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jeudi 30 septembre 2010

Grappiller quelques euros, c'est toujours ça

Quand les fins de mois sont difficiles, il n'y a plus de petites sommes. La galère pousse de plus en plus de Français à se tourner vers les tribunaux pour les récupérer.

Les sommes en jeu peuvent paraître modiques, mais, pour des gens seuls avec de maigres revenus, chaque euro compte pour boucler le mois. Au point de saisir le tribunal. Après avoir quitté son exploitation agricole, une retraitée de la Manche est l'objet, début 2009, d'un rappel, calculé sur cinq ans, de 1 905 €. Son APL (aide personnalisée au logement) passe de 162 € à 83 € par mois.


Elle saisit le tribunal administratif qui conclut que la MSA (Mutualité sociale agricole) n'a pas commis d'erreur en réduisant l'allocation. « La modicité des ressources et l'importance du loyer sont sans incidence sur le calcul des droits. »

Une habitante de Cabourg (Calvados) perçoit, à tort, la prime exceptionnelle de fin d'année 2009 : 274,41 €. La Caisse d'allocations familiales (Caf) lui réclame le remboursement. Sans emploi, attributaire du RSA, elle explique que ses charges de famille et les dépenses de la vie courante ne lui permettent pas de rembourser cette somme. La commission de recours gracieux de la Caf statuera avant la fin de l'été.

« Une société en tension »

Gérante d'un commerce qui cesse son activité, cette femme de l'agglomération caennaise s'inscrit au chômage, le 6 février 2009. Elle reçoit la prime de 200 € au titre du RSA. Elle doit rembourser la somme, car elle ne remplissait pas les conditions prévues par l'article 1er du décret du 19 décembre 2008 : elle n'exerçait pas d'activité professionnelle et ne se trouvait pas au chômage depuis deux mois consécutifs.

Une mère de famille de Cherbourg saisit le tribunal administratif afin d'obtenir une bourse plus importante pour ses deux fils collégiens : le montant s'élève à 220,80 € pour l'année 2009-2010. Elle invoque une modification dans sa situation personnelle, survenue en juillet 2009. « Ce changement est postérieur à la période prise en compte pour le calcul, selon l'article D 531-5 du code de l'Éducation. » Pas de revalorisation.

Vivant seule, une personne âgée d'Hérouville-Saint-Clair (Calvados), confrontée à des difficultés financières après une augmentation du loyer, s'étonne de ne plus percevoir l'APL. Le montant est de 14,87 €, soit en dessous du seuil de 15 € fixé pour son versement par l'article R 351-22 du code de la construction.

Comme l'a noté le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, dans son rapport annuel, « le premier fossé entre les citoyens et l'État, c'est celui que creuse la loi par une complexité croissante. Face à eux, des fonctionnaires peinent à appliquer la loi. » Et lors de la présentation de son rapport, il ajoutait : « Je sens une société en tension et en usure psychique. Avant, on était crevé au boulot, maintenant on est usé dans la vie, on est tendu tout le temps. »

Jean-Pierre BEUVE.

mercredi 29 septembre 2010

Le camp d’exilés du canal Saint-Martin évacué

L’expulsion a commencé aux premières heures du jour. Hier à 6 h 30, des policiers ont procédé à l’évacuation des exilés afghans installés sur les berges du canal Saint-Martin (Xe). A la suite de la fermeture du square Willemin l’été dernier, des dizaines de ressortissants afghans avaient établi un campement fait de tentes et d’abris de fortune sous les ponts Louis-Blanc et Lafayette.

Le démantèlement, qui s’est déroulé sans incident, fait suite à une demande de la mairie de Paris. Selon Rémi Féraud, maire PS du Xe, il y avait eu quelques plaintes de riverains, mais, surtout, les conditions sanitaires et des bagarres au couteau entre réfugiés ont poussé la Ville à demander l’expulsion. Le 17 juin, le tribunal administratif a donné son aval « eu égard, d’une part, aux risques graves et immédiats (...) tant en matière de salubrité que de sécurité publique, d’autre part, aux nécessités de la continuité du service public ». Mais pourquoi la mairie de Paris a-t-elle attendu la torpeur de l’été pour organiser ce démantèlement? L’ouverture de Paris-Plages a-t-elle incité la Ville à faire place nette? « Ça n’a rien à voir », répond brièvement Bertrand Delanoë. « Nous avons obtenu le feu vert il y a quelques semaines, mais nous souhaitions d’abord trouver des solutions d’hébergement », complète Rémi Féraud.

« lls se réinstalleront ailleurs »

Quelques heures après l’évacuation, il ne restait plus de l’ancien campement que quelques matelas fatigués entassés dans une benne et des sacs plein de détritus. Sous l’œil des CRS postés sur le pont Louis-Blanc, des agents de la Ville débarrassaient au nettoyeur à haute pression les dernières traces de ce minibidonville. Quant aux 180 exilés, ils ont dans un premier temps été dirigés vers le centre d’hébergement la Boulangerie, dans le XVIIIe, pour que l’on étudie leur situation. Cent quarante d’entre eux étaient demandeurs d’asile. Ces personnes seront orientées dans les jours à venir vers des structures d’hébergement adaptées dans l’est de la France, l’Orne ou à Créteil. « Le nombre élevé de demandeurs d’asile démontre la limite des discours sur l’installation de filières d’immigration clandestine à Paris », souligne Pierre Henry, directeur général de l’association France Terre d’asile.

Dans un premier temps, le ministère de l’Immigration avait en effet parlé d’« un grand nombre d’étrangers en situation irrégulière » dans le camp. « Le fait que ces personnes soient demandeurs d’asile n’exclut pas qu’elles alimentent les filières d’immigration irrégulière à destination de la Grande-Bretagne », relativise-t-on au ministère. Pour France Terre d’asile, l’évacuation du campement ne va pas régler le problème des exilés. L’association réclame la mise en place d’un « vrai schéma national d’accueil cohérent des demandeurs d’asile (…) avec des moyens cohérents ». « Sinon, ils reviendront s’installer sur les berges du canal Saint-Martin ou ailleurs », prédit Pierre Henry.

Julien Solonel et Marie-Anne Gairaud

mardi 28 septembre 2010

Non au fichage des travailleurs qui résistent à l’exploitation

On assiste aujourd’hui à la « criminalisation du mouvement social des militants , des syndicalistes» on connaissait déjà les syndicalistes condamnés à de lourde peines.

On ajoute à ces peine la demande de prélèvement ADN :

« prélèvement dégradant, dangereux pour la démocratie, stigmatisant les militants syndicaux comme des criminels en puissance. »
En ces période troubles le Medef et le gouvernement mettent en cause les solidarités de la classe ouvrières en criminalisant certains militants et syndicaliste pour décourager l’ensemble des travailleurs de se mobiliser :
« Pour faire réfléchir les militants ,pour leur faire peur avant les grande manifestations sur les retraites qui vont avoir lieu dès le 13 juillet 2010 et en septembre 2010 ,
Pour la première tous ensemble dans l’unité »
C’est ainsi que pour casser cette solidarité ouvrière , des militants sont appelés par la gendarmerie pour se soumettre à des test ADN ;



C’est le cas Xavier Mathieu, porte-parole des travailleurs de Continental-Clairoix
Condamné à une peine de prison avec sursis pour avoir participé à une manifestation à la sous préfecture de Compiègne, pour protester contre la fermeture de son usine et pour préserver tous les emplois.
En effet c’est le lundi 5 juillet que la gendarmerie a adressé une convocation à Xavier Mathieu, en vue d’opérer un prélèvement ADN sur lui. La même démarche a été faite auprès des cinq autres travailleurs de Continental-Clairoix condamnés à des simples peines d’amendes par la cour d’appel d’Amiens .

Xavier Mathieu s’est rendu mardi 7 juillet à la gendarmerie en faisant savoir qu’il refusait ce prélèvement et qu’il ne voulait pas être fiché comme un criminel.

Maus Cette situation n’est pas isolée, et bien des travailleurs, des militants sont ou ont été confrontés à ce problème de prélèvement réclamé de leur ADN.

Il y en d’autres bien entendu cela s’entend dans cette époque de criminalisation des militants
On peut citer la situation de ce militant syndicaliste :
Philippe Galano qui a refusé ce prélèvement ainsi que de faucheurs de OGM.

Faut il rappeler que même Le New York Times était parti en guerre contre les tests ADN en s’étonnant que la France ne se souvienne pas des leçons imposées par son histoire. "En effet, rappelle le NYT, les premières notions de pseudo-science du ’sang’ ont été introduites dans le droit français sous l’Occupation, par les Nazis et leurs collaborateurs de Vichy, avec les conséquences tragiques que l’on connaît". C’était lors des test ADN que le gouvernement voulait imposer aux étrangers

Contre ces mesures dégradantes
Mobilisons nous
Martine Lozano militante associative

lundi 27 septembre 2010

François Baroin va faire payer les handicapés et les étudiants

François Baroin, le ministre du budget, entend faire des économies et ce sont notamment les personnes handicapés et les étudiants qui en feront les frais.

Ces deux catégorie qui doivent être selon lui des privilégiés bénéficient d’après le ministre de "deux avantages", "fiscal" et "social" : un abattement de 15 points sur les exonérations sociales en cas d’emploi d’une aide à domicile pour les personnes handicapés et le cumul de l’aide personnalisée au logement (APL) et de la demi-part par enfant à charge pour la famille d’un étudiant.

Rassurez vous, François Baroin tel Harry Potter va faire en sorte que ces odieux privilèges disparaissent.

Ainsi, avec l’argent économisé, il pourra mieux rembourser les milliardaires protégés par le bouclier fiscal !

Arnaud MOUILLARD - http://hern.over-blog.com

samedi 25 septembre 2010

LES TARIFS D’ÉLECTRICITÉ VONT AUGMENTER POUR PERMETTRE LA CONCURRENCE !!!!

À TERME, L’USAGER PEUT S’ATTENDRE À DES HAUSSES SUBSTANTIELLES DE SA FACTURE, COMME CELA S’EST DEJA PRODUIT POUR LE GAZ.

NE LAISSONS PAS FAIRE !

Début juin 2010, les parlementaires auront entre les mains l’avenir du service public de l’électricité.

En effet, débutera dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale l’examen du projet de loi Nome, soit la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité, concoctée par le gouvernement.

Le principe en est simple : constatant que la concurrence ne fonctionne pas - plus de 96 % des Français restent fidèles à l’opérateur historique (EDF) -, le gouvernement a décidé de la créer… artificiellement.

Si la loi passe, à partir du 1er janvier 2011, EDF aura obligation de revendre à ses concurrents jusqu’à 25 % de sa production d’électricité.

Un véritable hold-up ! Les fournisseurs d ‘électricités vont se voir offrir un quart de la production, que les Français ont déjà payé avec leur facture, pour qu’ils puissent réaliser des profits, au seul bénéfice de leurs actionnaires.

C’est une première d’obliger une entreprise, dans le monde de la concurrence libre et non faussée, à céder une partie de ses atouts à des concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité.

Trois points cruciaux sont en question :

• Point n° 1 : les tarifs
Les tarifs vont mathématiquement augmenter puisqu’il est reconnu que la concurrence ne peut s’exercer parce qu’ils sont trop bas. Quelque soit le prix de rachat, tous les fournisseurs chercheront à faire une marge. Des chiffres circulent déjà et les fournisseurs de tous bords se frottent les mains.
Cela touchera lourdement tous les usagers et risque de porter un coup supplémentaire au secteur industriel, déjà mal en point, quand on sait que le prix de l’électricité est un facteur important de localisation industrielle.
Déjà certains industriels annoncent que, dans ce cas de figure, ils préféreront transférer leurs usines dans des pays qui leur permettent une stabilité et une visibilité à long terme à un tarif intéressant, comme le Canada ou les Etats-Unis, voir d’autres pays d’Europe. L’originalité de la France dans cette affaire, c’est d’accepter d’auto saborder son avantage compétitif, son système électrique.

• Point n° 2 : les investissements
Les fournisseurs profiteront de la manne nucléaire sans aucun investissement. On a vu ce que cela a donné il y a plusieurs années en Californie avec la grande panne électrique. Là-bas comme ailleurs, l’Etat s’est réapproprié le secteur. Quant à nous, nous privatisons à tour de bras !

• Point n° 3 : la clause de destination
La loi stipule que les fournisseurs accédant à la « rente nucléaire » devront justifier d’un portefeuille de clients équivalent sur le territoire national.
Tout le monde sait pertinemment que cette clause ne tient pas juridiquement, et qu’au moment opportun elle sera remise en cause et permettra à n’importe quel fournisseur d’aller spéculer partout en Europe.

Va-t-on finir par réaliser que la concurrence sur un produit qui ne se stocke pas et se transporte mal est une aberration ?

Le résultat de ce mauvais compromis risque de mettre à mal, non pas l’entreprise EDF mais toute l’organisation du secteur électrique.

La CGT des Mines et de l’énergie vous propose d’agir, en partageant les informations que vous venez de lire et/ou de voir, en participant au sondage ci-contre et en signant la pétition en ligne.

http://www.poursavoir.fr/


De : Bernard Gensane

vendredi 24 septembre 2010

Aff. BETTENCOURT : Où l’on peut se souvenir que Liliane est la fille d’Eugène SCHUELLER

Bon, il y a un moment quand même où il faut arrêter de nous prendre pour des cons.

Sur "l’affaire Bettencourt", avez-vous remarqué, on dirait que les médias et les politiques de "gôche" font un concours pour en parler le plus en en disant le moins.

J’avoue que je commence à être exaspérée par la tournure que prennent les conversations.

On découvre la lune avec cette affaire !

Le financement de la politique bourgeoise (de droite comme "de gôche") par l’industrie, par les capitalistes est vieux comme le capitalisme lui-même, vieux comme notre actuel système "démocratique".

Pour parler de Liliane, tiens, on oublie opportunément que cette dame a une filiation, et pas des moindres !

Ce qui serait étonnant, ce n’est pas que Mme Bettencourt ( Schueller de son nom de jeune fille) finance les partis politiques susceptibles de défendre ses intérêts, de préférence, ceux de droite, ce qui serait étonnant c’est qu’elle ne le fit pas !

Son père était Eugène Schueller, Cagoulard notoire, membre de la Synarchie. Grand argentier, avec d’autres de ses amis (à l’UIMM ou ailleurs) de la politique bourgeoise, et notoirement d’extrême droite.

La bande de ceux qui disaient "plutôt Hitler que le Front Populaire".

Heureusement que Annie Lacroix-Riz a inscrit tout cela, ses patientes recherches,dans des livres. Pour que nous, nous puissions savoir, dans le détail.

La "gôche" n’ignore pas tout cela.Elle n’ignore ni cette tradition de financement (dont une partie profite à l’occasion), ni cette filiation de Mme Bettencourt. Elle fait le choix, délibéré, de ne pas en parler.

Parce qu’en parler, cela l’obligerait à remettre en cause le système capitaliste lui-même, chose dont elle ne veut absolument plus entendre parler.

Combien de Bettencourt en France?

Combien de dynasties Wendel?

Combien complotent et magouillent et financent ceux qui nous tondent quotidiennement pour leur remplir les poches?

Pas seulement au niveau de l’évasion fiscale, mais en termes de financements de la politique, de "lobbying", pourrait on dire aujourd’hui....

Il manque cruellement un vrai parti communiste en France qui puisse démontrer, mettre en lumière, dénoncer tout cela, et en profiter pour mener le combat contre le capitalisme.

L’affaire Bettencourt-Woerth ce n’est pas un cas isolé, ce n’est pas un accident ! Ca n’arrive pas comme un orage dans un ciel serein.

C’est la révélation de la nature même de ce qu’est la démocratie dans et pour le système capitaliste.

Au lieu de cela, les partis soi disant "communistes" plongent tête baissée dans la dénonciation du "scandale Woerth", comme n’importe quel socialo, on entonne le "scandale" qui corromprait la glorieuse République !

Quel foutage de gueule !

Mme Bettencourt, née Schueller, digne héritière de son père.

Digne représentante de sa classe.

Et nous le peuple, majoritairement pas informé, pas conseillé, pas éclairé, qui pense que oui, c’est un "accident", en somme.

Les journalistes portent une grosse responsabilité dans la création de ce rideau de fumée. Majoritairement, tous semblent se donner la main pour surtout ne pas parler des choses "qui fâchent" et s’en tenir au degré zéro de l’analyse politique. Sont ils tous ignorants? Sont ils tous lâches? Je ne sais pas ce qui serait pire.

Les mêmes se plaindront de "la remontée de l’extrême droite en France", après ce genre de traitement, qui ouvre des boulevards à la démagogie de Marine Le Pen.

Le pompier pyromane, toujours.


De : La Louve

jeudi 23 septembre 2010

Vol 77: l'avion du Pentagone

L'avion qui s'est crashé sur le Pentagone le 11 septembre 2001 a toujours été une sorte de pomme de discorde. Le Français Thierry Meyssan avait d'ailleurs immédiatement attaqué la version officielle en s'appuyant sur cette attaque, la seule a ne pas avoir été filmée. Depuis, l'enquête officielle décrit très précisemment la trajectoire de l'avion, en se basant sur les enregistreurs de vol et sur les dégâts constatés sur le Pentagone et aux alentours. Entre autres, les lampadaires arrachés par le passage en rase-motte de l'avion sur l'esplanade bordant le bâtiment ne laissent aucune place au doute sur sa trajectoire. Idem pour les dégâts causés à l'intérieur du bâtiment ainsi que le trou de sortie dans la cour intérieure.

Une vidéo de reconstitution a d'ailleurs été réalisée et sert de base au rapport.

Par contre, ce que contestent certains, ce sont les points suivants:

* Les dégâts au bâtiment ne correspondent pas à ceux qu'auraient dû provoquer un Boeing 757.
* On ne trouve pas assez de débris identifiables de l'avion pour confirmer son identité.
* On n'a rendu publiques que quelques images où on ne voit rien, alors qu'il doit y avoir des caméras de surveillance qui ont filmé la scène.
* La manoeuvre réalisée pour l'approche est trop difficile pour un pilote inexpérimenté et considéré comme nul par ses instructeurs.
* Le vol en rase-motte à la vitesse annoncée par le rapport est aérodynamiquement impossible. (confirmé par des pilotes de Boeing expérimentés) Les turbulences sous les ailes forceraient l'avion à reprendre de l'altitude. Et seul le rase-motte peut expliquer à la fois le choc avec l'immeuble entre le rez-de-chaussée et le premier étage et les lampadaires arrachés entre l'autoroute et le Pentagone.

Mais à tous ces arguments, on peut rétorquer un seul argument massue: il y a eu de nombreux témoins et il n'est pas possible de fabriquer autant de faux témoins sans que ça se sache rapidement. L'affaire est donc close.

Close ? Et bien cette équipe indépendante a voulu en avoir le coeur net. En comparant les témoignages avec les données de la version officielle, on découvre un fait sidérant: les témoins n'ont pas vu l'avion là où ils auraient dû le voir! S'ils ont raison, et il n'y a aucune raison d'en douter, l'avion n'était pas sur la trajectoire indiquée par le rapport officiel. Autrement dit, si le vol 77 a bien pris la trajectoire indiquée par tous ces témoins, il est impossible qu'il ait frappé le bâtiment, car les dégâts qu'il aurait causés auraient été très différents ! Cette enquête est très convaincante. Ils vont même jusqu'à confondre le principal témoin: le chauffeur de taxi qui passait par là et qui s'est pris un lampadaire à travers son pare-brise ment clairement pour essayer de faire correspondre son témoignage avec celui des autres témoins. Malheureusement pour lui, il y a des photos prises ce jour là qui contredisent sa version...
FR National Security Alert Le Pentagone - 11 septembre 2001
envoyé par kropotkine427. - L'info internationale vidéo.Mais si le vol 77 n'a pas frappé le bâtiment, cela soulève d'autres questions:

* Dans ce cas, qu'est-ce qui a réellement frappé le Pentagone ?
* Qu'est devenu l'avion ?
* Où sont passés ses passagers et son équipage ?

Ces questions, je ne peux évidemment pas y répondre. Elles pourraient être suffisantes pour qu'on se dise que cette version est bidon, mais compte tenu que ça contredit des arguments objectifs, il ne saurait en être question. On voit bien que les implications d'une telle révélation sont pour le moins déroutantes. L'esprit y résiste car cela semble impossible. Mais si on prend la peine d'aller dans le sens des enquêteurs, on ne peut qu'accepter leurs conclusions.

mercredi 22 septembre 2010

Courroye et Bassères, enquêteurs indépendants

Ecoutez bien, dans les jours et les heures qui viennent, les présentateurs qui vous parleront "du rapport de l'Inspection des Finances", censé apprendre lundi au pays soulagé qu'Eric Woerth, non, quelle surprise, n'a pas donné d'instructions écrites, en trois exemplaires, avec copie carbone et exemplaire aux Archives Nationales, demandant de ne pas contrôler le patrimoine de Liliane Bettencourt. Par ailleurs, non, il n'a pas donné non plus d'instruction personnelle de lui rembourser 30 millions, au titre du bouclier fiscal.

Peut-être, par la même occasion, découvrira-t-on qu'il n'a pas donné de reçu tamponné pour les enveloppes kraft demi-format, ni envoyé de bristol de remerciement après les dîners. L'affaire aura donc sérieusement du plomb dans l'aile. Comme dit l'excellent Lefevbre: "tout le monde devra se taire, et certains devront s'excuser publiquement".

Ecoutez-les bien : à chaque fois qu'ils évoqueront "le rapport de l'Inspection générale des Finances", ils vous tromperont. Ce n'est pas un rapport de l'IGF, qui va être rendu lundi, mais un rapport personnel de son chef, Jean Bassères, très estimable haut fonctionnaire certainement, mais nommé par son ministre, et dont le sort ultérieur (promotion ou placard) dépend de lui, ainsi que l'explique Le Monde dans un excellent article d'une de ses spécialistes économiques. Se faire blanchir par l'administration placée sous ses ordres : si Poutine (au hasard) avait recours à cette grosse ruse, on entend d'ici les ricanements de la presse française. En France, on trouve encore des journalistes pour détailler la perfection du système. Meilleure preuve, selon eux : ce haut fonctionnaire a fait une partie de sa carrière sous des ministres de gauche. Imaginez jusqu'où il pousse le trotskisme : il a dirigé "pendant quelques jours" le cabinet de Laurent Fabius à Bercy. Le seul fait qu'il ait accepté cette mission, dans ces conditions mirobolantes, démontre d'ailleurs assez sa parfaite indépendance : au moins, il ne craint pas les critiques.

Ainsi blanchi par son efficiente administration, le gouvernement peut aussi compter sur le parquet placé sous ses ordres. Les mêmes, qui parlent de l'enquête de l'IGF, évoquent en général "l'enquête judiciaire" qui se mène à ciel ouvert depuis quelques jours. Il n'y a pas d'enquête judiciaire pour l'instant. Il y a une enquête souverainement dirigée par le procureur Courroye. Avec zèle et efficience, il est vrai. Toujours hier, on apprenait que la nouvelle audition, plus favorable à Sarkozy, de Claire Thibout, s'était déroulée selon son avocat "jusqu'après minuit", par des policiers dépêchés toutes affaires cessantes dans sa maison du Gard. Au moins, dans la tourmente, l'Etat fonctionne.

Par Daniel Schneidermann

mardi 21 septembre 2010

Si je comprends bien...

Elo, je vais avoir besoin de tes lumières et de tes connaissances juridiques pour savoir si je comprends bien les fondements de notre république.

"Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen.

Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune."

Si je comprends bien, bloquer le compte d’un ouvrier atteignant les 100 euros de découvert et laisser les grands capitaines d’industrie s’envoler avec des ardoises monumentales est d’utilité commune. C’est ça ?

Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Si je comprends bien, les partis politiques dirigeant l’Etat garantissent notre liberté, notre propriété, notre sureté et résiste à l’oppression des banques. Sans eux ce serait pire, c’est ça ?

Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Si je comprends bien, un PDG ou un cadre supérieur est de "sang national" et non de "sang divin". c’est ça ?

Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Si je comprends bien, si je perds mes papiers, j’aurai aussi le droit à un billet d’avion pour visiter des pays exotiques. C’est ça ?

Article 5 - La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.

Si je comprends bien, ne pas rembourser les banques qui prêtent de l’argent à la France et ne pas avoir deux porte-avions nucléaires est nuisible à la société mais diminuer le nombre d’écoles, d’hôpitaux, de bureaux de poste et de crêches ne l’est pas. C’est ça ?

Article 6 - La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Si je comprends bien, la nationalité française est une vertu et un talent, de même que le montant d’un compte en banque. C’est ça ?

Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l’instant ; il se rend coupable par la résistance.

Y a trop de mots, là, je comprends pas...

Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Si je comprends bien, expulser un sans papier, c’est évidemment nécessaire. C’est ça ?

Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Si je comprends bien, il est nécessaire de mettre un dealer en préventive à Fleury mais pas un capitaine d’industrie, ou alors à la Santé. C’est ça ?

Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

Si je comprends bien, avoir un T-Shirt portant la mention "Sarkosy, tolérance zéro" trouble l’ordre public, dire "vas te faire enculer connard, ici t’es chez moi" trouble l’ordre public mais pas "casse toi pauvre con". C’est ça ? Il y a un code civil des insultes autorisées de paru ?

Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Si je comprends bien, quand Courrier International titre "Vue de Madrid, Sakozy ce grand malade" est un abus de la liberté d’opinion. C’est ça ?

Article 12 - La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

Si je comprends bien, la série de motards dégageant la voie publique de ses bouchons pour laisser passer une voiture officielle est pour l’avantage de tous. C’est ça ?

Article 13 - Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

Si je comprends bien, moi aussi je peux bénéficier du bouclier fiscal. C’est ça ?

Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Si je comprends bien, nous consentons librement au remboursement de la dette publique et les manifestations sont des élans d’allégresse. C’est ça ?

Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Si je comprends bien, Le Président de la République ne fait pas partie de l’administration. C’est ça ?

Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.

Si je comprends bien, la garantie de nos droits est assurée. C’est ça ?

Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

Si je comprends bien, une banque qui saisit les biens d’une personne en faillite est de nécessité publique et est indemnisé à une juste valeur. C’est ça ?

C’est chouette une république, je trouve. J’imagine le triste sort de nos aïeuls sous une monarchie. Les pauvres. Et puis du coup, je suis fier de voir ces trois mots sur toutes les mairies de France : "Liberté, Egalité, Fraternité". Ah et puis, c’est aussi sur les pièces de 1 et de 2 euros mais pas sur les autres, elles sont trop petites, certainement...

Gilles

lundi 20 septembre 2010

Offre d’emploi 267149E

objet : réponse à votre courrier postal du 1er juillet 2010, offre d’emploi 267149E

Madame, Monsieur,

Ce courriel, afin de vous preciser le motif, de pourquoi je ne donne pas suite à cette proposition d’emploi 267149E, afin de ne pas m’exposer à une radiation, comme c’est précisé dans votre courrier (en cas de non réponse).

Je recherche un emploi ayant un rapport avec le secteur social de préférence, un emploi en CDI, avec un salaire décent qui me permettrait enfin de sortir de la précarité, d’avoir une vie sociale digne de ce nom.

Hors, vous m’envoyez une offre d’emploi pour un CDD de 1 mois, pour distribuer des annuaires, avec véhicule indispensable, et voir équipé d’un attache remorque.

Cette offre d’emploi, ne correspond absolument en rien, ni à mon profil, ni à mes attentes, ni à mes motivations.



Je vous rappelle à nouveau, que je ne dispose pas aujourd’hui d’un véhicule en rêgle pour me déplacer, seul un CDI correctement payé, me permetrait d’assumer cette dépense d’avoir un moyen de locomotion repondant à la loi, entretenu, assuré, et de pouvoir donc remplir le réservoir pour aller au travail, ainsi que par la même occasion de me loger dans un logement décent, salubre, entretenu, afin de pouvoir me donner à fond et motivé, dans un emploi, avec l’esprit dégagé, il est très difficile, d’avoir le moral quand on doit choisir par exemple entre changer les pneus de sa voiture, ou payer une facture d’EDF, ou offrir un cadeau à noel ou à un anniversaire à un proche.

Les emplois précaires, au SMIC etc, j’ai déjà donné, ça ne m’a JAMAIS permis de sortir de la précarité, c’est pourquoi dailleurs j’ai fait une overdose de l’intérim, des stages bidons, des CDD de misère, des CDI quasi esclavagistes, des contrats aidés hypocrites, dont certains ne sont que sources de profits pour certains employeurs qui pourraient tout à fait embaucher en contrats normaux et correctement payés.

Au delà de tout ça, par rapport à cette offre d’emploi, je suis étonné qu’on puisse distribuer à grande échelle, encore des annuaires papier, à l’époque d’internet, quel gaspillage phénoménal.

Quel gaspillage d’argent également de m’envoyer par courrier postal, une offre qui ne correspond absolument à rien à mon profil.

C’est dailleurs pourquoi je vous répond par courriel, ça m’evite à moi même des frais d’envoi.

vous remerciant de votre compréhension.

Patrick …

*********************************************

le pire, même pas de salaire garanti dans cette offre, c’est une belle arnaque.
t’es payé à l’annuaire posté, avec des cadences impossibles à tenir par rapport à ce qu’ils laissent miroiter etc ... j’ai fait des recherches après avoir envoyé mon mail, sur ce taf ...
et t’as des frais pour ta voiture, complêtement en dehors de ce que coute au km une bagnole.

bref un bel attrape pigeons ...


De : Pat du 49

samedi 18 septembre 2010

Le jeune homme qui a insulté Sarkozy sera jugé en comparution immédiate

Le jeune homme qui a été interpellé mercredi soir à Saint-Denis pour avoir insulté le président Nicolas Sarkozy qui effectuait une visite en Seine-Saint-Denis doit être jugé en comparution immédiate vendredi, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le jeune homme âgé de 21 ans, qui n’a pas de casier judiciaire, a été interpellé à la gare de Saint-Denis, selon cette source judiciaire. Une source policière avait auparavant indiqué qu’il avait été arrêté à La Courneuve.

Il doit être jugé en comparution immédiate au tribunal de grande instance de Bobigny vendredi à 13H00.

Il a été blessé lors de son interpellation et neuf jours d’incapacité totale de travail lui ont été prescrits. Il souffre d’ecchymoses mais n’a pas de fractures, selon la source judiciaire.

M. Sarkozy était accompagné lors de cette visite dans des quartiers sensibles de la Seine-Saint-Denis du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, du préfet de police, Michel Gaudin, du directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, et du préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert.

Il a sillonné de 21H00 à près de minuit ce département particulièrement touché par la délinquance, retournant notamment à la Cité des 4.000 à La Courneuve, qu’il avait promis de «nettoyer» au «Kärcher» il y a 5 ans, en juin 2005, alors qu’il était ministre de l’Intérieur, après la mort d’un enfant, Sidi Ahmed, tué par une balle perdue.

(Source AFP)

vendredi 17 septembre 2010

Polémique sur le coût exorbitant du G20 à Toronto

Jamais un sommet n'avait coûté aussi cher. La polémique enfle au Canada.

Alors que s'ouvre à Toronto ce vendredi le sommet du G8 avant le sommet du G20 samedi et dimanche, l'opinion publique canadienne dénonce les coûts exorbitants des deux événements, alors que le pays fait face à un déficit budgétaire. Le centre-ville de Toronto sera totalement bloqué pendant cinq jours et l'activité économique réduite.

L'organisation des sommets du G8 à Huntsville, et du G20 à ­Toronto coûtera 1,2 milliard de dollars (960 millions d'euros) aux contribuables canadiens. Les médias locaux se déchaînent contre cette somme pharaonique.

Le sommet du G20 de Londres, en avril 2009, n'aurait coûté que 30 millions de dollars (24 millions d'euros). Si les comparaisons avec d'autres sommets sont difficiles, le gouvernement conservateur, aux prises avec un déficit budgétaire de 53,8 milliards de dollars (43 milliards d'euros, soit 3,5% de déficit sur PIB) cette année, s'est lancé dans des frais somptuaires.

À Huntsville, une petite ville à 200 kilomètres de ­Toronto où se tiendra le G8 vendredi et samedi, les conservateurs ont construit un centre de congrès, aménagé des parcs, rénové des trottoirs. La construction d'un lac artificiel, dans un pays aux centaines de milliers de lacs, pour 2 millions de dollars (1,6 million d'euros), a provoqué la colère de la population. Pire, les travaux ont parfois eu lieu dans des bourgades éloignées de Huntsville.

Une erreur économique

Le gouvernement de Stephen Harper aurait choisi deux lieux différents pour le G8 et le G20 afin de chouchouter les électeurs du ­ministre de l'Industrie, Tony Clement, en difficulté dans sa circonscription de Huntsville-Muskoka. La plus grosse part des dépenses est consacrée à la sécu­rité, 930 millions de dollars. La seule gendarmerie royale a réservé 5 500 chambres pendant neuf jours pour ses agents.

Plusieurs observateurs estiment que la tenue du G20 dans le centre financier de la plus grande ville du Canada est une erreur économique. Les mesures de sécurité sont telles que de nombreuses entreprises et universités fermeront leurs portes cette semaine. Le quotidien The National Post a relayé la grogne des travailleurs canadiens dans un titre très symbolique de l'ambiance qui régnera lors de ce sommet: «Le G20 contre les vendeurs de hot-dogs». Dans le quartier financier de Toronto, ces vendeurs ambulants avec leurs dizaines de petites popotes roulantes très colorées sont une tradition appréciée des hommes d'affaires.

La mairie de la Ville Reine a décidé de bannir ces commerçants pendant les dix-neuf jours où sont appliquées des mesures de sécurité à Toronto. Durant cette période, les vendeurs de hot-dogs seront sans revenus. La grogne des ­Torontois s'est répandue dans tout le Canada. En ces temps d'austé­rité, ces sommets de la démesure pourraient coûter cher politiquement aux conservateurs.

jeudi 16 septembre 2010

Stop à la connerie !

Un petit mot , rien qu'un , pour dire STOP.

Stop à cette société anxiogène , qui chaque jour nous file sa dose de catastrophe.

Pas un matin ne passe sans qu'un cataclysme , une loi injuste , un crime abominable ne soit mis en avant pour effrayer l'opinion.

Il ne faut pas sombrer dans cette litanie , et au contraire , porter son espoir vers l'avenir , le changement , le renouveau. Si vous vous laissez manger par cette idiocratie qui pointe son doigt vers les faibles comme vecteurs de l'angoisse , il vous suffira en 2012 pour vous rassurer de voter pour le Président sortant , gage de sécurité et d'apaisement.

Car voilà bien là où cette manœuvre veut nous emmener , via un complex politico-médiatique , il s'agit d'amplifier l'information , pour qu'il soit ensuite si simple de caresser dans le sens des peurs collectives une urne anti-démocratique trop facilement utilisable.

Camarades , ne sombrez pas dans la morosité !
Haut les Coeurs et Vaille que Vaille , il n'est pas question de se laisser envahir par un repli identitaire débilitant.

Au contraire , multiplions les manifestations pour lutter contre la logique d'exclusion que ce gouvernement abject met en place , et ce pour tous ou presque :

Les Roms , les pauvres , les jeunes , les chômeurs...

Restons unis face à cette déferlante de conneries et marchons ensemble sur la capitale fellone , celle de la trahison électoraliste , de l'égoisme et de la bêtise !

A bon entendeur ...

Boris Rannou.

mercredi 15 septembre 2010

L’Afghanistan vaut « mille milliards de dollars »

C’est un mémo du Pentagone opportunément rendu public par le New York Times lundi qui l’affirme: ses montagnes regorgent de fer, de cuivre, de cobalt, d’or et de bien d’autres métaux rares. Le pays de l’opium pourrait se transformer en «Arabie saoudite du lithium» et sa fortune s’élever à «mille milliards de dollars».

En quelques heures, l’information a fait le tour de la planète. Une opération de communication rondement menée. Seul problème: il n’y a rien de nouveau. Les Soviétiques avaient cartographié ces richesses dès les années 1980, et leurs études avaient été publiées dans les revues géologiques occidentales en 2007. Il y a six mois, le président Hamid Karzaï évoquait déjà ce chiffre de «mille milliards».
08_mineralRessources minérales de l’Afghanistan (Cliquer pour agrandir)


D’où cette question: pourquoi cet effet d’annonce? Deux hypothèses se dégagent. Alors que l’OTAN piétine et que les talibans ne cessent de gagner du terrain, les Américains, à la suite des Européens, s’interrogent sur leur présence dans l’Hindu Kuch. Il faut redonner du sens à cette «guerre choisie», comme la qualifie Barack Obama, dont l’objectif initial affiché était de punir Al-Qaida et chasser ses protecteurs de Kaboul. Au risque de brouiller le message comme ce fut le cas avec le pétrole en Irak.
U.S. DoD Map (NATO-Afghanistan Occupation)Carte de l’occupation militaire de l’Afghanistan (cliquer pour agrandir)


Seconde piste: la course au trésor a déjà commencé et les Chinois ont pris une longueur d’avance. Ils ont aligné 4 milliards de dollars pour une mine de cuivre, le plus gros investissement jamais vu à Kaboul, mais ne déboursent pas un sou pour sécuriser le pays, une tâche qui commence à coûter cher aux Américains. Il s’agirait donc pour le Pentagone de faire monter les enchères et de contrer cette influence. Et nous voilà replongés dans le «Grand Jeu», comme au XIXe siècle, lorsque la Grande-Bretagne et la Russie se disputaient la domination de l’Afghanistan. Les joueurs ont changé, mais leur convoitise est immuable. Tant pis pour la paix afghane, car ce pauvre pays riche, dont la valeur marchande est désormais connue, semble condamné à rester un terrain d’affrontement pour les grandes puissances du moment.

Frédéric Koller

mardi 14 septembre 2010

Bangladesh : 21% des décès dus à l’arsenic contenu dans l’eau

Bangladesh – Selon une étude de l’université de Chicago et publiée dans la version en ligne de la revue médicale britannique The Lancet, plus d’une mort sur cinq au Bangladesh serait due à l’arsenic contenue dans l’eau de puits.
Habilul Ahsan, professeur à l’université de Chicago, et son équipe ont suivi pendant six ans l’état de santé de 11.746 adultes au Bangladesh et notamment le taux de concentration d’arsenic dans leurs urines. Durant cette période, 407 des participants sont décédés.
Il s’est avéré que les eaux contenant au moins 10 microgrammes d’arsenic par litre étaient particulièrement meurtrières et que de façon logique, plus cette quantité était importante, plus le nombre de décès était élevé.
Ainsi 21% des morts au Bangladesh seraient liées à une consommation d’eau de puits contenant de l’arsenic en plus ou moins grande quantité. 24% des décès liés à des maladies chroniques lui seraient également dus.
Depuis les années 1970 et l’installation de puits afin de tirer de l’eau de la nappe phréatique, la moitié de la population du pays, soit 77 millions d’habitants, serait exposée à des niveaux toxiques d’arsenic. Il s’agit pour l’OMS (Organisation mondiale de la santé) du "plus important empoisonnement de masse d'une population dans l'histoire".
Les scientifiques ne savent pas quelle quantité d’arsenic peut être sans conséquence sur l’organisme humain. L’OMS parle de 10 microgrammes par litre d’eau mais des décès ont été rapportés dans cette étude qui a porté sur des quantités de cet ordre.
Actuellement, de l’eau potable issue de puits contaminés par de l’arsenic est également consommée en Argentine, au Chili ainsi que dans certains États américains comme le Nevada et le Nouveau-Mexique.

lundi 13 septembre 2010

Hold-up sur nos retraites !

Vous avez lu (ou entendu, même sur TF1...) que le gouvernement va franchir un pas de plus dans son dessein d’étrangler les moins favorisés d’entre vous ; (TF1 ne le dit pas tout à fait comme ça mais il est toujours possible de se renseigner auprès de son voisin qui, lui, écoute France Culture) :-) .

Les bla-blas sur l’allongement inéluctable de la durée de vie, basés sur des chiffres datant de plusieurs années et qui ne tiennent pas compte de la réalité de la vie des personnes actuellement en retraite ou y parvenant ne trouvent pas de contradicteurs : les élus de la pseudo opposition ignorent, tout comme ceux de la majorité, les conditions subies par les enfants nés avant la guerre dans les familles à moyens limités. La faim subie pendant la croissance ne garantit pas de finir centenaire !


Les mêmes et leurs rejetons ont eu droit à toutes les saloperies vendues dans les grandes surfaces à partir des années 60 et aux produits miraculeux de l’agriculture intensive. Et voilà qu’ils ne peuvent même pas espérer devenir nonagénaires !
L’heureuse génération dite du "baby-boom" a bénéficié des conditions de travail de la période des "trente glorieuses" : mise en place des 3/8, même pour produire des biscuits et autres inutilités ; Vlan, 7 à 8 ans d’années de vie en moins ! ça réduit l’espérance à 80 ans !
Il ya eu des particulièrement gâtés : ceux travaillant au milieu de l’amiante ou autres produits reconnus maintenant hautement pathogènes (il y en aura d’autres...)
Bingo, on descend à 70 de moyenne dans ces catégories.
Parallèlement, vous avez ceux ayant pratiqué des métiers à grande production de stress, exemple le contremaître d’usine, entre le marteau et l’enclume qui se fait engueuler et par ses anciens copains de "classe ouvrière" et par sa hiérarchie. Vous avez aussi les masos qui ont choisi l’enseignement, l’éducation spécialisée ou les soins en psychiatrie etc. à forte proportion de maladies cardio-vasculaires et de suicides. La moyenne de leur durée de vie chute notablement.

Si on enveloppe tout ça dans les conditions générales de durée du transport, du bruit dans certains quartiers et leurs conséquences, on va finir par mourir avant d’avoir commencé à demander son bilan retraite !
S’il n’y avait que cet argument-là à opposer aux copains de Sarkozy, cela suffirait à mettre à bas leur projet. Mais il y aussi tous les arguments économiques.
Voir la bonne presse... Là je n’ai pas trop le courage de développer... je veux profiter de ma retraite une petite heure de plus !


De : Bigoudene

vendredi 10 septembre 2010

12 navires de guerre américains et israéliens ont franchi le canal de Suez

Selon des sources maritimes de la ville de Suez en Egypte, citées par le quotidien al-Quds al-Arabi, 12 navires de guerre américains, y compris un navire de guerre israélien ont franchi le canal de Suez à l’aube de vendredi, se dirigeant vers le Golfe arabo-persique, soulignant que de nombreux militaires américains ont été aperçu !

Ces sources ont précisé que le trafic du Canal de Suez a été perturbé pendant des heures à cause du passage de la flotte militaire américaine, qui comprend un porte-avion, plusieurs navires de guerre transportant des soldats, des blindés et des munitions, en provenance de la mer Méditerranée se dirigeant vers la mer Rouge."

Les sources ont révélé que de nombreux navires commerciaux ont dû arrêté leur activité quotidienne et sont restés stationnés aux côtés du canal, le temps que la flotte américaine militaire parachève sa route, soulignant qu’il s’agit de la plus longue flotte militaire américaine jamais vu depuis des années !

Les sources ont ajouté que la pêche dans les lacs, sans compter le transport des personnes et des véhicules via les ferries entre les deux rives du canal de Suez sur le pont de la paix ont été arrêté.

Selon des témoins, un important dispositif de sécurité égyptien a été mis en place pour assurer le passage de la flotte américaine ! Et que parmi les navires de guerre américains, un navire de guerre israélien a été aperçu, mais aucune source officielle n’a confirmé cette information !

Par ailleurs, dans ses déclarations à «Al Quds Al Arabi», le général Amin Radi, Secrétaire de la Commission de la sécurité nationale a déclaré que «la décision de déclarer la guerre à l’Iran n’est pas facile, sauf qu’Israël est réputé pour sa débauche et sa crapulerie, il déclenchera une guerre afin de maintenir son leadership dans la région en tant que seul et unique force de dissuasion nucléaire ".

Et de prévenir « Il faut déraciner le fléau israélien : ne pas laisser Israël les mains libres il faut que la communauté internationale le force à démanteler son arsenal nucléaire avant de frapper l’Iran."

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=142944&language=fr

http://bellaciao.org/en/spip.php?article19942

jeudi 9 septembre 2010

Réforme territoriale, ou l’hégémonie renforcée du pouvoir !

Lors du précédent article : « Métropoles globales, la finalité de la mondialisation capitaliste » j’avais surtout mis l’accent sur cette partie de la réforme territoriale. Réforme qui a été mise de côté par la médiatisation préférant les retraites et surtout l’amuse-peuple footballistique. Enfumage médiatique afin de conforter le prêt-à-penser capitaliste qui se sert de cet évènement prétendu sportif pour noyer dans le consentement subodoré l’hégémonie totalitaire du monde spéculatif. Bref, cette réforme, du moins son projet de loi, dont on a volontairement tu qu’elle était d’une importance primordiale vient d’être votée en première lecture à l’assemblée le 8 juin 2010 après que le sénat l’eut déjà adopté.
Ce projet de loi est à tel point important que l’on peut relever huit votes « contre » et vingt-six abstentions à l’UMP, ceci confirmé par vingt-deux abstentions avec un seul vote « pour » au nouveau centre, le PS ayant à deux exceptions près voté "contre", enfin le GDR a voté « contre » dans son entière majorité. C’est d’ailleurs dans ce groupe que l’on relèvera l’explication de vote la plus déterminée et qui circonscrit bien le problème.

Intervention remarquable que l’on doit à André Chassaigne, Député communiste du Puy-de-Dôme, le mardi 8 juin 2010 lors de la 2ème séance. Comme il n’y a rien à jeter de ce réquisitoire en voici la copie intégrale…

« Monsieur le président, messieurs les ministres, chers collègues, le projet de loi de réforme des collectivités territoriales n’a malheureusement pas beaucoup fait parler de lui. Il conduira pourtant à un bouleversement complet de notre système institutionnel. C’est aussi un coup terrible contre les territoires pauvres et les zones rurales.

C’est d’abord le délitement organisé de la démocratie locale. Notre réseau de communes, qui fait vivre la République et les services publics sur tout notre territoire, est en danger ! Les maires, élus préférés de nos concitoyens, voient leurs pouvoirs réduits au profit des intercommunalités désormais obligatoires, c’est-à-dire des regroupements décidés administrativement par le préfet et non sur la base de projets de territoire élaborés par les élus et les citoyens. Alors que la fonction de maire est mise en danger, ce projet de loi en créé une nouvelle : celle de « conseiller territorial ». Ces élus de cantons remodelés siégeront au conseil général et au conseil régional, cumulant ainsi deux fonctions tout en étant deux fois moins nombreux. C’est la fin de la proximité entre élus et citoyens. Le conseiller territorial ne pourra qu’être un professionnel de la politique, un élu technicien siégeant dans deux assemblées aux compétences différentes et dans l’impossibilité de conduire des politiques publiques librement choisies, symbole de la libre administration des collectivités territoriales.

Ce nouvel élu bicéphale arrange bien l’UMP : il lui permet de renforcer son bouclier électoral, tout en renouvelant son plaisir à jouer une nouvelle fois avec les ciseaux !

Outre ce redécoupage, ce projet de loi a été l’occasion, pour la majorité, de tester laborieusement différents modes de scrutin et d’imposer par cavalier le nombre de «conseillers territoriaux » affectés à chaque département. Le résultat est catastrophique : en supprimant le mode de scrutin proportionnel des élections régionales, il signe notamment la fin de la parité ! Les femmes devront désormais se contenter des miettes : elles pourront siéger dans les conseils municipaux des villes de moins de 3500 habitants et auront même le droit d’être suppléantes des futurs conseillers territoriaux, évidemment sans véritable statut !

Pour donner le change, le système de financement des partis politiques a été replâtré à la va-vite, jeudi dernier, à deux heures du matin. Le nombre de candidates femmes aux élections territoriales influera à la marge sur le montant de l’aide aux partis. Ce dispositif d’affichage, qui existe déjà pour les législatives, a pourtant fait la démonstration de son inefficacité.

Mais cette réforme des collectivités territoriales, c’est aussi un gigantesque cheval de Troie pour donner des parts de marché au secteur privé dans nos territoires ! Tout d’abord, le développement et l’aménagement du territoire se feront de manière encore plus inégalitaire.

Ensuite, les métropoles et les pôles de compétitivité draineront l’essentiel de l’activité, les subventions, les bonus de notation, les investissements, au détriment des territoires moins favorisés ou relégués. Enfin, les collectivités territoriales seront encore plus asphyxiées financièrement. Quant aux espaces ruraux, ils se trouveront progressivement privés de pouvoir, de représentation et de financement, ce qui accélérera leur désertification. Cette réforme est une mèche lente au bout d’un bâton de dynamite qui fera exploser nos institutions !

Pour parachever l’ouvrage, la casse des syndicats de communes, comme la suppression de la clause générale de compétence, empêcheront les collectivités territoriales de répondre aux besoins des populations et de maintenir les services publics locaux. Les entreprises privées vont pouvoir s’installer sur les ruines du secteur public en reprenant les seules activités rentables. À la clé, les inégalités territoriales exploseront en même temps que les prix ! Avant même d’avoir digéré les jeux en ligne, le MEDEF se délecte déjà de cette nouvelle manne !

Ce texte de loi provoquera aussi la saignée programmée de l’emploi public dans nos collectivités. Elles réalisent 73 % des investissements publics et emploient aujourd’hui 1,8 million d’agents. Pour pouvoir diviser par deux le nombre d’agents de la fonction publique territoriale, la réforme organise une sorte de RGPP en promouvant les fusions et les mutualisations. Non seulement la réforme empêche nos territoires de répondre à la crise et au chômage, mais elle les aggrave !

À l’heure où les associations locales et les défenseurs des services publics de proximité sont en état d’alerte dans toute la France, les députés de la Gauche démocrate et républicaine veulent dire avec force que les citoyens seront les premières victimes de ces réformes !

Nous voterons résolument contre ce texte, et nous impulserons la riposte dans les communes, dans les départements et dans nos régions pour dire halte au massacre ! »

http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com


De : Mengneau Michel

mercredi 8 septembre 2010

Hadopi : Les ayants-droit ont le feu vert pour prélever les adresses IP

L'Hadopi se met en marche. Selon les ayants-droit, elles viennent bien d'être autorisées à collecter les adresses IP de ceux qui téléchargeraient illégalement. La riposte graduée se met donc en place.
logo Hadopi

Les informations commençaient à se croiser et à se recouper concernant l'autorisation des ayants-droit à récolter les adresses IP des internautes téléchargeurs. C'est donc bien la société Trident Media Guard qui sera seule habilitée à collecter ces adresses pour le compte des ayants-droit. Explications.

Contactée par nos soins ce vendredi, la Sacem expliquait à propos de l'accréditation de TMG qu'il s'agit d'« un sujet que l'on va traiter à notre conférence annuelle » qui a lieu le 23 juin prochain. L'ayant-droit cherchant à ne pas devancer l'annonce de la Cnil sur l'autorisation de prélèvement des adresses IP, la prudence restait de mise.

Pourtant, suite à un appel, la SPPF nous confirme bien que la Cnil a donné son feu vert. Après envoi du communiqué, l'ayant droit explique que : « La CNIL, réunie hier en Assemblée Plénière, vient de donner son accord à la SPPF pour procéder à des collectes automatisées d'adresses IP d'utilisateurs mettant à disposition illicitement sur les réseaux P2P des phonogrammes et/ou des vidéomusiques déclarés à son répertoire social. »

La conclusion est donc toute logique : « La SPPF va être en mesure, dans les semaines à venir, de saisir la HADOPI, via ses agents assermentés, afin que cette autorité indépendante adresse, par l'intermédiaire des FAI concernés, des recommandations aux abonnés à Internet, dont l'accès a été utilisé pour mettre à disposition, sans autorisation des titulaires de droits, des fichiers musicaux protégés. »

Dans un troisième temps, le site PCInpact révélait certaines fuites d'informations provenant de la SCPP (un ayant-droit également) : « On a une nouvelle partielle, on nous a dit que notre demande avait été acceptée ainsi que celle des autres sociétés d'ailleurs ». Contactée, la SCPP nous signale que le communiqué est prêt et rédigé mais attend le « signal pour être envoyé ».

Désormais tout est confirmé, TMG, les ayants-droit, la riposte. Toutes ces informations recoupées montrent que la Cnil, qui a organisé le 10 juin, sa séance plénière, a pris cette décision. La Cnil a même confirmé toutes ces informations sur Zdnet, reste que les ayants-droit ont dégainé les plus vite. La France va donc devoir se mettre à l'heure d'Hadopi.

Dernier obstacle, les premiers e-mails ne partiront qu'après publication des décrets officiels au Journal Officiel. Sans ces sésames, rien ne sera envoyé. Pour autant, sur ce point, le signal de départ sera politique puisque le gouvernement (ou le ministère de la Culture) peut déclencher la procédure. Une fois cette dernière étape, rien n'empêchera plus la riposte graduée. Pour information, la date officielle doit toujours être celle du 21 juin, journée consacrée à la Fête de la Musique...

olivier-robillart

mardi 7 septembre 2010

La bio hors-la-loi ! Quelle loi ? Résistance !

- Des agriculteurs bio accusés de préconiser un "pesticide interdit"... (l’huile de neem, ou margousier, utilisée depuis des siècles par les indiens comme antiparasitaire).

- Une association traînée en justice et poursuivie par l’Etat pour la "vente illégale" de simples graines de tomates et autres fruits et légumes... (les semences de variétés anciennes conservées, répertoriées et distribuées par Kokopelli).

- Un horticulteur perquisitionné et le contenu de son ordinateur saisi par la Répression des Fraudes parce qu’il fait la promotion du purin d’ortie pour soigner son jardin... (Eric Pétiot, co-auteur du livre "Purin d’ortie et compagnie", préparation plébiscitée par les jardiniers depuis des générations).

Ca se passe aujourd’hui, en France !

Alors, paysans ou gangsters ? !

Qui fait la loi ?

La loi est l’expression du pouvoir en place. Même s’il est auréolé d’une légitimité plus ou moins démocratique (c’est un autre débat), ce pouvoir a pour vocation essentielle le maintien du système économique actuel, coûte que coûte ! Et les petits ajustements de gauche ou de droite ne changent rien aux vraies règles du jeu : tout doit devenir marchand !
Mais il faut respecter la loi !?

La loi est bonne aux yeux de ceux qui la font. Elle ne l’est jamais dans l’absolu. Il fut un temps, en France, où la loi obligeait certains d’entre nous à porter une étoile jaune. Où elle refusait le droit de vote aux femmes et "accordait" celui de travailler aux enfants...

Aujourd’hui, elle autorise la culture de certains OGM alors que 70 à 80% des français y sont opposés. Elle interdit la diffusion des semences anciennes et plus des trois quarts des variétés de tomates autorisées à la vente sont des "hybrides F1" stériles dont il faut racheter les graines tous les ans, et 98% sont sous brevet ! Vous êtes d’accord ?
Pourtant il y a de la bio dans les hypermarchés !?

Le capitalisme néolibéral possède en effet une étonnante capacité à tout récupérer... Deux approches existent aujourd’hui :

> Une bio "récupérée" qui fondamentalement ne remet pas en cause le système. Elle s’appuye sur l’Union européenne où les lobbys sont puissants, véritable machine de guerre néolibérale contre les peuples. Ainsi, depuis le 1er janvier 2009, la norme bio européenne s’impose aux Etats membres qui ont l’interdiction de définir des normes publiques plus restrictives.

Depuis cette date, le label "AB" français ne signifie plus vraiment la même chose. De plus, il devra progressivement s’effacer au profit du label européen... D’où l’importance des autres labels privés ou coopératifs (Demeter, Nature & Progrès) et l’émergence en France d’un nouveau label (privé) "Bio Cohérence".

> Une bio "militante" qui se nourrit d’une réflexion profonde sur l’agriculture et le métier de paysan, sur la fertilité des sols, l’autosuffisance alimentaire et au-delà sur les conditions économiques et sociales de la production de notre alimentation.

Cette démarche est perçue comme dangereuse par le pouvoir en place car, inévitablement, elle aboutit à une remise en cause des règles du jeu économique, à une approche différente des relations entre les hommes et la nature, et entre les hommes eux-mêmes.

La loi est l’un des outils dont dispose le pouvoir en place pour réagir, en criminalisant cette bio militante pour justifier la répression, et en harcelant les paysans qui s’engagent dans cette voie.
Vive la résistance !

Des paysans, des scientifiques et différentes organisations se mobilisent, en prenant le risque de s’opposer à la loi, qu’elle soit française ou européenne. Ils le payent au prix fort (convocations à la gendarmerie, procès, amendes, suicides...). En première ligne de la lutte contre un système néolibéral devenu fou, leur courage est exemplaire.

Ils font partie des nouveaux résistants.
Comment les soutenir ? Comment agir ?

Le système en place essaye de nous faire croire qu’il n’y a pas d’alternative. Or si, il y en a. Un peu partout en France, dans nos campagnes et sur Internet, la résistance s’organise pour construire un autre monde. Et vous pouvez y prendre part :

> D’abord en vous informant. Lisez les médias alternatifs, les blogs et autres sites qui relaient ces luttes. Parlez-en autour de vous. Allez voir les documentaires qui présentent ces alternatives : "Solutions locales pour un désordre global" de Coline Serreau, mais aussi "Sans terres et sans reproches" de Stéphanie Musard le Moing et Eric Boutarin, qui illustre les problèmes d’accès à la terre, les combats mais aussi l’enthousiasme des paysans du Lot.

> En choisissant leurs produits. Dans la mesure du possible, évitez les circuits de la grande distribution. Adhérez à une AMAP pour les produits frais. Pour les autres produits, participez aux commandes groupées de circuits alternatifs tels que ceux que nous développons avec la Coopérative Atanka. Non seulement vous soutiendrez les paysans qui réinventent l’agriculture de demain, mais en plus vous allez vous régaler !

> En interpellant vos élus. Ce sont eux qui ont voté ces lois qui criminalisent les paysans, et eux seuls qui aujourd’hui peuvent les défaire. Interpellez-les à chaque occasion sur les sujets qui vous tiennent à cœur : OGM, subventions, accès à la terre...

> Participez aux pétitions et actions de soutien. Privilégiez les pétitions et actions concrètes s’articulant avec une lutte précise. Nous avons ainsi lancé une pétition de soutien aux agriculteurs en lutte contre l’obligation de vaccination FCO. Les premiers procès commencent à se tenir, et grâce à la mobilisation des consommateurs engagés aucune condamnation n’a pour l’instant été prononcée ! C’est une victoire !

Ensemble, nous en remporterons d’autres !

Philippe Lelong
Coopérative Atanka

Pour en savoir plus :
http://www.atanka.com
http://www.aspro-pnpp.org
http://www.kokopelli.asso.fr
http://www.petioteric.fr
http://www.atanka.com/actions/fco.aspx


De : Coopérative Atanka

lundi 6 septembre 2010

Réforme des retraites: ce qui va changer

Après une ultime réunion hier soir, entre Nicolas Sarkozy, François Fillon et le ministre du Travail, Éric Woerth, l'avant-projet de réforme a été présenté ce matin. Voici les grandes lignes du projet de réforme :

- Reculer l'âge légal de 60 à 62 ans d'ici 2018

Le gouvernement veut reculer progressivement l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans d'ici 2018, en l'augmentant chaque année de quatre mois à partir du 1er juillet 2011.


- L'âge du taux plein porté de 65 à 67 ans

Le projet de réforme du gouvernement prévoit de reculer progressivement de 65 à 67 ans d'ici 2018 l'âge du taux plein, qui permet à un assuré de partir à la retraite sans décote même s'il ne dispose pas de la durée de cotisation nécessaire.

- Durée de cotisation allongée à 41 ans et trois mois pour générations 1953 et 1954

Le gouvernement souhaite que la durée de cotisation nécessaire pour toucher une retraite à taux plein, qui aura atteint 41 ans en 2012, soit portée à 41 ans et trois mois pour les générations 1953 et 1954, donc à partir de 2013, dans son projet de réforme dévoilé.

- Maintien de l'âge légal à 60 ans quand la pénibilité est avérée

Le projet de réforme des retraites prévoit de maintenir l'âge légal de départ à 60 ans, avec une pension à taux plein, pour les salariés ayant une incapacité physique d'au moins 20%.

- Taux de cotisation des fonctionnaires aligné sur le privé en 10 ans

Le projet de réforme des retraites prévoit d'aligner en 10 ans le taux de cotisation des fonctionnaires sur celui du privé, le faisant passer de 7,85% à 10,55%.

- Nouvelles recettes pour un montant de 3,7 milliards d'euros en 2011

Le gouvernement veut trouver de nouvelles recettes pour financer les retraites, pour un montant de 3,7 milliards d'euros en 2011, en créant notamment un prélèvement de 1% sur la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu.

- Taxation accrue sur les stock-options

Le gouvernement veut relever des taxes sur le capital pour financer le système des retraites, notamment sur les plus-values mobilières et immobilières, et les dividendes et intérêts, et va augmenter le prélèvement sur les stock-options.

- Allègements des cotisations patronales

Le gouvernement entend « annualiser » le calcul des allègements de charges dont bénéficient les employeurs afin de les réduire de deux milliards d'euros, pour financer le système des retraites.

dimanche 5 septembre 2010

Refusons d’être la génération sacrifiée

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) qui a publié son rapport sur l’évolution du système de retraite repris par le projet de réforme gouvernemental a estimé qu’il faudrait relever le taux des cotisations de 5,2 points en 2020 et de 10 points en 2050.

Il faudrait passer à 65,6 ans en 2020, 68,1 ans en 2030 et plus de 70 ans en 2050, selon les projections.

C’est l’ espérance de vie qui est souvent évoquée y compris par Laurence Pari sot qui voit des centenaires partout selon ses expressions ; or des études récentes montrent que le rythme de travail et de vie , la pollution chimique, la malbouffe, le recul de l’accès aux soins pour tous, l’intensification du travail, la souffrance au travail, le stress, peuvent faire reculer l’espérance de vie, donc ce n’est pas un élément dont on peut tenir compte sans compter que si l’espérance de vie a pu augmenter c’est aussi grâce à un départ à la retraite à 60 ans.

« Les meilleures années de retraite sont de 60 à 65 ans »

« Les années les plus dures de travail sont de 60 à 65 ans »

Il est fort à parier qu’avec une telle reforme qui se prépare l’espérance de vie va reculer.

IL aurait mieux valu changer le système économique de retraite qui génère des inégalités.

En effet rappelons que :
700 000 personnes vivent avec le minimum vieillesse (677 € par mois) ;
30% des fonctionnaires touchent le minimum de Pension (944,87 € par mois) ;
40 % des salariés du privé partent en retraite avec le minimum Contributif (environ 600 € par mois) hors retraite complémentaire ;
Près d’un retraité sur dix (1,2 million) vit avec des Revenus inférieurs au seuil de pauvreté ;
53% des retraités de la CNRACL (collectivités territoriales)Touchent entre 600 € et 900 € de pension
La retraite des femmes est inférieure de 40% à celle des hommes.

Le journal Humanité du jeudi 22 avril évoque la misère qui touche les retraités et la paupérisation de ces derniers.
C’est la spéculation qui est un poids mort pour l’économie, les pensions de retraite font repartir l’économie car les retraités consomment (alimentation transport tourisme).
On entend aussi que le système français par répartition est trop compliqué mais au Royaume Unis le système par capitalisation est composé de 350 fonds de pensions ; que l’on comptait quatre actifs pour un retraité en 1960 contre deux actifs pour un retraite en 2010 or la productivité du travail a augmenté de 3 % en moyenne par an.
Il paraitrait que dans plusieurs pays d’Europe on part plus tard à la retraite c’est le cas soit disant de la Suède , le Danemark mais ce qu’on ne nous pas c’est que dans ces pays le taux d’invalidé est supérieur au notre 13 % en Finlande contre 6 % en France par exemple.

L’objectif de cette réforme en préparation est de réduire les pensions de retraite ;

En Allemagne, l’âge légal de départ en retraite a déjà été porté à 67 ans. Mais les salariés partent en retraite, en moyenne à 61,7 ans, avec une retraite amputée. Si le régime de financement des retraites est menacé, C’est parce que depuis des années tous les gains de productivité ont été accaparés par les patrons et par les actionnaires. Ce sont les multiples exonérations et subventions combinées aux bas salaires et l’explosion du chômage car rappelons le plus de salaires c‘est plus de budget pour les retraites ainsi que plus d‘emploi c‘est plus de budget pour les retraites.

Ce n’est pas un problème de démographie, c’est un problème d’emploi, de salaire, de recettes. Sur les retraites il n’y a rien à négocier si ce n’est de revenir aux 37 ans et demi de cotisation à taux plein à 60 ans ; le projet de réforme de retraite est indécent dans la mesure où le taux d’emploi des seniors est le plus bas d’Europe pour les plus de 50 ans et notamment ceux de 55 ans, en France.

Ce taux n’a pas bougé depuis 2003 car le patronat se débarrasse des seniors par de méthodes de management stressantes, pénibles voir inhumaines. La crise du travail, le management par l’humiliation et le stress est parfois plus intenable qu’une petite pension qui ne permet plus de vivre dignement.

En revanche pour les séniors encore employés ils évoquent : la pénibilité, le stress, les horaires déclarés, les mise a à l’écart, les congés fractionnés d’astreinte, qui compliquent des problèmes de tension de diabète etc. ; plus fréquents à ces âges. En effet les seniors au travail ont la vie dure alors qu’ils devraient être considérés comme de la richesse pour notre pays.

En effet quand une entreprise autant du privé que du public veut se débarrasser de ces seniors, c’est de la mémoire de l’entreprise qu’elle se sépare. Des études montrent que depuis une vingtaine d’années, dans les pays industrialisés, le progrès technique n’a pas entraîné d’amélioration des conditions de travail, plutôt une intensification. Ce qui est à l’origine de troubles muscla-squelettiques, de souffrance psychique et d’atteintes à la santé mentale. Or, nous passons d’un travail bien fait à un travail rentable.

Pour ces raisons NOUS DISONS QUE :

40 ans c’est déjà trop

Nous ne laisserons pas faire sachant que : Notre retraite Nous voulons la garder un point c’est tout.

Martine Lozano
militante associative.

samedi 4 septembre 2010

Auvergnats : Hortefeux condamné à 750 euros d’amende (video)

Pour ses propos tenus à l’encontre d’un militant UMP d’origine arabe, le ministre de l’Intérieur va devoir s’acquitter de 750 euros d’amende.


La sentence est tombée en début d’après-midi ce vendredi 4 juin. Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux est coupable d’"injure raciale". Il doit donc payer une amende de 750 euros dans l’affaire qui l’oppose au Mrap (mouvement contre le racisme et l’amitié des peuples). L’association a attaqué le ministre en 2009 pour "injures raciales" après les propos que Brice Hortefeux avait tenus à l’encontre d’un jeune militant UMP d’origine arabe.


Bref retour en arrière, nous sommes en septembre 2009. Le ministre de l’Intérieur est au campus d’été de l’UMP à Seignosse. Une vidéo qui ne tardera pas à faire du buzz sur lemonde.fr montre Hortefeux s’adressant à un jeune militant UMP.

S’en suit un échange décontracté avec Jean-François Copé. "Il ne correspond pas du tout au prototype", commence Brice Hortefeux, en référence à l’origine arabe du jeune homme, "qui mange du cochon et qui boit de la bière", lâche une militante. Et Brice Hortefeux d’ajouter : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes."

Les propos font l’effet d’une bombe. La vidéo est visionnée plus de 130 000 fois en à peine deux heures sur le site Dailymotion. Elle suscite un tollé à gauche et parmi les associations de lutte contre le racisme. La droite, elle, fait bloc autour du ministre de l’Intérieur.

Des déclaration shumiliantes pour le Mrap

Brice Hortefeux se dit aussitôt victime d’une "vaine et ridicule tentative de polémique". Selon lui, il n’y a"aucune référence à une origine ethnique, maghrébine, arabe, africaine et ainsi de suite". Il assure qu’il parlait des Auvergnats dans cette conversation et non des Arabes.

Le ministre est assigné par le Mrap devant le tribunal correctionnel pour "injures raciales". Les déclarations sont "humiliantes", justifie l’association de lutte contre le racisme. En avril dernier, Mouloud Aounit, le président du Mrap,entendu devant le tribunal, explique ainsi aux juges que les propos d’Hortefeux renvoient aux Français immigrés "l’idée qu’ils ne sont pas des Français comme les autres, des Français à part entière (...) C’est d’une violence inouie, j’ai vu sur le terrain combien ces propos ont pu être blessants".

http://www.lexpress.fr/actualite/so...


brice hortefeux, noirs et arabes etes vous francais ???
envoyé par binta-kinte. - L'info internationale vidéo.


De : Emilie Cailleau

jeudi 2 septembre 2010

Appel pour la défense du droit à l’anonymat sur Internet

Nous tenons à affirmer notre attachement à la liberté d’expression sur Internet, qui a permis à tout un chacun de participer au formidable développement de l’information et des débats sur le réseau.

Une proposition de loi , déposée par le Sénateur Masson , prévoit de remettre en cause le droit à l’anonymat des blogueurs.

Il s’agirait de leur imposer la publication de leur nom, de leur adresse mail, et semble-t-il aussi de leur adresse et de leur numéro de téléphone.

Nous considérons qu’une telle loi porterait atteinte à la liberté d’expression sur Internet.

Les blogueurs qui choisissent l’anonymat le font pour des raisons liées à leur vie professionnelle ou personnelle. Sans cet anonymat beaucoup arrêteraient de bloguer.


Nous appelons les députés et sénateurs à refuser cette proposition de loi, qui contrairement à ce que prétendent ses auteurs, n’apporterait rien en ce qui concerne la protection contre la diffamation, déjà efficacement assurée par la loi actuelle. Rappelons que la loi LCEN fait obligation aux hébergeurs de blogs de supprimer immédiatement les publications litigieuses sur simple demande, et de communiquer le cas échéant à la justice les coordonnées de l’auteur.

Il n’est donc nul besoin d’une loi supplémentaire qui aurait pour seul effet de brider la liberté d’expression des internautes.

Pierre Chappaz, Pdg Wikio

Jean-Baptiste Clot, Pdg Canalblog

Olivier Creiche, PDG d’EZ Embassy (distributeur du service TypePad)

Jean-François Julliard, secrétaire-général de Reporters sans frontières

Frédéric Montagnon, Pdg Over-blog

Tristan Nitot, Président, Mozilla Europe

Philippe Pinault, Pdg Blogspirit

Jeremie Zimmermann et Philippe Aigrain, La Quadrature du Net

http://www.wikio.fr/article/appel-defense-droit-anonymat-internet-190719788


Les Libertés sur Internet sont les libertés légalement imposés par respect des droits fondamentaux relativement au réseau Internet.

La liberté d'expression, le respect de la vie privée par le respect de la confidentialité de la communication, sont des exemples de ce qui est entendu par liberté sur internet. Reposant techniquement sur la Neutralité du réseau, elle est défendue notamment par un certain nombre d'associations qui militent pour.

Internet, du fait même de sa structure, est un outil de communication et de liberté d'expression très puissant, et échappe ainsi, pour une large part, au contrôle étatique. Les gouvernements de nombreux pays, inquiets de la mise en péril de leurs pouvoirs par l'outil de communication offert par Internet, essayent d'y appliquer une politique de contrôle voire de censure.

Les associations de défense d'un Internet libre s'inquiètent des mesures prises, depuis quelques années, par les gouvernements de différents pays — les événements du 11 septembre ayant parfois servi de prétexte à des mesures plus radicales.

La cryptologie, et notamment la cryptographie asymétrique, est l'un des sujets les plus problématiques. Différents gouvernements ne veulent autoriser l'utilisation que d'un seul logiciel de cryptographie asymétrique dont ils auraient la clef. Des associations s'opposent à cette atteinte potentielle à la vie privée et exigent que les citoyens puissent utiliser comme ils l'entendent les logiciels de chiffrement, notamment le logiciel PGP ainsi que sa version libre GnuPG.

Un des militants pour ces libertés sur Internet est Richard Stallman, l'initiateur du mouvement des logiciels libres, qui a déclaré « La vie privée est tout bonnement abolie lorsque les gouvernements surveillent ceux à qui vous parlez, où vous allez et ce que vous lisez ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Libert%C3%A9s_sur_Internet

mercredi 1 septembre 2010

29 mai 2005 - 29 mai 2010

Il y a cinq ans, le 29 mai 2005, le peuple français disait "non" à la Constitution Européenne.

L’Union Européenne est ultra-libérale.

L’Union Européenne est anti-sociale.

L’Union Européenne est anti-démocratique.

L’Union Européenne se construit contre les peuples.

Aujourd’hui, partout en Europe, les dirigeants politiques européens n’ont le choix qu’entre deux possibilités :

1- Sauver les protections sociales, et sacrifier l’Union Européenne.

2- Ou alors sauver l’Union Européenne, et sacrifier les protections sociales.

Que vont choisir les dirigeants politiques européens ?

Le suspens est insoutenable.




"Le processus de ratification du traité constitutionnel continue, il n’y aura pas de renégociation, mais une période de réflexion et de débat"
A l'issue de la première journée du conseil européen (16 -17 juin), le président en exercice de l'Union, Jean-Claude JUNCKER a évoqué la question du processus de ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe et les décisions des chefs d’Etat et de gouvernement dans les termes suivants:
"Le processus de ratification poursuit son chemin. Il n’y aura pas de renégociation parce qu’il n’y avait jamais de plan B, mais il y a un plan D de "dialogue" et de "débat." Les Etats membres qui procéderont par voie parlementaire le feront au moment qu’ils jugeront opportun. Les Etats membres qui procéderont par voie référendaire le feront également au moment où ils le jugeront opportun". Le communiqué précise que "tous les membres du Conseil européen ont exprimé de la compréhension pour le fait que les Etats qui procéderont par voie référendaire auront besoin de plus de temps".
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Analyses





Finlande
05.12.06 – Le Parlement finlandais a adopté le projet de loi sur la ratification du Traité constitutionnel européen par 125 voix contre 39..
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Estonie
09.05.06 – Le Parlement estonien a adopté le projet de loi sur la ratification du Traité constitutionnel européen par 73 voix contre 1.
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Belgique
La Belgique est devenue le 8 février 2006 le quatorzième Etat membre de l’Union européenne à ratifier le traité établissant une Constitution pour l’Europe..
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Luxembourg
10.07.05 - Les Luxembourgeois disent Oui à la Constitution européenne à 56,52%.
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Malte
6.07.05 - Ratifié à l'unanimité par son Parlement, Malte est le 12ème pays à dire oui à la Constitution européenne.
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Chypre
Chypre est le 11ème pays à ratifier la Constitution européenne. En effet, le Parlement a approuvé le texte ce jeudi 30 juin par 30 voix pour, 19 contre et une abstention.
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Le Royaume-Uni décide de suspendre le référendum sur la ratification de la Constitution européenne
Le 6 juin 2005, devant la Chambre des Communes, Jack STRAW a annoncé la décision du Royaume-Uni de geler le projet prévoyant l’organisation d’un référendum sur le traité constitutionnel européen à la suite du rejet du texte par la France et les Pays-Bas. « Nous nous réservons totalement le droit de reproposer le texte prévoyant un référendum au Royaume-Uni si les circonstances étaient amenées à changer. Mais nous ne voyons pas de raison de poursuivre dans cette voie à ce stade » a-t-il déclaré.
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Lettonie
Le 2 juin 2005, le Parlement de Lettonie s'est prononcé en faveur de la ratification par 71 voix en faveur du traité contre 5 (et 6 abstentions). La Lettonie est donc le dixième Etat à ratifier le traité établissant une Constitution pour l’Europe.
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Analyse



Pays-Bas
Lors du referendum consultatif organisé le mercredi 1er juin 2005, les Néerlandais ont rejeté à 61,6 % le Traité établissant une Constitution pour l’Europe. La participation a été importante puisqu'elle s'élève à 64,8%, bien au-delà des 39% enregistrés en 2004 pour les élections européennes. Ce referendum consultatif devait être suivi par un vote du Parlement néerlandais seul habilité à ratifier ou non un traité. Mais, compte tenu de l’ampleur du résultat et de la participation à ce referendum consultatif, le premier ministre a annoncé le retrait du projet de loi de ratification. Après la France, les Pays-Bas sont le deuxième Etat membre à ne pas ratifier le traité constitutionnel.
Analyse
Les Réactions



La France dit non au projet de Constitution européenne.
Le 29 mai 2005, les Français ont rejeté à 54,67% le projet de Constitution européenne qui leur était soumis par la voie du référendum. Historique, ce vote l’est au regard de la très forte mobilisation des électeurs (69.37%), mais aussi au regard de son résultat : c’est la 1ère fois que la France se prononce négativement sur un traité européen ; elle devient également le 1er Etat européen à refuser de ratifier le projet de Constitution européenne.
Analyse
Les Réactions



Allemagne
L'Allemagne devient le 9e pays de l'Union européenne (UE) à ratifier la Constitution de l'UE, après la Lituanie, la Hongrie, la Slovénie, l'Italie, la Grèce, la Slovaquie, l'Espagne et l'Autriche.
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Autriche
L'autriche est devenu le 8èm état à ratifier la constitution européenne le 25 mai.
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Grèce
Le Parlement grec a très largement ratifié la Constitution européenne avec 268 voix pour et 17 contre.
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Slovaquie
La Slovaquie est devenue le 11 mai le septième Etat membre à ratifier le traité établissant une Constitution pour l'Europe. 116 des 147 membres du Conseil national ont voté pour; 27 contre; et 4 se sont abstenus.
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Italie
Le 6 avril 2005, l’Italie est devenu le premier pays fondateur de l’Union a ratifier la Constitution européenne. En effet, le Sénat l’a approuvé à 217 voix contre 16. La Chambre des députés l’avait approuvé, le 25 janvier dernier, par 436 voix pour, 28 contre et 5 abstention.
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Espagne
Avec 76,73% de Oui, les Espagnols sont les premiers a approuver la Constitution par référendum, le 20 février 2005. Elle sera prochainement soumis au Parlement pour la ratification définitive.
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Slovenie
La Slovénie est le troisième Etat à avoir ratifié, par voie parlementaire, la Constitution européenne, le 1er février 2005, par soixante-dix neuf voix pour contre quatre et sept abstentions.
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Hongrie
La Hongrie a ratifié par voie parlementaire, le 20 décembre 2004, la Constitution européenne par trois cent vingt deux voix pour, douze contre et huit abstentions.
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Lituanie
La Lituanie est devenue, le 11 novembre 2004, le premier Etat de l'Union européenne à ratifier la Constitution européenne : soixante-seize parlementaires ont voté pour, quatre contre et un député s'est abstenu.
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