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jeudi 31 mars 2011

La Banque Centrale Européenne a gaspillé 73,5 milliards d’euros. En pure perte.

Pour se financer, tous les Etats européens empruntent des milliards d’euros sur les marchés internationaux. Problème : les Etats espagnols, portugais, irlandais et grecs sont déjà hyperendettés.

La Banque Centrale Européenne a donc pris une décision historique le 10 mai 2010 : elle a décidé de racheter les emprunts de ces quatre Etats, même si elle sait que ce sont des obligations pourries.

Depuis le Conseil européen du 10 mai 2010, la BCE a racheté 73,5 milliards d’euros d’obligations pourries (obligations de l’Etat grec, de l’Etat portugais, de l’Etat irlandais, de l’Etat espagnol).


En rachetant toutes ces obligations pourries, l’objectif de la BCE était de faire baisser les taux d’intérêt de ces quatre Etats.

Mais cela a été en pure perte.

Cela a été inefficace.

Depuis le mois de mai, les taux d’intérêt des obligations de ces quatre Etats n’ont pas baissé.

Pire : les taux d’intérêt des obligations de ces quatre Etats ont augmenté.

Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,443 %.

(Rappel : le 12 mai 2010, le taux d’intérêt des obligations à 10 ans était de seulement 3,914 %)

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 6,626 %.

(Rappel : le 12 mai 2010, le taux d’intérêt des obligations à 10 ans était de seulement 4,582 %)

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,032 %.

(Rappel : le 12 mai 2010, le taux d’intérêt des obligations à 10 ans était de seulement 4,573 %)

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,486 %. (Rappel : le 12 mai 2010, le taux d’intérêt des obligations à 10 ans était de seulement 7,243 %)

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

De l'argent foutu en l'air.

mercredi 30 mars 2011

Pourquoi la guerre en Libye ? 2ème Partie.

Comme convenue il y a une semaine , je vous propose aujourd'hui un résumé succin de l'histoire de la Libye , afin de mieux y discerner via ses relations internationales , ce qui fait le lit aujourd'hui de cette révolte.

Crédit photo : AFP (ici Nasser et Khadafi)

PETIT RECAPITULATIF HISTORIQUE

D'un point de vue historique la Libye originelle se découpe en trois parties distinctes , fédérées ensuite en nation : La Tripolitaine à l'Ouest , proche de la Tunisie sur bien des plans , est une région agricole assez riche . La Cyrénaique à l'est , influencée par l'Egypte et de tradition pastorale , et enfin le Fezzan , au sud de la Tripolitaine , vaste région désertique.

Ce qui fait de la Libye un pays à part dans le monde Africain , est qu'elle est la première nation a obtenir l'indépendance en 1951 , grâce au Roi IDRIS 1er , également en poste lors de l'invasion italienne , dont il fut le chantre de la résistance libyenne. Il fédéra ainsi les trois royaumes historique , pour obtenir à ce jour les frontières connues de la Libye.

Mais le pays est enclavé et ne compte alors pas beaucoup d'atout à mettre en jeu dans le concert des nations. Le roi Idris 1er , signe donc l'entrée du pays , le 28 mars 1953 dans la Ligue Arabe. Cette même année , le gouvernement entérine des accords militaires avec la Grande-Bretagne , autorisant l'accès au sol des ses troupes , ainsi qu'à son espace maritime et aérien pour deux décennies , en échange d'une rente de 3 750 000 livres pendant cinq ans et d'une coopération militaire.

Avec la France , c'est le 10 août 1955 qu'intervient un accord stipulant l'aide au retrait de ses troupes dans le Fezzan , et un échange culturel à venir.

La même année , la découverte de vastes régions pétrolifères offre un autre statut à la Libye. Les compagnies occidentales prirent possession de la diffusion du précieux "or noir" , ce qui entraina de fait la disparition du nomadisme chez la population locale , ainsi qu'un afflux massif vers les 2 grandes villes du pays : Tripoli et Benghazi. En parallèle l'émergence d'une bourgeoise d'affaire vit le jour.

La Libye rejoint donc les Nations Unies le 14 décembre 1955.

Dix ans plus tard , la Libye exporte 58,5 millions de tonnes d'« or noir » . Elle est à cette époque le premier producteur d'Afrique . La manne pétrolière permet au pays de développer ses infrastructures, encore rudimentaires au début des années 1960.

Pour répondre aux besoins croissant d'exportation , le fédéralisme est aboli en 1964.

Crédit photo : AFP ( Khadafi A Tripoli , plaisantant avec de jeunes Hippies Britannique )

L'AVENEMENT DU COLONEL KHADAFI

La montée du nationalisme Arabe , exacerbé par la main mise de l'occident sur les réserves de pétrole , favorise un coup d'Etat Militaire le 1er septembre 1969 , lors d'un voyage d'affaire du roi Idris en Turquie , par 12 officiers dit "libres" parmi lesquels un capitaine du nom de Mouhamar Khadafi.

Il s'auto-proclame rapidement "colonel" et devient de fait le leader de la révolution d'alors , instaurant un système politique identique à celui de l'égyptien Nasser .

Le nouveau régime introduit un socialisme d'état, nationalisant les principales branches industrielles (notamment pétrolières). Des mesures sociales sont édictées : augmentation du salaire minimum, blocage des loyers, entre autres.

Une nouvelle constitution est rédigée, et un parti unique, l'union socialiste arabe (calquée sur le modèle égyptien) est mis en place. L’année suivante, le gouvernement en fonction ne renouvelle pas les accords militaires signés sous l'ancien régime, fait fermer les bases militaires britanniques et américaines et nationalise les sociétés détenues par des Italiens.

Mais la lenteur des réformes lasse Khadafi , qui se détache peu à peu du Nassérisme , et déclenche en 1973 , la révolution culturelle , dont l'objectif est d'instauré une démocratie directe ; grâce notamment aux comités populaires , formés à tout les niveaux de la société.

En août 1973 , Khadafi et Sadate , envisagent la création d'un état commun , mais le projet est avorté comme il l'est également pour la fusion avec la Tunisie.

Face à ces revers politique , le "Guide" se tourne alors vers l'Union Soviétique et penche ainsi nettement contre l' Occident , source également d'un armement rapide et efficace , les relations avec le géant Russe vont se nouer d'autant plus. Il rompt donc avec l'Egypte et le 2 mars 1977 , il annonce la Jamahiriya , (l'Etat des Masses) consacrant ainsi une voie entre un "capitalisme effréné et un marxisme athée".

Une théorie parue dans le "Livre Vert" édité entre 1976 et 1979. Guide spirituel et intellectuel du leader Libyen.

Crédit photo : Ria Novosti/AFP ( Entouré du ministre des affaires étrangères Andrei Gromyko et de Gorbatchev )

LES RELATIONS INTERNATIONALES

En cet année 1979 , le jeune régime Khadafiste n'est plus vraiment en odeur de sainteté auprès des Etats-Unis. Un temps pressenti comme un artisan du dialogue , son alliance à l'Union Soviétique en font un ennemi tout désigné.

En apportant à la même période son soutien à l'Iran , et au mouvement palestinien d'indépendance , le régime radicalise sa position sur le plan diplomatique.

Le saccage de l'ambassade américaine le 2 décembre , déclenche une guerre larvée entre les deux protagonistes. L'administration Reagan décide alors d'un embargo sur les pétroles libyens et désengage sa compagnie Exxon du marché. Le colonel est alors qualifié de chien enragé par les Etats-Unis et plusieurs tentatives d'assassinat manquent de peu leur objectif (8 mai 1984).
La répression sera sanglante , montrant des exécutions publiques en directe à la télévision Libyenne.

Le 26 janvier 1980, une action commando menée contre une petite ville tunisienne (événements de Gafsa), préparée par les services secrets libyens, est à l'origine d'une grave crise diplomatique impliquant également la France, qui s'est rangée aux côtés de la Tunisie.
En représailles, des manifestants incendient l'ambassade de France à Tripoli et le centre culturel français à Benghazi.
Le 14 décembre 1980, la Libye commence l'invasion du nord du Tchad.
Le 3 novembre 1981 marque le début d'une offensive sur Ndjamena, capitale du Tchad, par l'armée libyenne. La France appuie militairement le Tchad : ses forces reprennent le contrôle du nord du pays au cours de l'Opération Epervier, en février 1986.
Un cessez-le-feu est conclu en septembre 1987

En 1986 , après un attentat dans une discothèque à Berlin visant des militaires américains , une violente campagne de frappes aériennes à Benghazi et Tripoli sont déclenchés par les USA , entérinant alors définitivement l'antagonisme des deux nations.

Mais ce sont surtout les attentats de Lockerbie qui restent dans les mémoires le 21 décembre 1988 ainsi qu'un an plus tard le 19 septembre 1989 , celui du DC 10 français qui font de la Libye un pays honnis par l'occident , soupçonnant fortement les services secret libyens d'en être à l'origine.

En échange de la restitution des deux auteurs présumés de ces attentats , le 5 avril 1999 , la communauté internationale assouplie quelque peu ses visées face au régime du colonel. L'hostilité définitive de Tripoli face aux islamistes radicaux , achève de ramener la Libye dans le giron américain de GW Bush , qui y voit ainsi un allié de poids dans la région face à la montée de l'intégrisme religieux.

Crédit photo : REUTERS ( photo de l'attentat de Lockerbie )

EN CONCLUSION

On observe bien de l'avènement de Khadafi , jusqu'aux récentes tensions que j'analyserais dans le prochain volet , que le colonel est avant tout soucieux des intérêts de son pays , et qu'il a une certaine vision de ce que doit être un régime politique. Il ne sert en ce sens pas uniquement ses propres intérêts. Mais face aux menaces extérieurs , il se doit de réagir et utilise alors des méthodes radicales répréhensibles. La manne pétrolière assoie bien entendu son pouvoir , mais il faut certainement aussi compter sur une affection d'une partie de l'opinion , et mesurer également son impopularité dans le monde Arabe , puisqu'il n'est pas un fervent religieux.
Ces données en main , il est ainsi plus aisé de comprendre les interventions en cours et leur buts. La froideur de la Russie sur l'engagement militaire ainsi que la coopération de Paris et Washington.
Reste à savoir qui sont ces fameux Rebelles , et quelles seront les conséquences de cette ingérence étrangère.
Ce que nous verrons dans le prochain article , la semaine prochaine !
En attendant , portez vous bien , et bonne semaine !
Crédit photo : R. Rossignol/Reuters ( lors de son récent voyage en France )
Je vous recommande en outre cet excellent panorama en photo édité par l'Express
http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/monde/afrique/kadhafi-resistera-t-il-au-vent-de-revolte_501222.html?p=4

Boris Rannou.

mardi 29 mars 2011

Wikileaks évoque les cadeaux de Bongo à Chirac et Sarkozy

Sarkozy et Omar Bongo

Selon des notes diplomatiques révélées par le site Wikileaks et accessibles sur le site du journal El Pais, près de 30 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) à son profit par le président gabonais Omar Bongo et auraient surtout profité à des partis politiques français.

L’information datée du 7 juillet 2009 a été transmise quelques jours après la mort de Bongo en juin 2009 par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l'ambassade américaine à Yaounde explique le journal espagnol.

« Les hauts fonctionnaires du Gabon à la Banque des États d'Afrique centrale (BEAC) se sont entendus pour détourner plus de 18,3 milliards de francs CFA (environ 28 millions d’euros) de la mise en commun réserves des six États de la Communauté économique d'Afrique centrale et monétaire (CEMAC) au cours des cinq dernières années, selon un contact principal ambassade à la banque » précise la note.

Selon la source citée « les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, surtout à droite notamment en soutien de Jacques Chirac et du président Nicolas Sarkozy ».

Le câble révèle, par ailleurs, que le gouverneur de la BEAC, le Gabonais Philip Andzembe, avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société Générale. Un placement non autorisé.

Signée de l'ambassadeur américain au Cameroun Janet Garvey, la note conclut que « l’ambassade n'est pas en mesure de vérifier la véracité de l'accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié de ces détournement de fonds »

La note diplomatique de l'ambassade américaine à Yaoundé

Régis Soubrouillard - Marianne

lundi 28 mars 2011

Chômage : le pire est à venir pour les ouvriers

Le baromètre de Marianne enregistre désormais 4,618 millions de chômeurs. Depuis trois mois, c'est le niveau auquel le chômage s'est stabilisé. Alors que le pays s'apprête à entrer dans la rigueur mise en musique par le gouvernement, que l'Europe peine à défendre sa monnaie comme son industrie, le risque de chômage s'accroît notamment pour la part la moins protégée des salariés: les ouvriers non qualifiés.


Chômage : le pire est à venir pour les ouvriers
« Malgré cette augmentation sur un mois, ce chiffre témoigne de la stabilisation du nombre de demandeurs d’emplois depuis six mois. Le deuxième semestre 2010 aura en effet permis, malgré une reprise économique encore fragile, de stabiliser le nombre de demandeurs d’emplois », a indiqué Xavier Bertrand, ministre du travail. De retour rue de Grenelle, l’ex-patron de l’UMP, retrouve cet exercice terrifiant qui consiste à commenter des chiffres du chômage en période de récession.

Bonhomme, le maire de Saint Quentin a fait contre mauvaise fortune bon cœur en célébrant une « stabilisation ».

Et de fait depuis 3 mois, le chômage semble avoir atteint un plateau. Avec 4,62 millions de personnes hors de l’emploi, notre baromètre s’installe donc à un niveau stratosphérique, qu’il n’avait encore jamais atteint avant septembre dernier. Même si sa vitesse décroît, la dégradation, portée par la dynamique du chômage caché, est, ce mois-ci encore, au rendez-vous: + 0,4% sur un mois, et + 6,6% sur un an. Au total, le taux de chômage au sens du baromètre Marianne s’établit à 16,4 % en France métropolitaine.

Crise aidant, Nicolas Sarkozy peut justifier d'une nouvelle ligne sur son CV due à sa politique: entre mai 2007 et novembre 2010, le nombre de demandeur d'emploi au sens du baromètre Marianne, s'est accru d'un million de personnes. Depuis son entrée de fonction en 1997, notre baromètre a progressé de 27,3 %.

Cette dégradation globale prend des allures de catastrophe dans certaines régions. Ainsi, en Guadeloupe, plus de la moitié (50,6%) des 59 500 personnes inscrites au chômage le sont depuis plus d’un an, contre une moyenne proche de 38 % sur l’ensemble de la France. Abonnée aux indicateurs économiques dégradés, la région Nord-Pas-de-Calais se classe aussi première dans l’hexagone sur ce critère : la part des chômeurs de longue durée atteint 41,5% des inscrits, idem sur celle des moins de 25 ans…

Chômage : le pire est à venir pour les ouvriers
Pour ceux-là, la chance de retrouver un emploi est bien maigre. Et rien n’annonce une éclaircie dans leur vie. Emporté par sa volonté de réduire les dépenses, le gouvernement a coupé dans les crédits affectés aux politiques de l’emploi. Les « petits boulots » maigres bouées pour ces naufragés de la recherche vaine de job vont donc se faire plus rares.

Dans le privé non plus l’avenir n’est pas rose : le gouvernement a beau répéter à tue tête sa prévision de croissance de 2% pour 2011, il ne convainc personne. Hors de Bercy, de l’Elysée et de Matignon, les économistes anticipent eux une croissance plus proche de 1,6 % que de 2 %, soit un rythme comparable à ce que le pays a pu vivre cette année, à peine de quoi créer 100 000 postes.

Surtout, l’hémorragie dans l’industrie hexagonale se poursuit. L’Insee prévoit une perte de 72 000 postes équivalent temps plein dans ce secteur en 2010, après - 171 000 en 2009.
Pour les ouvriers non qualifiés, la traduction est simple : cela signifie un risque accru de chômage.

Une récente étude de l’Insee permet d’en prendre toute la mesure. Jamais en 2009, le risque de chômage pour un ouvrier ne fut aussi élevé. Un ouvrier en poste avait presque 9% de chance de connaître le Pôle emploi dans l’année qui venait, contre 3,6% pour l’ensemble des salariés. Quant au travailleur au chômage sa probabilité de le rester culminait à 62%.

Pis, cette dégradation du tissu industriel renforce les inégalités entre les salariés selon leur qualification. Ainsi la probabilité de chômage de 9 % pour l’ouvrier se compare désavantageusement à celle du cadre qui affiche elle 1,6 %. Résultat, jamais le rapport entre ces deux risques n’a été aussi important : le prolétaire a 5,6 fois plus de (mal)chance de se faire virer que le cadre contre 4,3 en 2005, soit une dégradation relative de 25 %. Merci la crise !

On comprend dès lors, le sentiment d’insécurité grandissant dans la population. Comment consommer, et encore quand les salaires le permettent, alors que le risque de chômage, et de déclassement qu’il induit, atteint des sommets ?

Les relativement bons derniers chiffres de la consommation sont à mettre au seul crédit de la précipitation des consommateurs à pousser les portes des concessionnaires d’automobile. À quelques jours de la fin de la prime à la casse, artificiellement maintenue en vie par le gouvernement, les ménages encore hésitant ont profité de l’aubaine… Cela n’aura évidemment qu’un temps. Cette mini relance est finie, reste le second terme de la rIlance le néologisme de Christine Lagarde : la rigueur.

Emmanuel Lévy - Marianne

vendredi 25 mars 2011

L'Europe de la pauvreté est en marche

81 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté sur le Vieux Continent. Et l'Union européenne, souligne le blog Le Nouveau Bastille République Nations, verse «des aides régionales» à certaines grandes entreprises telles IBM, Coca-Cola ou encore MacDonald.

Selon une étude que vient de publier l’Institut Eurostat, 81 millions de personnes vivent au dessous du seuil de pauvreté au sein de l’Union européenne, soit, en moyenne, 16,5% de la population.


En Allemagne, première puissance économique européenne, cette proportion est à peine inférieure : 15,2%. L’étude indique que près de la moitié des personnes concernées - 42 millions - subissent des privations vitales (impossibilité de faire face au loyer ou au chauffage, par exemple). 2010 avait été déclarée « année de lutte contre la pauvreté » par l’UE. L’Europe sociale est donc enfin en marche ; rien ne semble désormais pouvoir l’arrêter.

Prolongeant ses remarquables efforts pour combattre la pauvreté, la Commission européenne poursuit la procédure contre la France visant le « bouclier fiscal ». Bruxelles n’en remet nullement en cause le principe, mais juge discriminatoire ses modalités : le plafonnement de l’impôt ne s’applique qu’aux personnes domiciliées en France, ce qui constitue, pour la Commission, une entrave à la libre-circulation. L’argumentation européenne vise donc à ce que le fisc français rembourse des impôts… payés à des trésors publics hors de France. Grâce à l’UE, certaines grandes fortunes pourraient donc éviter d’être spoliées par les quasi-bolcheviks qui règnent à Bercy et à l’Élysée.

L'Europe de la pauvreté est en marche

Enfin, en ces temps de cadeaux sous le sapin, les « aides régionales » versées ou prévues par le budget pluriannuel 2007-2013 de l’Union européenne ont été étudiées et compilées par le quotidien britannique Financial Times et le Bureau du journalisme d’investigation (britannique). Si les collectivités locales figurent parmi les bénéficiaires, la liste des heureux élus comprend également quelques autres heureux élus. La firme américaine d’informatique IBM empoche ainsi 24 millions d’euros pour différents projets technologiques ; sa compatriote Honeywell (espace, armement), 4,2 millions ; le numéro un mondial du médicament, Pfizer, 200 000 euros (pour des projets de « culture d’équipe » et d’égalité hommes-femmes) ; Coca-cola émarge au même niveau, tandis que MacDo se contente de 60 000 euros.

Crise ou pas, qu’on se le dise : la générosité fait partie des valeurs européennes.

Retrouvez tous les articles de Le Nouveau Bastille République Nations sur son blog.

jeudi 24 mars 2011

L'Hadopi a mis en garde 100.000 internautes

Le dispositif est en phase de test. Ses responsables espèrent que la plupart des téléchargeurs occasionnels renonceront spontanément à cette pratique. Crédits photo : Raphael Demaret/REA/Raphael Demaret/REA
Parmi eux, la Haute Autorité a déjà repéré des centaines de récidivistes.

Ils sont trois. Trois magistrats contre les «900.000 pirates français» dénoncés par les maisons de disques. Détachés par la Cour de cassation, la Cour des comptes et le Conseil d'État,

ces «trois vieux crocodiles qui n'ont plus rien à prouver», selon Mireille Imbert-Quaretta, mènent la Commission de protection des droits (CPD) au sein de la Haute Autorité de diffusion des œuvres et de protection des droits sur l'Internet (Hadopi). En clair, ils sont au cœur du réacteur, en charge, avec douze agents assermentés, de la «riposte graduée»que l'État a mise en place contre le téléchargement illégal.

Une stratégie qui reste controversée. Supposée être à la solde de l'industrie du disque, l'Hadopi se voit également soupçonnée de tester des méthodes de surveillance du Net. Plus prosaïquement, beaucoup de blogueurs lui reprochent sa bureaucratie, son coût, 12 millions d'euros, et une «inefficacité annoncée». Comment lutter contre une génération qui télécharge spontanément, sans toujours avoir conscience d'enfreindre la loi? Comment éviter ce piratage en l'absence d'une offre légale, abondante et peu chère? Juste avant Noël, Nicolas Sarkozy, qui recevait des personnalités du monde de l'Internet, a laissé entendre qu'il pourrait faire évoluer cette loi… Alors même que l'Hadopi fait ses premiers pas.

Des pas comptés, sans que l'on sache vraiment s'il s'agit d'une lenteur toute politique, d'une prudence stratégique ou de difficultés inhérentes à la surveillance d'un Internet par nature mouvant. Depuis sa création en 2010, elle a envoyé au total 100.000 mails aux contrevenants pris la main dans le téléchargement illégal. En octobre, lors des tout premiers envois de courriels, la Commission de protection des droits a vérifié manuellement toutes les données, toutes les adresses, craignant les erreurs et les pièges que tous ces détracteurs annonçaient. Impopulaire, l'Hadopi ne voulait pas courir le risque du ridicule. Depuis novembre, la Haute Autorité poste 2.000 mails par jour. Une goutte d'eau, comparée aux 70.000 procès-verbaux que les ayants droit, qui représentent l'industrie de la musique ou du cinéma, fournissent quotidiennement! «Nous avons choisi volontairement cette proportion (3%) pour tester le dispositif, évaluer les réactions», assurent les magistrats. En espérant que la majorité des téléchargeurs du dimanche reculerait spontanément. «Il est trop tôt pour conclure», selon les magistrats. Mais 15% des internautes qui ont reçu le courriel d'avertissement ont répondu… par la poste ! Beaucoup s'enquièrent de leur faute, car l'œuvre piratée n'est pas mentionnée. «C'est une protection», assure Jacques Bille, de la Cour des comptes: «Imaginez que madame ouvre le mail et constate que monsieur télécharge des programmes grivois.» La plupart des internautes confessent. «Oui, c'est vrai, j'ai téléchargé» et jurent: «Je ne le ferai plus». D'autres pleurent et brodent des histoires insensées.

Montée en puissance en 2011

Pendant que les internautes peaufinent leurs mots d'excuse, les magistrats tentent de marier le Code de procédure pénale, avec ses subtilités et ses contraintes, à l'Internet, royaume de l'instantané et de la duplication de masse. Les ayants droit dressaient par exemple une longue liste accusatrice de morceaux empruntés, comme pour démontrer la culpabilité de l'internaute pincé. Cela ne servait à rien. Car l'Hadopi ne retient qu'un fait à la fois. Le petit contrevenant et le téléchargeur rodé font délit égal pour la justice. Cet examen tatillon, en vue d'une éventuelle action en justice, a considérablement ralenti la marche de l'Hadopi. À dessein, confessent les magistrats. «Nous ne sommes pas un radar qui sanctionne massivement et automatiquement les infractions sur le Net. Nous devons instruire tous les dossiers avant de les transmettre éventuellement à un juge. Nous sommes trois, ce sera forcément lent, forcément pédagogique!» concluent les magistrats.

En cette fin d'année, ils ont l'ironie de ceux qui se savent dans un «dilemme diabolique: soit nous envoyons des flopées de mails et on nous traitera d'abominables répressifs. Soit nous sommes plus prudents et on nous qualifie d'inefficace», résume Jacques Bille, de la Cour des comptes. «Nous ne sommes pas payés à la recommandation. Nous sommes des magistrats indépendants», tempête encore Jean-Yves Montfort, de la Cour de cassation, visiblement las de voir l'Hadopi considérée comme le bras armé de l'industrie du secteur. Même si les magistrats prévoient une montée en puissance en 2011, la possibilité d'être pris si vous piratez occasionnellement s'avère faible. Et pourtant, plusieurs centaines de personnes ont déjà été pincées en «réitération», confient les magistrats au Figaro. En janvier, l'Hadopi entrera dans la phase deux, avec l'envoi d'un mail et d'un courrier recommandé aux récidivistes. Dernière étape avant le juge et l'éventuelle suspension de l'Internet.

Par Cécilia Gabizon

mercredi 23 mars 2011

Pourquoi la guerre en Libye ?

Cette étrange guerre qui se déroule à nos portes interroge fortement . Pourquoi en effet attaquer un pays avec lequel quelques mois plutôt , le dirigeant avait été reçu a l'Elysee ? Comment est ce qu'un chef d' état peut passer de fréquentable à ingérable ? Pourquoi ce même chef d'état décide de bombarder son peuple comme on nous l'a souvent expliqué dans les média ?

Le traitement de l'information lié à cette guerre , relève beaucoup de celui opéré en Irak en 1991 , un film fascinant , où les puissances occidentales montrent leurs armes et leur frappes "chirurgicales" sous forme de clip de propagande. Les peuples frémissent devant leurs écrans , et les civils des pays en question bénéficient de ces frappes chirurgicales en pleine poire.

Mais pourquoi ? Pourquoi est-ce que si vite , la guerre a été décidée ? Sur les plateaux de télé , d'aucun prétendent que cette intervention n'est pas "économiquement" profitable , et qu'elle sert mal les intérêts d'un pays comme la France , qui importait tranquillement 10 % de son pétrole de chez le colonel. Au nom de cet argument , il faudrait donc constater que c'est un élan humaniste qui a élevé tout une coalition contre un dictateur soudain devenu fou et sanguinaire ? Que c'est une "juste croisade" selon notre extraordinaire nouveau ministre de l'intérieur , Claude Guéant ?

Le monde a donc si soudainement changé que personne ne s'en est rendu compte. En effet , outré du massacre des civils innocents , la coalition internationale envoie ses troupes défendre la veuve et l'orphelin au cœur d'un pays qui a aussi (mais coïncidence) les 3ème réserves de pétrole de la région . Remarquez notre soulagement , puisqu'à partir de maintenant , l'OTAN et la coalition internationale vont intervenir en Côte d'Ivoire , pour arrêter également le massacre des populations civiles , ensuite ce sera en Iran , où la démocratie est bafouée et où les dirigeants bastonnent la population , puis viendra le tour du Yémen , de l'Algérie , du Tibet , et enfin de la Corée du Nord , qui en matière de violence sur son peuple détient certainement la 1ère place.

Donc nous voici apaisés de la tournure que vont prendre les évènements , grâce à l'emploi simple et efficace d'une force armée juste dans l'éthique et souple dans ces frappes militaires.

Dans ce monde idyllique , il aurait été simple de continuer à publier des articles soporifiques sur le comment du pourquoi l'occident à toujours raison. Mais vraisemblablement , les raisons en sont beaucoup plus complexes . Je vous propose donc à partir de la semaine prochaine , un document en deux parties sur la Libye

1. L'histoire de ce pays , et les relations qu'il a entretenu avec l'occident et le monde Arabe.

2. La situation géopolitique actuelle , pour essayer de comprendre qui veut quoi et pourquoi , afin de déterminer ce qui a motivé l'emploi de la force en Libye.

Et les semaines suivantes , j'en profiterait pour rebondir sur les révoltes dans le monde Arabe , et essayer là aussi de comprendre ce qu'il se passe.

A la semaine prochaine et portez vous bien !

Boris Rannou

mardi 22 mars 2011

Plus de 50.000 foyers fortunés profitent des HLM

378.000 familles dont 207.000 en île de France étaient hébergées, fin 2007, en HLM alors qu'elles ont des revenus élevés. Ces familles disposent de 11.200 à 13.500 euros par mois. Globalement, un locataire de HLM sur dix n'est pas à sa place.
L'information pourrait faire l'effet d'une bombe: de nombreux ménages aisés voire très fortunés occupent des logements HLM. Le phénomène est loin d'être marginal puisque près de 10% des logements sociaux sont habités par des foyers à «revenus élevés», rapporte La Tribune.

D'après une récente statistique de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes), dévoilé ce lundi par le quotidien économique, 378.000 familles dont 207.000 en île de France étaient hébergées, fin 2007, en logement social alors qu'elles vivent avec au moins 5.300 euros par mois avec un enfant et 6.400 euros avec deux enfants. Ces habitations sont pourtant en théorie réservées aux ménages les plus modestes.

Et les familles les plus fortunées de France occupent également des logements sociaux. Ainsi, 53.000 ménages appartenant au 10% des foyers les plus riches de France étaient, fin 2007, logés en HLM. Concrètement, ces familles ont des revenus mensuels de 11.200 euros minimum lorsqu'elle compte un seul enfant et d'au moins 13.500 euros, avec deux enfants.
1,2 million de ménages pauvres sur liste d'attente

Pour expliquer ce dysfonctionnement, Thierry Repentin, président de l'Union sociale pour l'habitat indique que «cet état de fait est souvent le fruit d'une situation ancienne : des personnes ont intégré les HLM à un moment où leurs revenus étaient bien moins élevés». Or, la loi du maintien du logement social les autorise à conserver leur habitation. «A Paris , la présence de nombreux locataires aisés en HLM tient aussi au fait que la capitale connaît une envolée des prix immobiliers, bien supérieure au niveau de vie de nos concitoyens», ajoute Thierry Repentin. Ce dernier précise qu'il «fait tout» pour réattribuer ces logements à qui de droit. Car les listes d'attente sont interminables, «1,2 million de ménages pauvres sont sur liste d'attente pour entrer dans le parc social», indique Thierry Repentin.

Par Mathilde Golla

Crédits photo : Richard VIALERON/Le Figaro

lundi 21 mars 2011

Logements sociaux : Paris n'a pas à payer d'amende

Alors que les Echos ont affirmé mardi que la capitale avait réglé une amende de 15 millions d'euros pour non respect des quotas fixés par la loi SRU, le secrétaire d'Etat au Logement précise qu'il s'agit seulement d'une "amende théorique".

Le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu. (AFP)

Paris n'a pas à payer 15 millions d'euros d'amende pour n'avoir toujours pas atteint le quota de 20% de logements sociaux prévu par la loi SRU (Solidarité et de renouvellement urbain),
ce montant étant seulement "théorique", a reconnu auprès de l'AFP le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu.
"C'est une amende théorique. En raison des fonds propres consacrés par Paris au logement social, la ville n'a rien à payer", a déclaré mardi 28 décembre Benoist Apparu.
Citant des chiffres du ministère de l'Ecologie et du Logement auxquels il précisait avoir "eu accès", le quotidien économique Les Echos écrit mardi que Paris était, avec 15 millions d'amende, la ville la plus pénalisée de France.
La Ville de Paris avait déjà formellement démenti lundi soir avoir versé cette amende.
"La Ville de Paris dément catégoriquement tout versement de pénalités liées à la loi SRU compte tenu des efforts extrêmement importants réalisés depuis 2001", avait déclaré à l'AFP l'adjoint au maire de la capitale chargé du Logement, le PS Jean-Yves Mano.


"zéro euro"

"J'ai l'honneur de vous faire connaître que la direction générale des finances publiques et la direction générale des collectivités locales m'ayant transmis le nombre de résidences principales et le potentiel fiscal par habitant, je suis en mesure de vous indiquer que le montant du prélèvement est fixé à zéro euro", indique une lettre de la préfecture de Paris en date du 26 février 2010.
Christian Nicol, directeur du logement à la Ville de Paris, a précisé à l'AFP que la Ville de Paris avait accordé en 2008 [la dernière année considérée pour le paiement des amendes, ndlr] 152 millions d'euros de subventions au logement social, soit largement au dessus de ce qui est imposé par la loi SRU aux villes pour rattraper leur retard sur le quota de 20%.
Benoist Apparu avait indiqué le 21 décembre à l'Assemblée nationale que les "sanctions financières" pour le non-respect du quota de logements sociaux dans les communes s'élevaient en 2010 à 75 millions d'euros pour l'ensemble de la France.
Mais le montant effectivement perçu des amendes n'est que de 31 millions d'euros, en raison des défalquations autorisées pour de nombreuses villes comme Paris, a tenu a préciser à l'AFP Benoist Apparu.


Boulogne-Billancourt et Neuilly

De la même façon, la municipalité de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a également démenti mardi dans un communiqué "avoir jamais été pénalisée" pour n'avoir pas atteint le quota de logements sociaux prévu par la loi SRU, en réponse au même article des Echos.
"La ville de Boulogne-Billancourt dément avoir jamais été pénalisée sur le logement social" et "regrette la confusion entre amende théorique [1,7 millions d'euros, ndlr] et amende réelle déduction faite des investissements".
"Récemment, la préfecture a validé que le taux de réalisation des logements sociaux avait atteint pour la période de 2002 à 2009 : 118 % des objectifs fixés par l'État", a fait savoir la municipalité UMP.
"Pour le plan pluriannuel 2008-2009-2010, la ville dépassera aussi largement ses objectifs ayant investi 20,091 millions d'euros de dépenses déductibles", a-t-elle ajouté.
Les Echos estiment eux que "l'ex-commune ouvrière, Boulogne-Billancourt n'a finalement pas profité des friches industrielles pour redresser la barre" et qu'elle avait acquitté 1,8 million d'euros de pénalités.
La municipalité s'inscrit en faux contre cette assertion citant "la constructibilité arrêtée dans la convention de la ZAC Seguin Rive-de Seine, qui fixe à 170 000 m² la construction de logements sociaux sur un total de 420 000m², plusieurs immeubles étant déjà livrés et occupés".
La ville de Neuilly-sur-Seine a également démenti avoir dû payer des pénalités pour ne pas avoir respecté la loi SRU.
De son côté, Nice a démenti mardi avoir payé 2,4 millions d'euros et affirme que la pénalité s'élève en réalité à 826.746 euros.



(Nouvelobs.com avec AFP)

vendredi 18 mars 2011

Solitude : lancement de la grande cause nationale

Chaque mois devrait être consacré à une forme d'isolement : SDF, mères, personnes âgées…

«Pas de solitude dans une France fraternelle.» C'est le slogan de la grande cause nationale, lancée mercredi à Matignon par François Fillon. Autour de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, connue pour son action auprès notamment des personnes âgées et des personnes isolées, se sont mobilisées 24 associations, parmi lesquelles le Secours catholique, le Secours populaire, l'Armée du salut,
l'Ordre de Malte, mais aussi les Banques alimentaires, SOS Amitié et SOS Villages d'enfants pour l'organisation d'événements au cours de cette année.

Selon un sondage réalisé cette année par la SSVP, 30 % des Français disent souffrir de la solitude. Contrairement aux idées reçues, elle ne touche pas seulement les personnes âgées, mais aussi, et même dans des proportions supérieures, les femmes de 35 à 49 ans, notamment frappées par des séparations. Dans les grandes agglomérations, le phénomène est accru : à Paris, Lyon et Marseille, le sentiment d'isolement concerne 45 % des habitants, contre 30 % dans les autres zones urbaines. «La solitude n'a ni âge ni milieu social, lance Bruno Dardelet, président de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Et aujourd'hui, pour lutter contre la solitude, il faut remettre à l'honneur la fraternité.»

«L'ampleur du mal social»

Afin de communiquer concrètement sur la lutte contre l'isolement, les associations impliquées ont décidé de dédier chaque mois de l'année prochaine à un type de solitude et d'organiser des événements dans des villes différentes. Mercredi, saluant le travail de ces associations, François Fillon a indiqué qu'«il était temps de reconnaître l'ampleur du mal social qui continue de nous échapper». C'est ainsi que les événements du mois de janvier se dérouleront à Bordeaux sur le thème des sans-domicile fixe. Le mois de février sera dédié, via des événements à Lille, à la formation de bénévoles, mars à la solitude des villes et des campagnes, avril aux maisons de retraite et aux hôpitaux, avec des actions phares probablement à Paris, mai aux mères de famille, juin aux familles isolées, juillet aux handicapés, août aux enfants et aux départs en vacances, septembre aux jeunes en recherche d'emploi, octobre à la solidarité intergénérationnelle, novembre aux appels téléphoniques aux personnes isolées et enfin décembre traditionnellement aux exclus des fêtes de fin d'année. Au-delà, chaque association partenaire proposera dans ses lieux d'accueil et ses permanences un panonceau «Point Fraternité». Bruno Dardelet prône la création d'un observatoire de la solitude. Il réfléchit également aux modes d'actions pour lutter contre la solitude, notamment le téléphone et les nouvelles technologies. Des contacts pour rompre l'isolement que la Société de Saint-Vincent-de-Paul trouve utiles et parfois moins intrusifs qu'une visite à domicile.

Enfin, comme chaque année, le collectif d'associations va bénéficier de campagnes d'information sur les écrans de télévision. Des réunions sont prévues avec France Télévisions, sur fond de remise prochaine par le CSA au premier ministre d'un rapport sur la représentativité des associations dans les médias.

Une maison de retraite à Grenoble (Illustration). Crédits photo : PHILIPPE DESMAZES/AFP

Par Aude Seres

jeudi 17 mars 2011

Fracture sociale : loin de se résorber, elle progresse encore

Il y a 16 ans, un candidat à la présidence de la République était sur le point de mener une campagne présidentielle victorieuse sur le thème de la « fracture sociale ». La semaine dernière a malheureusement rappelé que la situation s’est largement détériorée depuis…

Une fracture devenue béante

Bien sûr, en 2010, la rémunération des patrons du CAC 40 a baissé de 14% par rapport à 2009. Mais elle devait être basée sur les résultats 2009. Il est donc probable que la très forte remontée des résultats cette année devrait engendrer une remontée des rémunérations l’an prochain. En effet, The Economist rapporte que les profits des entreprises étasuniennes sont remontés à près de 8 à 16% de la valeur ajoutée, équivalent au pic de 2000 et déjà proche des 18% de 2007.

Partout, la remontée des profits des grandes entreprises est extrêmement rapide, et contraste avec la lenteur de la reprise pour le reste de la population. C’est ainsi que les grands patrons français ont gagné 3 millions d’euros en moyenne, 190 fois le SMIC. Carlos Ghosn obtient la pôle position avec une rémunération de 9 millions. Pour mémoire, c’est 60 fois plus que le salaire que gagnait Raymond Lévy au début des années 1990 à la tête de Renault (un million de franc, soit cent cinquante mille euros).

La France d’en bas souffre
Fracture sociale : loin de se résorber, elle progresse encore
Et contrairement aux gouvernements Chirac, Nicolas Sarkozy continue dans sa politique de refus de coup de pouce au SMIC. Certes, ailleurs en Europe, les salaires peuvent baisser, mais cela montre l’horreur d’un système économique qui organise, par la globalisation néolibérale, l’absence de progrès social pour les classes populaires alors que les hauts revenus et les profits des entreprises rebondissent rapidement, conservant l’intégralité des gains de productivité.

Pire, on apprend que 43% des jeunes hommes habitant dans les quartiers sensibles sont au chômage. C’est la conséquence directe des délocalisations massives d’emplois industriels et maintenant de services (centres téléphoniques, certains travaux bancaires ou informatiques). Quel message envoie notre société à cette jeunesse ? Comme le montrent Gaël Brustier et Julien Landfried dans une tribune publiée dans Libération, cette paupérisation touche fortement les zones rurales.

Le plus dommage est que les réponses à la fracture sociale avait déjà été largement esquissées au début des années 1990 par les partisans de l’autre politique, Philippe Séguin et Jean-Pierre Chevènement en tête. Des réponses plus que jamais d’actualité aujourd’hui.

Retrouvez les articles de Laurent Pinsolle sur son blog

mercredi 16 mars 2011

Courage !

Mes chers amis du net ,

Voici 4 ans que nous subissons au quotidien , les tribulations d'un chinois en Chine , un vilain petit canard qui se croit tout permis. Et de fait il l'est puisque 52% des français ont voté pour lui.
Mais franchement qu'a t il apporté au pays ?

Deux ans et demi de mandat :


TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS
Juillet 2009
La réforme permet à certains commerçants dans certaines zones prédéfinies d'ouvrir leur portes le dimanche.
Conclusion , certains patrons ont décidés qu'il n'était pas forcément nécessaire de majorer les heures travaillées les jours fériés. En outre , cela induit l'idée que l'on peut prendre sur son temps de repos (acquis de haute lutte je le rappel par nos aïeux) pour produire d'avantage . Lorsque dans le même temps d'autres se font balader en limousine et en jet privé à travers le pays et le monde ; où reçoivent de substantiels bénéfices de banques choyées par nos gouvernements fantoche.
Travailler plus pour gagner plus , mais surtout s'appauvrir quand on est pauvre et s'enrichir quand on est riche.


LE BOUCLIER FISCAL
21 août 2009
Les très riches ne peuvent plus être imposés au delà de 50% de leur revenus.
Conclusion , de 250 millions d'euros en 2007 à 458 millions en 2008 , ce dispositif a surtout servi à protéger les riches électeurs du président , et d'assurer encore une fois leur soutien dans la campagne de 2012. Car oui , je peux vous l'affirmer dès aujourd'hui , notre népote se représentera , l'ivresse du pouvoir touche tous les esprits avides. 458 millions d'euros qui auraient permis le financement de bien des œuvres sociales , et notamment la gratuité des énergies pour les titulaires des minimas sociaux. Cet insolence avec laquelle les élus (pas tous mais quand même) jouent avec les finances publiques est insupportables. Les taux de prélèvements sur les salaires devraient faire l'objet d'une explication claires et d'un suivis effectifs à chaque prélèvement. La fiche de salaire devraient être clairement lisible et l'argent ponctionné devrait pouvoir être suivis aisément.
On protège les plus riches on tape sur les plus pauvres.

POLLUER MOINS POUR GAGNER PLUS
Décembre 2007
L'achat d'un véhicule neuf , rejetant des taux de CO2 acceptable fait l'objet d'un bonus écologique , diminuant le prix du véhicule.
Et ben voilà , c'était pas si compliqué de faire quelque chose d'utile ! Pour doper les ventes d'automobile et renouveler le PAF , cette mesure a tout bon ! Mais la prime à la casse est terminée et la vraie révolution serait bien sûr un véhicule auto-suffisant , alimenté par énergie renouvelable . La voiture électrique est une bonne chose , mais sachant que notre production électrique est d'origine nucléaire , ce n'est pas vraiment une bonne nouvelle. Tout ces "histoires"
d'énergie propre ne sont en réalité q'un problème de brevets , dont l'obtention conditionne la vente de ces énergies. Paraitrait-il qu'une voiture fonctionnant à l'eau était en route mais qu'on l'a très vite arrêtée ! (http://forums.futura-sciences.com/physique/46151-un-moteur-fonctionnant-de-leau-existe.html)


DEFISCALISATION DES HEURES SUPPLEMENTAIRES
1er octobre 2007
Les heures sup' sont exonérées d'impôt sur le revenu et de charges sociales.
Défintivement , le patron ne paie pas de charges sociales pour ses employés en heures supplémentaires et ceux qui en bénéficie sont éxonérés d'une partie de l'impôt sur le revenu .
Conclusion , Mais qui ça concerne finalement ? Les petits salariés qui ne paient pas d'impôts sur le revenu , ont droit à leurs heures supplémentaires défiscalisées , mais sans aucune contrepartie financière ! Les professions hautement rémunérées qui elles s'affranchissent des heures sup ont quand à elles le droit à des déductions fiscales. Ce sont finalement toujours les mêmes qui sont servis par ce gouvernement abject. D'autant que lorsqu'on fait les 3 8 à l'usine , on ne peux pas vraiment travailler plus , mais on voudrait bien gagner plus. Le meilleur moyen est alors de cesser complètement la production qui nourrie ces "élites bien pensantes" qui se gavent sur le dos de cette vraie France productive. Et c'est bien cela qu'il faut défiscaliser , les taxes salariales sur les petits salaires. En dessous de 3000 euros par mois , aucune taxe ne doit apparaitre sur le fiche de paie. Les autres salariés gagnant plus de 3000 euros par mois compenseront la moins-valu grâce à un taux d'imposition plus élevé.
On sert toujours la soupe au même , il est temps que chacun ait sa propre gamelle.


REFORME DES INSTITUTIONS PARLEMENTAIRES
21 juillet 2008
Cette loi vise à valoriser le Parlement, mais permet aussi au chef de l'Etat de s'exprimer devant les parlementaires et sénateurs réunis en Congrès. Finalement , de parler plus pour gagner plus. L'augmentation faramineuse dont à fait l'objet le présidents et ses ministres en début de mandat est dans toutes les mémoires. A c titre , ils auraient déjà dus être tous dégagés , car il faut bien comprendre que c'est de l'argent publique , donc nos impôts qui leur permettent ces frais de bouches en Tunisie où sur des Yachts moches de surcroit. La fonction parlementaire et même politique en général doit être soumis à une vocation , et en ce sens les rémunérations indexées sur le revenus médian des circonscription où les élus exercent leur mandats. Ce retour à un équilibre financier devrait déjà épuré des rangs d'élus bien trop avides de jouir des commodités du pouvoir.

REFORME DU SYSTEME DE SANTE
24 juin 2009.
Moins d'hôpitaux en campagne et plus de médecins dans les villes.Déremboursement de médicaments utiles au quidam mais onéreux pour les pouvoirs publique.
Ici en Bretagne , je garde un souvenir vif de l'annonce de cette réforme , l'hôpital de Carhaix était sur la sellette

Hopital de carhaix "Camarade ! " par merlindu29
Voilà comment l'état traite ces sujets qui exigent un système de santé pour tous. Après ces luttes juste et justifiées l'hôpital de centre-Bretagne a été maintenue . La protestation n'est donc pas inutile !

Voilà , un premier billet pour exercer mon droit à la prise de parole , et aussi pour préparer ce terrain de vote que vont encore essayer de s'arroger les médias en nous pondant des sondages bidons et des candidats qu'on va entendre en boucle au détriment de vrais orateurs.
Je vous invite donc tous et toutes à me retrouver chaque semaine le mercredi pour un "débrief" à chaud de l'actualité !
En attendant la semaine prochaine : La lutte commence , serrez les rangs camarades !

Boris Rannou.

mardi 15 mars 2011

SÉCURITÉ INTÉRIEURE - Les députés votent la Loppsi 2

Source Reuters

Les députés ont adopté mardi en seconde lecture, par 305 voix contre 187, le projet de loi sur la sécurité intérieure, dite Loppsi 2, qui fixe les grandes orientations des forces de l'ordre pour cinq ans (2009-2013). Les groupes UMP et du Nouveau Centre ont voté pour. L'opposition de gauche a voté contre ce texte, que le Sénat examinera à son tour en seconde lecture au premier trimestre 2011.

Ce texte, qui fait suite à la loi dite Loppsi 1 du 29 août 2002 parvenue à échéance fin 2007, reprend notamment des mesures annoncées le 30 juillet dernier par Nicolas Sarkozy lors de son discours de Grenoble.

Ce projet de loi est vivement dénoncé par l'opposition de gauche et par les associations de défense des droits de l'homme. "C'est un bric-à-brac sans visions ni moyens", estime le Parti socialiste. Le groupe PS a d'ores et déjà annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel dès que le projet de loi serait définitivement voté par le Parlement.

Le gouvernement a défendu son texte par la voix du ministre de l'Intérieur. "Le gouvernement met entre vos mains tous les moyens d'aller plus loin dans le combat contre la délinquance", a affirmé Brice Hortefeux. Le texte prévoit ainsi d'étendre la liste des motifs de déchéance de la nationalité française aux condamnés naturalisés depuis moins de dix ans ayant causé la mort d'une personne dépositaire de l'autorité publique.

Assouplissement du permis à points

Ce texte, composé d'une centaine d'articles ajoutés au fil des lectures à l'Assemblée et au Sénat, comporte de nombreuses dispositions allant de l'identification d'une personne par ses empreintes génétiques au développement de la vidéosurveillance en passant par le renforcement des polices municipales, sans oublier un durcissement des sanctions en matière de délits routiers.

L'Assemblée avait déjà adopté en première lecture de nombreux amendements de sa commission des Lois, comme celui autorisant les préfets à instaurer un couvre-feu de 23 heures à 6 heures pour les mineurs de 13 ans non accompagnés ou bien encore l'autorisation à titre expérimental sur trois ans d'installer des scanners corporels dans les aéroports ou le renforcement des sanctions contre les vendeurs à la sauvette.

Le texte prévoit également la création du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), l'aggravation des peines pour les vols commis à l'encontre des personnes vulnérables et généralise les peines planchers en direction des auteurs de violences aggravées qui ne concernaient jusqu'ici que les multirécidivistes.

Au cours de cette deuxième lecture, l'Assemblée a adopté plusieurs amendements. Ainsi, après un bras de fer avec le gouvernement qui s'en est finalement remis "à la sagesse" de l'Assemblée, les députés - la gauche votant contre - ont assoupli le permis à points.

La restitution des 12 points se fera en deux ans au lieu de trois actuellement et les automobilistes seront autorisés à effectuer un stage de récupération des points tous les ans et non plus tous les deux ans. Le délai restera toutefois fixé à trois ans pour un délit ou une contravention de quatrième ou de cinquième catégorie, comme la grande vitesse ou l'alcoolémie.

L'Assemblée a également retenu un amendement, présenté par les députés UMP membres du courant Droite populaire, qui propose de permettre aux jurys de cours d'assises de prononcer, à l'encontre d'un étranger coupable, une peine complémentaire d'interdiction définitive du territoire.

Le texte, décrié par l'opposition fixe les grandes orientations des forces de l'ordre pour cinq ans, de 2009 à 2013. © Bertrand Bechard / Maxppp

Le Point.fr

lundi 14 mars 2011

Loppsi II : le point de vue d'Anna, militante du NPA 34, nomade vivant en camion, agressée, avec d'autres camarades, samedi dernier à Montpellier par

Au nom de la lutte contre la cybercriminalité ?

Depuis des mois, le gouvernement montre sa volonté de mettre en place un système de filtrage d'Internet au nom de la lutte contre la pédo-pornographie. La loi prévoit que sur décision de justice, les fournisseurs d'accès à internet peuvent être contraints de bloquer l'accès à un site jugé illicite. Que des mouchards puissent être installés pour capter les données contenues sur des ordinateurs suspects.

Ces outils de filtrage censés surveiller et analyser le trafic afin de bloquer l'accès à certains contenus ou applications suscitent des interrogations. Sont-ils efficaces ? Respectent-ils les libertés publiques ?? Bien sûr que non : Une fois aux mains du gouvernement, ce dispositif de censure sera inévitablement élargi. Il est l'aboutissement de la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy et de son obsession de contrôler Internet, ce contre-pouvoir qui jusqu'à présent lui échappe.

La censure du Net est l'instrument dont l'exécutif a besoin afin que, une fois élargi à d'autres domaines, il puisse faire taire les oppositions de demain. Le blocage d'accès aux sites Internet est un danger pour la démocratie car le dispositif sera forcément étendu par la suite, comme le montre la volonté affichée du gouvernement de censurer WikiLeaks.

Au nom de la lutte contre… la délinquance , la criminalité, le terrorisme??

Extension de la vidéosurveillance : Objectif: tripler le nombre de caméras installées sur le territoire sur la voie publique d'ici à 2011 soit 60 000 caméras. Les préfets pourront autoriser l'installation de caméras en cas de «manifestations ou rassemblements de grande ampleur présentant des "risques pour l'ordre public". Le projet de loi prévoit aussi d'assouplir les conditions de visionnage des images.

On reparle du couvre-feu... Un amendement introduit par le gouvernement permettrait aux préfets d'instaurer un couvre-feu pour les mineurs de 13 ans entre 23 heures et 6 heures.

Plus de pouvoirs aux policiers municipaux qui pourraient être autorisés à participer aux contrôles d'identité sous l'autorité d'un officier de police judiciaire. Un autre amendement, adopté en commission, prévoit d'attribuer aux directeurs de police des grandes villes, la qualité d'agents de police judiciaire, qui leur permettra de constater des contraventions, crimes et délits.

Un amendement adopté en commission propose l'expérimentation dans les aéroports français des scanners corporels, ces cabines controversées qui reproduisent sur un écran les corps nus mais qui permettent de voir sous les vêtements des objets ou produits dangereux. L'idée n’est pas nouvelle, le scanner avait déjà été expérimenté fin 2008 à Nice et l’idée à été remise au goût du jour, fin décembre, après l'attentat manqué contre un avion de ligne américain.

Et aussi :

- Fermeture administrative des épiceries de nuit en cas de trouble à l'ordre public

- Création d'un délit de «vente à la sauvette».

-Interdiction de vivre dans des habitats alternatifs (yourte, tipi, camion, écoconstruction…)

A votre avis pour quelles populations s’adressent les 3 mesures précédentes ? Epicerie de nuit, vente à la sauvette, habitats alternatifs… ?

Vous croyez toujours que cette loi vise à lutter contre des attaques terroristes (risque selon la police)? Contre une criminalité grandissante (selon la police) ? Une délinquance généralisée (selon la police) ??

VOUS CROYEZ QUE :

-Vivre hors de ce système d’exploitation des plus pauvres, d’asservissement des plus démunis, en choisissant un mode d’habitat alternatif (par choix parfois mais souvent par contrainte car il n'y a pas en France une politique du logement),

-Développer des alternatives locales avec les populations démunies et les paysans, afin de ne plus alimenter les multinationales de l’agrobusiness (car manger est VITAL)

-Développer des rassemblements artistiques, culturels alternatifs afin de produire des ponts entre les gens et créer ensemble de nouvelles alternatives au showbusiness, multinationales de la culture empêchant l’émergence de nouveaux courants, artistes (qui ne seraient pas « profitables/bancables »)

-Défendre les droits fondamentaux humains (libre circulation, libre installation, libre expression…) au détriment de ce système d’oppression

EST UN ACTE TERRORISTE, CRIMINEL… !!!? Alors souriez ! Vous êtes bien dans l’esprit de la loi LOPPSI2 !!

Et avant même que cette loi ne soit promulguée, la police l’applique à la lettre ! Cette loi leur donnera juste la légitimité d’action car pour le moment nous laissons faire.

Depuis le début de mon investissement contre cette loi il y a 15 jours, j’ai de gros problèmes de connexion ; ordinateur qui rame, qui plante, sites en maintenance, serveurs introuvables… et depuis que mon contact a été imprimé sur les tracts d’information samedi dernier au rassemblement à Montpellier : piratage de ma boîte mail ! Je ne peux plus accéder à mes dossiers, je ne peux plus envoyer de message !

Quel cybercrime ai-je commis en donnant mon mail pour informer la population d’une loi en cours de discussion?

Mercredi dernier j’étais place de la République (tout un symbole) à Paris à la réunion unitaire des collectifs qui se mobilisent contre la loi. Des militants sont venus nous chercher pour soutenir une action D.A.L (droit au logement) sur la place car les policiers venaient les interpeller.

Nous sommes arrivés à la fin, image pathétique d’une mère de famille encadrée par 2 policiers suréquipés ! Nous avons applaudi le magnifique travail de la police (ce qui a alerté des passants qui se sont arrêtés), les policiers se sont remis en formation devant nous, à 5 mètres, nous avons continué à protester et nous avons vu partir discrètement des policiers sur les côtés pour nous encercler. Nous avons reculé un peu et ils se sont mis à courir après nous. Nous sommes sortis du parc et nous nous sommes « réfugiés » dans la rue. Les policiers ont marqué un temps d’arrêt puis sont venus nous poursuivre dans la rue, au milieu des voitures !...

Quel délit avons-nous commis pour être poursuivis dans la rue par la police sans sommation ?

Samedi en fin d’après-midi, après le rassemblement à la Préfecture, à Montpellier, nous avons fait un défilé avec nos camions/nos maisons dans les rues de Montpellier (Arceaux, Peyrou, Bd du Jeu de Paume), nous avons bloqué 30 minutes le carrefour au niveau du marché rond (Halles Laissac), ambiance bonne enfant, musique, nous étions là pour informer la population qui n’a pas encore entendu parler de cette loi…

Alertés par l’absence de la police qui aurait dû nous encadrer, nous avons rassemblé les camions pour partir (nous étions satisfaits de l’action, on nous avait vu, entendu) car nous sentions que la riposte ne tarderait pas et qu’elle pourrait être violente !...

Nous n’imaginions pas à quel point !

Alors que les premiers camions partaient dans la petite rue à droite avant la gare, nous avons vu arriver de cette même petite rue des CRS surarmés et, sans sommation, ils ont foncé sur les gens qui étaient encore là, autour des camions.

Un homme était sur le côté du camion devant moi, lorsqu’il s’est retourné et à vu les CRS le charger il a crié « arrêtez » en mettant son bras devant lui mais ces bêtes sauvages armées (il n’y a pas d’autres mots, j’ai vu leur regard) l’ont matraqué contre le camion et on continué alors qu’il était à terre !

Le CRS qui venait de le frapper est venu se mettre devant le capot de mon camion (où il y avait le drapeau PACE (paix)) avec un autre. Un 3ème est venu côté passager pour ouvrir ma porte (qui par miracle était fermée), de rage il a matraqué mon camion/ma maison ! Je n’ai gagné ma survie que parce que 2 gars formidables (merci à eux pour leur courage!) ont interpellé ceux qui étaient devant mon camion ! Ces derniers tels des taureaux enragés attirés par le drap rouge du torero se sont précipités vers eux et les ont poursuivis !

J’ai pu partir de l’autre côté, en état de choc, ramassant au passage un gars qui fuyait le matraquage mais que j’ai dû laisser quelques mètres plus loin car son frère ne nous avait pas suivis et il ne voulait pas le laisser seul !

Vous savez ce que ça fait quand vous êtes militant depuis 20 ans, que vous battez le pavé depuis toutes ces années pour vos droits et la liberté de tous et que vous êtes obligée de fuir en laissant vos camarades à terre, matraqués par des flics hargneux ?

Il y avait dans un des camions un couple avec un bébé de un an et demi, dans un autre camion une petite fille de 7 ans avec son papa (car nos camions sont nos maisons). Un camion a reçu un tir de flash ball dans une fenêtre (ça aurait pu être un camion avec un enfant dedans !), d’autres ont eu le pare brise cassé, les fenêtres cassées, les portes et tôles enfoncées par le matraquage…

Quel acte terroriste avons-nous commis pour subir des matraquages et la destruction de nos maisons pendant une manifestation pacifiste?

Ils veulent nous voir déraper ? Mais nous continuerons à prendre les coups sans répliquer car nous sommes pacifistes.

N’écoutez pas les médias qui disent qu’ils nous protègent des casseurs ! Il n’y en avait pas samedi à Montpellier, en tout cas pas de notre côté, par contre des casseurs de maisons alternatives et de leurs habitants il y en avait en face !!!

Ils veulent faire taire l’opposition ? Nous continuerons à défendre nos libertés jusqu’au bout!

Parce que, tant que cette loi peut passer, ce sont nos vies qui sont en sursis et c’est bien la mort que l’on risque maintenant dans les manifestations « alternatives » qui ne sont pas cadrées par des syndicats bidons et lorsque l’on reste un peu plus longtemps dans la rue (certains y vivent déjà, où pourraient-ils aller ?) à la fin de la manifestation au lieu de se disperser et d’attendre la prochaine journée de mobilisation !

Nous invitons la population à s’informer sur cette loi ! A rejoindre les mouvements de résistance qui s’organisent partout en France et en Europe sur la base de l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 :
« Lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et, pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Anna, maillon de la chaîne des collectifs éphémères, nomades et citoyens en mouvement…

Le deuxième témoignage

Témoignage à propos de la fin de la manifestation contre la loi Loppsi samedi 18 décembre 2010

Ce soir j'ai assisté à ce que j'appelle "l'horreur" qui nous guette et nous attend si on n'est pas sages, pas obéissants, ou si simplement on manifeste.

En rentrant vers 18 heures 30 avec mon vélo, je vois le boulevard Jeu de Paume bloqué J'entends de la zique, du bruit, à gauche ... je vais voir. C'était une manif, des camions bloquaient le carrefour, (gare, tunnel Comédie et Jeu de Paume), devant le parking rond Laissac. Une dizaine de camions guère plus, Une centaine de jeunes, principalement, un peu plus, avec les gens qui s'approchaient pour savoir ce qui se passait. Je m'approche, discute avec une jeune femme et sa petite fille qui habitaient en camion, elle m'explique en détail et dans quelle Loi cela s'inscrivait, je parle avec une dame, au courant, elle, un couple aussi au courant et qui m'informait d'autre chose, sur Montpellier, entre autre l'EAI pour lequel un projet d'habitat collectif écologique serait en pourparler avec des réunions etc ...

En tout, le carrefour a été bloqué 30-45 minutes grand maximum.

Là une vingtaine d'agents de la TAM arrivent, vont vers les manifestants, je pense qu'ils leur demandent de débloquer le carrefour pour les bus.

Au bout de 5 minutes un ou deux camions bougent, les bus commencent à bouger, on sent que "la petite foule" se dirige vers les camions, il n'y avait plus de musique depuis un bon moment, les manifestants s'étaient dirigés vers les automobilistes pour leur dire pourquoi ils étaient là, très pacifiques, malgré les injures de certains automobilistes bloqués et furieux de l'être ...

En un quart d'heure presque tous les camions des manifestants étaient partis, direction le parking Saint-Jean par la rue d'Alger. Et là, venant précisément de la rue d'Alger ou rue de la République (qui mène à la Gare) un nuage de CRS boucliers et armés courent direct sur les derniers manifestants, se mettent à leur taper dessus comme des forcenés.

Les manifestants hurlent, se précipitent dans les 4 camions qui restaient encore, et là, les CRS s'en prennent aux camions, cassant à la matraque toutes les vitres des camions avec une violence, une rapidité, une systématique impressionnante.

Des "passants" commencent à se retourner, certains s'approchent, d'autres reculent. Il reste au carrefour des manifestants sans camion, très identifiables (soit dans leur tenue, soit parce qu'ils ont des chiens, soit parce que tout simplement ils sont jeunes, certains avaient un brassard orange au bras). Et là les CRS commencent à lancer des bombes lacrymogènes mais sans fumée, je crois plutôt des sortes de bombes pétard (mes oreilles ont bourdonné très fort) en direction du cercle élargi des passants qui commençaient à prendre parti et hurlaient pour demander d'arrêter ça; dans le but de semer la terreur et faire reculer les passants et autres intervenants, dissuader toute tentative de soutien.

Pendant encore au moins une demi heure, une chasse poursuite dans les rues autour a continué, les CRS par groupe de 6 ou 7 coursaient ces malheureux jeunes dans tous les sens, armes dirigées sur eux. Il faisait nuit, des cris et des injures se faisaient entendre encore, voilà ce que j'appelle l'horreur.

Je suis restée encore dans le secteur, parlant avec des gens qui me posaient des questions, qu'est-ce qui s'est passé ? qu'est-ce qui se passe? J'expliquais, beaucoup répondaient "merci Zarkozy" ou "c'est dégueulasse", un monsieur asiatique me dit "c'est pour semer la terreur, mais il ne faut pas avoir peur, il ne faut pas se laisser envahir par la peur", et il se dirigeait "comme un passant ordinaire" en direction du groupe de CRS resté en place juste devant la rue de la République.

Après coup j'étais scotchée, les jambes raides, gelée, envie de vomir. j'avais posé mon vélo quelque part pour avoir les mains libres. Je n'arrivais pas à "rentrer chez moi" bien tranquillement ... au chaud ... et je voyais toute cette population allant et venant les bras chargés de cadeaux de Noël, ignorants, pressés de prendre leur bus ou leur voiture pour rentrer chez eux, il était 19 heures 30.

Y a t-il eu des blessés? Certainement. J'espère pas. De la casse (leur maison) oui.

Quel recours pour ces manifestants de plaider leur cause, celle de personnes agressées sauvagement, sans raison le justifiant ? Oui ils manifestaient, oui ils avaient bloqué la circulation, mais, mais, mais quoi d'autre? RIEN. même pas de résistance lorsque la TAM est venue leur demander (je suppose) de bouger. Ils s'exécutaient.

De ma place à moi, que faire après une chose pareille, quoi faire de tout ça?

Laeticia B.

vendredi 11 mars 2011

Au resto à 2 € du foyer immigré, même la police vient manger

Formaté sans doute par des a priori clichés, je m'apprêtais à mener une enquête sur les économies parallèles (drogues and co) qui se développent, dit-on, dans les cercles ghettoïsés des fameux « quartiers ». C'est pourtant une tout autre histoire que m'a raconté D., mon contact en ces lieux.

« Tout a commencé après l'ouverture du foyer des travailleurs migrants. Les obligations réglementaires imposaient la mise à disposition d'une cuisine réservée à l'usage individuel de chaque résident.

Mais les occupants, tous issus de la communauté noire africaine, adaptèrent aussitôt la cuisine pour un usage collectif plus conforme à leurs traditions culturelles. La taille de la pièce permettait largement sa transformation en un lieu de vie. Un volontaire, dûment rémunéré par ses pairs, fit office de cuisinier pour tous. »

Jusque là, rien que de très banal. Mais l'histoire prit bientôt une tout autre dimension…

« Très vite le bouche à oreille se propagea dans le quartier. louant la qualité de la cuisine du foyer de travailleurs migrants. Les gens isolés, les précaires, les étudiants commencèrent à affluer. Moyennant deux euros, chacun pouvait s'y faire servir un solide repas africain.

Les organisateurs furent rapidement débordés, mais virent l'avantage de choyer cette “clientèle” inattendue. Ils se réorganisèrent. Mirent sur pied une équipe chargée de l'approvisionnement, nommèrent un second cuisinier. Les mamas africaines des alentours, désœuvrées, vinrent prêter main-forte aux fourneaux. »

Bientôt des bénéfices et un fonds d'aide communautaire

Un roulement des équipes de cuisiniers et cuisinières fut également planifié pour offrir un service ininterrompu de 8 heures du matin à minuit (une bonne partie des clients travaillant en trois huit ! ) Et l'on vit apparaître un mystérieux et énigmatique personnage, connu de tous mais nommé par personne, chargé des questions financières : le « comptable ».

« Ils firent rapidement des bénéfices ! Le “comptable” et le comité des sages se réunirent . Ils prirent la décision collective de créer un fonds d'aide sociale communautaire : aider les vieux sans revenus, aider ceux qui se retrouvaient dans le besoin, les malades sans sécurité sociale…

Et l'aide ne se limite pas à ceux de la communauté installée dans ce quartier de France. Chaque été, le “comptable” se rend dans les villages du pays et remet ses enveloppes remplies de billets aux bénéficiaires désignés. »

Les policiers ferment les yeux… et remplissent leur assiette

Faut-il préciser que rien de cette économie parallèle n'est déclaré aux instances officielles idoines ? Mais alors, me direz-vous, que fait la police ?

« Ces gens-là n'ont jamais posé problèmes. Ils font la police eux-mêmes et sont très vigilants sur ce qui se passe dans et autour de leur foyer. La drogue n'a, dit-on, jamais pu pénétrer ici. Les sages savent bien qu'il en va de la survie de leur organisation et de leur intégrité socio-culturelle.

La police aussi le sait. Et les politiques. Et ceux de la préfecture. Tous dans la ville connaissent l'existence de ce restaurant “clandestin”. Mais tous savent également les services qu'il rend, les manques qu'il comble. Briser cet ordre social marginal aurait pour prix un désordre public encore plus incontrôlable.

Alors ils maintiennent le statu quo. Et à l'occasion, viennent manger eux aussi au restaurant du centre des travailleurs migrants. Si, si, je vous assure ! A deux euros le menu, forcément… »

Parmi les rois mages, il y en avait un qui était noir

Hého, lecteur, il n'est pas joli, mon petit conte de Noël ? Rappelle-toi que parmi les Rois mages aux miraculeux présents, il y en avait un qui était noir !

Cette histoire véridique dure maintenant depuis plusieurs années. Elle se passe dans une grande ville française. Que veux-tu, la nature a horreur du vide. Et les humains, quand on les met sur la touche, finissent toujours par se ficeler une petite vie à eux… sur la touche !

Oh bien sûr, certains avanceront à juste titre que tout n'est pas aussi édifiant dans les quartiers dits sinistrés, que les trafics de drogues, les magouilles délictueuses, patati patata…. C'est vrai. Mais comme on dit, il faut croûter. Nos travailleurs migrants à nous ont emprunté le plus court chemin pour y parvenir : celui des cuisines.

Tiens, à propos de manger, voici venue l'époque de consolider nos taux de cholestérol et de faire un peu de gras pour supporter les aléas des hivers qui nous attendent. Allez zou, bonne fin d'année à tous. Je vous embrasse.

Photo : une « créche africaine » formée de petites statues, en vente sur le site Saint Blaise Statues et produites dans une école professionnelle sénégalaise.

Par Le Yéti | yetiblog.org

mercredi 9 mars 2011

Loppsi : les articles sur le blocage des sites et la vidéosurveillance adoptés

L'Assemblée a adopté sans surprise, mercredi 15 décembre dans la soirée, les volets cybercriminalité, vidéosurveillance et fichiers du projet de loi sur la sécurité intérieure, dite Loppsi 2 (fichier PDF), qui instaurent notamment le blocage des sites Web pédopornographiques.

Quelques députés UMP et du PS ont essayé, en vain, de réintroduire l'intervention du juge dans le processus de blocage des sites pédopornographiques. Le texte prévoit donc, comme le souhaitait le gouvernement, qu'une simple autorité administrative soit chargée de transmettre aux fournisseurs d'accès à Internet les adresses des sites qu'ils seront tenus de bloquer.

Sur la vidéosurveillance, dont la Loppsi 2 étend le champ, le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, a affirmé que cette méthode était "plébiscitée" dans toutes les enquêtes. "Nous ne sommes pas 'vidéodépendants'", a raillé Jean-Jacques Urvoas, secrétaire du PS à la sécurité.

SIMPLE RÔLE DE SUPERVISION POUR LA CNIL

L'Assemblée a conforté le dispositif qu'elle avait adopté en commission, en confiant à la Commission nationale informatiques et libertés (CNIL) seulement un "rôle de supervision des commissions de vidéoprotection". Le Sénat avait donné un rôle plus important à la CNIL en septembre dernier.

L'Assemblée a également avalisé la création d'un délit d'usurpation d'identité, notamment sur Internet, puni de deux ans de prison et de 20 000 euros d'amende. Les dispositions sur les fichiers ont également été adoptées, avec un amendement notable de Philippe Goujon (UMP) écartant "des fichiers d'analyse sérielle" l'inscription de personnes citées dans une procédure.

LEMONDE.FR avec AFP

mardi 8 mars 2011

Aux Etats-Unis, un traitement hormonal antilesbienne inquiète

Aucune chance que votre petite fille devienne lesbienne ? C'est ce que proposeraient des chercheurs américains. Une injection de stéroïde à la femme enceinte permettrait de sauver l'hétérosexualité de leur enfant.
Le débat fait rage aux Etats-Unis. L'expérimentation d'un traitement hormonal, censé prévenir l'homosexualité des petites filles, a débuté dans une clinique réputée de New York.

Au départ il s'agissait avant tout de prévenir « l'hyperplasie congénitale des surrénales » (HCS), une pathologie qui touche certaines fillettes (une sur 15 000) et entraîne voix grave, pilosité faciale ou encore formation d'un appareil génital « ambigu ». Pour prévenir cette pathologie, les médecins proposent donc aux femmes enceintes un traitement à base de stéroïdes pour réduire les taux excessifs d'androgène.

Seul petit bémol, certains commencent déjà à craindre un « remède miracle contre l'homosexualité » féminine. Le docteur New, participant aux recherches, a en effet évoqué « la masculinisation des jeux d'enfants, du métier choisi, des préférences dans l'adolescence et à l'âge adulte, l'absence de l'instinct maternel et l'orientation sexuelle ambiguë, chez les femmes atteintes de HCS ».
Etre lesbienne, une question d'hormones ?

Basé sur la vieille idée selon laquelle l'orientation sexuelle est définie par l'exposition in utero à des hormones, le discours des médecins semble donc limpide : les petites filles doivent devenir « bonnes mères » ! Fini donc le goût des petites voitures, le non-désir d'enfant, et surtout le lesbianisme !

De nombreuses voix se sont fait entendre contre cette étude, si bien que le recherches seraient au point mort. Toujours est-il qu'entre les expériences sud-coréennes effectuées sur des souris, et ces découvertes américaines, les lesbiennes pourraient bien être en voie de disparition dans les prochaines années !

En partenariat avec Têtu

Par Margaux Guignard

lundi 7 mars 2011

Entre les salaires des petits et grands patrons, 569 smic d'écart

Les petits patrons français vont-ils un jour se révolter ? Au vu des classements de fin d'année sur la rémunération des PDG, ils auraient de quoi. Entre les stars du CAC 40 qui émargent à plus de 200 fois le smic, et les gagne-petit des PME, le fossé est immense, comme le constate la CGPME et le cabinet Proxinvest, qui appuient leurs évaluations sur les chiffres 2008 de l'Insee, les documents boursiers du CAC 40 et du SBF 120, premières capitalisations boursières françaises.






Ainsi :

*

Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, gagne 9 240 809 euros annuels, soit 572 smic par mois (à 1 344 euros brut par mois) ;
*

Nordine Hachémi, PDG de Séchilienne-Sidec, gagne 4 322 210 euros annuels, soit 267 smic par mois ;
*

Robert Dupont, PDG d'une PME de moins de vingt salariés, gagne 48 000 euros annuels soit trois smic par mois.

La France en retard sur les questions de gouvernance

Depuis la financiarisation de l'économie au tournant des années 2000, les grands patrons français vivent sur un (très) grand pied. Juste derrière les Américains, mais loin devant tous leurs voisins européens. Le cabinet Proxinvest, peu suspect de CGTite aiguë, dresse le constat que les grands patrons n'ont pas tiré en 2009 :

« Etrangement, la France, qui était il y a quelques années encore en avance sur les questions de gouvernance, est restée à l'écart du débat concernant le vote annuel des actionnaires sur la politique de rémunération, vote aussi appelé “Say on Pay”, généralisé au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Suisse, adopté en 2009 en Allemagne et enfin en 2010 en Belgique et aux Etats-Unis. […] »

Bien sûr, en présentant le bilan 2010 de l'application du code Afep-Medef, Maurice Lévy et Laurence Parisot se sont félicités des progrès accomplis. Il est vrai que la rémunération globale des patrons du CAC 40 a plutôt baissé ces trois dernières années. A cause de l'effondrement du cours des actions, la « part actionnariale » de cette rémunération a chuté de 46%. La « part salariale », elle, a grimpé l'an dernier de 5%.
La pente est aussi forte que rapide

Jusqu'à 50 salariés, les entreprises semblent gérer « normalement » les écarts de salaires. Que Robert Dupont gagne trois fois le smic, donc à peu près deux fois le salaire moyen de ses employés, paraît justifié au regard des responsabilités exercées.

Ainsi, en 2008, le salaire moyen des dirigeants d'entreprise atteint 61 300 euros, soit 5 108 euros mensuels. Mais c'est une moyenne. En réalité, la pente est aussi forte que rapide :

* de 20 à 49 salariés, le salaire du patron s'élève à 6 733 euros ;
* après 50 salariés, cela monte à 10 942 euros ;
* au-delà de 250 salariés, on arrive à une moyenne de 17 475 euros mensuels.

Et ainsi de suite… jusqu'au sommet du CAC 40. Où l'opacité règne encore dans le flou entretenu par les conseils d'administration. Proxinvest résume cela d'un sévère : « La transparence progresse, mais la responsabilité régresse. » Le cabinet relève trois points noirs :

1. La France ne soumet pas les rémunérations des dirigeants à l'approbation de l'assemblée des actionnaires et encore moins celles des présidents non exécutifs.
2. Idem pour l'absence d'informations sur les retraites chapeau, qui échappent au contrôle des actionnaires. Le patron de Publicis et de l'Afep, Maurice Lévy, en sait quelque chose.
3. Enfin, des critères de performance, qui définissent la part variable des rémunérations, ne sont pas du tout lisibles, voire simplement pas communiqués.

Photo : des billets de banque (Kevin Rawlings/Flickr).

Par David Servenay

vendredi 4 mars 2011

43% des jeunes au chômage dans les quartiers sensibles

Une étude inédite de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles rendue publique ce mercredi par Le Monde souligne l'ampleur de la fracture sociale entre ces quartiers défavorisés et le reste du pays.

Le taux de chômage des jeunes s'est aggravé en 2009 dans les quartiers pauvres, touchant plus d'un jeune sur trois, selon un rapport de l'Observatoire national des Zones urbaines sensibles (ZUS) révélé mercredi par Le Monde.


Dans ces ZUS - les 751 quartiers retenus par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la Ville -, le taux de chômage s'est établi en 2009 à 18,6%, contre 16,9% en 2008.

Il dépasse ainsi le taux de 17,2% enregistré en 2003 au moment de la mise en place de la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, dont l'objectif était de réduire significativement les inégalités en banlieue sur une période de cinq ans.

Le chômage a notamment progressé chez les jeunes: 43% des actifs et 37% des actives sont sans emploi. Le taux était de 41,7% chez les jeunes hommes et de 29,6% chez les jeunes femmes (29,6%) en 2008. Et désormais, les diplômés sont autant touchés par le chômage, «alors que jusque-là le diplôme les protégeait», souligne le rapport.
Hausse significative de la délinquance

Conséquence: ces quartiers concentrent deux fois plus d'allocataires des minimas sociaux, deux fois plus de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et trois fois plus de bénéficiaires de la couverture maladie universelle que dans le reste du territoire.

Une situation qui se détériore sous l'effet des mouvements de population. «Chaque année, 7% des habitants quittent le quartier et sont remplacés par de nouveaux habitants, généralement en situation de précarité accrue par rapport aux partants», observe dans Le Monde la présidente de l'Observatoire, Bernadette Malgorn.

Autre signe alarmant: l'accroissement des familles monoparentales où les pères sont absents au moment de l'adolescence. Le taux est de 25% dans les quartiers des grandes agglomérations (Paris, Marseille...), contre 15,8% en dehors des Zus.

Le document cité par Le Monde signale également une hausse significative des faits de délinquance, en particulier les incendies volontaires de voitures et de poubelles.

Une lueur d'espoir dans ce sombre tableau: en matière de réussite scolaire, l'écart tend à se réduire légèrement, même si les taux restent encore inférieurs à la moyenne nationale.

(Avec AFP)

Plusieurs immeubles à Clichy sous Bois. Crédits photo : PATRICK KOVARIK/AFP

jeudi 3 mars 2011

Factures d'énergie : dix fois plus de plaintes qu'en 2007

Le médiateur de l'énergie rend son rapport au ministre de l'Énergie ce jeudi. Il juge les estimations de consommation inévitables mais veut privilégier les auto-relevés.

Dix fois plus de plaintes en 2009 qu'en 2007. Le rapport du médiateur de l'énergie, qui doit être rendu ce jeudi au ministre de l'Energie Eric Besson, montre une tendance forte de hausse des réclamations écrites des clients auprès des fournisseurs, qui ont atteint le nombre de 350.000.

Pour 2010, pas de chiffre précis : GDF Suez a enregistré une baisse du nombre de plaintes mais «les autres fournisseurs ont plutôt constaté une augmentation des réclamations par rapport à 2009», selon le rapport du médiateur.

Les fournisseurs ont par ailleurs tendance à faire traîner les plaintes en longueur, dénonce le médiateur. Elles «ne sont pas toujours traitées de façon satisfaisante (...) notamment en termes de délais de réponse», écrit-il dans son rapport.

Le médiateur de l'énergie s'est penché sur le sujet après une polémique lancée par Le Parisien-Aujourd'hui en France durant l'été. GDF Suez surfacturait ses clients et ne leur rembourse le trop perçu qu'en fin d'année, afin de bénéficier d'un coussin de trésorerie supplémentaire. Le fournisseur avait démenti catégoriquement.


Les estimations «inévitables»

Le médiateur se montre mesuré dans ses conclusions. «Les estimations de consommation sont actuellement inévitables pour la facturation de l'électricité et du gaz naturel», relève-t-il. Et «les méthodes d'estimation peuvent être améliorées mais n'ont pas été conçues pour surfacturer les consommateurs. (…) Par ailleurs, le médiateur n'a constaté chez les fournisseurs aucune pratique visant à l'application rétroactive des hausses des tarifs de l'énergie.»

Le médiateur demande toutefois aux fournisseurs «plus de transparence» et «une facturation plus juste». Comment ? En utilisant par exemple l'auto-relevé réalisé par le consommateur plutôt que les estimations. En outre, le médiateur «demande aux fournisseurs de rembourser plus rapidement et automatiquement les trop perçus, ainsi que d'alerter les consommateurs si leur option tarifaire n'est pas adaptée à leur consommation».

Le rapport du médiateur a notamment été élaboré à partir de témoignages d'utilisateurs collectés sur le site de l'institution ou au téléphone (0810.112.212).

Par lefigaro.fr

mercredi 2 mars 2011

Bruxelles autorise la commercialisation controversée de six maïs OGM

Photo d'un champ de maïs transgénique prise, le 4 août 2007 à Paillet. (AFP Jean-Pierre Muller)


La Commission européenne a autorisé mercredi de son propre chef l’importation dans l’UE pour la commercialisation de six maïs génétiquement modifiés destinés à l’alimentation humaine et animale, soulevant les protestations des écologistes.


Bruxelles a pris cette décision faute d’accord entre les Etats membres sur une position commune sur ce sujet sensible.


«La Commission fait une proposition pour autoriser la commercialisation. Les Etats doivent (ensuite) se prononcer à la majorité qualifiée et s’ils ne parviennent pas à s’entendre pour ou contre, la Commission est obligée de les autoriser», a expliqué un de ses porte-parole, rappelant les règles en vigueur au sein de l’UE.

Il s’agit de trois maïs hybrides développés par le groupe américain Pioneer, de deux maïs transgéniques de la firme Monsanto et d’un autre du groupe suisse Syngenta, numéro mondial de l’agrochimie.

La Commission à qui revenait le dernier mot a tranché mercredi en donnant son feu vert «pour sortir de l’impasse», a souligné le porte-parole. Les autorisation sont valables dix ans.
Destinés à l'alimentation

Les maïs concernés sont destinés surtout à l’alimentation animale et ont obtenu un avis scientifique favorable. Cette autorisation va surtout permettre d’éviter le blocage des cargaisons de maïs naturels destinés au marché européen sous prétexte qu’ils seraient contaminées par des OGM, a précisé la Commission.

Dans le passé une telle situation avait provoqué un début de pénurie pour l’alimentation du bétail en Europe.

La règle de la tolérance zéro prévoit en effet l’interdiction de débarquer dans l’UE toute marchandise dans lesquelles des traces de produits OGM non autorisés ont été détectées.

Bruxelles reconnaît que ce mécanisme d’autorisation est loin de donner satisfaction, car il la désigne comme «bouc émissaire» à la vindicte des opposants aux OGM.

L’exécutif a soumis aux gouvernements et au Parlement de l’UE une proposition pour tenter de débloquer les processus d’autorisations pour les cultures et pour la commercialisation en laissant le choix aux Etats d’appliquer ou non les autorisations de culture décidées au niveau européen.

Bruxelles veut également proposer de tolérer la présence de faibles quantités d’OGM non autorisées dans les importations de nourriture destinée aux animaux. Toutes ces propositions suscitent des réserves.
Les Verts dénoncent «un passage en force»

Dans l’immédiat, le parti des Verts en France a dénoncé mercredi «le passage en force» de la Commission sur la commercialisation des six maïs génétiquement modifiés, alors qu’une «majorité d’Etats» ne veut pas poursuivre «la fuite en avant vers la contamination génétique de l’agriculture et de l’alimentation».

Un eurodéputé libéral français, Jean-Luc Bennahmias, a qualifié lui de «grossièreté» le feu vert de Bruxelles.

Malgré le peu d’appétit des Européens pour les plantes transgéniques, la culture de la pomme de terre Amflora, premier OGM autorisé cette année à cette fin par la Commission européenne depuis 12 ans, a reçu un avis scientifique favorable mercredi en France.

Selon les scientifiques du Haut conseil des biotechnologies, «les études de toxicologie entreprises n’ont pas identifié de risque majeur lié à la consommation du végétal», mais son utilité économique est «limitée».

(Source AFP)

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