes. Parfois, nul besoin d'accident de parcours pour qu'une personne brise les liens avec sa famille : un tiers des Français estiment que leurs relations familiales se résument à quelques rencontres annuelles.

Complexes à cerner, les «nouvelles solitudes» - selon la formule de la psychiatre Marie-France Hirigoyen, prennent une forme pour le moins paradoxale. Paradoxe tout d'abord d'une «société de l'hypercommunication, qui nous abreuve de messages d'informations mais où le mode de communication virtuel prend le pas sur les échanges intimes», explique-t-elle.

Paradoxe ensuite du monde du travail : la perte de l'emploi ou la mise en retraite anticipée subie sont vécues comme «une mise de côté pour les quinquagénaires», poursuit la psychiatre. Selon elle, les hommes dans cette situation ne sont pas rares à opter pour une stratégie d'évitement : «Ils ne voient plus leurs voisins ni leurs amis afin de ne pas leur révéler leur inactivité.»

«Les femmes sont de plus en plus exigeantes»

En contrepartie, l'univers professionnel est loin d'être un brise-glace : 20% des personnes interrogées n'ont pas de relations sociales avec leurs collègues. En cause : la pression psychologique exercée sur les travailleurs. Alors que «le collègue devient facilement un rival», la généralisation des open spaces n'a pas amélioré la donne. Comble de l'ironie, c'est dans «cet espace ouvert censé inviter à l'échange qu'il ne faut pas parler pour ne pas gêner et que l'on communique par l'Intranet ou par messages en allant à l'essentiel. Le temps des palabres est révolu», résume la spécialiste.

Paradoxe enfin du rapport au célibat. Si les femmes sont plus nombreuses à demander le divorce, elles constituent aussi le plus gros bataillon de solitaires. 40% des femmes de 35-49 ans souffriraient d'isolement, contre 28% des hommes du même âge, selon un sondage TNS Sofres réalisé pour le journal La Croix. «Les femmes sont de plus en plus exigeantes, confirme Marie-France Hirigoyen. Elles veulent un compagnon, mais ne veulent pas forcément vivre le quotidien du couple.» Leur profil-type ? Celui de la citadine active qu'Alain Souchon avait déjà croqué dans sa chanson «Ultramoderne solitude», où se rendre «boulevard Haussmann à cinq heures» suffit à s'en faire une idée.

Un tiers des moins de 25 ans touchés

Peut-être une conséquence de la crise, le sentiment de solitude progresse selon 78% des Français. Mais leur vision des personnes concernées est erronée : pour 9 personnes sur 10, l'isolement serait d'abord le lot des personnes âgées. Mais les statistiques laissent entrevoir des résultats contraires. Un tiers des moins de 25 ans se disent touchés par la solitude, contre 28% des seniors.

La solitude, une fatalité ? «Très souvent, les patients que je reçois se comportent de manière passive», concède la psychiatre. Pour inverser la tendance, elle a un credo : s'occuper des autres. «Ils se plaignent que l'on n'aille pas vers eux mais ils ne vont pas vers les autres», observe-t-elle.

Aller vers les autres, c'est ce que proposent de nombreuses associations, à l'instar de Voisins solidaires, dont la vocation est d'impliquer les habitants dans leur vie de quartier. L'étude de la Fondation de France rappelle que 12% des sondés n'ont aucun contact avec leurs voisins. Plus innovante, la colocation entre seniors, développée en France à travers une initiative au nom branché Cocon3s - sous l'impulsion d'une association basée dans le Gard. L'idée vient des pays du nord de l'Europe et connaît un succès durable en Allemagne. De la solitude naîtront peut-être des Auberges espagnoles d'âmes lasses d'être esseulées.

Par Marie Herbet

mardi 24 mai 2011

FMI : au moins 250.000 euros d'indemnités pour DSK

Le contrat du directeur général du FMI prévoit une allocation de séparation en cas de départ avant le terme du mandat et une retraite à vie.

Associé aux circonstances du départ, le chiffre n'ira pas sans provoquer quelques réactions hostiles. Dominique Strauss-Kahn, directeur général démissionnaire du Fonds monétaire international (FMI), devrait toucher environ 250.000 euros d'indemnités, selon plusieurs médias. La chaîne américaine ABC évoque même un montant plus proche de 300.000 euros.

Le FMI a publié un communiqué pour contester l'ampleur des sommes avancées. Il n'empêche. Le contrat d'un patron du FMI prévoit bel et bien le versement d'une «allocation de séparation» qui se déclenche automatiquement si le mandat est rompu avant son terme. Selon les calculs deLibération qui s'appuie sur la formule détaillée dans le contrat, l'indemnité s'élèverait à 60% du dernier salaire annuel perçu par Dominique Strauss-Kahn, qui est de 441.980 dollars (310.000 euros) d'après le rapport 2010 de l'institution.
Un retraite en complément

L'allocation est complété par le versement d'une retraite par le FMI, car DSK a accompli plus de 3 ans de mandat. «Les versements annuels seront pour les années suivantes bien moins importants», souligne le FMI.

Les sommes n'auraient pas encore été débloquées par le Fonds. Mais la clause prévoyant l'allocation fonctionne même dans le cas d'une démission liée à une procédure judiciaire, et le FMI ne devrait donc pas s'y opposer. DSK n'est pas le premier à bénéficier de cette indemnité. Ses deux prédécesseurs qui ont également quitté leur fonction par anticipation ont touché l'allocation. La prime de départ accordée à un directeur mis en cause dans un scandale sexuel risque d'être plus difficile à faire accepter à l'opinion publique. Au moment de quitter leurs fonctions, l'Espagnol Rodrigo Rato avait invoqué des raisons familiales, tandis que Horst Köhler devenait président de la République en Allemagne.

Par lefigaro.fr

vendredi 20 mai 2011

La dette américaine a atteint son plafond légal

La dette publique américaine touche le seuil maximal des 14.294 milliards de dollars, fixé par le Congrès. Sans compromis entre le Congrès et la Maison-Blanche avant le 2 août, les États-Unis seront en défaut de paiement.Comme prévu, la dette publique américaine soumise au plafond fixé par le Congrès va atteindre 14.294 milliards de dollars ce lundi. Le Trésor, qui publie des chiffres quotidiens sur l'endettement de l'État avec un décalage de vingt-quatre heures, devrait confirmer demain mardi que ce plafond, déjà relevé en janvier dernier,a été atteint.
Mesures d'urgences

Pour faire face à cette situation, le Trésor a annoncé la mise en place de mesures financières d'urgence. Le ministère va donc cesser temporairement d'alimenter autant qu'il le devrait des caisses de retraites de fonctionnaires. Ces mesures, qui n'ont aucune implication sur le versement des pensions dues actuellement, sont prévues par la loi afin d'empêcher que la dette publique ne dépasse la limite fixée par le Congrès.

Selon le Trésor, elles dégageront une marge de 224 milliards de dollars permettant à l'Etat de continuer d'émettre des titres de dette selon le calendrier prévu, jusqu'au 2 août, sans augmenter son endettement net.

Le gouvernement américain rappelle avoir déjà eu recours à ces mesures exceptionnelles à plusieurs reprises au cours des vingt dernières années, notamment en 1996, 2002, 2003, 2004 et 2006.
Le Congrès sous pression

Depuis plusieurs mois, le G20 et le FMI, mais aussi l'Europe, le Brésil, la Chine, et les agences de notations pressent les États-Unis d'assainir leurs déficit et dette publics démentiels. Le secrétaire au Trésor, Tim Geithner, a donné un sursis de 30 jours supplémentaires pour permettre au Congrès de trouver un accord avec la Maison-Blanche sur un nouveau relèvement du plafond de la dette. Les républicains du Congrès n'accepteront pas de voter en ce sens tant que le gouvernement n'aura pas mis en place un plan de rigueur budgétaire. Les États-Unis enchaînent en effet trois années de déficit public supérieur à 10% et aucun programme concret et crédible de réduction des dépenses n'est envisagé. Pour Olivier Blanchard, chef économiste du FMI, le plan d'économies de 39 milliards de dollars accouché le 8 avril dernier est «insuffisant».

Barack Obama s'est fixé pour objectif de diminuer le déficit du budget américain de 4000 milliards de dollars au cours des douze prochaines années. Il fixe la réduction du déficit budgétaire à 2,5% du PIB en 2015, et veut qu'elle soit atteinte aux trois quart par des baisses de dépenses. Des objectifs, mais pas de moyen clairs pour les atteindre : lors d'une visite chez Facebook, le président a parlé réforme de la fiscalité.Sans donner trop de détails, il compte d'attaquer aux cadeaux fiscaux destinés aux Américains les plus riches, envisage de limiter les dépenses militaires et les aides à l'agriculture, et de tailler dans le programme de santé, pourtant très populaire, Medicare.
«L'équivalent financier d'un bombe nucléaire»

Que se passerait-il si les États-Unis ne pouvaient plus honorer leur dette, comme cela a été le cas pour la Grèce, l'Irlande, ou le Portugal ? Ce serait «l'équivalent financier d'une bombe nucléaire», s'alarme Aaron Kohli, spécialiste des bons du Trésor chez Nomura Securities. Le cataclysme mondial serait tel que les gens n'y croient pas. «Ils doivent trouver une solution, ils ne peuvent pas laisser la planète finance exploser», se rassure un analyste, qui note que les marchés financiers ne montrent pas de signes d'inquiétudes sur la capacité des autorités américaines à s'entendre.

Pour David Wyss, économiste en chef de l'agence de notation Standard and Poor's qui a récemment menacé le triple A américain, non seulement le Trésor «peut continuer à fonctionner jusqu'en août (via des manipulations comptables, NDLR)», laissant le temps au Congrès de s'entendre, mais de plus, en cas de situation critique, le gouvernement «fera passer le service de la dette en priorité».

Mise à jour 09:58
Le Figaro.fr
Crédits photo : Mark Lennihan/AP

jeudi 19 mai 2011

Les chroniques politiques du Je(u)di : l'affaire DSK.

En voilà une drôle d'histoire ! En voyage aux USA au titre du FMI , le patron du fond monétaire internationale devait rallier Berlin le lendemain de son arrestation pour un entretien avec M.Angela Merkel à propos de la dette Grecque.
Il a été intercepté dans l'avion qui devait le reconduire en Europe après avoir téléphoné à l' hôtel Sofintel , où il avait égaré son téléphone portable , son "Blackberry" pour les puristes.
Localisé au moment de l'appel , il a été placé en garde à vue et déféré ensuite devant le parquet de New York pour , je cite :

"1. Acte sexuel criminel au premier degré (compte pour deux chefs d'accusation)
2. Tentative de viol au premier degré (un chef d'accusation)
3. Abus sexuel au premier degré (un chef d'accusation)
4. Séquestration au second degré - preuve par ADN admise (un chef d'accusation)
5. Agression sexuelle au troisième degré - preuve par ADN admise (un chef d'accusation)
6. Attouchement sexuel - preuve par l'ADN admise (un chef d'accusation) ".

Et c'est l'onde de choc qui parcourt le monde depuis hier , livrant à l'opprobre général un homme connu mais pas encore reconnu (connu comme patron du FMI mais pas encore comme leader de l'opposition en France). A ce titre , les proportions que prennent cette affaire semblent vraiment exagérés et ce pour plusieurs raisons.

PREMIER CHAPITRE : LA PRESOMPTION D'INNOCENCE

Ce qui effraie , dans ce marasme médiatique , c'est l'absence de faits clair , précis et établis. Pour le moment , on a d'un côté une femme de chambre vivant dans un quartier pauvre de New-York et travaillant dans un hôtel de luxe du centre ville de Manhattan , qui porte plainte pour viol et acte sexuel contraint et forcé.
De l'autre , Dominique Strauss-Kahn , directeur d'une des agences les plus puissantes de la planète et candidat possible aux primaires socialistes.

Dans un premier temps , il fait appel aux spécialistes des défenses impossible (cf Michael Jackson entre autre) ce qui jette d'emblée un trouble sur cette histoire. En effet si les faits reprochés avait été de nature mensongère , M.Strauss Kahn n'aurait pas eut besoin de ténor du barreau pour réfuter une affabulation qui ce serait écroulée d'elle même. Hors , ce n'est pas le cas , et cela parait déjà étrange.

Ensuite , la version avancée par cette jeune femme , ne semble pas variée pour le moment alors que dans le même temps celle de DSK , oui. Ils (ses avocats et lui-même) seraient passé d'une volonté de prouver l'impossibilité de la rencontre des deux protagonistes grâce à l'emploi du temps de DSK , à un acte sexuel consenti.On est donc loin du compte...et l'étrangeté de cette affaire s'épaissit d'avantage...

Enfin , comme l'identité et le visage de cette jeune femme restent inconnues pour le moment , les chances de la défense de construire un dossier solide sont presque nulles , ne sachant rien , sinon par le prévenu lui même , des possibles antécédents de cette personne. Naturellement ce témoin peut-être tout à fait crédible et faire condamner un monstre en puissance ... mais nous n'en sommes pas là et c'est pourquoi il vaut mieux s'attacher dans un premier temps à le présomption d'innocence.

DEUXIEME CHAPITRE : LE TRAITEMENT MEDIATIQUE

Ce qui parait fou , comme je le mentionnait avant , c'est l'ampleur que prends une tel affaire. Eut égard à la personnalité de DSK , c'est compréhensible , mais tout de même , rien n'a été prouvé ou infirmer ! On ne peut donc que s'étonner du battage médiatique et y voir une certaine forme d'injustice.

Il est bien naturel quand on est un homme publique , qu'on ait des comptes publiques à rendre , puisqu'une grande partie de ce qui fait vivre est le droit à l'image et ses dérivés. Utiliser ainsi le fameux "temps de cerveau disponible" pour vendre l'icône d'une personnalité doit bien s'affranchir de quelques contraintes concernant la vie privée. Mais ce système a ses limites et on l'observe aujourd'hui avec une certaine amertume.

Lorsque vous bénéficiez d'une telle aura ; vous pouvez , grâce au levier médiatique ; influencer une bonne partie de l'opinion publique et à cet égard obtenir de ceux qui vous jugent une attention différente. La pression de l'opinion populaire est terrible et la condamnation des affaires judiciaires fulgurantes. On se rappel tous du procès d'Outreau par exemple.

Mais il faut concéder que l'aura médiatique de DSK lui sert en ce moment , puisqu'il bénéficie d'une bienveillance évidente en France , face à de terribles accusation. Eu-t-il été anonyme , eu-t-il bénéficié des mêmes inclinaisons favorables ? C'est une question à laquelle je vous laisse répondre...

CHAPITRE 3 : ET MAINTENANT ?

"Et maintenant que vais-je faire
De tout ce temps que sera ma vie
(...)Et maintenant que vais-je faire
Vers quel néant glissera ma vie (...)
Vous, mes amis, soyez gentils
Vous savez bien que l'on n'y peut rien (...)
Et puis un soir dans mon miroir
Je verrai bien la fin du chemin
Pas une fleur et pas de pleurs
Au moment de l'adieu

Je n'ai vraiment plus rien à faire
Je n'ai vraiment plus rien ..."

Ces quelques vers de Bécaud , car son destin politique semble tout de même fort compromis. Parler de complot , de piège , de ce que l'on veut n'y changera rien , je terminerais simplement par cette phrase de Malraux :

"Tout homme est ce qu'il fait".

Merci , portez vous bien et à la semaine prochaine !

Boris Rannou.

mercredi 18 mai 2011

SYRIE : REPRESSION ET LIBERTE 2ème PARTIE.

Suite et fin de ce diptyque sur la Syrie , nous traiterons aujourd'hui de l'impact économique et sociale du mouvement de libération et de sa répression sanglante.

CHAPITRE 1 : L'ECONOMIE.


Malgré une superficie occupant un tiers du pays et d'un taux de participation à l'emploi de 34% à travers la population , l'agriculture ne représente que 18% du PNB.
Les constructions de types barrages et infrastructures hydraulique construit sur l'Euphrate notamment , ont permis d'irriguer 1 millions d'hectares supplémentaires.
Blé coton et fruit constituent les principales exportations du pays.
La principale activité des populations semi-nomades reste l'élevage de moutons de chèvres et de bovins.

Les réserves de pétroles oscillent quand à elles entre 1,7 milliards et 4 milliards de barils. La plus grande partie est d'ailleurs exportée. Les raffineries de Homs et Baniyas ont une capacité de 230 000 barils/jours.
L'exploitation des réserves de gaz naturel emploient 7% de la population active et représente 9% du PNB.

Le développement du tourisme est amené à croitre grâce aux richesses archéologiques et à un climat ensoleillé. La nationalisation de chaque branche de l'industrie et du commerce freine l'expansion du pays , mais il connait depuis 1989 un regain économique , grâce à l'aide des pétromonarchies , aidant le pays en le fournissant gracieusement en pétrole en souvenir de son implication dans la guerre contre l'Irak.

Pour faire face à l'enclavement du pays , le gouvernement tente de mettre en place une privatisation du secteur publique afin d'attirer les capitaux étranger.

CHAPITRE 2 : LA REVOLTE

Depuis le 15 mars , la Syrie est en révolte contre son président Bachar El-Assad.

Est ce que les Etats-Unis sont impliqués dans l'insurrection ?

Les Usa auraient versés plus de 6 millions de dollars de crédits afin de financer une chaine hostile au pouvoir ainsi que l'armement de groupes opposées au régime.
Selon les matériel de wikileaks , le journal indique que la chaîne Barada TV, installée à Londres, a commencé à émettre en avril 2009 et à rapidement pris de l'importance afin de couvrir au mieux les évènements .

Selon le Washington Post , la chaîne Barada TV est proche du Mouvement pour la justice et le développement, un réseau d’opposants syriens exilés.

Commencée sous GW Bush , le financement de l'opposition s'est achevé en 2005 lorsqu'il a rompu tout lien diplomatique avec Damas. Les émoluments ont perduré sous la présidence de Barack Obama , sans mentionné si cela fut le cas pour ces dernières semaines.

Les manifestants saisis par le doute

Sur le terrain les militaires accentuent leur pression et arrêtent à tour de bras des centaines d'opposants. Des méthodes "inacceptable" selon le Quai d'Orsay à Paris.

Après Deraa, berceau de la contestation, les chars sont déployés depuis dimanche sur la corniche et dans les quartiers sud de Baniyas, ville côtière de 50.000 habitants. Les perquisitions, maison par maison, s'y multiplient durant la nuit. Dimanche, les leaders de la révolte, cheikh Anas al-Ayrout et Bassam Sahiouni, ont été arrêtés, et lundi des centaines de femmes sont descendues dans les rues pour réclamer la libération de leurs proches.

Comme Deraa, il y a quinze jours, Baniyas est désormais isolée du reste de la Syrie. L'eau, l'électricité et les communications téléphoniques sont coupées.

Après quasiment deux mois de manifestations , la révolte en est à un tournant décisif selon les manifestants.

«Aujourd'hui, les jeunes se sentent abandonnés par la communauté internationale», déplore l'un d'entre eux. «Les manifestants ne réclament pas une intervention armée de l'Otan comme en Libye, mais au moins un soutien moral à leur combat qui permettrait de tenir bon. Mais à part la France, qui a réclamé que Bachar el-Assad soit visé par des sanctions? Quel autre pays dénonce avec vigueur la sauvagerie de ce régime?», s'indigne cet expatrié.

Selon le «Comité des martyrs du 15 mars»(proche des opposants) plus de 500 personnes auraient péris depuis le début du soulèvement . Mais un porte-parole militaire a démenti ce chiffre, affirmant que seulement 148 personnes avaient été tuées, 78 militaires et policiers et 70 civils.

L'OPPOSITION APPEL A UNE JOURNEE DE GREVE NATIONALE MERCREDI

Hier , le 17 mai , l'opposition appelait à une manifestation de grande ampleur pour aujourd'hui.Face à la pression internationale et populaire les Etats-Unis envisagent aussi de nouvelles sanctions contre le régime syrien.

"Mercredi sera une journée de grève générale en Syrie", affirme un communiqué publié sur la page Facebook de The Syrian Revolution 2011. "Faisons de ce mercredi un vendredi [jour habituel de manifestations], avec des manifestations massives, pas d'école, pas d'université, pas de commerces ou de restaurants ouverts et même pas de taxis".
-The Syrian Revolution 2011- Facebook.

La contestation se poursuit en Syrie malgré près de 8000 arrestations et de 700 à 800 morts selon les ONG.

Boris Rannou.

mardi 17 mai 2011

Adresse aux salariés, chômeurs, étudiants et précaires d’Europe

Adresse aux salariés, chômeurs, étudiants et précaires d’Europe

Nous sommes un groupe de salariés de différents secteurs (cheminots, enseignants, informaticiens…), de chômeurs et de précaires. Pendant les récentes grèves en France, nous nous sommes réunis en Assemblée Générale Interprofessionnelle - d’abord sur le quai d’une gare (Gare de l’Est, Paris), ensuite dans une salle d’une Bourse du Travail. Nous voulions regrouper plus largement possible des travailleurs d’autres villes de la région parisienne. Parce que nous en avions assez de la collaboration de classe des syndicats qui nous menaient une nouvelle fois à la défaite, nous avons voulu nous organiser par nous même pour tenter d’unifier les secteurs en grève, étendre la grève et que ce soit les grévistes eux mêmes qui contrôlent leur lutte.

A la guerre sociale des capitalistes Les travailleurs doivent opposer une lutte de classe

En Grande Bretagne, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en France… dans tous les pays, nous sommes tous durement attaqués. Nos conditions de vie se dégradent. En GB, le gouvernement Cameron a annoncé la suppression de 500.000 emplois dans la fonction publique, £7 milliards de coupes dans les budgets sociaux, le triplement des droits d’inscription à la fac, etc… En Irlande, le gouvernement Cowen vient de baisser le salaire horaire minimum de plus d’un euro et les retraites de 9%. Au Portugal, les travailleurs font face à un taux de chômage record. En Espagne, le « très socialiste » Zapatero n’arrête pas de faire des coupes claires en tout genre dans les allocations chômages, les aides sociales et médicales… En France, le gouvernement continue la casse de nos conditions de vie. Après les retraites, c’est le tour de la santé. L’accès aux soins devient de plus en plus difficile pour les travailleurs : toujours plus de médicaments déremboursés , augmentation des mutuelles privées, suppressions de postes dans l’hôpital public. Comme l’ensemble des services publics (Poste, EDF-GDF, TELECOM), l’Hôpital est démantelé et privatisé. Résultat : des millions de familles ouvrières ne peuvent d’ores et déjà plus se soigner !

Cette politique est vitale pour les capitalistes. Face au développement de la crise et de l’effondrement de pans entiers de l’économie capitaliste, ces derniers trouvent de moins en moins de marchés sources de profits pour leurs capitaux. Aussi sont-ils d’autant plus pressés de privatiser les services publiques. Cependant, ces nouveaux marchés sont plus restreints en terme de débouchés productifs que ne le sont les piliers de l’économie mondiale tels que le bâtiment, l’automobile, le pétrole…. Ils ne permettront pas, même dans le meilleur des cas, un nouvel essor économique salvateur. Aussi, dans ce contexte d’effondrement, la lutte pour les marchés sera des plus acharnée pour les grands trusts internationaux. Autrement dit, ce sera une question de vie ou de mort pour les investisseurs de capitaux. Dans cette lutte, chaque capitaliste se retranchera derrière son Etat pour se défendre. Au nom de la défense de l’économie nationale, les capitalistes tenteront de nous enchaîner dans leur guerre économique. De cette guerre, les victimes sont… les travailleurs. Car derrière la défense de l’économie nationale, chaque bourgeoisie nationale, chaque Etat, chaque patron essaie de réduire ses "coûts" pour maintenir sa "compétitivité". Concrètement, ils n’auront de cesse que d’intensifier les attaques contre nos conditions de vie et de travail. Si nous les laissons faire, si nous acceptons de nous serrer encore la ceinture, ces sacrifices ne connaîtront pas de fin. Ils remettront en cause jusqu’à nos conditions d’existence ! Travailleurs, refusons de nous laisser diviser par corporation, secteur ou nationalité. Refusons de nous livrer cette guerre économique de part et d’autre des frontières. Battons-nous ensemble et unissons-nous dans la lutte ! Le cri lancé par Marx est d’autant plus d’actualité : « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ».

C’est à nous les travailleurs de prendre nous même nos luttes en main

Aujourd’hui, ce sont les travailleurs de Grèce, d’Espagne, les étudiants d’Angleterre qui sont en lutte et sont en butte à des gouvernements qui, de gauche comme de droite, sont aux services des classes dirigeantes. Et comme nous en France, vous avez à faire à des gouvernements qui répriment violemment les travailleurs et les chômeurs, les étudiants, les lycéens.

En France, cet automne, nous avons voulu nous défendre. Nous étions des millions à descendre dans la rue pour refuser purement et simplement cette nouvelle attaque. Nous nous sommes battus contre cette nouvelle loi et contre toutes les mesures d’austérité qui nous touchent de plein fouet. Nous avons dit "Non !" à l’augmentation de la précarité et de la pauvreté. Mais l’intersyndicale nous a menés volontairement à la défaite en combattant l’extension du mouvement gréviste : · Au lieu de briser les barrières de métier et de corporation pour unir le plus largement les travailleurs, elle a fermé les assemblées générales de chaque entreprises aux autres travailleurs. · Elle a fait des actions spectaculaires pour « bloquer l’économie » mais rien fait pour organiser des piquets de grève ou des piquets volants qui auraient pu attirer d’autres travailleurs dans la lutte. Ce que des travailleurs et précaires ont fait. · Elle a négocié notre défaite derrière notre dos, derrière les portes fermées des cabinets ministériels. L’intersyndicale n’a jamais rejeté la loi sur les retraites, elle a même répété et répété encore qu’elle était "nécessaire" et "inévitable" ! A l’entendre, nous aurions dû nous contenter de demander à ses côtés "plus de négociations gouvernement-patrons-syndicats", "plus d’aménagements de la loi pour une réforme plus juste et équitable"…

Pour lutter contre toutes ces attaques, nous ne pouvons compter que sur nous mêmes. En ce qui nous concerne nous avons défendu dans ce mouvement la nécessité pour les travailleurs de s’organiser sur leurs lieux de travail dans des AG souveraines, de se coordonner à l’échelle nationale pour diriger le mouvement gréviste en élisant des délégués révocables à tout moment. Seule une lutte animée, organisée et contrôlée par l’ensemble des travailleurs, tant dans ses moyens que dans ses objectifs, peut créer les conditions nécessaire afin d’assurer la victoire.

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Nous savons que ce n’est pas fini, les attaques vont continuer, les conditions de vie vont être de plus en plus difficiles et les conséquences de la crise du capitalisme ne vont qu’empirer. Partout dans le monde, nous devons donc nous battre. Pour cela, nous devons retrouver confiance dans notre propre force : Nous sommes capables de prendre nos luttes en main et de nous organiser collectivement. Nous sommes capables de débattre ouvertement et fraternellement, en "libérant la parole". Nous sommes capables de contrôler véritablement la tenue de nos débats et nos décisions. Les assemblées générales ne doivent pas être dirigées par les syndicats mais par les travailleurs eux-mêmes.

Nous allons devoir nous battre pour défendre nos vies et l’avenir de nos enfants ! Les exploités du monde entier sont frères et sœurs d’une seule et même classe ! Seule notre union de par les frontières sera à même de jeter à bas ce système d’exploitation.

Des participants de l’AG interpro "Gare de l’Est et Île de France" Pour nous contacter : interpro aUp riseup.net

lundi 16 mai 2011

Tunisie : Nadia El Fani, cinéaste menacée de mort parce qu'athée

Une interview tronquée de l'auteur de « Ni Allah, ni maître » suscite la haine des islamistes, qui multiplient les attaques.

A chaque fois qu'elle tape son nom sur Facebook, elle découvre une nouvelle page d'appel à la haine contre elle. Le compte « Pour qu'il y ait dix millions de crachats sur la tête de cette truie chauve » a totalisé près de 35 000 « j'aime ».

Nadia El Fani, 51 ans, est réalisatrice de films. Fille d'un des ex-dirigeants du Parti communiste tunisien (à qui elle a consacré un film) elle s'est installée en France il y a dix ans parce qu'elle étouffait sous le régime de Ben Ali.

En 2003, dans « Bedwin Hacker », elle avait raconté que la contestation viendrait d'Internet. Puis elle a eu envie de faire un film sur l'athéisme en terre d'islam.

C'était avant la révolution. Nadia El Fani a filmé les « résistants au ramadan », ceux qui mangent pendant la journée ou boivent de l'alcool en cachette. Elle avait été autorisée à tourner en Tunisie parce qu'officiellement il s'agissait d'un film sur les fêtes du ramadan.
« Ni Allah ni maître » ou la laïcité en pays musulman

Pour le documentaire « Ni Allah, ni maître », Nadia El Fani se met en scène en train de discuter avec des Tunisiens de la rue sur la place de la religion dans la société.

Elle dénonce « l'hypocrisie sociale » qui règne en Tunisie, où « une majorité des gens ne font pas ramadan mais se cachent ». Elle voudrait que la religion soit une affaire privée, et déplore que l'article 1 de la constitution de son pays dise « la religion est l'islam. » (Voir la vidéo)


Interview de la réalisatrice Nadia El Fani par rue89

Lorsque la révolution de jasmin pointe son nez, Nadia El Fani est en plein montage de son film. Elle file à Tunis sentir le vent dans la liberté, et complète son film en y intégrant les débats sur la laïcité qui agitent les milieux progressistes. « C'était un des premiers sujets débattus après la chute de Ben Ali », assure-t-elle.

Au final, « Ni Allah ni maître » raconte que « les islamistes montrent les dents, mais que la laïcité s'impose. Ce qui est nouveau, c'est qu'on puisse débattre de tout ça ».
Nadia El Fani : « Mon film n'est pas anti-religieux »

Justement, fin avril, elle est invitée pour la projection de son film en clôture du festival Doc à Tunis. Elle est alors sans cheveux à cause d'une chimiothérapie. Interrogée par une journaliste de la chaîne Hannibal TV, Nadia El Fani réaffirme son athéisme militant. L'ambiance est alors bonne :

« La salle de 500 places était pleine, les gens ont très bien compris mon film et il n'y a pas eu d'agressivité. Contrairement à ce qui a été dit après, mon film n'est pas anti-religieux. »

C'est la diffusion d'une version remontée de cette interview qui déclenche la haine contre elle. Des islamistes sans doute peu nombreux, mais très actifs. (Voir la vidéo)


Interview de la réalisatrice Nadia El Fani 2/2 par rue89

Des pages Facebook se montent les unes après les autres. Celle, en arabe, intitulée « Pour qu'il y ait dix millions de crachat… » propose une propagande complète, notamment à coups de photos (Nadia El Fani est montée en diable, en singe, la cervelle éclatée, dans le feu…).

D'autres pages disent « Dégaaage », « Je suis athée et Nadia El Fani ne me représente pas », « Pas de soutien à Nadia El Fani, Ni Allah, ni maître, ni censure », « Pour que Nadia El Fani devienne musulmane »… Elle a aussi reçu des coups de fils menaçant, chez elle à Paris.
Elle a déposé deux plaintes pour menaces de mort

Nadia El Fani a déposé deux plaintes, en France et en Tunisie pour « menaces de mort », afin de faire cesser ces attaques. Elle aimerait aussi qu'un front culturel se crée pour défendre la liberté d'expression. Notamment au festival de Cannes, où le film sera projeté (hors compétition) le 18 mai.

Elle a peur que les artistes soient en danger en Tunisie et rappelle que le réalisateur Nouri Bouzid a été agressé physiquement par un « barbu ». (Voir la vidéo)


A l'heure où la peur d'une victoire du parti islamiste Ennahda fait peser des menaces de coup d'Etat, son avocate en appelle au ministre de la Culture. Depuis Tunis, Nadia Bochra Bel Hadj Hamida explique à Rue89 :

« On manque d'un courant fort pour défendre la liberté des artistes. Vu ce qui s'est passé pour Nadia, et l'absence de réaction des intellectuels je me demande si la liberté d'expression et la liberté de croyance ne sont pas menacées, alors qu'on vient de gagner les libertés publiques. »

Ni putes ni soumises demande « qu'aucune complaisance ne soit admise avec les islamistes ». Et Nadia El Fani espère, que Facebook réagira rapidement aux demandes de la police judiciaire et veut croire que « la Tunisie, qui a toujours été en avance sur les pays arabes, montrera l'exemple d'une vraie démocratie laïque ».

Par Sophie Verney-Caillat

jeudi 12 mai 2011

Les chroniques politiques du Je(u)di : Manuel Valls ou la tentation sécuritaire.

"Il faut aller là où la gauche ne veut pas aller , affronter sur le terrain des idées les partis de l'extrême , et redonner un sens au pacte républicain."

C'est avec ces mots qu'Emmanuel Valls se promène , de plateau en plateau , d'interview en interview , pour expliquer au bon peuple que la gauche c'est aussi ça , qu'elle est aussi capable de relever les défis de l'immigration et de l'insécurité.

Pour appuyer mes propos et commencer ce post par quelque chose de clair et concis , je vous propose cette vidéo :

Manuel Valls aimerait plus de "blancs" à Evry par 54fiorentino54

1. Il faut amener une diversité sociale.

2. La ghettoïsation a tué la République.

3. Les gens bien pensants ont vus ça leur exploser à la gueule.

4. Tout le monde le pense.


Analysons donc , par le biais de quatre points de son discours , la pensée de cette nouvelle gauche , forte et virile.

"Il faut amener une diversité sociale"

Qu'est ce donc que cette mystérieuse diversité sociale ? Visiblement ça n'est pas que des noirs , ou que des arabes , ou que des asiatiques , non , ça c'est pas la diversité. Ce qui l'est c'est sans doute des français blancs , ou des étrangers à la peau blanche. Parce que finalement ce qui le dérange c'est ça : que les visages qu'il croise ne soit pas blanc (ou "divers" si vous préférez).

On peut donc en déduire que dans son esprit , les commerçants de cette rue ne sont pas Français et de blanc Français. Ca ne lui ait pas venue à l'esprit qu'ils pouvaient tous être Français , très bien intégrer dans la société , habitant sur le territoire depuis plus longtemps que lui , et créant cette France qu'il refuse de voir. Parce que la diversité , c'est quoi au fond ? La vraie diversité est la représentation sociale de l'individu dans toutes les strates de la société. A compétence égale , nous devrions donc voir une assemblée nationale beaucoup plus colorée et féminine , mais le grand changement de la diversité est bloquée à cette endroit.

Non , la diversité c'est chez les pauvres , les sous-fifres et les sans grades , on veut bien qu'ils soient misérables , mais au moins qu'ils n'offusquent pas notre regard quand on traverse leur champ de coton , heu pardon , le marché locale.Voilà ce qu'il y a au bout de cette pensée nauséabonde. Parce que si M.Valls veut de la diversité , qu'il commence par construire des logements sociaux au cœur de la ville d'Evry , et détruire ces immenses tours qui doivent certainement composées l'espace des pauvres , isolés de la ville.

Ensuite , il pourra venir nous parler de diversité sociale. Quand toute la population qui compose sa ville aura le droit aux même toits et au même services (puisqu'on le sait bien , sont concentrés au centre de la ville tous les pôles d'intérêts) , le pacte Républicain aura alors un sens.

"La ghettoïsation a tué la République"

Oui , certainement , comment ne pas être d'accord avec cela ? Mais dans ce cas pourquoi s'en offusquer à l'envers ? C'est pourtant simple , M. Valls fait des gorges chaudes des petits pauvres immigrés qui souillent son trottoir , mais où mange-t-il ? Au kebab ? Au restaurant exotique ? Et où vit il ? Qui fréquente t-il au quotidien ? Ces mêmes tristes sires dont il déplore le nombre et la présence ?

Evidemment , NON . M.Valls profite , comme tant d'autre politique d'un confortable salaire , de 9730 euros par mois , alors effectivement , avec un tel revenu , on peut se permettre de parler de ghetto et de République en danger et de toutes ces anneries qu'il répète à longueur d'émissions. Seulement le ghetto , c'est SON GHETTO , c'est lui qui vit dans un monde dénué de sens et si loin des réalités de ses administrés. Vous noterez en plus qu'il cumule les fonctions et les mandats , et est certainement aussi du genre à s'indigner face aux gras émoluments des allocataires de prestations sociales.

Je le répète donc et l'assène alors avec plus de force : la politique doit être un métier , dont le revenu de l'élu ne peut être ni cumulatif , ni exponentiel. Son salaire doit s'indexer sur le salaire médian des administrés de sa commune ou de sa ville. Sortir ensuite de grandes écoles , seraient alors un choix philosophique et personnel qui leur permettrait d'avoir vocation à la direction des affaires sociales et politiques. C'est pourtant pas compliqué à mettre en place. Je ne comprends pas que ça ne soit pas encore fait.

"Les gens bien pensant ont vus ça leur exploser à la gueule"

Tiens c'est amusant , j’eus cru que vous fassiez parti de ces gens là. Visiblement , non. Vous estimez donc coller au plus près des réalités sociales et être à l'écoute de vos concitoyens. C'est amusant , mais à l'aune de tel réflexion , on aurait plutôt tendance à dire que vous avez laissé faire , et que ces quartiers où la violence a explosé , sont très loin de votre intérêt électorale.

Alors voilà , ce que les gens bien pensant (dont vous même) devrait faire pour que ce genre d'évènements dramatique ne se reproduisent plus.

Pour commencer , ces logements tristes et fades , en ceinture périphérique de quasiment chaque grande ville , devraient déjà faire l'objet d'un audit. Un gigantesque audit dans chaque cités française , afin de déterminer quels immeubles sont viables (puisqu'on nous fait des gorges chaudes d'économie d'énergie et d'écologie , ne laissons donc personne à la traine) et quels autres ne le sont plus.
Proposer ensuite un immense projet de construction et de répartition des familles qui y habitent.

D'une part , construire de petits logement sociaux au cœur de la ville , pour que la fameuse diversité sociale ait un sens. Et ce pour une raison très simple.
Quand vous bénéficiez d'un commerce et d'un cadre de vie agréable , vous ne souhaitez pas nécessairement mettre la France à feu et à sang , et ensuite vous sympathisez avec vos voisins d'échoppe. Au bout du compte on a cette diversité que vous recherchez tant M.Valls. La vraie , celle de la vraie vie , pas celle des nantis dans votre genre.

D'autre part , après l'audit et la concertation entre élus , responsables de projets et habitants locaux consultés par voir référendaire , les travaux commencent. La destruction pure et simple de ces tours barbares , et l'émergence de petite structure viable , de six à dix étages , pour que vivent dignement les gens de ces quartiers. Avec un maillage des transports en commun cohérent et réaliste.

A méditer , non ?

"Tout le monde le pense"

Non , tout le monde ne le pense pas . Tout le monde ne vit pas dans votre monde déconnecté des réalités sociales et économiques. Ce tout le monde sont vos électeurs que vous voulez vilement flatter. Ce n'est pas autre chose. En revanche si vous voulez être applaudi pour ces singeries , courrez au Fn ou à L'Ump , ils vous trouveront de la place , comme ils en ont trouvés pour Besson , Kouchner , Fadela Amara et les autres...

Le discours politique doit être clair et s'affranchir de tout ce qui N'EST PAS SOCIALISTE . A t'on besoin de redéfinir ce qu'est le socialisme ? Non , je ne le crois pas. C'est le morcellement des candidatures et des égos qui lui nuit actuellement , et non ses fondements. Car chacun sait qui est Jaurès , qui est Mendès-France , et puisqu'on en parle maintenant beaucoup à l'occasion de la victoire historique de 81 , Mitterand.

Etre socialiste c'est respecter autrui , respecter l'étranger , respecter la République. C'est savoir que l'on peut changer le monde et sortir de l'ornière capitaliste avec du courage , de la fermeté et de la volonté. C'est se lever le matin de bonheur pour aller travailler dans une France fraternelle et juste.

Ce n'est ni le rejet , ni l'exclusion , ni la stigmatisation. Ce n'est ni la haine , ni la privation d'opinion et de Liberté. Non , être socialiste c'est porter haut les couleurs d'une France de la nouveauté et de l'espoir , c'est allumer la flamme du changement et du renouveau par des réformes radicales mais justes.

De toute façon , lorsque l'on sait que Jospin avait lui même commencé sa carrière politique comme Trotskyste , on imagine bien le chemin parcouru jusqu'à cette funeste campagne de 2002 où il nous avait dit : "ce n'est pas un programme socialiste". Dernier sursaut d'une gauche qui a longtemps dérivée vers les sirènes de l'économie libérale.

Nous comptons sur vous , hommes , femmes de gauche pour montrer aux Français votre attachement à l'idéal social qui vous nourri et dont nous voulons les plus beaux fruits pour l'année prochaine.

Ne l'oubliez pas.

Boris Rannou.

mercredi 11 mai 2011

SYRIE : REPRESSION ET LIBERTE 1erePARTIE

Bonjour ,
Afin de continuer cette série d'analyse sur les révoltes Arabes , je vous propose aujourd'hui de nous intéresser au cas de la Syrie , où une dure répression sévit contre un peuple empreint de liberté d'expression , d'opinion , et d'émancipation.

Pour ouvrir ce dyptique , je commencerais comme à l'accoutumé par le contexte historique , et je terminerais par la situation socio-économique actuelle.

CHAPITRE 1 : HISTOIRE DE LA SYRIE

Composée à l'origine de peuples nomades , la Syrie s'étendait du Liban à Israël en passant par la Jordanie. Les Séleucides fondèrent en -312 Av JC , le royaume appelé Syrie avec comme capitale , Antioche.

Les tribus Arabes venues du sud du pays , fondèrent alors plusieurs principauté , dont Damas et Palmyre. Vinrent ensuite la domination hellénistique , particulièrement florissante pour l' art et la culture syrienne ; puis romaine pendant près de quatre siècles. Puis , lors de la bataille de Yarmouk en 636 , les Arabes musulmans conquirent le pays et il adopta ainsi la nouvelle religion.

Malgré le choix de Damas comme capitale et une intense activité culturelle et commerciale , notamment via l'actuelle Palestine , le califat fut mis en péril , près de quatre siècles plus tard , par les croisés en 1099. Profitant de troubles internes persistant et affaiblissant le régime en place , plusieurs incursions eurent lieu au nom de la guerre sainte.

Les chrétiens d'Occident occupèrent alors majoritairement , l'extrême nord du pays ainsi que le littoral maritime. Saladin mis fin à ces incursions et fonda le sultanat ayyubide en 1173. Les Mamelouks d'Egypte exercèrent ensuite leur domination sur le pays jusqu'en 1516.

Au début du XX ème , en 1860 , les massacres intercommunautaires se déclenchèrent au Liban et atteignirent la Syrie. Ce fut aussi le début du nationalisme Arabe et de l'apparition des premières organisations secrètes (Jeunes Arabes). Face à la guerre de 14-18 , le régime Syrien s'allia aux Britanniques pour combattre les Ottomans , alliés des allemands , qui leur promirent en échange une indépendance totale.

Mais les accords entre la France et l'Angleterre (Sykes-Picot) , obligèrent la Syrie à passé sous mandat Français. Le traité franco-syrien de 1936 , mis fin aux émeutes insurrectionnelles , accordant dans un délai de trois ans l'indépendance du pays. Après la guerre de 39-45 et sous la pression populaire , l'armée d'occupation française dut plier bagage.

L'indépendance acquise en 1946 , favorisa cependant des heurts violents entre factions opposées et ce jusqu'en 1954 où le potentat locale fut renversé par une triple coalition : le parti Baas , les communistes et les socialistes d'URSS . la fusion de 1958 avec l’Egypte dura seulement jusqu'en 1961. En 1966 , après plusieurs années de troubles internes les militaires communistes Allouites se rapprochèrent encore de l'URSS . Le referendum de 1973 , visant à faire accepter la constitution marque une étape importante dans le pays.

Avec les années 80 , l'agitation reprit à cause notamment des Frères Musulmans , et de la guerre contre Israël . Mais tout en continuant son rapprochement avec l'Union Soviétique , le rôle déterminant que joua le Syrie dans la libération des otages au Liban , joua en sa faveur près de l'Occident. En outre , son emprise sur le Liban ne fut jamais aussi forte (les accords de mai 91) .

Le roi Assad est quand à lui plébiscité de nouveau en 1999 , tandis que stratégiquement , le régime (élément clé du conflit israelo-arabe) renforce ses alliances avec l'Iran et lutte toujours contre Israël qui domine les hauteurs stratégiques du plateau du Golan.

La semaine prochaine , l'actualité socio-économique du pays.

Portez vous bien !

Boris Rannou.

lundi 9 mai 2011

Laurent Wauquiez ouvre la chasse aux pauvres.

Chapitre 1 : L'attaque


Invité de l'émission BFMTV 2012-Le Point-RMC, le ministre des Affaires européennes a dénoncé les "dérives de l'assistanat" comme "le cancer de la société française", et formulé "trois propositions".


"Le cancer de la société française... se sont donc des métastases de pauvretés qui viennent gangréner la bonne marche de notre société , des honnêtes citoyens. Ce sont donc des ordures et des déchets de l'organisme sociales qu'il faut éradiquer , il faut donc , par ellipse, faire la chasse au pauvre.

Mais quels pauvres ?

RMI 2008 : 1 005 205
RSA 2009 : 1 313 920
RSA 2010 : 1 373 749

Un bond significatif de plus de 300 000 bénéficiaires supplémentaires est observé après la crise financière de 2008. Et 70 000 pour l'année 2010.
(chiffres officiels du gouvernement)

Au 9 mai 2011 :

466,99 € euros pour une personne seule
700,49 € euros pour un couple

Le calcul de l'APL est plus complexe et varie en fonction du type de logement , du nombre de résidents , des enfants à charges , de l'activité professionnelle.
Cependant , dans le cadre d'un couple qui ne travail pas , le montant sera calculé en fonction de la surface du logement. On peut tabler sur 200 euros environ.
En se dotant de bon sens , on notera qu'en général les bénéficiaires des prestations sociales n'habitent pas Neuilly , où d'ailleurs le quotas de 20 % des logements sociaux n'est pas respectés.

Cependant ce test montre que l'allocation pour deux peut donner d'autre résultat que ces 700 euros , visibles ici

Voilà pour le "sujet" traité et partir sur de saines bases afin de poursuivre ce papier.

Chapitre 2 : les contre vérités

Il a émis l'hypothèse "de plafonner le cumul de tous les minima sociaux à 75% du Smic, pas plus".

"Aujourd'hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu'un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au Smic, a-t-il avancé. Ca c'est la société française qui tourne à l'envers."


On vient de voir par la démonstration que cet élu dit absolument n'importe quoi. Alors quel est l'intérêt de plafonner le cumul des minimas sociaux à 75 % du smic ?

Depuis le vote de la loi sur la décentralisation et le transferts des charges de l'état aux départements et régions , de nombreux problèmes se posent ainsi , l'on notera que l'accent est mis sur les économies drastiques qu'il faut mettre en oeuvre rapidement. Alors , au lieu de ponctionner les voleurs notables de cette société , c'est à dire ceux qui s'arrogent les revenus des travailleurs de manières éhontés , M Wauquiez préfère taper sur ceux qui ont le moins d'argent.

D'un point de vue éthique , cela rejoint les mesures de discrimination mise en place à l'encontre des plus faibles dans d'autres république , sous d'autre régime , à une autre époque. Mais si le but est bien la chasse aux pauvres , il devra s'attendre à une véritable réaction de la part de la gauche , du moins , on l'espère. C'est sur ce genre de question que l'on juge une politique sociale , et des valeurs socialistes. Souvenez vous en pour l'année prochaine.

Il faut donc un nivellement par le bas et en même temps induire que les bénéficiaires de prestations sociales sont des salauds de profiteurs . Rendez vous ici pour en juger.

Chapitre 3 : le racisme sociale

Le maire du Puy-en-Velay a enfin jugé anormal que le système de protection sociale, "le plus généreux d'Europe", permette aux étrangers, "très facilement, de bénéficier de nos différents outils de solidarité". "Il est normal que quelqu'un qui vienne en France bénéficie de notre système à condition qu'il ait un minimum contribué", a-t-il estimé, suggérant d'établir une durée minimale de travail -cinq ans- pour pouvoir y prétendre.

Voilà une droite claire et décomplexé dans ses propos. Mais qui est donc l'auteur de ces infamies , qui incite à traiter toujours plus mal les ressortissants étranger ?

Voici son parcours


Vous noterez que rien ne le destinait à devenir particulièrement injuste et lâche face aux questions sociales. C'est donc , comme toute une série de lois et d'évènements de ces dernières années , un changement profond d'une parole médiatique toujours plus dures envers les petits et les sans-grades qui permet ce genre d'intervention et de propositions odieuses.

Le discours change et il faut donc déplacer le combat de manière radical.

Conclusion :


A propos du Revenu de solidarité active (RSA), il a réaffirmé qu'en contrepartie "il faut que chacun assume chaque semaine cinq heures de service social". Cela ne représente "pas grand-chose" mais montre que, "en face des droits (...), pour vous il y a des devoirs".

"Nous plaidons pour que ce soit une obligation, et on déposera dans les 10 jours qui viennent une proposition de loi en ce sens", a-t-il indiqué. Il a évoqué comme possibles missions les sorties d'école, les travaux de nettoyage ou encore "l'accueil de service public".


Est ce sérieux , Est ce que cette proposition de loi a une chance d'aboutir ? C'est tout l'enjeu d'un débat sur l'égalité sociale qui est à mettre en oeuvre.

La société française est une société de privilèges , dans laquelle les nantis et les bien né peuvent profiter d'un système qui sert des élites corrompues et malveillantes. La répartition des richesses est très largement inégale et injuste.

Lorsqu'un député de droite demande à ce qu'un travail d'intérêt général soit effectué gratuitement au nom de la solidarité nationale , on dérive vers l'autoritarisme d'état. Si jamais cette loi était validée , les dernières barrières retenant l’insurrection populaire tomberont.

Je le dis parce que je le penses. La tactique électoraliste visant à monter le pauvre contre le pauvre , le travailleur contre le chômeur , le patron contre l'employé etc etc ... est usée jusqu'à la corde , mais fonctionne encore sous les esprits chagrins.

Alors , je pose la question :

Que font vos enfants M Wauquiez ? On-t-ils la chance d'avoir pus s'insérer dans la société sans passer par la case sociale ?

Et vous même ? D'où venez vous ? et donc qui croyez vous juger à travers votre proposition de loi ? Des individus que vous connaisez ?

Evidemment non. C'est Versailles et Louis XVI. C'est Marie antoinette qui demande au peuple de manger de la brioche.

Moi je propose qu'on les bouffent , eux , tout crus.

Et pour rejoindre le camarade Mélenchon : qu'ils s'en aillent tous !

Restent maintenant à observer les réactions politiques , et à se souvenir de ceux qui auront été là pour soutenir cette France qu'on juge , qu'on méprise et qu'on condamne.

Pour la LIBERTE L'EGALITE ET LA FRATERNITE !!!

Boris Rannou.

vendredi 6 mai 2011

Passeports biométriques : un jackpot pour l'État

La Cour des comptes révèle que ces nouveaux documents sont facturés plus cher au citoyen qu'ils ne coûtent à l'administration.

Le nouveau passeport biométrique est-il surfacturé ? Au ministère de l'Intérieur, on se serait bien passé des dernières révélations de la Cour des comptes sur la différence entre le coût réel de fabrication de ce document et le prix auquel l'administration le cède au simple citoyen. Car les sages de la Rue Cambon sont formels : saisis par Michèle André, sénatrice PS du Puy-de-Dôme et commissaire aux finances de la Haute Assemblée, ils évaluent le coût réel du précieux sésame à 55 euros. Alors que l'État le facture, à coup de timbres-amendes, 86 euros en mairie, voire 89 euros si le service de l'état-civil prend lui-même la photo numérique incluse au dossier. Pour un mineur de 15 ans, un passeport coûtera entre 30 et 45 euros. En dessous de cet âge, le passeport, gratuit jusqu'alors, passe à 20 euros.

La carte d'identité biométrique restera gratuite

En tenant compte de toutes ces situations, le porte-parole de la Place Beauvau, Gérard Gachet, a tenu à préciser que le «coût moyen» d'un passeport revient en fait à 68 euros. Selon lui, il n'y a pas «une grosse marge bénéficiaire», contrairement à ce que laisse entendre la Cour des comptes. Mais, à raison de 3,2 millions de passeports biométriques réalisés en France l'an dernier, les 10 à 20 euros d'écart moyen par titre édité aboutissent tout de même à plusieurs dizaines de millions d'euros de bénéfice net pour l'État en fin d'année. «De quoi offrir à un ministre plus de deux cents ans de séjour dans un hôtel de luxe en Afrique du Sud», ironise-t-on à gauche.

Juridiquement, bien sûr, rien n'interdit à l'État de réclamer plus pour ses passeports que leur coût de revient. Le droit de timbre reste une imposition. La précédente génération de passeports, dits de type Delphine, était d'ailleurs facturée 60 euros, alors que le prix de fabrication et d'envoi du document ne dépassait pas 38 euros.

En 2008, quand le passeport est devenu biométrique, sous la pression des États-Unis, la hausse des droits de timbre avait été justifiée par des contraintes techniques. «Le niveau de sécurité des passeports biométriques, la hausse du coût de fabrication des passeports dotés de composants électroniques et l'équipement de 2 000 mairies en stations d'enregistrement (nécessaires, quelles que soient, d'ailleurs, les exigences en matière de photographie) expliquent la hausse du prix des passeports», avait alors assuré la ministre de l'Économie, Christine Lagarde. Aujourd'hui, Michèle André conteste cette présentation. «Il aurait au moins fallu une étude d'impact avant de fixer un montant de façon arbitraire» , proteste-t-elle.

Où va le trop-perçu débusqué par la Cour des comptes ? Le porte-parole de l'Intérieur a dévoilé une piste jeudi dernier : cette marge bénéficiaire sert à «financer les nouveaux développements» de la future carte nationale d'identité. Un projet qui devait figurer dans la future loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi), avant que le gouvernement ne se ravise. Il faut croire qu'une initiative parlementaire pourrait le ressusciter, lors du débat promis à l'automne sur ce texte.

Bonne nouvelle, selon Gérard Gachet, la carte d'identité biométrique «restera un titre gratuit». Quant au passeport, son prix pourrait être à nouveau discuté lors de la prochaine loi de Finances, à l'automne. La sénatrice Michèle André prévient qu'elle ne lâchera pas prise. En bonne Auvergnate pour qui «un sou est un sou», dit-elle.

Par Jean-Marc Leclerc

jeudi 5 mai 2011

Les chroniques politiques du Je(u)di : Marine Le Pen ou la veulerie du Phénix.

La veulerie du phénix ? Que peut-il bien se cacher derrière un tel titre ? Simplement , je vais tenter de vous démontrer que le Fn est un instrument de propagande et de misère , de peur et de haine , et que ça ne date pas d’hier. Surtout qu'aujourd'hui on nous chante les louanges de Mme Le Pen (d'ailleurs condamnée à ne jamais se mariée , la pauvre , si elle veut conserver son nom ...) la nouvelle coqueluche médiatique , balayant tout et tout le monde sur son passage. L'image de marque de la maison fasciste a repris du poil de la bête et vogue vers un futur succès électoral presque déjà acquis... Alors non et voici pourquoi :

CHAPITRE 1 : LA VEULERIE.


Connaissez vous ce poème de Baudelaire , l'Albatros ? en voici un extrait :

Souvent pour s'amuser , les hommes d'équipage
Prennent des albatros , vaste oiseaux des mers
Qui suivent , indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

(...)

Ce voyageur ailé , comme il est gauche et veule !
Lui , naguère si beau , qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime , en boitant , l'infirme qui volait !


Mais quel est le rapport ? Mais enfin voyons , chers compagnons , n'est-ce pas limpide ? Cette Marine suit , indolente compagne de voyage , le navire média glissant sur les gouffres amers ... Cette messagère du rejet , comme elle est gauche et veule ! Elle naguère (1870) si séduisante , qu'elle est comique et laide ! Un journal l'agace avec son édito condescendant , l'autre suggère des relents antisémite , et au final tout cela fait son beau jeu...

Car , au lieu de parler du programme du FN , les journaux se focalisent sur la personne de Marine Le Pen.
Et jamais sur ses idées. Présenté ainsi , le mouvement d'extrême droite peut paraitre séduisant , avenant. Un petit retour arrière s'impose.

1931 , il y a 80 ans , en Allemagne. Face au climat délétère qui règne dans le pays , suite à la crise de 29 qui a vus le cours du Reichmark s'écrouler , et fort d'un violent courant antisémite qui traverse la société allemande un homme banal , mais au talent d'orateur indéniable , flatte les instincts les plus vils de son auditoire en les exhortant à se dresser contre les chefs du gouvernement , et a s'en prendre aux intérêts des Juifs. Jusqu'ici , l'histoire est connu , ce qu'on sait moins , c'est que cet homme , adaptait son discours en fonction des auditoires visés. Mettant de "l'eau dans son vin" quand il s'agissait de fanfaronner devant de riches et potentiels investisseurs du NSDAP.

Ne pas y voir de collusion certaine avec la tactique actuelle du Fn , serait une erreur politique majeure. Est ce que le sort des ouvriers importe autant aux dirigeant de l'extrême droite ? C'est étrange mais je ne me souviens pas de les avoirs croisés pour soutenir la lutte contre les fermetures d'usine , les délocalisations , le blocage des raffineries pendant la grève des retraites , le rehaussement du SMIC à un réel pouvoir d'achat , basé sur l'indexation de l'inflation , etc , etc , la liste pourrait être longue , et montrer évidement que le Fn se fiche éperdument de ceux qu'il prétend défendre et incarner.

La stratégie de la veulerie est l'image qui en est la plus représentative. Basé sur la peur et le rejet , le phantasme d'une immigration incontrôlée , qui verrait débarquer des hordes de sauvages défilant sur les champs Elysées (dixit le père Le Pen). Toutes ces inepties montrent bien que pour faire de l'audimat , il faut polir cette image , et s'atteler à parler aux couches populaires comme à des enfants arriérés , leur promettant la nuit de cristal où ils foutront tous ces immigrés dehors , mais qu'en attendant on s'intéresse à leur sort.

Oui , c'est bien là la grande nouveauté , et personne n'est dupe. Chacun sait , au fond de lui , que lorsqu'il glisse un bulletin Fn dans l'urne , et que si tous les autres en font autant , on se dirige vers un nouvel ordre. Mais lequel ?

CHAPITRE 2 : LE PHENIX.

Pourquoi le phénix ? Cette oiseau mythique qui renait de ses cendres ? Parce que c'est le visage du nouveau parti républicain aux valeurs conservatrices. C'est finalement comme ça qu'ils (les médias) finiront par le présenter , un parti de droite mais attaché à de forte valeurs identitaires. Et c'est bien là que commencera sa renaissance... qui s'est déjà initié.

Pour comprendre cette renaissance , il faut bien sûr se pencher sur le passé , et sur le passé du fondateur : Jean-Marie Le Pen. C'est important , parce que la genèse d'un tel mouvement ne peut s'affranchir des contraintes du présent , et offre donc un nouveau visage sous le masque d'un passé explicite , dont acte :

En 1956 , il obtient son premier banc à l'assemblée nationale , mais le quitte en septembre pour s'engager en Indochine , et c'est là que tout se crée , en définitive. Acquérant la légitimité du combat , il peut dorénavant se présenter en chef de guerre auprès des militants , dès la fin de la guerre d'Algérie en 1962. A laquelle il participa évidement et fut ensuite accusé de torture.

Se dessine donc très vite un bulldozer médiatique , portant haut les couleurs d'une France qui , au fil des décennies , se cherche une identité de plus en plus troublée par l'avènement du capitalisme internationale. Mais ces couleurs sont Bleu Blanc Rouge , et les nuances n'existe pas. La série de provocation et d'injures à connotations racistes et antisémites font , chemin faisant , un personnage un brin grotesque mais remarquable , et c'est bien là la stratégie visée.

Toutes ces dérives linguistiques induisent que "l'on peut parler comme ça
"
ou comme ci
et on atteint donc des sommets d'insanité , défrichés par des années de manipulation électorale , car comme certain s'en rappel surement , Mitterrand fut accusé de favoriser la montée du FN dans les années 80 pour affaiblir la droite et s'assurer une réélection confortable.

Viennent ainsi les années fastes du mouvement populaire d'extrême droite , où les envolées lyriques et rhétorique du monarque lepéniste font le bonheur des tv (déjà) et de la presse. Puis , le 21 avril 2002 , c'est le choc : l'oeil de pirate est au second tour de la présidentielle. Manifestations monstres dans l'hexagone (2 millions de personnes entre les deux tours) et appel à voter Chirac. Vaste foutaise , car une étude montre que le Front National compte en France 5 millions d'électeurs potentiel , soit 15 % de l'électorat au maximum. On voulait donc nous faire croire que dans la nuit des consciences , plus de 15 millions de français allaient changer d'avis et voter extrême droite. Ridicule.

La suite , on la connait , une désaffection progressive de l'électorat traditionnel du Fn , reportant leurs frustrations sur le nouveau héraut des déçus et des nostalgiques de la France Afrique : l'actuel président.

Après 6 ans de mensonges et d’amalgames , les électeurs des vitupérations nazillone s'exportent maintenant sur le modèle originale , transformée pour l'occasion en blonde aux yeux bleues , la digne de fille de son père : le phénix veule : Marine Le Pen.

CONCLUSION :

Alors , votera , votera pas ?
Les idées et les convictions restent les mêmes , seules les méthodes changent.
Que personne ne se laisse berner par ces idioties d'un autre âge , ou la veulerie pouvait paraitre choix politique et ou le phénix était encore chaud.

Laissons le s'éteindre complétement et proposons donc une union solidaire pour le chasser de ce navire médiatique , dérivant encore en ce moment sur les "gouffres amers" du rejet , de la peur et du FHaine...

Boris Rannou.

De Eveil Politique

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