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vendredi 31 décembre 2010

La France des riches contre la France des travailleurs

Alors qu’un quart des salariés français touche moins de 0,7 Smic, alors que plus de 8 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté, alors qu’il faudrait travailler plus longtemps pour toucher une retraite plus basse, alors que les salaires sont comprimés et que l’emploi est au plus mal…, voici quelques chiffres pour armer la formidable colère populaire qui s’est levée dans le pays et qui n’est pas prête à s’éteindre. 195 milliards d’euros par an
Sans même parler du fond, c’est-à-dire du racket généralisé que constitue le profit capitaliste, au cours des 25 dernières années, 10 % de la richesse totale produite en France, sont passés de la poche des producteurs (travailleurs, salariés) à celle des rentiers (investisseurs, ou spéculateurs), soit 195 milliards d’euros par an, qui devraient permettre, s’ils étaient restitués aux travailleurs, de financer : la sécurité sociale, les retraites, les services publics ainsi que des augmentations de salaire conséquentes et l’augmentation des minima sociaux.

Ces 195 milliards sont à comparer par exemple aux 50 milliards de déficit pour 2010 (Sécu + retraites), creusé à coups de suppressions d’emplois et d’exonérations massives pour les grandes entreprises.

Niches fiscales et niches sociales
Il y a 400 niches fiscales qui représentent 75 milliards d’euros par an de manque à gagner pour l’Etat. Ces niches fiscales ne profitent évidemment pas, aux couches les plus défavorisées.
L’exonération des cotisations patronales accordées aux grands groupes du CAC-40 atteint à elle seule : 32 milliards d’euros par an.

La bourse
Les dividendes versés aux actionnaires chaque année sont de 167 milliards d’euros.
Les gains générés par l’argent placé en bourse sont taxés à : 18% ; La taxation du travail est en moyenne de 42%

Evasion fiscale et paradis fiscaux
L’évasion fiscale (les pauvres n’en ont pas les moyens…) est estimée aux alentours de : 50 milliards d’euros par an.
Les sommes déposées sur la banque Clearstream (Luxembourg) s’élèvent selon son directeur à : 9000 milliards d’euros. Soit le budget annuel de la France pendant 23 ans.
Il y a 130.000 transactions financières par jour à la banque Clearstream (que Mrs Sarkozy et Villepin connaissent bien). Le Luxembourg est placé en tant que PARADIS FISCAL européen derrière : le Lichtenstein, la Suisse et Monaco…


Détournement de l’argent public
Un exemple parmi d’autres : La construction des autoroutes a été financée par nos impôts.
Les autoroutes devraient donc être un bien public, et profiter au financement des retraites et de la sécurité sociale. Le chiffre d’affaire des sociétés d’autoroute est actuellement de: 9 milliards d’euros par an dont 3,2 milliards seulement vont à l’état. Reste 5, 8 milliards.

Train de vie des dirigeants politiques
- Une cafetière à 25.000 euros (plus de 2 ans de SMIC) dans le jet privé de N. Sarkozy
- Le voyage de M. Joyandet (secrétaire d’état de N.Sarkozy) en jet privé 116 500 euros avec l’argent du contribuable (Près de 10 années de SMIC)
- Monsieur Julien Dray (P.Socialiste) s’achète pour 200 000 euros de montres de luxe (près de 17 années de SMIC)

Dette publique
La dette publique s’élève à : 1600 milliards soit 26 000 euros par français.
Les intérêt de la dette : 50 milliards par an, reversés aux marchés financiers (Banques, assurances, groupes financiers) et aux grosses fortunes françaises et étrangères.
Nos impôts servent donc à enrichir les plus riches, ceux là même qui nous demandent de nous serrer la ceinture, et qui financent et arrosent nos politiciens tout en étant bien souvent des adeptes de l’évasion fiscale.
.
Budget militaire de la France
65 milliards d’euros en 2009 (3ème rang mondial)

Les grosses fortunes françaises
1ère fortune française : Monsieur Bernard Arnault (LVMH) 22,760 milliards d’euros.
Son salaire est de 3,9 millions d’euros par an soit 10684€ par jour sur 365 jours
2 ème fortune française : M Mulliez (Auchan) 19 milliard d’euros
3 ème fortune française : Madame Bettencourt (l’Oréal) : 16 à 17 milliards d’euros
Bouclier fiscal : Madame Bettencourt a reçu un chèque du fisc de 30 millions d’euros en 2008. (Soit 2500 années de SMIC)
Les 3 plus grosses fortunes françaises représentent donc à elles seuls bien plus que le trou des retraites et de la sécurité sociale réunis. 22,7 + 19 + 16,5 = 58,2 milliards d’euros

Les 500 plus grosses fortunes françaises représentent la coquette somme de : 241 milliards d’euros.

Le pouvoir des grands capitalistes français, incarné par Sarkozy et arc-bouté sur l’UE qui organise au niveau continental la mise à sac de tous les acquis sociaux et démocratiques, n’arrête pas d’imposer des sacrifices à la France d’en-bas : tout passe à la moulinette euro-patronale afin de servir des profits toujours plus juteux à l’infime minorité qui se gave en étranglant le peuple.

Retraites, sécu, emplois, salaires, services publics…
Il n’y aura pas de solution miracle en 2012.
C’est en comptant sur leurs propres forces que les travailleurs pourront imposer leurs revendications en intensifiant leurs luttes sous toutes les formes. A l’image de la formidable mobilisation de l’automne 2010 qui a remis à l’ordre du jour la lutte des classes,
le peuple travailleur doit entrer en résistance permanente.

Tous ensemble en même temps, nous imposerons les revendications populaires !

Pour adhérer au Front syndical de Classe :
- Adhésion individuelle : 30 euros par an (10 pour les bas revenus) Chèque (à l'ordre de "Front Syndical de Classe") à envoyer au trésorier : Jacky Omer, 40 Boulevard de la Liberté, 92320 Châtillon
- Adhésion de syndicats et d'organisations de base : contacter le trésorier ou nous écrire à frontsyndical.classe@laposte.net

jeudi 30 décembre 2010

Les Etats-Unis "refuge" pour criminels nazis

L'administration américaine a tenté de dissimuler pendant quatre ans un rapport révélé par le New York Times qui explique comment les États-Unis ont passé, dans les années qui ont suivi la guerre, un "pacte avec le diable" et constitué un "refuge".
L'accueil par les États-Unis de scientifiques allemands et autrichiens dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, pour accélérer la victoire contre le Japon dans un premier temps et pour que l'URSS ne les accueille pas dans un deuxième temps, est connu."

Pour autant les États-Unis, qui s'enorgueillissent de défendre les droits de l'Homme et la Démocratie, sont devenus, dans une certaine mesure, un refuge pour les persécuteurs également", écrit le Bureau des investigations spéciales (OSI) dans ce rapport.

Le rapport retrace le travail de l'OSI depuis sa création et lève une nouvelle fois le voile sur la "compromission éthique de la politique américaine dans l'utilisation d'anciens responsables nazis comme informateurs, pour leur programme spatial ou pour d'autres projets militaires secrets", explique Efraïm Zuroff, chef du département consacré à la traque des anciens nazis au centre Simon Wiesenthal.

Il est a déploré que ce rapport de plus de 600 pages rédigé en 2006 a mis quatre ans à être publié dans son intégralité.

Après un an de bataille réglementaire, le ministère a néanmoins fourni une copie largement censurée aux Archives de sécurité nationale après que celle-ci l'a menacé de poursuites judiciaires.

Au vu de la quantité de passages biffés, "d'anciens responsables de l'administration", selon les Archives, ont fini par le donner intégralement au New York Times.

"Maintenant que nous pouvons faire la comparaison entre le document censuré et le texte complet, il apparaît clairement que le ministère de la Justice cache des informations sans aucune justification juridique", a estimé David Sobel, avocat des Archives.

"Pour une administration et un ministre qui s'étaient engagés à un niveau de transparence 'sans précédent', il s'agit d'un exemple perturbant de la distance entre réalité et rhétorique", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le rapport atteste tout particulièrement à quel point ceux-ci ont été accueillis "sciemment" et la manière dont la CIA a utilisé les services d'anciens nazis à l'extérieur et à l'intérieur des États-Unis.
IRNA

L'administration américaine a tenté de dissimuler pendant quatre ans un rapport révélé par le New York Times qui explique comment les États-Unis ont passé, dans les années qui ont suivi la guerre, un "pacte avec le diable" et constitué un "refuge" pour criminels nazis.
L'accueil par les États-Unis de scientifiques allemands et autrichiens dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, pour accélérer la victoire contre le Japon dans un premier temps et pour que l'URSS ne les accueille pas dans un deuxième temps, est connu."

Pour autant les États-Unis, qui s'enorgueillissent de défendre les droits de l'Homme et la Démocratie, sont devenus, dans une certaine mesure, un refuge pour les persécuteurs également", écrit le Bureau des investigations spéciales (OSI) dans ce rapport.

Le rapport retrace le travail de l'OSI depuis sa création et lève une nouvelle fois le voile sur la "compromission éthique de la politique américaine dans l'utilisation d'anciens responsables nazis comme informateurs, pour leur programme spatial ou pour d'autres projets militaires secrets", explique Efraïm Zuroff, chef du département consacré à la traque des anciens nazis au centre Simon Wiesenthal.

Il est a déploré que ce rapport de plus de 600 pages rédigé en 2006 a mis quatre ans à être publié dans son intégralité.

Après un an de bataille réglementaire, le ministère a néanmoins fourni une copie largement censurée aux Archives de sécurité nationale après que celle-ci l'a menacé de poursuites judiciaires.

Au vu de la quantité de passages biffés, "d'anciens responsables de l'administration", selon les Archives, ont fini par le donner intégralement au New York Times.

"Maintenant que nous pouvons faire la comparaison entre le document censuré et le texte complet, il apparaît clairement que le ministère de la Justice cache des informations sans aucune justification juridique", a estimé David Sobel, avocat des Archives.

"Pour une administration et un ministre qui s'étaient engagés à un niveau de transparence 'sans précédent', il s'agit d'un exemple perturbant de la distance entre réalité et rhétorique", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le rapport atteste tout particulièrement à quel point ceux-ci ont été accueillis "sciemment" et la manière dont la CIA a utilisé les services d'anciens nazis à l'extérieur et à l'intérieur des États-Unis.
IRNA

Le Hongrois Laszlo Pasztor représentait le gouvernement du fasciste hongrois Ferenc Szalasi à Berlin pendant la guerre. En 1972, George H.W. Bush sr., alors président du conseil national des Républicains, le nomme président du Conseil républicain des Nationalités.5 Pasztor ouvre la porte aux criminels nazis est-européens. Comme Nicolas Nazarenko, officier des Waffen-SS en Roumanie et spécialiste des «interrogatoires» de prisonniers politiques.6 Ou Radi Slavoff, porte-parole d'Ivan Docheff, fondateur de la Légion bulgare. Ou Florian Galdau, aumônier de la Garde de Fer roumaine, qui se vante d'avoir aidé des milliers de criminels de guerre roumains à entrer aux USA. Walter Melianovich représente l'Association américano-belarusse, qui chante les louanges des bourreaux de la Brigade blanc-russe, une unité des Waffen-SS.7 Ce petit club devient en 1988 l'âme de la campagne électorale de George H.W. Bush pour les présidentielles. Slavoff est président des «Bulgares pour Bush», Galdau des «Roumains pour Bush» et Melianovich des «Ukrainiens pour Bush».

Projet Paperclip: guerre biologique et destruction massive

Dulles et ses amis du ministère de la Guerre mettent aussi au point un deuxième programme top-secret: le projet «Overcast», rebaptisé plus tard projet «Paperclip». Le but est de rechercher et de recruter pour l'industrie de guerre américaine des scientifiques nazis, spécialistes en aéronautique, en guerre biologique et chimique, en recherche nucléaire et en traitement de l'uranium.

Un document du 2 juin 1953 montre qu'à ce moment, au moins 820 nazis sont entrés aux USA via l'opération Paperclip. Parmi eux, le général-major nazi Walter Emil Schreiber, l'homme qui a expérimenté sur des prisonniers le gaz-gangrène, le virus du typhus, certaines drogues, l'eau glacée, les chambres de basse pression. Il est affecté à l'école de médecine de la Force aérienne au Texas. Le général-major Kurt Blome, spécialiste de la guerre biologique et des expériences avec le vaccin de la peste est embauché au département chimie de l'armée US.9


Werner Von Braun (à dr.) à Fort Bliss, Texas. Avec Walter Dornberger, il a bricolé les fusées V2 allemandes à Peenemunde. 20.000 prisonniers de guerre des camps de concentration de Dora et Nordhausen y ont perdu la vie. L'avocat de la famille Bush, Allen Dulles les embauche dans l'industrie de guerre américaine, ainsi que des milliers d'autres criminels nazis. Dornberger travaille chez Bell Aircraft (Bell Textron), Von Braun devient directeur du Marshall Space Flight Center de la Nasa. (Photo archives)

Werner Von Braun a travaillé à Peenemunde au projet des fusées V2 allemandes, dirigé par le général Walter Dornberger. On estime que la fabrication de ces fusées est responsable de la mort de 20.000 prisonniers des camps de concentration de Dora et Nordhausen. L'armée américaine fait venir aux Etats-Unis des tonnes de V2, des documents techniques et 1.200 spécialistes allemands en la matière. Dornberger travaille chez Bell Aircraft (Bell Textron) et collabore aux programmes de l'armée américaine. Von Braun devient même directeur du Marshall Space Flight Center de la Nasa.10

Le ministère de la Guerre fait ainsi entrer aux USA des experts en guerre biologique et en armes de destruction massive, qui avaient testé leur «spécialité» au service d'Hitler, sur des millions de gens. Ils collaborent au développement d'armes biologiques que les USA utiliseront contre la Grèce, la Corée et le Vietnam. Le club des amis de George H.W. Bush est également actif dans ces milieux. Pasztor, Nazarenko et Melianovich font partie du lobby de l'armement «Coalition pour la Paix par la Force» du Conseil de Sécurité américain (ASC). L'ASC est une initiative militaro-industrielle lancée entre autres par Aircraft Industries Association, Standard Oil, Honeywell, U.S. Steel et United Fruit. L'ASC milite ouvertement pour «une offensive nucléaire surprise contre l'Union soviétique».11 Après le 11 septembre, ils atteignent enfin leur but: la chambre et le sénat américains approuvent l'usage premier et unilatéral de l'arme nucléaire comme politique officielle.


Opération Sunshine: spécialistes de la guerre contre le terrorisme

La pièce maîtresse d'Allen Dulles est l'Opération Sunshine. Reinhard Gehlen était le chef du réseau d'espionnage allemand en Union soviétique (Fremde Heere Ost) et donc le plus haut officier de renseignements d'Hitler sur le Front de l'Est. Il obtenait ses informations en interrogeant férocement les prisonniers de guerre. Tortures, mauvais traitements et meurtres ordonnés par Gehlen ont coûté la vie à 4 millions de prisonniers de guerre soviétiques.12 Il a proposé aux Américains une alliance contre le communisme et leur a remis une liste d'agents nazis. Le 22 août 1945, l'avion personnel du général Smith l'amène aux Etats-Unis. Pendant dix ans, la CIA a dépensé au moins 200 millions de dollars et a payé 4.000 agents clandestins à plein temps pour faire tourner le réseau Gehlen au profit des Américains.13

Le SS Sturmbannführer Aloïs Brunner était un expert en déportation de «terroristes»: communistes, dirigeants syndicaux et juifs. Il était l'architecte des ghettos et des convois vers les camps de concentration. On le considère comme directement responsable de la mort de 128.500 personnes.14

La CIA met ces experts de la «lutte contre le terrorisme» au travail à Fort Bragg. C'est de là que George H.W. Bush dirige lui-même toutes les opérations secrètes de la CIA, sous le nom de «contre-terrorisme».15 Pendant un demi-siècle, ces nazis ont dû travailler en secret à Fort Bragg, dans la Nasa, dans le complexe militaro-industriel, dans le lobby de l'armement et dans la CIA. Ils ont développé des concepts comme la «guerre contre le terrorisme» et la «lutte de libération contre les Etats-voyous». Après la chute de l'Union soviétique en 1989, ils ont crié victoire une première fois. Et une deuxième fois après le 11 septembre 2001.

Car c'est à ce moment que leurs amis Bush, Cheney et Rumsfeld ont décidé de faire de la «guerre préventive», de «l'offensive nucléaire» et de la «répression du terrorisme intérieur» la politique officielle des USA.


1 Carla Binion, Nazis and Bush family history, Online Journal, 21.12.00. · 2 Andreas von Bülow, In Namen des Staates. Piper Verlag, 2002, blz. 377. · 3 Christopher Simpson, Blowback: America's recruitment of nazis and its effects on the Cold War. Collier Books, 1989, pp. 201-202, 215-216 · 4 Russ Bellant, Old Nazis, the New Right and the Reagan Administration. Political Research Associates, 1989, pp. 10-11. Ook op www.skepticfiles.org · 5 John Loftus, Mark Aarons. The Secret War Against the Jews. St Martin's Press, 1997. · 6 Christopher Simpson, o.c., pp. 273-274 · 7 Russ Bellant, o.c., pp. 10-17 · 8 Carla Binion, Nazis and the Republican Party, Online Journal, 28.01.00. · 9 Covert Action, Special: nazis, the Vatican, and CIA, 25/'86., pp. 23-26 · 10 Simpson, o.c., pp. 27-31. Robert Sherill, www.texas.observer.org · 11 Russ Bellant, o.c., Part II, p. 4 · 12 Simpson, o.c., p. 44 · 13 Simpson, o.c., p. 53 · 14 Simpson, o.c., p. 248 · 15 Simpson, George Bush Takes Charge. Covert Action Quarterly, nr. 58.

source: http://desirsdavenir31100.over-blog.com/article-35244212.html

mercredi 29 décembre 2010

Balladur doit publier son compte de campagne

Si tout est clair dans son compte de campagne, pourquoi Balladur ne le publie-t-il pas ? Un petit coup de photocopieuse et cela permettrait d'éliminer un doute, lié au dépôt de 10 millions d’euros en liquide le 26 avril 1995, trois jours après le premier tour de la présidentielle.

Petit rappel de faits d’abord, car beaucoup de choses sont maintenant établies. Pour la vente des sous-marins, envisagée depuis 1993, la Direction des constructions navales (DCN) avait missionné la SOFMA, société chargée de l'export des produits militaires français, mais en 1994, le gouvernement avait imposé deux autres intermédiaires, Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir. En septembre 1994, le Pakistan a passé commande de trois sous-marins français pour 5,41 milliards de francs. La Sofma a perçu 6,25 % de la somme, ce qui est contractuel, et les deux hommes d'affaires une commission de 4 %, de laquelle devait être déduite la rémunération des intermédiaires pakistanais. Tous deux ont exigé dès janvier 1995, soit quatre mois après la commande, le versement de leur commission.

Ce 15 novembre 2010, Charles Million a confirmé l'existence de rétro-commissions devant le juge Renaud Van Ruymbeke : « Pour le contrat pakistanais, au vu des rapports des services secrets et des analyses qui ont été effectuées par les services du ministère de la Défense, on a eu une intime conviction qu’il y avait des rétro-commissions ».

Le 8 octobre 2010, Libé avait publié des extraits du document rédigé par les rapporteurs du Conseil constitutionnel chargés d’analyser les comptes de campagne de Balladur de 1995. Et ce rapport concluait, vu les irrégularités, au rejet de ces comptes… Un bon nombre de dépenses n’étaient pas comptabilisées, on trouvait plus de 20 dépôts en espèces pour un total de 2 millions de francs, et surtout aucune pièce ne justifiait l'origine d'un versement de 10,25 millions de francs en espèces, dont la moitié en billet de 500 fr, le 26 avril 1995 sur le compte bancaire de l'association de financement de sa campagne, soit trois jours après le premier tour

On lisait : « Le candidat ne sait manifestement pas quelle argumentation opposer aux questions » soulevées par le dépôt des 10,25 millions de francs, « dépourvu de tout justificatif ». Edouard Balladur avait expliqué que cet argent provenait de la « vente de gadgets et de T-shirts » lors de ses meetings de folie. Roland Dumas, alors président du Conseil, avait demandé une réécriture de ce rapport, et un nouveau texte avait été remis, évacuant les 10 millions, pour être aussitôt validé.

Début octobre, les juges d’instruction avaient demandé au président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré de remettre tous les documents relatif à ce compte, dont les délibérations du Conseil. Le 14 octobre, Debré avait expliqué que les archives avaient été versées en 2003 aux archives nationales et entreposées à Fontainebleau, la loi fixant à 25 ans le délai de conservation secrète. Mais il avait ajouté : « Si le gouvernement demande que ces archives soient rendues publiques, il saisira le Conseil constitutionnel qui statuera. Il y a deux clefs, celle du gouvernement et celle du Conseil. A ce moment-là, il n'y a aucune raison de ne pas les rendre publiques ». Depuis le gouvernement étudie l’affaire...

Bon, mais pour nous simplifier la vie, Edouard Balladur pourrait publier les copies de son compte de campagne, qu’il a sûrement gardé dans un coin, et comme cela nous serions bien informés. Ces documents lui appartiennent et personne ne peut lui opposer le secret.



Pour en mesurer l’intérêt, il faut se reporter à la décision du Conseil constitutionnel du 11 octobre 1995, disponible sur le site. On voit notamment la mention des courriers échangés entre les rapporteurs et Francis Lamy, le mandataire financier de Balladur :

« Vu les questionnaires adressés par les rapporteurs les 24 juillet, 4 et 5 septembre 1995 à M. Balladur et à son représentant;

« Vu les réponses faites par M. Lamy, enregistrées comme ci-dessus les 10 août et 13 septembre 1995;

« Vu la lettre en date du 20 septembre 1995 adressée par les rapporteurs à M. Balladur et à M. Lamy;

« Vu la réponse faite par M. Lamy enregistrée comme ci-dessus les 27 et 28 septembre 1995;

« Vu les pièces jointes au dossier…. »

Edouard, mon grand, tu n’es pas du genre à ruser avec la vérité, alors SVP, fais nous vite passer une copie de ces documents. Ca nous intéresse !

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/

mardi 28 décembre 2010

Massive manipulation du prix des métaux précieux

Ceci est une des plus grandes histoires de fraude économique de la décennie. Une autre de plus. Il y a eu Enron, l’affaire Bernard Madoff, la crise des saisies immobilières, l’assouplissement quantitatif et les autres, sans oublier le dollar US qui est manifestement mûr pour une dévaluation catastrophique.
Il s’agit de l’impressionnante fraude et la manipulation qui a lieu dans les marchés des métaux précieux, dont particulièrement l’or et l’argent, par des institutions financières majeures.

Une histoire un peu complexe qui sera ici expliquée en termes simples et compréhensibles. C’est d’une importance capitale puisque cette fraude a le potentiel de causer un massif effondrement économique.
Depuis un bon moment déjà, plusieurs observateurs et experts aguerris avaient de sérieux doutes que les prix de l’or et de l’argent étaient vastement manipulés. Cependant, grâce à un témoignage d’un très courageux informateur, la manipulation éclatante des marchés mondiaux des métaux précieux est maintenant exposée publiquement. Elle révèle aux yeux de tous l’incroyable corruption du système financier mondial.

La U.S. Commodity Futures Trading Commission (CFTC) est une agence indépendante du gouvernement américain qui est chargée de la régulation des bourses de commerce, où se traitent les matières premières et qui a pour mission de protéger les usagers des marchés ainsi que le public de la fraude, manipulation et pratique abusive.
Mais il se trouve que la Commodities Futures Trading Commission s’est assis sur de solides évidences que l’élite bancaire manipule grossièrement les cours du prix des métaux précieux depuis au moins quelques années.

Bien qu’ils aient reçu des informations claires et sérieuses à ce propos, ils n’ont absolument rien fait avec celles-ci. En novembre 2009, Andrew Maguire, un ancien opérateur des marchés de l’argent métallique (trader) de Goldman Sachs, rattaché au bureau de Goldman Sachs à Londres, avait contacté la CFTC pour signaler une manipulation illégale du marché de l’argent par les opérateurs de marché de JPMorgan Chase.


Avant de poursuivre, il est important de comprendre comment le marché des métaux précieux fonctionne. Plus de 95% des transactions de métaux précieux sur les marchés mondiaux sont des échanges de titres en papier et non de métaux physiques en tant que tel. C’est-à-dire que moins de 5% des détenteurs d’or ou d’argent possèdent physiquement ces métaux, sous forme de barres, de pièces de monnaie ou autres, alors que les autres 95% ne détiennent que des titres, des documents attestant qu’ils possèdent une certaine quantité d’or ou d’argent dans les coffres-forts d’une banque quelconque à quelque part.

Or, il a maintenant été révélé que la majorité de ces métaux précieux transigés ne sont pas appuyés par de véritables réserves physiques et tangibles. Depuis longtemps, la plupart des gens ont assumé que le London Bullion Market Association (LBMA), le plus vaste marché d’or au monde, possédait suffisamment de réserves réelles pour garantir les «dépôts d’or» pullulant les banques majeures de la LBMA.
Mais ce n’est pas le cas. En fait, les gens commencent à réaliser qu’il existe bien peu d’or réel dans le système de la LBMA. Lorsque les gens pensent qu’ils achètent de «l’or» ou de «l’argent», ils ne font qu’acheter des morceaux de papier attestant qu’ils possèdent ces métaux.

Mais est-ce vraiment le cas? Il semble que non. Soutenant cela, Jeffrey Christian de CPM Group a confirmé lors d’audiences publiques de la CFTC que les banques de la LBMA ont effectivement émis cent fois plus de titres d’or qu’il n’existe réellement de lingots d’or physique.
Oups.
Qu’arriverait-il si tout le monde décidait de vendre ou de prendre possession de leur or? Cela pourrait s’avérer être une catastrophe. En même temps, cela pourrait aussi être une arme redoutable entre les mains de la population pour punir et envoyer un puissant message au cartel des banquiers privés qui sont les artisans et les profiteurs de cette crise économique mondiale. De véritables terroristes économiques. Mais on y reviendra plus tard.

Le fait est que, de nos jours, la plupart des transactions sur le London exchange ne sont que du papier contre du papier. Les petits et grands investisseurs le savent, les banques centrales qui sont les plus grands acheteurs nets ces derniers mois sont tout aussi conscients que ce papier ne vaut rien. Alors, on assiste présentement à une nouvelle ruée vers l’or et les autres métaux précieux qui enflamme la planète entière. Les gens achètent ces métaux parce qu’ils sont une vraie commodité, un lieu où traditionnellement les gens se réfugient lorsque l’économie s’effondre ou que le dollar américain chute en valeur.

Plus la monnaie fiduciaire perd de sa valeur, plus les gens se précipitent vers ces valeurs sûres, entrainant un effet de domino dangereux. C’est la raison pour laquelle les prix des métaux précieux sont manipulés à la baisse: pour éviter cette course folle vers les portes de sortie et entrainer un effondrement catastrophique des monnaies fiduciaires, dont l’important dollar américain. Cette facette sera abordée plus en détails sous peu.

Pour l’instant, il serait nécessaire de souligner que ce n’est pas vraiment le prix des métaux précieux qui augmentent, mais bien la valeur de la monnaie fiduciaire qui chute. L’inflation est une taxe cachée, car elle est le résultat d’une dépréciation de la monnaie fiduciaire et de la contraction de la masse monétaire. Il faut donner davantage de ces billets de papiers pour acheter les mêmes produits.

Le constat est qu’il y a des milliers de clients autour du globe qui pensent détenir d’énormes dépôts en or et en argent métallique sur lesquels ils paient des frais d’entreposage et pourtant, ces dépôts ne sont qu’imaginaires – la seule chose qu’ils possèdent vraiment est une pile de documents en papier.

Andrew Maguire expliquait cette situation de cette façon: « sur 100 clients qui se présentent, il y en a seulement un qui pourra réellement mettre la main sur son or ou argent. En d’autres mots, il y en a aura 99 qui repartiront les mains vides; et sans de nouveaux fonds arrivant dans les marchés, le seul fait de demander possession de cet or ou argent va créer un défaut de paiement ». (Source)
Qu’est-ce qu’un défaut de paiement? Voici une définition assez claire:

Le défaut de paiement désigne le fait qu’une entreprise ou un pays (NDLA: ou une banque, institution financière) ne soit pas en mesure d’honorer une partie ou la totalité de ses engagements envers un tiers.

Le défaut de paiement de la part d’une entreprise peut entrainer la faillite de celle-ci.
Conséquemment, il est simplement impossible pour la LBMA de remettre tout cet or et argent qu’ils doivent aux propriétaires de ces contrats. Sans doute, cela représente un gigantesque problème. Le pire est que ce type de situation n’est pas sans précédent. Par exemple, Morgan Stanley a dû verser plusieurs millions de dollars en 2007 pour régler les poursuites judiciaires qui les accusaient d’avoir prélevé des frais de stockage auprès de 22 000 clients propriétaires de lingots d’argent qui n’existait pas.

Adrian Douglas, est l’éditeur de MarketForceAnalysis.com et membre du conseil d’administration du Gold Anti-Trust Action Committee (GATA). Il estime qu’il y a jusqu’à 50 000 tonnes d’or inexistant qui aurait été vendu. Ceci, explique-t-il, « est l’équivalent de toutes les réserves minières d’or à travers la planète qui reste à exploiter, ou encore, l’équivalent de 25 ans de production minière d’or». Le système fractionnaire bancaire est donc aussi à l’oeuvre dans les marchés des métaux précieux et cette fraude pourrait totaliser 5 trillions de dollars ($5000 milliards). Soudainement, la fraude de $50 milliards de Madoff parait minuscule.

Adrian Douglas analysait dans cet article les données de la LBMA provenant de leur propre site Internet et il a calculé qu’environ 20 millions d’onces d’or sont échangés à chaque jour. Il cite Paul Mylchreest qui a fait une analyse détaillée de ces données sur les échanges quotidiens d’or sur les marchés de Londres et il en est venu à la conclusion que 2134 tonnes d’or transigeaient par jour. Ce chiffre est énorme puisqu’il c’est 346 fois plus d’or qui est extrait quotidiennement dans le monde.

Et cela, c’est sans parler des faux lingots d’or découvert par des fonctionnaires à Fort Knox, aux États-Unis, qui est censé être l’or du Trésor américain. Des millions de lingots d’or se sont avéré être des faux! Ils contenaient des noyaux de tungstène avec seulement un revêtement externe d’or véritable. Ce phénomène de lingots d’or avec un coeur de tungstène ont fait leur apparition en Allemagne, tel que rapporté par les médias allemands et américains, mais aussi en Chine et en Angleterre. Et que dire de cet or qui rouille en Russie?

Est-ce que quelqu’un essaie de faire peur aux petits investisseurs dans le but de les tenir loin de l’or pour les pousser vers les marchés boursiers, maintenant que nous nous dirigeons vers une autre vague de cette crise économique mondiale?

Manipulation du prix des métaux précieux

William Murphy, le président du Gold Anti-Trust Action Committee (GATA), a été invité à témoigner. GATA a compilé des données sur la manipulation des marchés de l’or et de l’argent pendant un bon moment déjà.

Quand on lui a demandé une preuve solide de la manipulation, Murphy a publié une bombe bien gardée par un informateur qui avait envoyé des courriels à la CFTC en expliquant comment les traders de JPMorgan ont truqué le marché de l’or pour ensuite s’en vanter.

Le dénonciateur, un commerçant de Londres de métaux précieux nommé Andrew Maguire, avait des preuves assez accablantes contre le cartel, mais le panel du CFTC était visiblement réticent à en apprendre plus et ne demandait rien d’autre à ce sujet.

Maguire a expliqué à la CFTC la manière dont s’y prenaient les commerçants d’argent chez JPMorgan Chase et leur a révélé qu’ils se vantaient ouvertement de leurs exploits – y compris la façon dont ils envoient un signal à l’avance au marché afin que d’autres négociants puissent réaliser un profit au cours des épisodes de compression des prix.

Les traders sauraient reconnaître ces signaux et faire de l’argent en misant sur la baisse du cours des métaux précieux, aux côtés de JPMorgan Chase. Maguire a expliqué à la CFTC qu’il existe des manipulations systématiques du marché au moment des expirations des contrats, ainsi que lors d’autres moments stratégiques.

Le 3 février dernier, Maguire a envoyé un avertissement deux jours à l’avance par courrier électronique à Eliud Ramirez, qui est le chercheur principal pour la CFTC, à propos d’un événement de manipulation des marchés qui était pour se produire.

Maguire a averti Ramirez que le prix des métaux précieux serait supprimés lors de la publication des données de paie non agricoles, le 5 février. Comme la manipulation des marchés des métaux précieux se déroulerait le 5 février, Maguire envoyé des courriels supplémentaires à Ramirez, lui expliquant exactement la nature de ce qui se passait.

Ce n’était pas seulement le fait que Maguire avait prédit que le prix de l’argent serait forcé à diminuer qui surprend le plus, c’est surtout le niveau de précision qu’il a été en mesure de communiquer à la CFTC qui a été le plus spectaculaire. Il avait averti la CFTC que le prix de l’argent, peu importe l’état du nombre d’emplois, se retrouverait en dessous de $15 l’once. Au cours des deux prochains jours, le prix de l’argent a chuté, partant de $16,17 l’once jusqu’à un creux de $14,62 l’once.

Grâce à l’alerte de Maguire, la CFTC a pu observer un crime se dérouler en temps réel, directement sous leurs yeux.

Alors qu’est-ce que la CFTC a fait à ce sujet?

Rien.

Absolument rien.

Les marchés ont été supprimées par les grandes institutions financières depuis des années, ce qui a créé un « étranglement » potentiel sur les marchés des métaux précieux qui pourrait envoyer le prix de l’or et l’argent dans la stratosphère.

La réalité est qu’il n’y aurait plus d’or dans le monde entier si tous les fonds indiciels cotés (Exchange Traded Funds – ETF) demandaient la livraison physique de leurs avoirs.

En fait, Maguire affirme que l’arnaque des ventes à découvert par les grandes institutions financières se chiffre en milliers de milliards de dollars, ce qui en fait une des plus grandes fraudes financières de l’histoire.

Maguire nomme cela du « terrorisme financier » et il accuse les institutions financières impliquées dans cette fraude de «trahison», mettant ainsi la sécurité nationale en péril.

La sécurité nationale est menacée.

Parce que si la véritable ampleur de cette fraude venait qu’à se savoir, elle pourrait provoquer l’effondrement du système financier dans son ensemble.

(Source, traduction par l’auteur)
Voici une entrevue avec Andrew Maguire. Il est aussi possible de consulter ces différentes sources pour complément d’information:
- Andrew Maguire finally exposes systemic fraud by CFTC & JPMorgan
- A London trader walks the CFTC through a silver manipulation in advance
- Media Blackout – Wall Street Journal Hiding Andrew Maguire Revelation Of JP Morgan Chase Gold/Silver Manipulation
- Bill Murphy of GATA Reveals Whistle-Blower in Gold Price Suppression

Une arme redoutable entre les mains de la population
Depuis trop longtemps, les banquiers privés ont fait la loi et sont demeurés insensibles aux aléas économiques de la population. Les financiers et banquiers privés sont maintenant coupables de crimes et de fraudes financières extrêmement graves et finalement, de terrorisme économique. Pourtant, rien ne semble pouvoir les empêcher de continuer et d’éviter la prison à vie.

Il ne reste qu’une guerre à mener – celle qui va opposer l’humanité aux banquiers privés. Beaucoup d’individus commencent à comprendre que le système fractionnaire bancaire est le coeur de leur système frauduleux, mais qu’il est aussi leur talon d’Achille. Cette arme pour s’enrichir sur le dos de la population devenue esclave économique pourrait bien se retourner contre eux, avec des effets dévastateurs. Et cette arme se retrouve maintenant dans les mains de la population mondiale.
Déjà, les Français parlent de retirer massivement leur argent des banques le 7 décembre 2010 et invite le reste du monde à y participer:

StopBanque c’est l’appel au retrait massif d’argent en banque et a la fermeture des comptes secondaires (épargnes) le 7 décembre 2010.
StopBanque c’est 14 000 participants, 61 000 personnes en attentes, première initiative citoyenne spontanée pour se défendre de la corruption médiatique et politique, et de l’esclavage de plus en plus précis que nous impose le grand capital…
StopBanque c’est aussi un écho mondial !!!

Notre démarche est Légale, Pacifique, laïque, non politisée et non syndicalisée.

Parce que visiblement, aujourd’hui, manifester ne sert plus à rien pour se faire entendre de nos élites et que le vrai pouvoir est aux mains des banques internationales,
ALLONS TOUS COMME UN SEUL HOMME RETIRER NOTRE ARGENT DES BANQUES LE 7 DÉCEMBRE 2010 !!!

« Ils sont grands car nous sommes à genoux ! » (Source et voir aussi cette page)
À voir absolument, cette vidéo de Éric Cantona qui propose clairement cette solution pour faire la révolution:

La Révolution se fera en s’attaquant au coeur même du système:
Lors d’une interview pour le Quotidien « PressOcéan » , en marge d’un tournage d’un film à Nante le 8 octobre 2010, le célèbre footballeur Eric Cantona explique clairement une méthode de faire la révolution en s’attaquant directement au moteur du système qui sont les banques.
Ce sera une Révolution sans arme dit-il…


D’après lui, le fait de manifester dans la rue en masse n’est pas assez efficace pour faire bouger les choses… Il nous dévoile sa méthode, écoutez:

Eric Cantona parle de la Révolution selon lui.

«La révolution est très simple à faire. Le système, c’est quoi? Le système tourne autour des banques. Le système est bâti sur le pouvoir des banques. Donc, il peut être détruit par les banques! Au lieu qu’il y ait 3 millions de personnes qui aillent dans la rue, il suffit qu’il y ait 3 millions de gens qui aillent retirer leur argent des banques et les banques s’écroulent, 3 millions, 10 millions de gens… Et là, il y a une vraie menace, une vraie révolution! Pas d’armes, pas de sang, une révolution à la Spaggiari. C’est pas compliqué». Eric Cantona, 44 ans (Source)

Max Keiser, a proposé une autre façon d’envoyer un message clair aux banquiers privés en faisant s’écrouler JP Morgan en se procurant tous et chacun une once d’argent métallique ou de prendre physiquement possession de ses avoirs en métaux précieux. Cela est facile, puisque JP Morgan et les autres ont vendu 100 fois plus d’or et d’argent qu’il n’en existe réellement, alors ce ne serait pas long avant qu’ils soient obligés de déclarer faillite.

Au prix actuel de l’argent, il n’en couterait qu’environ $26 US pour déclarer la guerre! Ensuite, il n’y aura qu’à regarder les prix des métaux précieux monter en flèche, dont l’or qui pourrait facilement atteindre la barre des $3000, $5000 et peut-être même jusqu’à $8000 l’once d’ici 2015, en plus de voir les banquiers paniquer et faire faillite!
La balle est dans notre camp. À nous de jouer!

Lundi 22 Novembre 2010

http://les7duquebec.wordpress.com/2010/11/17/massive-manipulation-du-prix-des-metaux-precieux/

lundi 27 décembre 2010

Karachi : les vérités successives de Dominique de Villepin

Si un homme sait tout de l'affaire de Karachi, c'est bien Dominique de Villepin. Juste derrière (ou à côté) de Jacques Chirac ou de Nicolas Sarkozy. Pourquoi ? Un récapitulatif de son CV est assez parlant.
Sa carrière décolle en 1993, après treize années en tant que diplomate au Quai d'Orsay, où il finit directeur adjoint aux Affaires africaines.
Un curriculum au cœur de l'Etat

* 1993-1995 : directeur de cabinet d'Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères
* 1995-2002 : secrétaire général de l'Elysée
* 2002-2004 : ministre des Affaires étrangères
* 2004-2005 : ministre de l'Intérieur
* 2005-2007 : Premier ministre

Dans tous ces postes, Dominique de Villepin a donc été au cœur de la tour de contrôle de l'Etat. En particulier lorsqu'il occupait le poste stratégique de secrétaire général de l'Elysée. Il dirige alors, avec l'aide de l'avocat Francis Szpiner, le « cabinet noir » du premier septennat de Jacques Chirac.

A ce poste, Villepin voit tout, entend tout, sait tout avec un seul objectif : empêcher son mentor de trébucher sur une affaire. L'argument utilisé depuis deux jours au sujet du dossier de Karachi (« Jacques Chirac a voulu moraliser la vie politique internationale ») paraît bien curieux, s'agissant d'un élu cerné par les « affaires » politico-financières après son passage à la mairie de Paris.

Aussi, lorsque l'ancien ministre de la Défense Charles Millon avance que le Président Chirac lui a réclamé une enquête sur les circuits des commissions du contrat Agosta, il n'est pas invraisemblable de penser que Dominique de Villepin centralisait le résultat de ces recherches.
1Première version : le « trésor de Balladur »

C'est d'ailleurs ce que le Villepin du printemps 2010 laisse entendre très explicitement, en répondant aux questions de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme qui l'interrogent pour leur livre « Le Contrat » (éditions Stock) :

« Sur le financement de la campagne de 1995, il suffit de reprendre des éléments publics. Pour revenir à nos soupçons de l'époque, je me souviens qu'il y avait beaucoup de déplacements qui nous semblaient suspects, notamment de Hortefeux et Bazire. Mais qu'est-ce qu'ils allaient faire en Arabie saoudite ? !

Et ces visites d'Edouard Balladur, en Arabie saoudite également… Intéressez-vous à cette période, vous trouverez des noms d'intermédiaires : Takieddine et El Assir par exemple, qui avaient (entre 1993 et 1995) leurs entrées à Matignon. »

Pour comprendre, il faut savoir que les intermédiaires travaillant sur le contrat Agosta des sous-marins pakistanais sont les mêmes que ceux du contrat Sawari 2, conclu fin 1994 avec les Saoudiens. Villepin poursuit son explication :

« Les déclarations de Millon [sur le financement de la campagne de Balladur, ndlr] ? Ce qu'il a dit est parfaitement exact, ça c'est clair ! Il a bien reçu des instructions du président de la République de mettre fin à ce système de “redistribution” politique. Je me souviens, juste après son élection, Chirac avait été très clair en évoquant devant moi “le trésor de Balladur” auquel il voulait s'attaquer. […]

Après l'élection de 1995, Chirac n'a pas donné d'instructions à Millon sans éléments. Il n'y avait peut-être pas de preuves matérielles, mais de nombreux indices. Notamment des écoutes, beaucoup d'écoutes. Et quand vous entendez toujours les mêmes noms revenir, ceux d'intermédiaires, surtout Takieddine dans mon souvenir, mais aussi de directeurs de cabinet, de ministres eux-mêmes, de Balladur et de son financement… Et les noms ne revenaient pas une fois ou deux, mais des dizaines de fois. Il n'y avait aucune ambiguïté… »

Ces écoutes, si elles ont été archivées, n'ont jamais été versées au dossier judiciaire.
2
Deuxième version sur TF1 : de « très forts soupçons de rétrocommissions »

Vendredi soir, dans le 20 heures de TF1, Dominique de Villepin lance une nouvelle pique. Cette fois-ci, il explique que le Président Chirac a eu, en arrivant à l'Elysée en 1995, de « très forts soupçons de rétrocommissions » sur deux contrats qu'il oublie de nommer. L'un en Arabie saoudite, l'autre au Pakistan. Nous comprenons Agosta et Sawari 2 :

« A partir de là, le Président a donc décidé d'interrompre les versements de commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions. […] Oui, Jacques Chirac (en 1995) a souhaité moraliser la vie publique internationale, c'est-à-dire interrompre tous les contrats qui pouvaient donner lieu à des commissions. Il y avait des commissions légales et des commissions qui revenaient vers la France, vers des personnalités politiques ou non, qui elles étaient illégales. »

Là aussi, Villepin oublie de livrer des noms. Puis il effectue un magnifique rétropédalage, en indiquant qu'il n'y avait « aucune information spécifique circonstanciée » sur un risque terroriste. Et il martèle, comme Edouard Balladur, que l'attentat a eu lieu en 2002 et non en 1995 :

« Ce qui a été arrêté, ce sont les commissions versées par les intermédiaires non-pakistanais, dit-il en insistant sur le fait que, ces commissions ne concernaient pas des personnalités pakistanaises. »

Et de dénoncer « l'amalgame », « l'approximation ».
3
Troisième version : des « soupçons, mais pas de preuves »

Dans la soirée, ces déclarations vont immédiatement soulever un torrent de démentis de la part de l'Elysée, via un communiqué du secrétaire général de la présidence, Claude Guéant.

Après 24 heures de flottement, Villepin finit par corriger le tir dans son intervention de dimanche sur TV5 Monde. Soudain, il n'est plus question de « trésor », de « soupçons », mais simplement de « vécu »…

« Nous avons tous des responsabilités dans cette affaire, vis-à-vis des familles, vis-à-vis de la vérité. Il n'y a dans ce dossier, aucun élément de preuves. Ce soir, je réserve au magistrat les éléments de preuves, les éléments de témoignages que je peux apporter, que j'ai vécus. […] A ma connaissance, il n'y a aucun lien entre l'arrêt du versement des commissions et l'attentat de Karachi. »

S'il est entendu par le juge Renaud Van Ruymbeke, Dominique de Villepin devra choisir entre ses trois vérités successives.

Photo : Dominique de Villepin et Alain Juppé à l'Elysée, le 21 avril 1997 (STR New/Reuters).

Par David Servenay

dimanche 26 décembre 2010

Karachi : deux filles de victimes accablent Nicolas Sarkozy

Magali Drouet, Sandrine Leclerc et l'avocat Olivier Morice le 18 juin 2010 (AFP)

Magali Drouet et Sandrine Leclerc, filles de deux ouvriers ayant péri dans l'attentat de Karachi, au Pakistan, le 8 mai 2002, livrent leur vision des faits et dénoncent l'attitude de Nicolas Sarkozy dans une interview à Mediapart publiée mardi 16 novembre.

Les deux femmes, porte-parole du Collectif des familles des victimes décédées, et auteurs d'un ouvrage, "On nous appelle les Karachi" (Ed. Fleuve Noir), tentent depuis huit ans de démêler cette affaire tentaculaire.

L'enquête sur l'attaque, qui a tué onze salariés français de la Direction des constructions navales et trois Pakistanais, est désormais instruite par le juge antiterroriste Marc Trévidic. Alors que l'hypothèse Al-Qaïda a longtemps été privilégiée, le juge semble dorénavant considérer que l'attentat pourrait provenir d'un règlement de comptes entre le Pakistan et la France, lié à l'arrêt de commissions versées en marge du contrat de vente des sous-marins.

La vente de ces sous-marins a donné lieu au versement de commissions, 6,25% d'un côté et 4% à deux intermédiaires étrangers, imposés par le pouvoir politique de l'époque, selon les responsables de la Direction des constructions navales entendus par la justice. Le gouvernement était dirigé par Edouard Balladur. Celui-ci s'est toujours défendu d'un financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995 dont le porte-parole était Nicolas Sarkozy et ministre du Budget.

"Des trucs comme ça"

Sandrine Leclerc et Magali Drouet estiment que le chef de l'Etat a peu à peu coupé les ponts avec les familles, à mesure que l'affaire prenait une tournure politico-judiciaire. Les proches des victimes n'ont par ailleurs pas digéré les déclarations de Nicolas Sarkozy, qui au cours d'une conférence de presse à Bruxelles, le 19 juin 2009, a déclaré que "Karachi c'est la douleur des familles et des trucs comme ça ...".

Sandrine Leclerc dénonce par ailleurs l'attitude de l'ex-juge antiterroriste juge Jean-Louis Bruguière, à qui l'affaire a tout d'abord été confiée. La jeune femme critique un personnage "lointain", qui employait "un jargon juridique", dans le but, selon elle, de tenir à distance les familles de victimes.

Pressions

Le juge ne s'intéressait qu'à une seule piste : celle menant à Al-Qaïda, en dépit de nombreux documents mis à sa disposition. A partir de 2007, le juge Marc Trévidic prend le relais de l'affaire et se penche sur les dessous du contrat de vente de sous-marins au Pakistan, au grand soulagement des familles.

Magali Drouet relate par ailleurs avoir été l'objet de pressions depuis deux ans. Elle dit avoir subi un cambriolage chez elle, reçu des coups de fil de menaces, et déjoué une filature, à Paris, lors d'un rendez-vous avec un journaliste de Mediapart.

Le Nouvel Obs

jeudi 23 décembre 2010

Karachi : la justice insiste, le pouvoir résiste

Le juge Van Ruymbeke voulait perquisitionner à la DGSE. Refus de François Fillon.Après les familles, Dominique de Villepin et la gauche, ce sont les juges qui mettent le gouvernement et l'Élysée sous pression dans cette affaire où les preuves font défaut.Le juge antiterroriste Marc Trévidic, chargé d'enquêter sur l'attentat de Karachi, le 8 mai 2002, a demandé hier au ministre de la Défense Alain Juppé, qui fut Premier ministre entre 1995 et 1997, la déclassification de documents relatifs à l'interruption du versement de commissions après la vente de trois sous-marins au Pakistan en 1994. Il s'agit de documents rédigés par l'ancien PDG de la branche internationale de DCN, le constructeur des sous-marins.

Cette enquête vise à vérifier si l'arrêt de commissions par Jacques Chirac aurait motivé, en représailles, l'attentat qui avait fait quinze morts, dont 11 Français, employés de DCN.

Dans le même temps, le juge Renaud Van Ruymbeke, chargé d'enquêter sur le supposé financement de la campagne d'Édouard Balladur, en 1995, par des rétro-commissions liées au même marché, et qui auraient transité par le Luxembourg, vient de se voir refuser par François Fillon l'autorisation de perquisitionner à la DGSE (les services secrets). Le Premier ministre se fonde sur une loi de 2009 limitant l'accès des juges aux lieux classifiés.

Rétropédalage de Villepin

Plusieurs témoins ont déclaré ces derniers jours qu'une enquête de la DGSE avait été menée, à la demande de Jacques Chirac, sur un possible retour en France d'une partie de l'argent de commissions. Le juge s'intéresse notamment à des écoutes réalisées en 1995 sur des membres du cabinet de François Léotard, ministre de la Défense de 1993 à 1995.

Les dépositions de son successeur, Charles Millon, et celles attendues de Dominique de Villepin - il sera entendu en fin de semaine prochaine - relancent une affaire aussi délicate que complexe. L'Élysée note que l'on ne parle que de convictions et que personne de sérieux ne peut établir un lien entre des commissions et l'attentat de 2002.

Nicolas Sarkozy explique qu'il n'était pas ministre de la Défense et seulement porte-parole du candidat Édouard Balladur. Il répète que si on demande des documents, on les donnera à la justice. Il s'amuse du rétropédalage de Dominique de Villepin qui accuse le vendredi et nuance le dimanche...

En face, cette affaire offre à l'opposition l'occasion d'exiger de l'État la vérité que réclament les familles et de demander une nouvelle mission parlementaire. Elle relance, sur fond de présidentielle, les règlements de comptes au sein de la majorité. À l'Élysée, on veut n'y voir qu'une cabale sans fondements. En réalité, l'affaire Karachi irrite le pouvoir bien plus que tout autre sujet d'actualité.

Michel URVOY.

mercredi 22 décembre 2010

Karachi. Perquisition au ministère du Budget

Le juge Renaud Van Ruymbeke a perquisitionné récemment au ministère du Budget à Bercy, selon Le Parisien/Aujourd'hui en France.
AFP


Cette information «a tout d'une bombe à retardement». Le juge Renaud Van Ruymbeke a perquisitionné récemment au ministère du Budget à Bercy, selon Le Parisien/Aujourd'hui en France. «Il y a une dizaine de jours, dans la plus grande discrétion, le juge Renaud Van Ruymbeke a perquisitionné la Direction générale des Impôts, au ministère du Budget à Bercy».


Le juge aurait mis la main sur des «documents 'extrêmement intéressants'», des «notes manuscrites, non signées, datées de fin 2006». Ces notes «confirmeraient et détailleraient les montages financiers opaques mis en place autour du contrat Agosta notamment les circuits empruntés par l'argent à l'aller (vers le Pakistan) comme au retour (en direction de la France)», ajoute le quotidien.

Le contrat de la vente de trois sous-marins Agosta au Pakistan en septembre 1994 est au coeur d'une affaire de commissions et de possibles rétrocommissions qui secoue actuellement la vie politique française.

Dans ces notes, il «serait question de plusieurs pays (...) dans lesquels les fonds transitent», ajoute Le Parisien.

Le journal cite une «source proche du dossier» selon laquelle «ces notes manuscrites (...) étaient adressées à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac et en pleine campagne pour l'élection présidentielle de 2007».

La justice cherche notamment à établir s'il y a un lien entre l'arrêt à partir de 1995 du versement de commissions dans le cadre du contrat d'armement avec le Pakistan et l'attentat de Karachi en 2002 qui a coûté la vie à 15 personnes dont 11 Français. Elle enquête également sur le versement de rétrocommissions qui auraient pu financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur de 1995.

Plus d'informations dans le journal Ouest-France

mardi 21 décembre 2010

La nature parasite du système monétaire actuel

Parfois induits en erreur par les grands médias et les soi-disant « experts, » même les gens les plus instruits ne parviennent pas à identifier la cause profonde du ralentissement économique actuel. Ils ont tendance à confondre les symptômes avec la cause. D’autres facteurs déclenchants inexacts, souvent mis en avant, sont la cupidité inhérente à l’homme, la surpopulation, les générations du baby-boom, l'abandon de l'étalon-or, la réserve bancaire fractionnaire, les monnaies fiduciaires, la surconsommation, et même la technologie.Le système monétaire est devenu le carcan mondial de l'esclavage alimenté par la dette que nous connaissons aujourd'hui au travers d’une série d’évolutions : invention de l'usure (prêt à intérêt composé), établissement du prêt sur fraction des réserves (c'est-à-dire, prêt d'argent inexistant), privatisation de la masse monétaire, création des banques centrales, abolition de l’étalon-or et mise en circulation légale des monnaies fiduciaires.

Désormais, dans les pays occidentaux, environ 96% de l'argent est de la dette (crédit d'argent), créée par les banques d’affaires sous forme de promesses de remboursement (reconnaissances de dettes). Les sommes déposées à la banque et prêtées sont simplement inscrites dans la comptabilité, sans être soutenues par des avoirs réels (comme de l'or, par exemple). Ce qui donne du prix à ces piles de paperasses autrement sans valeur, c’est le travail humain. C’est seulement en s’arrêtant pour réfléchir que nous pouvons commencer à comprendre la nature profondément frauduleuse du prêt bancaire : la promesse d’un emprunteur en garantie d’un prêt pour quelque chose qu'il ne possède pas encore (par exemple une voiture qu'il achète à crédit) contre de l'argent que le prêteur n'a pas réellement dans ses réserves.

Voyons brièvement comment les bulles spéculatives sont créés et l'effet qu'elles ont sur l'économie réelle. Les faibles taux d'intérêt fixés par les banques centrales déclenchent une frénésie de crédit qui pousse les gens à s'endetter. Les banques créent de l'argent ex nihilo (à partir de rien) et le prêtent contre des intérêts, ce qui gonfle des bulles alimentées par le crédit (dot-com, logement, immobilier commercial, etc.) qui rendent les banquiers et d’autres spéculateurs outrageusement riches. Par définition, il y a bulle quand le prix d'un actif augmente au-delà de ce que peut permettre le revenu moyen. Prenons la bulle immobilière actuelle à titre d'exemple. Quand finalement la bulle éclate, la valeur de l'actif plonge avec des répercussions désastreuses sur le bilan des banques et des ménages : les banques saisissent des maisons dont la valeur baisse rapidement et les ménages se retrouvent avec des capitaux propres négatifs (la valeur marchande de leur maison est inférieure à ce qu'ils remboursent pour elle chaque mois à la banque). Comme les banques ont été autorisées à devenir « too big to fail » (si grosses que leur faillite coulerait tout le système) au moyen de fusions et d’acquisitions, les barrons de la Finance donnent des instructions à leurs marionnettes politiques pour se faire renflouer aux frais du contribuable. Grâce à des doses énormes de propagande médiatique et l'alarmisme, ceux qui tiennent lieu d’élite lavent le cerveau des masses en leur faisant croire que la prospérité des banques est essentielle à la stabilité sociale et à la prospérité économique. En d'autres mots, un chaos généralisé s'ensuivrait si nous laissions les grandes banques faire faillite. Au début, la plupart des citoyens semblent croire ce mensonge et acceptent de payer la facture par l’augmentation des impôts et une combinaison de coupes et de privatisations dans les services publics (éducation, assistance, infrastructures, santé, etc.).

Après avoir eu leur renflouage, les banquiers s’adjugent d’énormes primes et tentent de reprendre les affaires d’avant. Mais il y a un hic : plus personne n’est solvable (c’est le rejeton né de la magouille à la Ponzi). Une grande partie des particuliers et des entreprises croulent sous les dettes, et les perspectives de profit sont trop sombres. C'est pourquoi les banques ne prêtent pas (le crédit se resserre) et les débiteurs, s’ils le peuvent, remboursent leur reste de dette en asséchant ainsi l'argent de l'économie réelle (ils ne consomment plus). Une dangereuse spirale de déflation de l'argent s’installe, créant faillites, chômage, saisies, diminution des recettes fiscales et troubles sociaux. Pendant ce temps, le gouvernement fait grimper en flèche le déficit, gonfle une dette publique déjà gigantesque, créant une sorte de crise de dette souveraine, comme on le voit dans des pays comme la Grèce, l'Islande et l'Irlande, pour n'en nommer que quelques-uns.

Comment est-on arrivé là ? Prenons un peu de recul et réfléchissons. Un système monétaire basé sur l'usure exige une croissance sans fin, car les intérêts composés grandissent de façon exponentielle au fil du temps. Sous ce nouvel éclairage, il est plus facile de comprendre pourquoi l'establishment est si obsédé par l’augmentation du PIB. Seulement, une croissance exponentielle n'est tout simplement pas viable sur une planète limitée. Il n'y a pas d'échappatoire : si l'économie ne croît pas, le nouvel argent-dette ne peut être émis pour faire tourner dans l'avenir le passif de la dette existante. Comme la quasi-totalité de la masse monétaire est créée par les banques elles-mêmes sous forme de dette, le nouvel argent doit venir au monde par l’emprunt uniquement et payer les intérêts dus aux banquiers. De même, une croissance nulle ou négative marque la destruction du système monétaire, ce auquel nous assistons en ce moment.

Des considérations éthiques sur le parasitisme inhérent à l'usure seraient certainement appropriées à ce stade : Ceux qui prêtent de l'argent à ceux qui en manquent deviennent à leur tour esclaves de ces derniers. Mais l'usure présente aussi un problème pratique mathématique : les banques créent seulement le capital, pas les intérêts exigés pour rembourser leurs prêts. Il en résulte une pénurie chronique d'argent qui affecte tous les acteurs du système, car l'argent du remboursement des intérêts de tous les prêts n'existe pas. Par conséquent, nous devons tous participer à un jeu à somme nulle pour gagner une chose qui n'existe tout simplement pas. L'argent est gagné par quelques-uns au détriment de ceux qui en sont privés, dans ce que l’on ressent de plus en plus comme une concurrence acharnée qui accroît considérablement les conflits sociaux et les déséquilibres de richesse.

L'expansion constante de la fourniture de monnaie, nécessaire pour remédier à la pénurie chronique d'argent, est la principale cause de l'inflation. Celle-ci équivaut à confisquer en douce la richesse des possesseurs d’argent. Le système monétaire pourrait être comparé à un jeu de chaises musicales : tant que bat l’orchestre (avec à la fois fourniture d’argent et économie croissante), il n'existe apparemment pas de perdant *.

Dans un tel système, le montant de la dette d'argent doit se développer continuellement afin de minimiser tout risque de déflation dangereuse. Nous pouvons à présent comprendre pourquoi toutes les discussions que nous entendons dans les médias grand public sur la nécessité de réduire la dette ne sont en fait que des propos ambigus trompeurs. La dette doit être maintenue, car le système entier repose sur elle. Toute réduction de la dette (soit par remboursement, soit par annulation écrite) augmentera la pénurie d'argent et aura des conséquences catastrophiques dans une économie en dysfonctionnement comme la nôtre.

Malgré tous les efforts déployés par les banques centrales pour continuer à faire tourner ce manège, actuellement la fourniture de monnaie dans de nombreuses économies de l'Ouest se contracte, et des millions de gens sont laissés sur le carreau dans le froid.

Avec le remboursement de la dette, le capital bidon disparaît progressivement et l'intérêt reste en bénéfice à la banque. Si l'on considère que le montant des intérêts des prêts remboursés sur de longues périodes (comme dans le cas des hypothèques) peut facilement dépasser le capital, on commence à comprendre la dimension colossale de l’arnaque et sa nature essentiellement parasite.

Armés de ce savoir, il devient évident que le système monétaire qui nous est imposé est par conception condamné à faire faillite. Un système de prêt basé sur les intérêts ne peut marcher que si tout l'argent gagné dans les intérêts est dépensé en biens et services (circule de sorte que l'emprunteur puisse à nouveau le gagner), et non pas thésaurisé ou à nouveau prêté. Thésauriser l'argent ou le prêter à divers emprunteurs en même temps (comme le font les banques aujourd'hui), provoque sa pénurie et entraîne en fin de compte un défaut de masse monétaire.

Je pense que la privatisation de l'argent est la principale cause sous-jacente de la pauvreté, de l'esclavage économique, des gouvernements insuffisamment financés et d’une classe dirigeante oligarchique qui contrarie toute tentative visant à lui faire lâcher les rênes du pouvoir.


* Il y a en fait un perdant : l'environnement détruit par le développement non viable exigé par l’économie axée sur le profit.


Amanda Morales est une analyste financière vénézuélienne qui a vécu et travaillé en Europe pendant plusieurs années. On peut la contacter à l’adresse ama.morales@yahoo.com.


Original : www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=21494
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

lundi 20 décembre 2010

Embargo de Cuba : 50 ans de solitude

Il y a cinquante ans, le 19 octobre 1960, le gouvernement américain a décidé un embargo commercial à l’encontre de Cuba, destiné à devenir le plus long blocus économique de l’histoire. Bien que ce blocus n’ait jamais été total, c’est une expérience peu commune.






En isolant cette petite île de la première puissance économique de la planète pendant un demi-siècle, les Etats-Unis ont confirmé la thèse qu’ils tentaient de réfuter. Il s’avère que dans un monde globalisé, on peut vivre en autarcie presque totale sans dépendre du système économique mondial. On est donc encore très loin de ‘’ la fin de l’histoire ‘’ annoncée dans les années 90 par l’élite intellectuelle américaine.

Evidemment, la vie à l’écart du système économique mondial n’est pas rose. Se trouvant à l’hôpital, Fidel Castro en personne l’a reconnu, en faisant, en septembre, une déclaration, jusqu’alors impensable, disant que ‘’ l’exportation ‘’ du modèle économique cubain ne valait pas la peine et qu’il ‘’ ne convenait plus ‘’ pour Cuba. Bien que Castro ait précisé par la suite que cette déclaration ne devait pas être interprétée comme une reddition devant le capitalisme, les difficultés économiques de la population cubaine sont tellement connues que seuls les habitants les plus démunis et les plus désinformés d’autres pays latino-américains pourraient vouloir partager son sort.

L’exportation de la révolution fut un échec. Néanmoins, les calculs des neuf présidents américains successifs sur l’effondrement du régime de Castro en raison des problèmes économiques ne se sont jamais réalisés.
L’enjeu augmentait progressivement. Au départ, pendant le mandat du président américain Dwight Eisenhower lors de l’arrivée au pouvoir de Castro en 1959, il n’était question que de cesser les voyages touristiques et de mettre l’embargo sur le sucre cubain.

Puis, le président Kennedy, comprenant que l’économie cubaine ne s’effondrait pas malgré l’impossibilité d’acheter des pièces de rechange pour l’équipement américain, a organisé une invasion militaire en avril 1961 par des exilés cubains, dont la mission consistait à renverser le nouveau gouvernement de Fidel Castro (débarquement de la baie des Cochons), et a déclaré l’embargo maritime total.

De 1963 à 197, il était interdit aux citoyens américains de se rendre à Cuba. Le président démocrate Jimmy Carter a levé l’interdiction et on pouvait espérer voir le dialogue se rétablir, mais tout espoir s’est dissipé très rapidement lorsque le président Ronald Reagan a rétabli en 1981 l’ancienne interdiction toujours en vigueur, avec certaines réserves…

Durant des années, les autorités cubaines accusaient le gouvernement américain de l’existence d’un mur qui séparait les peuples et les familles. L’Assemblée générale de l’ONU soutient les Cubains en invitant depuis 1992 les Etats-Unis à lever l’embargo en adoptant annuellement cette résolution à la majorité écrasante des voix. Seul Israël se trouvait toujours du côté américain. Accompagné parfois de compagnons inhabituels tels que la Micronésie, les îles Marshall et l’Ouzbékistan. Evidemment, ces alliés ne suffisaient pas pour un soutien puissant de l’embargo.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que l’embargo et l’interdiction de voyager à destination de Cuba ne soient pas très bien vus par les américains, en particulier par les libéraux. La décision récente de Barack Obama de prolonger d’une année ces sanctions devrait faire chuter sa cote de popularité au sein de l’électorat libéral qui se réjouissait récemment de la levée de l’interdiction pour les appels téléphoniques et pour les voyages afin de rendre visite aux proches restés sur ‘’ l’île de la liberté ‘’.

Il devient également plus difficile de maintenir le blocus d’un point de vue moral, compte tenu de l’interview et de la déclaration de Fidel Castro, qui donnent l’impression d’une certaine réévaluation des valeurs.

Quelle est la raison de cette réévaluation des valeurs par le vieux révolutionnaire? Il s’agit probablement de l’emprunt par Cuba de la voie familière des réformes de marché. Dans une récente déclaration, l’héritier de Fidel Castro, son frère Raúl, a expliqué que, dans le cadre de la réforme, il était nécessaire de réduire le nombre de fonctionnaires d’un demi-million, nombre très important compte tenu de la population qui s’élève à 12 millions.

Raúl Castro a recommandé aux personnes licenciées de trouver un emploi dans le privé. Dans ces conditions, les discussions sur le thème de ‘’ le socialisme ou la mort ‘’ deviennent inappropriées.
Peu à peu, Cuba s’intègre au système mondial, dont on a tenté de l’exclure depuis un demi-siècle.

Les entrepreneurs du Canada, sans parler du secteur d’affaires européen, ne se préoccupent plus depuis longtemps des interdictions américaines. Tous ces pays sont représentés à Cuba. Même aux Etats-Unis, les « tempêtes et passions » liées aux sanctions contre Cuba sont terminées depuis longtemps, alors que ces sanctions s’appliquaient à une certaine époque même aux compagnies étrangères qui commerçaient avec l’île. N’oublions pas que ‘’ l’Acte pour le soutien de la démocratie cubaine ‘’ et ‘’ l’Acte sur la liberté cubaine ‘’, rédigés par le sénateur Jessy Helms, célèbre également pour sa russophobie, ont été adoptés dans les années 90, dans l’attente de l’effondrement final des derniers pays de ‘’ la communauté socialiste ‘’.

La vie s’est avérée plus compliquées que les constructions idéologiques. Les Etats-Unis devraient probablement reconnaître ce fait et interagir avec La Havane, comme avec l’URSS à l’époque de Brejnev.

Ce texte n’engage pas la responsabilité de RIA Novosti

http://fr.rian.ru/

samedi 18 décembre 2010

L'ironie sur Facebook, motif valable de licenciement

Il s'agit d'une première : faire preuve de mauvais esprit sur sa page Facebook est un motif de licenciement valable. Le conseil des prud'hommes de Boulogne-Billancourt estime fondée la décision prise par l'entreprise d'ingénierie Alten d'avoir renvoyé trois de leurs employés en 2008, pour avoir ironisé sur leur hiérarchie lors d'une conversation privée sur le réseau social.

En décembre 2008, lors d'échanges sur le réseau social Facebook, l'un des trois salariés de cette entreprise, s'estimant mal considéré par sa direction, avait ironisé sur sa page personnelle, en disant faire partie d'un « club des néfastes ». Deux autres employées avaient répondu : « Bienvenue au club ».

C'est France Info, ayant révélé cette affaire en mai, qui annonce cette décision tombée dans la matinée. Comme le site de la radio le rappelle :

« Un [autre] “ami” des employés sur Facebook ayant eu accès à leur conversation, avait fait une copie des propos tenus et les avait transmis à la direction de l'entreprise.

Quelques semaines plus tard, ils avaient été licenciés pour “incitation à la rébellion” et “dénigrement de l'entreprise”. »

Deux des trois salariés licenciés avaient alors pris la décision de contester leur licenciement devant la justice. Ce matin le conseil a suivi le raisonnement de l'entreprise qui contestait le caractère privé du site :

« La page mentionnant les propos incriminés constitue un moyen de preuve licite du caractère bien-fondé du licenciement »

Facebook, de l'ordre de « la sphère publique »

Contacté par Rue89, Christophe Noël, avocat spécialisé en droit social, rappelle que cette décision n'a pas valeur de jurisprudence, puisqu'il s'agit d'un jugement de première instance. Il conseille cependant la vigilance :

« Dans une telle affaire, la question qui se pose est celle du conflit entre la vie privée et le respect de l'image de l'entreprise. Ici, les prud'hommes ont estimé qu'il y avait un trouble manifeste pour l'image de l'entreprise.

Le moment le plus intéressant sera celui où la Cour de cassation s'exprimera au sujet du caractère public ou privé du réseau social. »

Selon l'avocat, Facebook s'apparente plus à la sphère publique que privée. Il faudrait donc rester sur ses gardes :

« Vu les lacunes du site en matière de préservation des données privées, on est véritablement pour moi dans le domaine du public puisque, dans le cas qui nous intéresse ici, c'est un “ami d'amis” qui a fait acte de délation.

Pour éviter tout problème, il faut donc rester vigilant et ne pas tenir n'importe quel propos sur Facebook. Tout comme il faut tenir compte de la fonction manifeste que l'on occupe au sein de son entreprise avant de s'exprimer à son sujet sur Internet.. »

Reprenant les propos de Me Grégory Saint-Michel, l'avocat des deux anciens salariés, France info signale que

« C'est la première fois que la justice reconnaît que le licenciement des salariés pour avoir tenu des propos privés sur Facebook est fondé […]. »

Me Grégory Saint-Michel a, selon le Parisien, indiqué qu'il allait faire appel devant la chambre sociale de la cour d'appel de Paris :

« Méfiance désormais pour tous les salariés d'avoir l'outrecuidance d'utiliser Facebook pour s'exprimer, a-t-il mis en garde. Les salariés doivent extrêmement faire attention à ce qu'ils disent de manière humoristique ou pas » .

Autres cas

Depuis quelques années, les histoires de licenciements d'employés ayant eu tendance à trop s'épancher sur Facebook au sujet d'un aspect négatif de leur entreprise ne sont plus rares.

Évoquons d'abord le cas de ces trois travailleuses d'une association défendant la protection de femmes victimes de violences conjugales de Périgueux. Après avoir dénoncé « haut et fort les déviances de la direction » sur leurs murs Facebook, l'association avait mis à la porte ces employées pour « faute lourde », estimant que les propos tenus avaient été « injurieux, diffamatoires et menaçants ».

Portée devant les prud'hommes, le jugement de l'affaire est prévu pour mars 2011.

A la même époque que les trois employés d'Alten, le citoyen britannique Kevin Colin avait lui aussi été remercié par son employeur après avoir manqué de prudence sur le réseau social américain.

Alors qu'il avait prétexté une urgence familiale pour s'absenter de son travail, Kevin Colin était parti fêter Halloween dans une soirée. Une photo de lui déguisé en fée publiée sur son profil avait suffit à son employeur pour se séparer de Kevin suite à un « faux motif d'absence ».

Et les lycéens ne sont pas en reste, comme le relate Libération dans son édition d'aujourd'hui. Début novembre, dix élèves du lycée Galilée de Combs-la-ville (Seine-et-Marne) ont été renvoyés deux jours, notamment à la suite de certains propos tenus sur Facebook.

Ces lycéens ayant organisé des blocages de l'établissement, la proviseure s'était servit de leurs écrits numériques pour légitimer le renvoi.
Que fait la police ?

Afin d'éviter ce genre d'ennuis à ses troupes, Frédéric Péchenard, le Directeur général de la Police nationale (DGPN), a demandé à tous les policiers de faire preuve de la plus grande prudence sur Internet.

Comme l'écrivait LeMonde.fr reprenant ses propos :

« […] Frédéric Péchenard, évoquant Facebook ou Twitter, relève que “de nombreux policiers et personnels administratifs” y sont inscrits et que certains y “détaillent des aspects de leur vie personnelle ou professionnelle”.

“Ces renseignements sont susceptibles d'exposer les intéressés à d'éventuelles actions de malveillance du fait de leur profession”, écrit-il, et “peuvent porter atteinte” à leur “réputation” ainsi qu'à celle de la police. »

► Mis à jour le 19/11/2010 à 17h10. Ajout d'exemples autres cas de licenciements.

Photo : « Facetook my identity » (Face[book] m'a volé mon identité) (solrevolver/Flickr).

Par Sylvain Malcorps

vendredi 17 décembre 2010

Primaires PS : Montebourg se déclare… face à neuf prétendants

Valls, Hollande, Royal, Aubry, DSK, Hamon, Bianco, Moscovici et Mezrag… Etat des forces déclarées ou conditionnées.

Cette fois, c'est fait. Arnaud Montebourg a officiellement annoncé sa candidature aux primaires socialistes, mettant fin au suspense (insoutenable). Il va donc participer à la course qui doit mener le PS à la présidentielle de 2012.

On compte sur dix concurrents, qui vont se disputer le maillot jaune, celui à pois. Il y a les sprinters, le grimpeur, les dopés, et ceux qui roulent pour leur leader.
Montebourg et Valls, compagnons d'échappée

Ils sont partis en avance, savent qu'ils vont occuper l'antenne un peu trop tôt, avant que les choses sérieuses commencent et que les prétendants au maillot jaune s'imposent. Qu'importe, ils auront eu leur moment médiatique, et qui sait, la prochaine fois, ils joueront pour gagner.

► Arnaud Montebourg
Arnaud Montebourg à l'université d'été du PS de La Rochelle, en 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).Sa candidature a été annoncée aux militants socialistes ce 20 novembre, à Frangy-en-Bresse, en Saône-et-Loire où il est député.

Défenseur des primaires, Arnaud Montebourg veut maintenant les tester en vrai. Après quinze années passées à l'Assemblée nationale, l'ancien porte-parole de Ségolène Royal, « rêve » cette fois d'être en haut de l'affiche.

Se définissant comme le « candidat de la victoire » et « le candidat de
la transformation », il est sûr que sa candidature « a toutes les raisons de convaincre des millions de Français de gauche ».

Vraiment des millions ? Pour les préparer, il vient de sortir son programme, un livre intitulé « Des idées et des rêves » (Flammarion, 20 euros)



► Manuel Valls
Manuel Valls à l'université d'été du PS de La Rochelle, en 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).Le député maire d'Evry est parti le premier. Candidat dès juin 2009, soit près de trois ans avant l'échéance.

Plutôt à droite du PS, Valls, 48 ans, veut représenter « une nouvelle génération à gauche ». L'homme aux costumes violets se démarque par une forte identité politique et des ambitions sécuritaires (grâce à une rénovation urbaine, une meilleure politique éducative).

Politiquement incorrect (rappelez-vous, la brocante d'Evry manque de « blancos » - il s'en explique ici), il se bat contre les communautarismes, même au Franprix.

Valls va aussi devoir regagner le cœur des journalistes qui l'ont connu chargé de la communication du premier ministre Lionel Jospin (et en gardent un souvenir mitigé).
Hollande, le maillot à pois



► François Hollande
lors d'un meeting du PS à Cergy, en 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).Un maillot difficile, qui requiert le goût de la souffrance.
Aminci -c'est heureux, le grimpeur a un physique sec-, relooké, François Hollande envisage une candidature, mais entend respecter le calendrier officiel pour se déclarer.L'ancien numéro un du PS -beaucoup l'accusent d'être responsable de la déliquescence du parti-, qui veut être président depuis qu'il a 10 ans (voir son long portrait, avec Valérie Expert), n'a pas l'intention de passer son tour comme en 2007.

Il y a un an, François Hollande préparait déjà le terrain, en publiant un livre d'entretien avec Pierre Favier, ex-chef du service politique de l'AFP, « Droits d'inventaire ».

En octobre, sur Canal +, il a estimé qu'il y avait « un plan B » permettant d« éviter la candidature de Martine Aubry ou de Dominique Strauss-Kahn, à savoir “le plan H”. Comme Hollande.
Royal, la dopée



► Ségolène Royal
à l'université d'été du PS de La Rochelle, en 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).Quand va-t-elle se déclarer ? L'ancienne candidate à l'Elysée entretient le suspense, si ce n'est l'exaspération. En attendant, celle qui déchaîne presque autant de passions dans son camp que Nicolas Sarkozy dans toute la France, demande aux socialistes d'accélérer leur unité en se rapprochant d'Europe Ecologie-Les Verts… et des centristes.Royal organise des Fêtes de la fraternité et a parfois des hallucinations (elle aurait inspiré Obama). Mais, elle est l'un des moteurs de l'opposition. La plus coriace. Elle s'indigne comme personne des erreurs du Président. Le sens de la formule en plus.

Attention aux gaffes. La dernière en date : lorsqu'elle a appelé les lycéens à descendre dans la rue contre la réforme des retraites.
Aubry et DSK, prétendants au maillot jaune

Au sein de leur équipe, ils sont les plus forts. Leaders incontestés. Hors de leur équipe, ils ont intérêt à revêtir un maillot pare- balles. Ce sont les plus forts, mais les plus exposés. C'est entre eux que tout devrait se jouer.



► Martine Aubry
Martine Aubry à La Bellevilloise en 2008 à Paris (Audrey Cerdan/Rue89).La patronne du PS refuse de s'avancer sur une candidature aux primaires (“dépôt à l'été 2011”, dit-elle). Ira-t-elle vraiment ? Martine Aubry a, à plusieurs reprises, promis de ne pas affronter DSK. En août 2008, lors d'un diner à Marrakech, ils ont passé un pacte qui portait Aubry à la tête du parti, grâce au soutien des strauss-kahniens.

A charge de revanche ? Pas forcément. Martine Aubry est en légère baisse dans les sondages, mais elle a une bonne place dans le parti.

A gauche de l'aile droite. Elle a un côté anti-Fouquet's qui plaît beaucoup et fait même ses courses sur le marché de Tréguier, en Bretagne. Un ticket avec DSK pourrait être gagnant. Il couvrirait l'ensemble du champ de la gauche.



► Dominique Strauss-Kahn
Entre Washington et 2012, DSK semble avoir choisi. Même si son mandat à la tête du Fonds monétaire international (FMI) le contraint à un devoir de réserve, Dominique Strauss-Kahn montre de plus en plus son profil “ gauche ”.

Au lendemain du remaniement, le directeur du FMI a fait une intervention remarquée sur France Inter. Il a rappelé qu'il aimait “les pâtes à la sauce tomate” et martelé un message : le FMI est vraiment, vraiment de gauche. “A la suite du sommet de Londres, Libération a titré : ‘Et le vainqueur est… le FMI’”, se vante-t-il. Anne Sinclair a assuré, sur Canal + qu'il fallait être “tordu” pour penser que son mari n'était pas de gauche.

A ce niveau de popularité, pas sûr que le directeur du FMI prenne la peine de passer par la case primaire… (celles de 2007 ont été usantes pour tous les candidats). (Voir la vidéo de DSK sur France Inter)




► Benoit Hamon
Benoît Hamon à l'université d'été du PS de La Rochelle, en 2008 (Audrey Cerdan/Rue89), le maillot vert.Elu meilleur sprinter et meilleur espoir. Et “idole des femmes” par Martine Aubry en mars 2009.

Représentant l'aile gauche du PS, le porte-parole du parti pourrait, en effet, être tenté par une candidature contre Dominique Strauss-Kahn, à qui il reproche des positions trop libérales.

Hamon incarne le renouveau de la gauche de la gauche, plus crédible que Mélenchon et Besancenot. Très présent lors des manifestations contre la réforme des retraites, il est de plus en plus populaire, mais pas au sein du PS…

Après s'être attiré les critiques de l'aile droite du parti lors de son rapprochement avec Besancenot ou pour sa position sur les retraites jugée “trop à
gauche”, le projet sur “l'égalité réelle” de Benoît Hamon est critiqué en interne.
Bianco et Moscovici, porteurs d'eau

Ce sont des “coéquipiers”. Ils se rallieront sûrement à un maillot jaune. Partagent un esprit d'abnégation et un ego de taille raisonnable.



► Jean-Louis Bianco
Jean-Louis Bianco et Ségolène Royal à la Maison de la chimie en 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).C'était le meilleur copain de Ségolène Royal en 2007 et il pourrait toujours l'être en 2012 :

“Elle est loin d'être finie et représente toujours la meilleure chance par sa capacité à faire bouger les lignes, par son intuition”, dit-il à la Provence.

Le député socialiste des Alpes de Haute-Provence pourrait avoir envie de voler de ses propres ailes ou il le laisse entendre pour mieux vendre son livre d'entretiens, sorti en septembre chez Albin Michel, titré “Si j'étais Président”, avec en sous-titre : “Que faire en 2012 ? ”



► Pierre Moscovici
Pierre Moscovici à l'université d'été du PS de La Rochelle, en 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).Il y songe même sans se raser. Pierre Moscovici a confirmé cet été, sur son blog, qu'il serait “acteur de ces primaires”. Il devrait donc être candidat, sauf si DSK se présentait. Dans l'éventualité où “Strauss” ne reviendrait pas en France, il n'est pas d'un optimisme délirant concernant l'avenir de la gauche.

Invité mi-octobre chez Jean-Jacques Bourdin, sur RMC, le député socialiste a estimé que le PS n'était pas encore crédible dans l'optique de la présidentielle 2012. Le député du Doubs dit que le PS a encore “ du boulot à faire, c'est vrai ” et que “ l'anti-sarkozysme ne suffit pas ”.
Mezrag, en queue de peloton

Il vient de Tourcoing et se dit prêt à se porter candidat “s'il n'y a pas de candidature de la diversité”.

Ancien partisan de Ségolène Royal, Hacène Mezrag, 34 ans, assure avoir le soutien d'élu locaux et se construit une légitimité en mettant en avant dans la presse lilloise ses études à la London Business School, “la meilleure école du monde selon le Financial Times”, sa qualité “ de membre de l'association des Amis de Rochdale [club de foot, ndlr]”, ou sa casquette de “ représentant des parents d'élèves à la caisse des écoles ”.

Dans le cas où Dominique Strauss-Kahn se présenterait, Martine Aubry et Ségolène Royal poseraient le pied à terre. Il est probable que dans ce cas, seuls Manuel Valls et Arnaud Montebourg maintiennent leurs candidatures. Ca serait alors un tour pour la France entre hommes.

Photos : Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Ségolène Royal, Benoît Hamon et Pierre Moscovici à l'université d'été du PS de La Rochelle, en 2008 (Audrey Cerdan/Rue89) ; François Hollande lors d'un meeting du PS à Cergy, en 2008 (Audrey Cerdan/Rue89) ; Martine Aubry à La Bellevilloise en 2008 à Paris (Audrey Cerdan/Rue89) ; Jean-Louis Bianco et Ségolène Royal à la Maison de la chimie en 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).

Par Nolwenn Le Blevennec

jeudi 16 décembre 2010

Rue89 s'est fait cambrioler

Annoncé sur Twitter par le directeur de la publication de Rue89, Pierre Haski, le cambriolage des locaux parisiens du site d'information a été découvert par la rédactrice en chef adjointe Blandine Grosjean, ce matin. "J'ai quitté les locaux hier soir à 21 heures en fermant tout à clé, et je suis revenue à 8h30 : tout était sens dessus-dessous, une vingtaine d'ordinateurs portables et un ordinateur de bureau Mac ont été volés" raconte-t-elle au Figaro.fr. Plusieurs portes ont été "défoncées".

Choquée par le désordre des locaux, Blandine Grosjean affirme avoir noté que les ordinateurs de Pierre Haski et de François Krug avaient disparu. "La police nous avait conseillé d'être prudents ces derniers temps, un local proche de notre bureau ayant été forcé il y a une dizaine de jours", explique-t-elle. Cette nuit, d'autres bureaux situés dans les étages supérieurs du même bâtiment, ont également été fracturés. On ne sait pas encore si des vols y ont été commis.

Dans ses anciens locaux, le site Rue89 avait déjà été cambriolé deux fois, dont une la nuit de son premier emménagement.

Impossible de dire encore si cette affaire a un lien avec les précédents cambriolages et autres vols d’ordinateurs qui semblaient liés à l’affaire Woerth-Bettencourt. Pour Blandine Grosjean, "on n'en est pas là". La police judiciaire est sur place.

mercredi 15 décembre 2010

USA : les fouilles corporelles dans les aéroports dérangent

Un agent de la sécurité aérienne pratique une fouille corporelle sur un passager, le 17 novembre à Denver.



Crédits photo : CRAIG F. WALKER/AP


Les nouvelles mesures destinées à améliorer la sécurité dans le transport aérien soulèvent une vague de mécontentement outre-Atlantique.


Trop, c'est trop. «Déshabillés» par les scanners et de plus en plus souvent fouillés comme des criminels potentiels dans les aéroports, les passagers américains commencent à se rebeller contre les nouvelles mesures de contrôle instaurées par l'Administration de la sécurité aérienne (TSA) au début du mois. Des milliers de plaintes ont été enregistrées contre les scanners qui vont passer de 68 aujourd'hui à 1 000 fin 2011 et contre les fouilles corporelles «renforcées», qui incluent des palpations jusque dans les parties intimes. Une hôtesse de l'air a dû ainsi montrer sa prothèse mammaire et un septuagénaire s'est uriné dessus lorsque sa poche artificielle s'est percée après le tâtonnement zélé d'un agent. La grogne prend de l'ampleur depuis qu'un passager californien a lancé à un agent : «Touche pas à mes machins, ou je te fais arrêter.» John Tyner, qui a été expulsé de l'aéroport et risque une amende de plus de 10 000 dollars, a pris soin de filmer la scène et la poster sur Internet où elle fait désormais sensation. Des associations de défense des passagers appellent ces derniers à une journée de désobéissance civile en refusant de se soumettre au «strip-tease» des scanners mercredi, la veille des départs pour Thanksgiving, l'un des week-ends les plus chargés de l'année dans les aéroports. Le refus du scanner entraîne une fouille corporelle systématique, ce qui risque de causer des retards dans les vols.

Obama sur la réserve

L'ancien candidat à la présidentielle, Ron Paul, représentant libertarien au Congrès, compte déposer un projet de loi criminalisant les agents de la TSA. Le patron de l'agence, John Pistole, a d'abord maintenu que la menace terroriste justifiait ces procédures, mais a depuis renoncé à les imposer de manière stricte aux pilotes après une vague de colère dans leurs rangs. Le débat fait rage sur l'efficacité des scanners, où les passagers passent après avoir été sélectionnés au hasard. Barack Obama dit prudemment comprendre la «frustration» des passagers dans une situation où il n'est pas toujours facile de trouver le bon équilibre entre sécurité et libertés individuelles.

Par Adèle Smith

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