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mardi 31 août 2010

L’avenir se décide maintenant

A force de matraquage médiatiquement influencé par le pouvoir et les lobbies des multinationales, les français semblent désormais préparés à prendre tous les coups.


Le poker menteur qui se joue dans ces moments troubles, est dirigé par les hommes des présidents. Ces hommes qui se cachent derrière les lunettes noires, ce sont les directions des média complètement inféodés aux magna possesseurs des fonds de pension et du grand capital sur le grand échiquier de la finance internationale.


Des heures et des heures de propagandes, de lobotomisation des esprits, de perfusion de sentiment d’impuissance, le tout soutenu par des directions syndicales confédérales elles aussi inféodées ou dépassées par les enjeux égocentriques qui les animent.


Aujourd’hui, l’âge de la retraite, demain la fin des droits collectifs nationaux, après demain, l’austérité constitutionnelle, pour finir par la remise en cause des congés payés et du smic. Un tract de 1998 titrait "vers un retour à Germinal !".

Kessler en 2007 et avant lui Fillon en 2003, avaient remis en cause les acquis du CNR et du Front Populaire, les réactions avaient été timorées voire ignorées pour celle de Fillon.

Le capital nous prépare mentalement au fascisme, pas celui d’Hitler celui du 21ème siècle, celui de Soleil Vert, où les « vieux » servent de nourriture à un peuple dépourvu de travail et complètement dépendant à un pouvoir caché et nanti….

Mais que font les dirigeants de la gauche de ce pays, politique et syndicale ?

Attendent-ils qu’un groupe d’ultra gauche combattante intervienne d’une manière révolutionnaire? Cette idée est de plus en plus dans les discussions entre travailleurs et il y aura plus de soutien que dans les années 80, il sera plus difficile de le lyncher au nom de la démocratie.

Attendent-ils que les ultras droites fascistes passent à l’action pour enfin réagir ? La montée des fascismes dans la zone euro étant pourtant de plus en plus visible.

Il n’y a pas les milliards face au ignares, mais une classe face à une autre avec un entrelacement où des ânes se prennent pour des chevaux et où des pur-sang libéraux veulent qu’on les voit comme des montures de confiance.

Une classe de multimillionnaires prêteurs ou exploiteurs, pour mater une classe de multi précaires ou de multi endettés, quelques milliers qui matent plusieurs millions, et personne qui n’ose réagir en rapport avec la dégradation de la situation sociale et intellectuelle…

Voilà l’œuvre machiavélique des média, ceux qui par le monde invectivent les gouvernements qui les empêchent de relater leur vérité, celle qui a été commandée par les puissants et les puissances impérialistes…

Mais enfin, Johnny est revenu, les gamins vont faire du sport, les Bleus sont 23, Estrosi habite en sous toit… une fliquette s’est faite tuée par des truands et ils ont mis des arbres sur les Champs Elysées….

C’est quand même mieux que de parler des 400 morts annuels d’accidents du travail, des milliers d’impotents professionnels, des personnes qui ne mangent qu’une fois par jour voire une fois tous les deux jours, des plans de licenciements qui se préparent et de l’austérité qui s’annonce… !


De : un communiste

lundi 30 août 2010

Salaires des ministres : l’énorme bourde de Luc Chatel (video)

Si vous doutiez que ce gouvernement se moque de vous, vous prend pour des caves, des minables et des moins que rien, écoutez donc Luc Chatel. Le ministre de l’Education nationale était l’invité de Jean-Jacques Bourdin ce matin sur RMC et BFM TV.

Ce petit monsieur nous explique la vie. Le jour de la grève nationale, alors que la rigueur et l’austérité nous fragilisent tous, on peut dire qu’il sait verser l’huile sur le feu.

Écoutez plutôt :

JJ Bourdin : Est-ce qu’il faut baisser les salaires des ministres ?

Luc Chatel : Non ! non parce que les ministres ont les rémunérations les plus élevées, par rapport aux hauts-fonctionnaires. Si vous commencez à baissez le salaire des ministres, immédiatement vous baissez le salaire des hauts-fonctionnaires, et si vous baissez le salaire des hauts-fonctionnaires il n’y a pas de raison de ne pas baisser le salaire de tous les fonctionnaires. Nous ne voulons pas baisser le salaire de tous les fonctionnaires.

Vous pouvez écoutez la suite si vous n’êtes pas mort de rire, ça vaut son pesant de cacahuètes.


Luc Chatel refuse de baisser son salaire
envoyé par bourdinandco. - L'info video en direct.

de Olivier Bailly

dimanche 29 août 2010

Le Taser de nouveau autorisé aux policiers municipaux

Le pistolet à impulsions électriques Taser est de nouveau autorisé aux policiers municipaux par un décret paru ce jeudi au Journal officiel.



Un premier décret autorisant le Taser en septembre 2008 avait été annulé par le Conseil d'Etat un an plus tard. La plus haute autorité administrative avait estimé le 2 septembre 2009 que l'usage de cette arme n'était pas suffisamment encadré, d'un point de vue juridique, par le décret de huit lignes du 22 septembre 2008.



Cette fois-ci, le décret de deux pages du 26 mai 2010 «relatif à l’armement des agents de police municipale» précise que, «eu égard à la spécificité de cette arme» de 4e catégorie, comme le pistolet ou le revolver, «une formation spécifique préalable à l’autorisation de port» du Taser et «une formation spécifique d’entraînement» sont nécessaires.

Le décret dispose, par ailleurs, que le pistolet à impulsions électriques doit être équipé de systèmes de contrôle «permettant d’assurer la traçabilité et la vérification de leur utilisation», citant un «dispositif d’enregistrement sonore et une caméra associée au viseur».

Il revient donc désormais au maire de chaque commune d'autoriser ou non le Taser à ses policiers municipaux, quelque 18.500 en France.

Avant l'annulation du décret de 2008, quelques dizaines de polices municipales avaient été équipées de Taser en complément de leurs armes de poing ou du fusil à pompe.

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait annoncé dimanche, trois jours après la fusillade de Villiers-sur-Marne au cours de laquelle une policière municipale avait été tuée, qu'il avait signé ce nouveau décret.

Quelque 5.000 Taser, cette arme vivement contestée par des associations comme le Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'homme (RAIDH), équipent déjà la police nationale, la gendarmerie et l'Administration pénitentiaire.

(Source AFP)

samedi 28 août 2010

Une nouvelle race d'élus pour les affaires locales

Votée par le Sénat, la réforme des collectivités arrive devant l'Assemblée nationale. Le gouvernement souhaite qu'elle soit définitivement adoptée avant septembre.
Repères

Un nouvel élu, pour quoi faire ?

Le projet de loi prévoit de créer 3 000 conseillers territoriaux : ils remplaceront les 4 000 conseillers généraux et 2 000 élus régionaux actuels. Premières élections en 2014. « Ils seront deux fois moins nombreux, mais en réalité deux fois plus puissants », a souligné Brice Hortefeux, devant la commission des lois de l'Assemblée nationale.


Cette nouvelle race d'élus, qui siégera à la fois à la Région et au Département, est la principale disposition d'une réforme qui vise à « simplifier » le millefeuille territorial.

C'est un objet politique encore mal identifié. « Un être bâtard », disent ses détracteurs. « Comment feront-ils pour participer aux différentes instances où ils doivent siéger : conseil d'administration des lycées, collèges, universités, maisons de retraite... C'est matériellement impossible », avance Alain Rousset, président PS de l'Aquitaine.

Comment sera-t-il élu ?

Le gouvernement avait prévu un système mixte : 80 % de conseillers élus au scrutin majoritaire à un tour et 20 % à la proportionnelle. Choix très critiqué, que le Sénat n'a pas osé remettre en cause. En commission, les députés ont modifié le texte : ils proposent un scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Comme les actuels conseillers généraux. Les petits partis, comme le MoDem, demandent le maintien d'une dose de proportionnelle.

Combien d'élus par département ?

Les conseillers territoriaux seront élus dans les départements, à l'échelle de cantons redessinés et élargis. Chaque département comptera au moins quinze cantons pour assurer une bonne gouvernance. Et, pour éviter des conseils régionaux pléthoriques, les députés proposent de plafonner à 300 le nombre d'élus par région. Le redécoupage des cantons interviendra après le renouvellement de mars 2011.

Qui fera quoi localement ?

L'action sociale au département ? Le développement économique aux Régions ? Le texte ne se prononce pas sur les compétences, qui feront l'objet d'une loi ultérieure. Mais le Sénat a fait un premier pas vers la « spécialisation » : seules les communes conserveraient un pouvoir général leur permettant d'intervenir dans tous les domaines. Par ailleurs, pour limiter le « saupoudrage », les députés proposent que le cumul des subventions départementales et régionales soit interdit pour les communes de plus de 3 500 habitants. Grogne en perspective.

Métropoles : vers l'affaiblissement des Régions ?

Pour renforcer le poids européen des très grosses agglomérations, le gouvernement propose de créer une dizaine de « métropoles ». Le seuil est fixé à 450 000 habitants. Elles auront des pouvoirs renforcés en matière d'économie, de transport ou de logement. « Sans le dire, on confère à la métropole des pouvoirs ôtés à la Région », accuse Bernard Roman, député PS du Nord. « Alors que nous étions parvenus à limiter la compétition entre les territoires à l'intérieur des Régions, tous ces efforts vont être remis en cause, prévient Alain Rousset. Les métropoles se lanceront naturellement dans une compétition pour attirer les entreprises. »


Thierry RICHARD.

vendredi 27 août 2010

La très mauvaise gestion des milliards du lundi de Pentecôte

Où vont les milliards d'euros du lundi de Pentecôte ? Cette journée avait été décrétée au bénéfice des personnes âgées, après la canicule de 2003 qui avait coûté la vie à près de
15 000 personnes en France.


Cette initiative rapporte chaque année plusieurs milliards d'euros à l'Etat :
2,29 milliards d'euros en 2008, 2,21 en 2009.


Mais selon l'AD-PA, l'organisme qui rassemble les directeurs de services à domicile et d'établissements pour personnes âgées, une partie des crédits ne leur serait pas affectée.
Nicolas Sarkozy avait fait de la prise en charge de la dépendance un des arguments de sa campagne présidentielle. Ce dossier devait faire l'objet d'un projet de loi dès 2008. Finalement, début 2010, le président a indiqué qu'il ne serait abordé qu'"une fois la réforme des retraites achevée".

2 MILLIARDS D'EUROS CUMULÉS DEPUIS 2004

"Aujourd'hui, les crédits ne sont pas dépensés intégralement et sont affectés à d'autres fins, alors que cet argent devrait être utilisé dans l'urgence à l'aide aux services à domicile pour les personnes âgées, affirme Pascal Champvert, président de l'AD-PA. Le secteur est sous la menace de licenciements, de nombreuses associations d'aide aux personnes âgées ne parviennent pas à s'en sortir faute de moyens. Depuis 2004, 2 milliards d'euros cumulés ont été utilisés à d'autres fins. Une partie de notre budget s'évapore, ce n'est pas acceptable."

Selon un rapport conjoint de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l'Inspection générale des finances (IGF), il apparaît en effet que depuis 2004 des centaines de milliers de crédits dédiés au financement des établissements et des services dédiés aux personnes âgées se sont accumulés et n'ont pas été utilisés à cette fin. Cinq millions en 2004, 495 en 2005, 385 en 2006, 430 en 2007, 540 en 2008… pour parvenir à 1,855 milliard d'euros d'"excédents" en 2009. Une partie de ces crédits non utilisés "vont financer le déficit de l'Assurance-Maladie ou vont aller directement dans les caisses de l'Etat", affirme Pascal Champvert.

"L'ÉTAT A UN PROBLÈME DE RICHE"

"C'est faux ! Les crédits obtenus grâce à la journée de solidarité sont sanctuarisés", indique-t-on dans l'entourage de Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée des aînés. L'administration reconnaît néanmoins que depuis 2004, plusieurs centaines de millions d'euros, originellement alloués aux services aux personnes âgées, n'ont pas été consacrés à leur objectif initial. "Des crédits ont été utilisés à la rénovation d'établissements, à la création de places, explique-t-on. La Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, l'établissement public qui gère ce budget, a différentes sources de crédit. La plus importante provient de l'Assurance-Maladie, il est logique qu'une partie de ses crédits non utilisés lui reviennent."

"L'Etat a un problème de riche, indique-t-on encore au ministère. Depuis 2001, l'Assurance-Maladie a injecté beaucoup de crédits qui n'ont pas été utilisés." Chaque année, les lignes de crédits se sont cumulées sans trouver preneur. Une situation ubuesque dans un Etat en déficit chronique ; les enquêteurs de l'IGAS et l'IGF ne sont d'ailleurs pas tendres avec l'administration : ils soulignent les nombreux "dysfonctionnements" de l'administration en matière de gestion et "la faiblesse du pilotage national". Toujours selon le rapport, "le système avait largement échappé au contrôle central", qui se trouvait "dans l'impossibilité d'établir une prévision budgétaire". Une situation incompréhensible alors que le secteur connaît des fermetures et des restructurations d'établissements.
Eric Nunès

jeudi 26 août 2010

Les agences de notation au cœur des scandales financiers

Moody's et Standard & Poor's, les deux grandes agences de notation devant lesquelles se prosternent les gouvernements et les grandes entreprises, sont sur le point de vivre une décote historique.

Vous avez entendu parler des courriels échangés par les dirigeants de la grande banque américaine Goldman Sachs, discutant de leur stratégie pour profiter de la déconfiture financière de leurs propres clients ? Ce n'est rien à côté des mails des employés de Moody's et S&P qui s'entendent pour aider Goldman Sachs à y parvenir.

Car leur rôle dans la crise fut essentiel. C'est eux qui, en donnant leur note AAA à des produits financiers complètement toxiques, ont affirmé sur l'honneur aux acheteurs, investisseurs, fonds de pension et banques étrangères que ces produits étaient super sûrs. Paul Krugman, du New York Times, rappelait ce lundi que 93% des produits ainsi approuvés sont aujourd'hui considérés comme sans valeur - junk !
La grande décote des agences de notation

Ces produits étaient aussi sûrs, affirmaient les firmes de notation, que les bons du Trésor américain et… rapportant un peu plus. Bref, une aubaine.

Pour l'instant, ces agences avaient réussi à se sortir complètement indemnes de la crise. Or contrairement à ce que le citoyen moyen peut penser, ces agences ne sont pas indépendantes. Elles sont des entreprises privées. Les clients, comme le Québec, peu influent, ou Goldman Sachs, un géant, les paient pour obtenir leur fameux bulletin non-chiffré.

La quantité de produits toxiques qu'il fallait noter -en tout, pour une valeur de 600 000 milliards de dollars- constituait pour eux une véritable fontaine d'or liquide. Ils ne voulaient pas en manquer une goutte.

Dans les courriels qui font surface, un employé de S&P écrit qu'il faut « ajuster » les critères utilisés, sinon la compagnie risque « de perdre des contrats ». Un autre écrit qu'il faudrait :

« Manipuler les données des subprimes et des chiffres alt-A pour préserver notre part de marché. »

Ce qui laisse entendre que la concurrence -d'autres maisons de notation- pourraient être encore plus coopératives pour bien noter ces produits ridicules.
Le scandale bienvenu

Ce scandale, s'ajoutant à celui concernant Goldman Sachs, ne pouvait tomber mieux pour ceux qui espèrent, comme 65% des Américains, un effort réglementaire important pour empêcher Wall Street de continuer à jouer au casino avec l'économie mondiale.

On pouvait croire, il y a à peine deux mois, que le projet des démocrates de re-réglementer le secteur financier allait mordre la poussière, ou alors, pour rester dans la métaphore buccale, être complètement édenté.

Cependant ces scandales, ajoutés aux annonces de profits et de bonus faramineux, continuent à alimenter l'ire populaire contre Wall Street, alors qu'approchent les élections de mi-mandat de novembre. Dans plusieurs États et circonscriptions, les partis sont dans leurs phases de primaires pour la désignation des candidats. Ils sont donc très sensibles aux mouvements d'opinion.
Barack Obama ressuscité après la réforme de la santé

Le Président américain, que certains disent « ressuscité » depuis sa victoire sur le thème de la santé, surfe sur la colère anti-Wall Street pour faire pression sur les républicains et faire avancer une réforme plus agressive que ce qui avait été prévu.

Les républicains tentent de bloquer le débat sur la réforme -ce qu'ils ont fait ce lundi en refusant de laisser le Sénat engager le débat en plénière. C'est cependant un jeu dangereux, car ils se placent ainsi dans la cible de la colère populaire, plutôt que d'en être les véhicules. Pour l'instant 52% des Américains préfèrent l'approche d'Obama sur la question, contre 35% qui appuient les républicains.

Certains sénateurs républicains pourraient d'ailleurs leur faire faux bond et briser cette stratégie de blocage -c'est ce qu'espèrent les démocrates qui sont cette fois beaucoup plus agressifs que dans les étapes préliminaires de la réforme de la santé.

Un des républicains estime même que les démocrates sont trop timorés dans leur réforme et voudrait ajouter un amendement fort créatif : en cas de future faillite d'une institution financière, les salaires et bonus des dirigeants et des membres du conseil d'administration versés pendant les cinq années précédentes seraient tout simplement confisqués par l'État.

Enfin un républicain à mon goût.

Photo : un manifestant brandit une pancarte avec le visage de Blankfein, PDG de Goldman Sachs, et un jeu de mots entre « bank » et « gangster », le 27 avril lors d'une audition à Washington (Jim Young/Reuters)

Par Jean-François Lisée

mercredi 25 août 2010

Comment France et Allemagne profitent de la crise grecque

Les investisseurs fuient les désormais très risquées obligations grecques et se réfugient sur les marchés des titres de dette français et allemands. Résultat, le coût de la dette grecque grimpe, celui des deux autres baisse.


Ces derniers jours, la crise grecque a commencé à profiter à la France et à l'Allemagne. Alors que les taux grecs ont explosé tous les records, ceux attachés aux dettes françaises et allemandes baissent tranquillement. Le mécanisme est simple : c'est celui des vases communicants.

A cause de la rétrogradation au rang «d'obligation pourrie» de la dette grecque par Standard & Poor's, beaucoup d'investisseurs se trouvent forcés de fuir comme la peste les obligations d'Etat grecques. Aujourd'hui ou demain. «Chaque établissement a sa propre méthodologie, mais si l'agence de notation Fitch dégrade à son tour la note des titres grecs, [une certaine banque britannique] devra s'en séparer», par exemple, souligne un stratégiste d'une banque française dans une note.

Après s'être débarrassé des titres de dette grecque qu'ils avaient dans leurs portefeuilles, les investisseurs achètent des obligations réputées beaucoup plus sûres, comme celles émises par la France et l'Allemagne, qui bénéficient d'excellentes notes. Ce que les économistes appellent la fuite vers la qualité («flight to quality»). «Les liquidités qui se retirent de la Grèce se dirigent vers les piliers de la zone euro», résume Jésus Castillo, économiste chez Natixis. «La fuite des investisseurs vers la qualité nous est bénéfique», a ainsi déclaré au Figaro une source gouvernementale française.

Offre et demande

Le reste est une histoire d'offre et de demande. Classique : comme les investisseurs sont plus nombreux à être intéressés par les titres français et allemands, le prix de ces derniers augmente. Or, sur le marché des obligations, cela se traduit mécaniquement par la baisse du rendement (taux). Les titres allemands à échéance de trois mois, surnommés BuBills, en ont déjà profité. Leur taux est descendu à 0,19% mercredi, rapporte l'agence Bloomberg.

Les obligations françaises ont également bien profité de la fuite vers la qualité : depuis fin mars, leur rendement à 10 ans a baissé de 3,50% à 3,26%. De quoi améliorer les conditions auxquelles la France emprunte sur les marchés. «Jeudi prochain, l'Etat français lancera une nouvelle émission et, grâce à la forte demande, devrait pouvoir écouler ses obligations à un meilleur prix», prévoit Patrick Jacq, stratégiste Taux chez BNP Paribas. En clair, la crise grecque réduit -un peu- le poids de la dette française.

Par Guillaume Guichard

mardi 24 août 2010

La terre, à qui appartient-elle ?

Lorsque l’on évoque la propriété, et plus particulièrement la propriété foncière, on pense naturellement à Pierre-Joseph Proudhon qui s’écria : « La propriété, c’est du vol ! ». Il ne fut d’ailleurs pas le seul à penser cela, mais avec l’évolution de beaucoup de pays développés il est acquit que celui qui exploite la terre en est en générale le propriétaire, ou le loueur d’un autre propriétaire, il n’existe donc peu de terre libre.

Pour fouler encore des espaces de liberté il faut se tourner vers des pays où le nomadisme est une des façons de vivre, et où les peuples nomades tirent leurs subsistances d’une terre appartenant à la communauté.

On pense alors aux Touaregs du Sahara, les Qachqâïs d’Iran, Les Evènes sibériens, les Lapons, etc., peuplades que l’on estime à 1,5% de la population mondiale et qui pourtant vivent encore sur d’immenses territoires libres. Vivent encore, mais pour combien de temps ?

Il n’est nullement question de faire une étude sur les diverses causes de la disparition progressive des peuples nomades, on peut citer néanmoins un fléau comme l’extension des structures touristiques qui donnent à voir le nomadisme afin de faire flipper le bobo en mal d’exotisme. Si le tourisme est le piétinement de civilisation souvent millénaire par un voyeurisme de mauvais aloi, un autre danger encore plus éradiquant menace le nomadisme, c’est la privatisation de beaucoup de territoires ; et là, on retombe bien dans la notion de vol ainsi que l’avait défini Proudhon puisque beaucoup d’états vendent des terres, qui ne leur appartiennent pas, à des multinationales.

Si l’on peut contester le principe de l’héritage de la terre, toutefois, dans la forme actuelle de nos sociétés et dans la mesure où elle reste entre les mains de véritables paysans qui l’exploitent pour nourrir leurs congénères, c’est un moindre mal. Cependant, cet état de fait donne des gestions à sens unique de certains territoires. Nous prendrons pour exemple le Marais Poitevin où les associations des Marais mouillés et les autres regroupent essentiellement les propriétaires terriens alors que les habitants, les autres « utilisateurs » (si on peut utiliser cette expression incorrecte et incomplète) des Marais sont aussi intéressés par leurs fonctionnements. Il est indéniable que la notion de propriété est restrictive pour le bien d’une communauté.

Cela fait partie des éléments déjà contestables de nos pays prétendus développés, mais où ça se gâte c’est avec l’appropriation de plus en plus de territoires par les capitalistes, que se soit pour l’agro-business, l’exploitation forestière, minière ou autre placement spéculatif, et plus particulièrement dans des pays en voie de développement ou ceux encore très en retard économiquement et socialement.

L’hégémonie mondiale du capitalisme étant devenue d’une acuité telle que sa future prédominance totale sur les êtres, les territoires émeut néanmoins quelques individus conscients de la perversité et de la dangerosité du système. C’est pourquoi des ONG ont été sensibles à la flambée d’achats de territoires par les multinationales, et parmi celles-ci on peut nommer GRAIN qui à interpellé la Banque mondiale sur ce douloureux problème.

En effet, pour ne froisser les détenteurs du capital, la Banque a dressé un inventaire relativement minimisé des transactions dues aux voleurs de terres. Pour mémoire, elle avance le nombre de 389 transactions dans 80 pays, dont 37 % des projets seraient destinés à produire de la nourriture (cultures et élevage), ensuite pour les agro-carburants on donne le chiffre de 35 % qui est nettement sous-estimé car c’est l’un des principaux enjeux. N’oublions pas les autres formes énergétiques comme l’Uranium qu’Areva va chercher dans le grand Nord Canadien, colonisant sans vergogne le territoire des Inuits.

Naturellement le premier continent touché par ce désastre est l’Afrique qui à elle seul se partage la moitié du gâchis laissant le reste à l’Asie, l’Amérique latine, l’Europe de l’Est.

En Afrique se sont les pays particulièrement défavorisés qui sont dans la ligne de mire des spéculateurs, nous avions déjà dans des articles précédents cité l’Afrique sub-saharienne, on peut dire plus précisément le Soudan, le Ghana et Madagascar. Pour l’Asie-Pacifique, on avait aussi parlé des plantations de palmier à huile dans les tourbières de Malaisie, on dira plus généralement l’Indonésie, les Philippines, sans oublier l’Australie qui pourtant n’est pas du nombre des pays en retard économiquement, mais la grande surface non exploitée a attisé les envies.

N’oublions pas l’Amérique latine où le Brésil est le terrain de chasse favori des exploiteurs capitalistes, ceci devant l’Argentine et le Paraguay.

Pour ce qui est du pays d’origine des accapareurs de terres, la Chine et le Royaume-Uni arrivent tous deux en tête, suivis par l’Arabie Saoudite.

Ce relevé totalement incomplet nous donne un triste aperçu des exactions du capital, capital qui ne va pas s’arrêter sur ce court bilan puisque le profit va demander encore plus de terres pour, et surtout, les futurs besoins énergétiques. Bilan incomplet aussi puisqu’il ne donne pas le nom des principales multinationales qui en réalité sont les maîtres d’œuvres sous couvert des pays sus-désignés.

Dans ce cas là, il y a spoliation de biens appartenant à la communauté. L’appropriation de territoire est donc du vol, un vol organisé par une oligarchie mondiale détentrice de la finance et qui va s’accaparer de la terre entière, non pas pour la protéger, mais pour en tirer des profits au détriment des peuples, et ceci avec le regard bienveillant de nos gouvernants.

Le capitalisme est une plaie pour l’humanité !

Laisserons-nous longtemps quelques profiteurs nous dépouiller de tous nos biens communs ?

http://www.grain.org/fr/

http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com



De : Mengneau Michel

lundi 23 août 2010

Sortie de la compilation Résistance à la Délation

Téléchargez gratuitement la compilation Resistance à la Délation !


SORTIE DE LA COMPILATION RESISTANCE A LA DELATION


Le collectif toulousain Résistance à la Délation et de nombreux artistes se rejoignent sur le terrain de l’engagement militant et musical avec la sortie de cette compil de soutien.


COMPILATION RESISTANCE A LA DELATION


http://compilationrad.free.fr/


L’Air de rien * Bruit qui court * Kebous * Oaistar * Burning Heads * R.E.P feat. KD’conscience * Les Ramoneurs de menhirs * Brassen’s not dead * Ministères des Affaires Populaires * Ici vous êtes un touriste * Positive Roots Band * Z.E.P (Zone d’Expression Populaire) * Medef Inna Babylone * Les Apaches * Camel&on * O.P.a. * Dr Skott * Sebapola * Les Colporteurs * Tête à clique * La Roulette rustre * Les Pies ki piaff *

+ titre "Qui suis-je?" avec : Kebous (Les Hurlements d’Léo/El Comunero)*Mouss et Hakim*Thomas (L’Air de rien/El Comunero)*Schultz (Parabellum)*Fredo (Les ogres de Barback)*Daguerre*Romain (Eiffel)*ErWan (Les Hurlements d’Léo)*Simon (Debout sur le zinc)

Depuis janvier 2004, le collectif Résistance à la Délation informe la population et mobilise contre les dangers de la loi "Prévention de la Délinquance" (5 mars 2007). Aujourd’hui, il exige l’abrogation de la loi, prévoit d’organiser la désobéissance face à son application et se bat contre les logiques liberticides et sécuritaires de contrôle social.

Le collectif a rencontré à trois reprises l’élue municipale en charge de l’action sociale et de la prévention de la délinquance.

Il demande le vote de la non application de la loi en conseil municipal à Toulouse.

Cette compilation Résistance à la Délation, les clips " Qui suis-je?" et "Les gens bien" viennent relayer cette lutte menée localement par le collectif.

En effet, le collectif questionne la municipalité sur sa politique de prévention de la délinquance et sur ses engagements pris aux dernières municipales (mars 2008) :

* contre la loi Prévention de la Délinquance,
* contre le fichier base élèves et le fichage des populations,
* contre la vidéosurveillance.

à Patrick...

jeudi 19 août 2010

Cyberphobie, un cancan idéologique des "élites" scélérates !

La meilleure alliée des ennemis de la liberté et de toute libération des peuples, est la désinformation qui passe par le mensonge idéologique toujours masqué des contrevérités et demi-vérités véhiculées par les institutions d’éducation ou de conversion, et que porte au pinacle la presse officielle avec les spécialistes soudoyés de l’ordre politico-économique pour mystifier et snober la société…J’appelle cyberphobie, la nique de désinformation officielle des spécialistes et agents de la grande presse au service des classes du pouvoir qui prétendent nous protéger du mensonge sur internet et dont la toile serait particulièrement coupable ! Pour ma part, je dis que c’est difficile de trouver plus manipulatrice que la presse classique clairement alignée à l’oligarchie prédatrice des peuples, tout en se proclamant impudemment libre. Le lecteur ou la lectrice de nouvelles, qui récite parfois avec un rictus ressemblant à de l’ironie niaise, les derniers faits saillants de nos nullités de l’actualité, ces nombrils pourris du monde, ressemble davantage à la péripatéticienne à cet autre trottoir que sont les grandes chaînes.

Nos journaleux de la grande presse se pavanent en leur exhibitionnisme inavoué et nous laissent croire qu’ils nous informent. Par ailleurs, les élus, les policiers, les chroniqueurs économiques et juridiques, les correspondants à l’étranger et une poignée d’« informateurs » nous apprennent au quotidien, qui fut arrêté, quel contrat ont décroché toutes les bonnes gens du commerce et quelle percée de guerre ou de vol autorisé ont opéré nos armées d’occupation. Avec eux, vraiment, nous savons tout du monde, même à quelle heure volent les chauves-souris et à quelle alcôve insoupçonnée, l’acteur Brad machin et Angélina Chose copulent pour le bonheur des fans ! Et dans leur nyctalopie de ce monde de leurs propres ténèbres, ils sont nos yeux et nos oreilles omniprésentes. Yeux et esgourdes, ma foi, très sélectives dans leur détection et captation d’informations ! Et dans leur ubiquité magique, ils nous disent tous de naviguer sur le web mais d’éviter la peste de l’internet menteur. Incroyable dispensateur de vérité que nos médias ! Pour des boîtes qui trient les faits et excluent ce qui gêne leurs propriétaires commerçants et entreteneurs commanditaires, c’est carrément fantasque que ce soient eux qui nous fassent leçon de vérité ! Quant à la télé, elle y arrive bien, usant de la frimousse d’une petite nouvelle présentatrice ou de la trogne du présentateur vedette par son ancienneté qui fait artificiellement de lui un phare, une institution dans l’institution surtout lorsqu’il interviewe tel illustre professeur ayant thésaurisé tout le savoir des siècles en son domaine et daigne quand même nous jeter en pâture, à nous, pauvres réceptacles, ses miettes spécialisées, ses oracles analytiques, ses dogmes « scientifiques ». Et forts de leur visibilité médiatique, ils peuvent se permettre d’être arrogants, méprisants, puisqu’ils sont payés, enrichis pour l’être, déclarés officiellement intelligents…

Toujours est-il que les oracles spécialistes, ceux qui ne nous mentent jamais, ceux, à cause desquels, le monde est si libre, si bien informé et si vrai, surtout l’économiste de radio ou de télé qui nous enseigne le pourquoi et le comment, la fatalité veut que tous ou presque soient endettés par les maffieux des banques, sans oublier les médecins affairistes des « big pharmas », qui nous ont déjà mobilisé pour la grippe aviaire et porcine tous en chœur conspuent l’abomination du mensonge exclusif d’internet et la suspicion de charlatanerie qui y sévit encore exclusivement ! Sauf qu’il me semble que l’incurie mensongère des spécialistes à la con de nos médias officiels, est pire que toute charlatanerie, puisqu’elle est programmée scélératement pour le pouvoir des riches. Car lorsqu’un bonhomme ou une diva de nouvelles de la télévision nous dit de « prendre avec précaution » spécifiquement ce qui se dit dans le cyberespace, c’est à croire qu’il ne fallait pas exercer son jugement en tout ce qui est information, savoir ou recherche scientifique voire parascientifique souvent présenté en fait établi lors même qu’il s’agit de conjectures voire d’opinions perfidement supputées en certitudes par des spécialistes manipulateurs soudoyés, idéologisés.. C’est toujours, d’ailleurs, au sujet des sites web dont ses patrons, ses acolytes, ses souteneurs ne contrôlent point, que le journaliste et le spécialiste nous met en garde ! Puisque leur site officiel à eux, ils les recommandent.

Cette cyberphobie naturellement ridicule, pathologique et de surcroît pernicieuse par sa sélectivité manipulatrice, est en fait de la même racine du mal social que ces gens de la presse officielle soutiennent crassement en mentant au peuple par des contre-vérités ou des demi-vérités, naturellement pires que le mensonge pur et simple vu leur sordide effet de tromperie et de déroute voire de débilitation du public moyen. Par exemple, de la crise grecque gravissime et indicatrice d’une catastrophe de l’économie et la finance européenne et mondiale, ces génies nous chantent leur berceuse procapitaliste, circonscrivent le problème à une question de régime gouvernementale ou d’erreurs financières qui ne serait point systémique, ni successif à des choix idéologiques de l’ordre mondial. Tout comme les manifestations à Wall Street et l’interdiction antidémocratique d’autres actions populaires contre le système financier aux Etats-Unis, sont passées sous silence par nos dispensateurs de nouvelles et de vérité.

Une des graves crises de notre occident actuel, est celle de l’amour-propre. Tous ces politiciens répugnants, cons, arrogants et larbins tout à la fois, qui vendent leur être et l’État pour paraître intégrés parmi les « grands » et ces soi disant grands qui ne savent que dénigrer quiconque ou quoi que ce soit échappant à leur contrôle. Leur amour-propre est tributaire des souffrances qu’ils peuvent infliger à autrui. C’est là un aspect de la crise du sens et de valeur. Le véritable amour-propre, celui qui tient de la dignité intrinsèque, crache sur la fausse morale et ses valeurs factices. Il ne dépend guère des contingences sociales ni de l’imbécillité d’une société grossièrement clivée pour caresser l’égo des tyrans. L’amour-propre digne conspue ce monde destructeur de valeurs, qui honore les crapules prédatrices asservissant l’humanité et croit mépriser les vrais hommes opposés à l’avilissement généralisé.

En l’occident de toutes les crises d’aujourd’hui, la télévision préfère nous montrer des dirigeants douteusement humains et nous rappeler la bêtise désarmante des benêts du gouvernement : présidents, ministres, premiers ministres et opposants échangeant sur leur propre insanité, leur malhonnêteté, leur vente d’influence, leurs juteux émoluments, provenant de lobbyistes suspects quant à l’action dangereuse de leur lobbying privé contre la santé publique et économique du peuple. Bref, ici on promeut l’ineptie et la voyoucratie payante dans un système de mensonge et de vol systématique des ressources communes de l’humanité. Système dominant en terribles crises de toutes sortes et particulièrement vide de sens.

Vraiment pitoyable monde ! Triste patelin désinformé qui croit sans broncher à la télévision et à ses d’informations dosées et moulées selon les besoins agressifs et nocifs, putréfiée des patrons de la presse et de l’ordre socio-économique, et qui voudrait nous dire que l’information sur internet non à leur solde est mal venue !

Dans l’intervalle, nous disons à tous que le jugement critique rationnel et la diversification des sources, en toutes recherches, doivent être la boussole de quiconque veut s’informer avec le moins d’erreurs possibles. Quant aux réflexions sur le monde, que l’intelligence de tous soit allumée, aiguisée pour interroger, problématiser. Par ailleurs il faut savoir aussi se poser toujours quant aux secteurs de l’information sollicitant leur attention, la question fondamentale de causalité élémentaire à savoir : qui a intérêt à mentir aux nations et au monde pour maintenir l’ordre injuste, le statu quo meurtrier des hommes et destructeur de la planète ? !...

Crapulerie morbide et politique des indécents de la voyoucratie mondiale et de la facétie grossière de la grande presse inféodée à son règne, la cyberphobie, cette haine peureuse de la classe dominante vis-à-vis de l’internet libre et des médias citoyens, classe dominante qui mime l’amour du peuple et de la vérité, continuera encore avec ses bonimenteurs pathogènes et leurs prestidigitations pseudo-logiques combien dépravée pour freiner l’avènement de la citoyenneté à laquelle la bonne information et la culture pourraient contribuer dans un ordre de réification de quasiment tous les individus au profit homicide du mode économique.

Cyberphobie philistine des magnats de la presse et du gouvernement, tu arbores le même dénigrement permanent de tout ce que les ignominieux prédateurs des peuples ne contrôlent guère pour finalement puer la tyrannie liberticide et la haine anthropocide, hypocritement soucieuse de l’humanité que tes tenants vouent à l’opprobre !

Que les hommes de toutes cultures et civilisation se le tiennent pour dit : L’horreur, toutes les horreurs et sottises idéologiques sont volontairement et sciemment institutionnellement et scolairement transmises de génération en génération par l’éducation formelle et informelle, la théorie et la praxis, la manière et le geste les érigeant en « valeurs ». Le racisme ; le droit de dominer en pillant et en monopolisant les structures de répression et de conversion ; la discrimination de toutes sortes, les essentialismes identitaires où d’infimes minorités cossues justifient par une sorte de métaphysique sociale leurs « droits divins » d’exploiter les majorités au nom de leur essence supérieure, sont tous des monstruosités préconisées comme « valeurs » dans la rationalité diabolique des sociétés.

La cyberphobie, dans ces conditions, n’est que crapulerie idéologique des « élites » aigries de perdre leur monopole de la parole publique par la ponction dans leur empire qu’est la vraie presse alternative et les réseaux de réflexion non sous leur férule, pour mentir au peuple. Leur haine de la pensée libre et alternative sur le web, s’inscrit dans leur attaque traditionnelle, classique contre la liberté que sous-tend toute libération de la pensée et de la parole ; toute rééducation des mentalités, troublant la paisible répétition du statu quo, l’immonde reproduction sans obstacle ni questionnement de leurs monstruosités exterminatrices, répressives…

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

source Oulala.net

mercredi 18 août 2010

Un rapport épingle des pratiques policières

L'usage excessif des flashball est dénoncé par la Commission nationale de la déontologie de la sécurité.
Fouilles à nu, utilisation abusive du flashball : la Commission nationale de la déontologie de la sécurité, menacée de disparition, dénonce certains abus. En 2009, le nombre de dossiers a augmenté de 50 %.La Commission nationale de la déontologie de la sécurité (CNDS), dans son rapport annuel, rappelle que les fouilles à nu « sont une pratique attentatoire à la dignité et qu'elles doivent être, dès lors, proportionnelles au but à atteindre - la découverte d'objets illicites et dangereux ».

Or, elle déplore, sur la foi des réclamations qui lui sont parvenues, « le recours systématique » à ce genre de fouille et rappelle que « toute personne privée de liberté n'est pas susceptible de dissimuler de la drogue ou des armes dans les parties intimes de son corps ». Elle recommande qu'elle soit « encadrée par un texte législatif et contrôlé par l'autorité judiciaire ».

La commission avait déjà dénoncé, en mars, un usage excessif des fusils flashball. Autorité administrative indépendante créée en 2000, la CNDS est chargée de veiller au respect de la déontologie des personnes travaillant dans le domaine de la sécurité (police nationale, gendarmerie, pénitentiaire et services de sécurité privé).

L'an dernier, elle a été saisie 228 fois, soit une augmentation de 50 %. Elle a traité 153 dossiers. Dans 78 cas, elle a constaté des manquements à la déontologie et suggérée des sanctions.

Pourtant, l'existence même de la CNDS est remise en cause. « Le gouvernement souhaite la remplacer par une nouvelle organisation qui n'offrira aucune garantie d'indépendance », déplorait Benoît Narbey, son secrétaire général, lors d'un entretien, en décembre. À l'origine de ce projet, le rapport Balladur sur la réforme des institutions : il préconisait le rapprochement de tous ceux qui travaillent sur la défense des droits et des libertés. Un projet de loi, qui sera débattu le 27 mai, prévoit la création d'un défenseur des droits qui regrouperait le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants et la CNDS.

« La nouvelle formule devrait permettre aux autorités mises en cause de s'opposer à la venue du Défenseur des droits dans les locaux dont ils sont responsables, s'étrangle Benoît Narbey. Donc, de s'opposer aux investigations. »

Jacques DUPLESSY.

mardi 17 août 2010

Du poison dans l’eau du robinet

Sophie Le Gall, la réalisatrice, a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination de l’eau et interpeller les autorités...


Un documentaire réalisé par Sophie Le Gall
Produit par Ligne de Mire, avec la participation de France Télévisions

Présenté par Marie Drucker

C’est un danger invisible qui menace les foyers, une menace pour la santé des Français, des plus jeunes aux plus âgés. Les citoyens l’ignorent, l’eau potable qui coule de leurs robinets est souvent contaminée.

Munie d’une valise multimédia équipée d’éprouvettes, Sophie Le Gall, la réalisatrice de ce documentaire d’investigation a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination et interpeller les autorités.

Dans le Centre, en Normandie ou en Charente, elle regorge de pesticides ou de nitrates, ces traitements chimiques qui peuvent provoquer des cancers. Les autorités le savent mais elles délivrent régulièrement des dérogations qui permettent de distribuer une eau impropre à la consommation.

Dans des villages d’Auvergne ou à Saint Etienne, les habitants boivent une eau blanchie avec de la poudre d’aluminium qui peut déclencher la maladie d’Alzheimer. Les doses dépassent largement le seuil de risque fixé par les scientifiques mais la réglementation ignore les dangers de ce neurotoxique. Elle fait aussi l’impasse sur le radon, ce gaz hautement radioactif qui contamine l’eau potable dans le Limousin.

Depuis quelques années, des citoyens et des scientifiques isolés tirent la sonnette d’alarme sur ces poisons qui coulent de nos robinets. Partout en France, l’eau potable charrie désormais une trentaine de résidus médicamenteux :

antidépresseurs, traitements contre le cancer, hormones de la pilule contraceptive qui modifie le sexe des poissons... Pour protéger sa population de ce cocktail pharmaceutique qui pourrait devenir explosif, la Suisse installe des filtres actifs contre les molécules des médicaments.

Alors que l’Europe somme la France de moderniser ses usines de traitement, notre pays ne cesse de minimiser l’ampleur de la pollution. Les communes et les grandes compagnies de distribution de l’eau ne souhaitent pas que de nouvelles règles viennent compromettre leurs affaires. Et tant pis si les Français trinquent à leur santé...

lundi 16 août 2010

La redevance télé s'applique-t-elle aux abonnés Internet ?

Les offres « triple play » se multiplient chez les fournisseurs d'accès à Internet. Des abonnements illimités au Web, au téléphone fixe et… à la télévision.

Doit-on, dès lors, s'acquitter chaque année de la redevance audiovisuelle quand on prend un abonnement Internet comprenant l'offre télé, s'interroge Manu de la bas ?

Tout dépend en fait du support. Les personnes qui regardent la télévision sur leur ordinateur n'ont pas à payer, spécifie noir sur blanc le site des impôts. Par contre, utiliser son poste de télé par le biais d'un abonnement Internet ne dispense pas de la redevance. Xaxa résume :

« Si vous avez une télé, vous êtes redevables quoiqu'il arrive. Si vous avez juste la box, vous ne l'êtes pas. »

En réalité, rappelle t-il :

« Ce n'est pas la réception effective de la télé qui entraîne la taxation. Même si vous résidez dans une zone noire, la possession d'une télé suffit à vous rendre taxable. »

Une incohérence confirmée au service des impôts des particuliers du XXe arrondissement parisien :

« Une télé, même enfouie dans votre cave, vous oblige à vous acquitter de la redevance. »

Une exonération temporaire ?

Le site du Service public définit le public concerné en ces termes :

« Tout particulier qui paye une taxe d'habitation et détient au 1er janvier, pour son usage privatif, un poste de télévision ou tout dispositif assimilé permettant la réception de la télévision (par exemple magnétoscopes, lecteurs DVD ou vidéo-projecteurs équipés d'un tuner) est redevable de la redevance audiovisuelle. »

En novembre 2008, plusieurs amendement déposés dans le cadre du projet de réforme de l'audiovisuel public visent à étendre cette notion ambiguë de « dispositif assimilé » aux ordinateurs récents et aux accès à Internet. La taxation des téléphones portables fut un temps envisagée…

Ils seront finalement rejetés par la commission mixte paritaire chargée de mettre fin au ping-pong parlementaire entre Assemblée et Sénat.

« Attention », prévient à juste titre Xaxa :

« L'exonération des ordinateurs est une exception dont la pérennité est nulle ! Elle est reconduite, pour l'instant, chaque année. Mais le fisc peut changer la donne l'année prochaine. »

La proposition a toutes les chances de revenir sur le tapis. Le député Jean Dionis du Séjour (NC), initiateur de l'un des amendements, affirmait qu'elle permettrait de « dégager 50 millions d'euros de rentrées fiscales dans le budget de l'Etat ».
Payer une redevance télé sans regarder la télé, c'est « énervant »

Peu surprenant, puisque 25% des Français auraient accès à la télévision par ce biais, selon une enquête du Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) au deuxième trimestre 2009.

Fluxme s'agace déjà :

« Le jour où les box seront taxées, j'espère qu'on trouvera des offres “double play” (Internet + téléphonie) sur le marché… Je suis “assez” (euphémisme) réfractaire à la télé et la box TV de mon offre Internet est restée dans sa boîte… Ça m'énerverait de devoir payer une redevance en plus pour un service que je n'utilise déjà pas. »

Une redevance qui s'élève en 2010 à 121 euros en métropole et 78 euros dans les DOM.

Photo : une personne regarde la BBC sur son ordinateur (xJasonRogerx/Flickr)

Anouchka Collette

vendredi 13 août 2010

Mesures d'austérité : Zapatero a "franchi le Rubicon", pour la presse espagnole

Au lendemain de l'annonce de mesures d'austérité par le premier ministre, José Luis Rodriguez Zapatero, la presse espagnole ne trouvait pas d'expression assez forte pour qualifier le changement de cap du gouvernement socialiste. "Après six ans de mandat en tant que chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero a franchi le Rubicon et dépassé la ligne rouge qu'il avait lui même promis de ne jamais franchir :

la coupe claire dans les dépenses sociales", écrit le principal quotidien espagnol El Pais,
qui souligne le changement de ton du premier ministre, devenu mercredi "plus grave qu'à son habitude". "Jusqu'ici la vie politique de Zapatero s'identifiait au sourire, à l'optimisme, à l'annonce de nouvelles aides, de nouveaux droits, et cette trajectoire s'est brisée hier. (...) C'est comme si [mercredi], une législature différente avait commencé, comme si un autre Zapatero était apparu."

Evoquant "l'enterrement" des politiques sociales de Zapatero, le journal de droite El Mundo prend un malin plaisir à rappeler des déclarations récentes du premier ministre qui, en septembre, affirmait encore devant une assemblée de mineurs, qu'il allait "continuer à augmenter et à améliorer les politiques sociales grâce à un taux d'emprunt bas car c'est le chemin par lequel nous allons renouer avec la reprise". Moins d'un an après la "tortilla s'est retournée", et "ses succès d'hier sont devenus ses fardeaux". Le journal fait la liste des mesures sociales appelées à disparaître comme, par exemple, le chèque-bébé (pour stimuler la natalité, cinq cent mille familles ont bénéficié d'un chèque de 2 500 euros pour chaque naissance ou adoption) ou la revalorisation du salaire minimum, qui devait, sous sa législature, passer progressivement de 600 à 800 euros.

Le quotidien conservateur ABC donne, lui, dans la métaphore : "La fête est finie, quelqu'un a rallumé les lumières, et Zapatero prend peur parce que la maison est en ruine", et raconte qu'un silence a suivi mercredi l'intervention de M. Zapatero devant les députés, "un silence d'un instant qui a semblé une éternité, le temps que les députés reçoivent le coup de poing inattendu d'un président qui depuis deux ans promettait de ne jamais faire de coupes dans les dépenses sociales (...). Le visage des députés qui entendaient qu'on allait réduire immédiatement le salaire des fonctionnaires de 5 % et qu'il serait gelé dès 2011 était un poème. Incrédulité ou stupéfaction".

Une façon de souligner l'ampleur inédite des mesures annoncées (15 milliards d'euros d'économies), ce que l'éditorialiste d'El Pais qualifie d'"ajustement le plus dur de l'histoire récente" ou La Razon de "plus grande coupe dans les dépenses sociales de l'histoire".

Le Monde.fr

jeudi 12 août 2010

Travailler tue

SANTE - Selon une étude, passer trop de temps au boulot, c'est mauvais pour le coeur...


Le travail c'est la santé, à condition de ne pas faire du zèle. Selon une étude publiée mardi dans le European Heart Journal, trois heures de plus que les 7 ou 8 heures quotidiennes considérées comme une activité normale, et le risque de développer des problèmes cardiaques augmente de 60%.



Des cobayes fonctionnaires

Croyez-le ou non, mais l'enquête a été menée sur des fonctionnaires londoniens. Et sur les plus de 6.000 sujets, hommes et femmes âgés de 39 à 61 ans suivis pendant plus de 11 ans, 369 sont morts d'une maladie du coeur, ont eu un accident cardiaque non mortel ou une angine de poitrine.

Selon l'étude, ceux qui ont tendance à travailler plus que la normale sont plutôt des hommes, plus jeunes que la moyenne du groupe, occupant des responsabilités plus importantes. Quid du tabac, de l'obésité, habituellement mis en en cause? «Le lien entre les longues heures de travail et les maladies cardio-vasculaires est indépendant d'un ensemble de facteurs de risque mesurés au début de l'étude», affirment les responsables de l'étude.

«Présentéisme maladif»

Le travail supplémentaire pourrait affecter le métabolisme ou masquer des états dépressifs, d'anxiété ou de manque de sommeil, estiment les scientifiques. Le «présentéisme maladif», antithèse de l'absentéisme qui pousse des salariés venir travailler même quand ils sont malades, ignorant les symptômes et négligeant de consulter un médecin, pourrait également être en cause.

Autre piste: «le stress chronique (souvent associé aux longues heures de travail) affecte négativement l'organisme», avance Marianna Virtanen, qui a participé à l'étude. La parade? Il apparaît que ceux qui aiment leur travail et ont tendance à travailler davantage juste pour le plaisir pourraient avoir un risque moins élevé de maladie cardiaque.

J. M. avec agence

mercredi 11 août 2010

Qu’est-ce que le terrorisme ?

Se demander ce qu’est le terrorisme est une de ces questions qu’il est en apparence inutile de poser, parce qu’elle est destinée à recevoir une réponse univoque. En réalité – lorsqu’elle est formulée de manière rigoureuse –, elle ne manque pas de susciter des réactions étonnantes. Les réponses sont en effet toujours différentes et contradictoires. « Le terrorisme, c’est la violence de ceux qui combattent l’Etat » diront certains ;
« le terrorisme c’est la violence de l’Etat » répondront d’autres ; « mais non, le terrorisme est tout acte de violence politique, d’où qu’elle vienne », préciseront les derniers.
Et ne parlons pas des débats qui s’ouvrent face aux distinctions qui peuvent être faites par la suite en la matière : par exemple, le terrorisme est uniquement la violence contre les personnes ou également contre les choses ?
Doit-il nécessairement posséder une motivation d’ordre politique ou se caractérise-t-il uniquement par la panique qu’il sème ?

La multiplicité de sens assignés à ce terme est suspecte. La sensation ici n’est pas de se trouver en présence des malentendus habituels liés à l’incapacité des mots à exprimer une réalité dont la complexité dépasse les symboles qui voudraient la représenter. Au contraire, l’impression est celle de se retrouver face à un confusionnisme intéressé, à une relativisation d’interprétations créée artificiellement, dans l’intention de vider les idées de leur sens, de neutraliser la force pratique, de banaliser toute la question en réduisant à du bavardage toute réflexion qu’on pourrait mener à son propos.

Pourtant, ce mot de dix lettres doit bien avoir une origine, une histoire, dont il serait possible de déduire un sens en mesure de dissiper au moins une bonne partie des ambiguïtés que son usage génère aujourd’hui. Et c’est en effet le cas.

La première définition qui est donnée à ce terme par la plus grande partie des dictionnaires est à caractère historique : « le gouvernement de la Terreur en France ».
On connaît donc avec précision l’origine du vocable. Le terrorisme correspond à la période de la Révolution Française qui va d’avril 1793 à juillet 1794, lorsque le Comité de salut public mené par Robespierre et Saint-Just a ordonné un grand nombre d’exécutions capitales. La Terreur était donc représentée par cette guillotine dont la lame a tranché la tête à des milliers de personnes qui, présume-t-on, constituaient une menace pour la sécurité du nouvel Etat en formation. A partir de cette base, les mêmes dictionnaires ajoutent par extension une définition plus générale du terrorisme : « toute méthode de gouvernement fondée sur la terreur ».
A présent, cette première interprétation du concept de terrorisme est extrêmement claire. Tout d’abord, elle met au jour le lien étroit qu’il y a entre terrorisme et Etat. Le terrorisme est né avec l’Etat, est exercé par l’Etat, est justement une « méthode de gouvernement » que l’Etat emploie contre ses ennemis pour garantir sa propre conservation. « La guillotine – disait Victor Hugo – est la concrétion de la loi ». Seul l’Etat peut promulguer des lois. Et la loi, loin d’être l’expression de ce contrat social garant de la cohabitation harmonieuse entre les êtres humains, représente le fil barbelé avec lequel le pouvoir protège ses privilèges.
Quiconque oserait l’outrepasser aura à passer entre les mains du bourreau.
Ainsi, avant le mois d’avril 1793, de prétendus criminels de droit commun et quelques insurgés étaient déjà montés à l’échafaud.

Quoi qu’on en pense, la guillotine n’est en effet pas une invention de monsieur Guillotin. En France, cet instrument d’exécution capitale avait déjà une histoire, mais personne ne parlait encore de Terreur. Ce n’est que lorsque l’autorité de l’Etat, alors aux mains des jacobins, sera menacée par une vague révolutionnaire, ce n’est que lorsqu’il n’aura plus seulement affaire à de simples hors-la-loi ou à des insurgés isolés, mais à un énorme mouvement social capable de le renverser, ce n’est qu’à ce moment que la violence répressive se nommera Terreur.


Mais, en plus de son caractère institutionnel, une autre caractéristique distingue le terrorisme : tout un chacun peut en être victime. Au cours de la période de la Terreur, rien que dans Paris, il y aurait eu pas moins de 4 000 exécutions.
Louis Blanc aurait retrouvé l’identité de 2 750 guillotinés, découvrant que seulement 650 d’entre eux appartenaient aux classes aisées. Cela signifie que la machine étatique de la guillotine ne faisait pas tant de distinctions, décapitant quiconque était estimé incommode ou suspect. Il n’y a pas que les nobles, les militaires et les prêtres qui ont perdu leur tête lors de ces journées – comme le voudrait la propagande la plus conservatrice et traditionaliste –, mais surtout de simples artisans, des paysans, des pauvres. Le terrorisme est tel parce qu’il frappe à l’aveugle, d’où le sentiment de panique collective qu’il inspire.
L’usage indiscriminé de la guillotine, systématisé grâce à la simplification des procédures judiciaires permise par la loi de Prairial, crée l’effet inéluctable d’opérations à la chaîne, annulant les différences individuelles entre tous ces décapités. Cette pratique de l’amalgame a un sens politique précis : regroupant en une même séance des personnes soupçonnées de « crimes » de nature ou d’identité complètement différents, la Terreur vise à anéantir les différences individuelles pour créer un consensus populaire, et à détruire « l’abjection du moi personnel » (Robespierre), vu qu’il ne doit exister qu’une seule entité dans laquelle fondre les individus : l’Etat.
Le terrorisme est donc né comme instrument institutionnel et indiscriminé. Ces deux aspects retentissent aussi dans des expressions courantes, comme par exemple « des bombardements terrorisants ».
Un bombardement, en effet, non seulement se déroule lors d’une guerre menée entre Etats, mais sème la mort et la désolation dans toute la population.
On pourrait faire le même discours concernant le terrorisme psychologique, considéré comme « une forme d’intimidation ou de chantage afin de manipuler l’opinion publique, effectuée surtout à travers les moyens de communication, par l’exagération des dangers de certaines situations ou bien en les inventant, afin d’induire les masses à des comportements déterminés au plan politique, social, économique ».
On voit bien comment seul celui qui détient le pouvoir est en mesure de manipuler les grands moyens de communication et, à travers eux, les « masses », afin d’atteindre son but.

Le terrorisme est donc la violence aveugle de l’Etat, comme le montre sans ambiguïté l’origine duterme. Mais le langage n’est jamais une expression neutre. Loin d’être uniquement descriptif, le langage est avant tout un code. Le sens des mots indique toujours le côté vers lequel penche la balance de la domination.

Celui qui détient le pouvoir possède aussi le sens des mots.
Cela explique comment il se fait que, le temps passant, le concept de terrorisme ait recouvert un nouveau sens qui contredit complètement sa genèse historique mais correspond aux exigences de la domination.



Aujourd’hui, ce concept est défini comme « une méthode de lutte politique fondée sur des violences intimidatrices (meurtres, sabotages, attentats explosifs, etc), employés généralement par des groupes révolutionnaires ou subversifs (de gauche ou de droite) ». Comme on le voit, cette interprétation, qui a commencé à se diffuser à la fin du XIXe siècle, s’oppose complètement à ce qui a été dit jusqu’à présent. Dans l’acceptation initiale du terme, c’est l’Etat qui recourt au terrorisme contre ses ennemis ; dans la seconde, ce sont ses ennemis qui emploient le terrorisme contre l’Etat. Le renversement de sens ne pourrait être plus explicite.
L’utilité d’une telle opération pour la Raison d’Etat n’est que trop évidente.
Mais comment naît cette mystification ? La Terreur en France a été l’œuvre d’un Etat né lors d’une Révolution. Pour justifier le sens actuel du concept de terrorisme, l’idéologie dominante a du intervertir les sujets et attribuer à la Révolution la responsabilité qui appartenait en réalité à l’Etat. Ainsi, on nous enseigne aujourd’hui que la Terreur est l’œuvre de la Révolution qui, en ce lointain contexte historique, s’était incarnée dans l’Etat. La Terreur serait donc synonyme de violence révolutionnaire. Un saut acrobatique de la logique qui continue à enchanter les parterres de spectateurs du monde entier, qui ne semblent pas se rendre compte de l’arnaque plus qu’évidente.

En réalité, on ne peut attribuer la Terreur à la Révolution, au peuple insurgé, parce que ce n’est que lorsque la Révolution s’est faite Etat que la Terreur est apparue. C’est un énorme mensonge idéologique et un faux historique grossier que de faire de la Terreur l’expression même de la violence révolutionnaire « massacrante », celle des rues, des journées sur les barricades, de la vengeance populaire. Avant le 17 avril 1793 (jour de la fondation du tribunal révolutionnaire), la violence exercée contre le pouvoir, même celle particulièrement cruelle, n’avait jamais recouvert le nom de terrorisme. Ni les sanglantes Jacqueries du XIVe siècle, ni les excès qui se sont déroulés lors de la Grande Révolution (comme par exemple la manifestation des femmes de Marseille qui portaient à la ronde, au bout d’une pique, les viscères du major De Beausset au cri de « qui veut des tripes ? ») n’ont été considérés comme des actes de terrorisme. Ce terme n’indiquait que la violence répressive de l’appareil étatique au moment où il devait se défendre – pour la première fois dans l’histoire – d’un assaut révolutionnaire.
En somme, l’aspect historique du terme montre comment le terrorisme est la violence du pouvoir qui se défend de la Révolution, non pas la Révolution qui attaque le pouvoir.

Il faut dire à ce propos que la persistance de cette ambiguïté a été encouragée pendant longtemps par les révolutionnaires eux-mêmes, qui ont accepté de bon gré ce qualificatif, sans se rendre compte que ce faisant, ils aidaient la propagande de cet Etat qu’ils souhaitaient frapper. Et si le concept de terrorisme peut légitimement trouver sa place dans un concept autoritaire de la révolution (comme Lénine et Staline l’ont démontré en Russie), il est absolument privé de sens, pour ne pas dire aberrant, dans une perspective de libération anti-autoritaire.
Ce n’est pas par hasard si ce sont justement les anarchistes qui ont en premier revu l’usage impropre de ce terme, peut-être poussés par les événements.
En 1921 eut lieu le tragique attentat contre le cinéma-théâtre Diana de Milan, qui a causé la mort et des blessures à de nombreux spectateurs, bien qu’ayant comme objectif le préfet de la ville, responsable de l’incarcération de quelques anarchistes célèbres. Malgré les intentions de ses auteurs, ce fut un acte de terrorisme. Comme on peut l’imaginer, cet acte a provoqué d’âpres discussions à l’intérieur du mouvement anarchiste. Ainsi, face à la condamnation du geste par de nombreux anarchistes, si la revue Anarchismo de Pise, sans aucun doute la publication plus diffusée de l’anarchisme autonome en Italie, continuait à défendre « cette vérité anarchiste cardinale, à savoir l’impossibilité de séparer le terrorisme de l’insurrectionnalisme », elle commençait d’un autre côté à esquisser les premières réflexions critiques sur le concept de terrorisme : « pourquoi nommer et taxer de “terreur catastrophique” – qui est le propre de l’Etat – l’acte de révolte individuel ? L’Etat est terroriste, le révolutionnaire qui s’insurge, jamais ! ». Un demi-siècle plus tard, en un contexte de fortes tensions sociales, cette critique sera reprise et développée par ceux qui n’entendaient pas accepter l’accusation de terrorisme lancée par l’Etat contre ses ennemis.

Les mots ont toujours été sujets à une évolution de leur sens.
Il n’est pas surprenant que le sens du terme terrorisme se soit également modifié. Il n’est toutefois pas acceptable qu’il contredise chacune de ses caractéristiques originaires, qui sont celles de l’aspect institutionnel et indiscriminé de la violence. Cette violence peut être exercée contre les personnes ou contre les choses, peut être physique ou psychologique, mais pour qu’on puisse parler de terrorisme, il faut au moins qu’une de ces deux caractéristiques demeure.
Par exemple, on a justement parlé de terrorisme pour indiquer les actions menées par des escadrons de la mort de l’Etat espagnol contre des militants d’ETA.
Ces actions étaient dirigées contre un objectif précis, mais il s’agissait de toute façon d’une forme de violence institutionnelle contre une menace considérée comme révolutionnaire. De même, le terrorisme peut ne pas toujours être mené par des institutions. Mais pour qu’on puisse le considérer ainsi, ses manifestations doivent alors frapper de manière indiscriminée. Une bombe dans une gare ou dans un supermarché en service, ou sur une plage surpeuplée peut à juste titre être définie comme terroriste. Même lorsque c’est le fruit du délire d’un « fou » ou lorsque cela est revendiqué par une organisation révolutionnaire, le résultat d’une telle action est de semer la panique dans la population.

Lorsqu’en revanche la violence n’est ni institutionnelle ni indiscriminée, c’est un non-sens de parler de terrorisme. Un individu en proie à une crise de folie et qui extermine sa famille n’est pas un terroriste. Pas plus qu’un révolutionnaire ou une organisation subversive qui choisit avec soin les objectifs de ses actions.
Bien sûr que c’est de la violence, de la violence révolutionnaire, mais pas du terrorisme. Elle ne vise ni à défendre l’Etat ni à semer la terreur dans la population. Si, lors de telles attaques, les médias parlent de « psychose collective » ou « de nations toutes entières qui tremblent », ce n’est qu’en référence au vieux mensonge qui veut identifier un pays entier avec ses représentants, pour mieux justifier la poursuite des intérêts privés de quelques uns au nom et aux dépends des intérêts sociaux de tous les autres. Si quelqu’un devait commencer à tuer les politiciens, les industriels et les magistrats, cela ne sèmerait la terreur que parmi les politiciens, les industriels et les magistrats.
Personne d’autre ne serait matériellement touché. Mais si quelqu’un posait une bombe dans un train, n’importe qui pourrait en être victime, sans exclusive : le politicien comme l’ennemi de la politique, l’industriel comme l’ouvrier, le magistrat comme le repris de justice. Dans le premier cas, nous sommes face à un exemple de violence révolutionnaire, dans le second il s’agit en revanche de terrorisme. Et malgré toutes les objections, critiques et perplexité que puissent soulever la première forme de violence, on ne peut certainement pas la comparer à la seconde.

Mare Almani

Traduit de Diavolo in corpo, n°3 (Turin)

mardi 10 août 2010

Ils ont besoin de vous de toute urgence

Ils sont intérimaires sans papiers.Ils sont en France depuis 5,10,15 ans voir plus. Ils ont connu la sur exploitation dans les boites d’intérim qui ont largement profité de leurs situations.

Ils sont entrés dans la lutte pour exiger leurs régularisations administratives en occupant les agences d’intérim RANDSTAD et ADECCO de l’avenue Daumesnil dans le 12ème arrondissement de Paris le 30 septembre 2008 avec le soutien actif de l’Union Syndicale de l’Intérim CGT. Ça fait 20 mois qu’ils sont entrés dans la lutte et qu’ils dorment sur le sol des boites d’intérim qu’ils occupent.

La lutte a permis la régularisation de beaucoup d’entre eux mais malheureusement pas de tous. Ils ont connus les expulsions judiciaires des agences mais jamais ils ont baissés les bras. Du fait de leur juste lutte, les boites qui en ont fait leurs fond de commerce parce que il y avait beaucoup de fric à faire sur leurs dos, ne leurs donnent plus de boulot. De plus du fait des occupations d’agences d’intérim, ils n’ont plus de chambre dans les foyers.

Aujourd’hui pour quelques uns la situation est dramatique car ils n’ont ni toit ni lit pour passer la nuit, et la nuit dernière quelques uns ont du dormir dans le métro, c’est une honte. Lors de cette courageuse lutte qui doit être montré en exemple beaucoup d’entre nous se sont dit solidaire des sans papiers, c’est pourquoi si des maires Écologiste, Socialiste, Communiste, Parti de Gauche ou tout simplement des maires progressiste qui veulent combattre l’insupportable ont des logements d’urgences pour quelques temps ou peuvent intervenir auprès de foyer de leurs communes en Région Parisienne pour que nos copains ne dorment plus dans la rue avec le risque d’être appréhendé.

S’ il est urgent que nos copains est leurs papiers aujourd’hui il est encore plus urgent qu’il retrouvent un toit et un lit pour dormir.

Faisons très vite pour que quelques hommes retrouvent le chemin de la dignité.


De : Yannic Poulain

lundi 9 août 2010

Santé : Les USA dépensent 20 fois plus par habitant que Cuba

Un point de vue repéré par Fidel Castro

Un article de Paul Drain et Michele Barry, professeurs à l’université de Stanford (Californie), repris dans le site Internet Rebelión, informe :

« Le blocus commercial des USA contre Cuba, mis en place depuis que la révolution de Fidel Castro a renversé le régime Batista, date en 2010 de cinquante ans. Son objectif explicite est d’aider le peuple cubain à atteindre la démocratie, mais un rapport du Sénat étasunien de 2009 a conclu que "le blocus unilatéral contre Cuba a fait fiasco".

« Malgré les blocus, Cuba peut afficher des acquis sanitaires meilleurs que la majorité des pays latino-américains, comparables à ceux de la plupart des pays développés. Cuba possède l’espérance de vie la plus élevée (78,6 ans), le pourcentage le plus élevé de médecins par habitant (59 pour 10 000), les taux les plus bas de mortalité infantile dans l’année (5 pour 1 000 naissances vivantes) et de mortalité infantile jusqu’à cinq ans (7 pour 1 000 naissances vivantes) des trente-trois pays latino-américains et caribéens.

« En 2006, le gouvernement cubain a alloué environ 355 dollars par habitant à la santé. […] Le coût sanitaire annuel alloué à un Etasunien cette même année a été de 6 714 dollars. […] Cuba a aussi destiné moins de fonds à la santé que la plupart des pays européens. Mais les faibles coûts des soins sanitaires n’expliquent pas les succès de Cuba, qu’on pourrait attribuer au fait que l’accent est mis surtout sur la prévention des maladies et sur les soins de santé primaires que l’île a cultivés sous blocus commercial étasunien.

« Cuba possède un des systèmes de soins de santé primaires préventifs les plus de pointe au monde. En éduquant la population à la prévention des maladies et à la promotion de la santé, les Cubains dépendent moins des produits médicaux pour rester en bonne santé. C’est le contraire des USA qui dépendent énormément de prescriptions médicales et technologiques pour maintenir leur population en bonne santé, mais à un coût économique très élevé.

« Cuba possède les taux les plus élevés au monde de vaccination et d’accouchements faits par des travailleurs sanitaires experts. Les soins dispensés dans les consultations du médecin de la communauté, dans les polycliniques et dans les grands hôpitaux régionaux et nationaux sont gratuits pour tous les patients…

« En mars 2010, le Congrès étasunien a présenté un projet de loi visant à renforcer les systèmes sanitaires et à amplifier l’envoi de travailleurs sanitaires experts dans des pays en développement. […] Cuba continue aussi d’envoyer des médecins dans certains des pays les plus pauvres de la planète, cette pratique ayant débuté en 1961.

« Sur le front intérieur, compte tenu de la récente impulsion à une reforme sanitaire, il existe aux USA des occasions d’apprendre de Cuba des leçons valides sur la façon de développer un système sanitaire vraiment universel qui mette l’accent sur les soins de santé primaires. L’adoption de certaines des politiques sanitaires les mieux réussies de Cuba pourrait être un premier pas vers une normalisation des relations. Le Congrès pourrait charger l’Institut de médecine d’étudier les succès du système de santé cubain et la manière d’ouvrir une nouvelle époque de coopération entre les scientifiques étasuniens et cubains. »

http://www.granma.cu/frances/reflexions/odieuse-mayo.html


De : Fidel Castro

vendredi 6 août 2010

Vers une importante hausse des prix de l'électricité ?

L'ouverture du marché de l'électricité ne serait pas synonyme de baisse des tarifs. Au contraire. La Commission de régulation de l'énergie, le gendarme du secteur, estgime qu'EDF va devoir augmenter ses tarifs dans le cadre de la réforme du marché de l'électricité.

Cette réforme, baptisée projet de loi «Nome» pour Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité, a pour objectif de favoriser la concurrence dans un secteur ultra-dominé par l'ancien monopole public.

Obligation de vendre un quart de sa production

Elle fait obligation à EDF de revendre jusqu'à un quart de la production de son parc nucléaire à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie...), afin de permettre à ces derniers d'accéder à une électricité à bas coût.

D'abord opposé à ce projet, Henri Proglio le patron d'EDF, a largement revu sa position pour focaliser la négociation sur le prix auquel EDF vendra son électricité à ses concurrents. Il réclamait ainsi en mars que le groupe public «ne soit pas contraint de vendre en dessous du prix de revient».

Il réclame un tarif minimum de 42 euros par mégawatheure (MWh).

+11,4% maintenant, puis 3,5% tous les ans

Or, selon les projections de la CRE, il faudrait relever les tarifs bleus (particuliers et petits professionnels) de 11,4% une fois la réforme votée, puis de 3,5% par an entre 2011 et 2025, si EDF obtenait gain de cause.

M. Proglio estime pourtant ce prix de vente nécessaire en raison des énormes investissements qu'EDF doit réaliser dans le renouvellement et l'extension de la durée de vie de son parc de 58 réacteurs nucléaires. La CRE plaide elle pour une hausse moindre, de 7,1% puis de 3,1% par an.

Le gouvernement dément

Mercredi soir, le ministère de l'Energie a démenti «catégoriquement les rumeurs relatives aux tarifs de l'électricité».

«Le gouvernement est responsable de la détermination des tarifs réglementés et nul autre n'a autorité aujourd'hui pour établir des orientations à ce sujet», a-t-il assuré.

«Aucun élément dans les propositions d'EDF sur la loi Nome n'entraînerait les hausses de tarifs évoquées par la CRE», a de son côté affirmé le groupe d'électricité.

Daniel Fouray

jeudi 5 août 2010

Pour Alain Minc, les dépenses de santé des "très vieux" sont un "luxe"

Invité de l'émission "Parlons Net", sur France-Info, Alain Minc a évoqué le problème de l'assurance maladie. Et pour règler "l'effet du vieillissement' sur les comptes de la Sécu, il a une solution toute simple, qu'il qualifie de "progressiste" : faire cracher au bassinet les "très vieux".

Pour illustrer son propos, le conseiller de Nicolas Sarkozy évoque une anecdote personnelle : "J'ai un père qui a 102 ans. Il a été hospitalisé 15 jours dans un service de pointe. Il en est sorti. La collectivité française a dépensé 100.000€ pour soigner un homme de 102 ans. C'est un luxe immense, extraordinaire pour lui donner quelques mois ou quelques années de vie".

Et de poursuivre qu'il trouve "aberrant" que l'Etat "m'ait fait ce cadeau, à l'oeil".


Donc le remède du bon docteur Minc est tout trouvé : "Je pense qu'il va bien falloir s'interroger sur le fait de savoir comment on va récupèrer les dépenses médicales des très vieux, en ne mettant pas à contribution ou leur patrimoine, quand ils en ont un, ou le patrimoine de leurs ayants-droits".

Il attend de voir sa proposition reprise dans le programme des socialistes. A tout le moins, en attendant, il pense en toucher un mot à Sarkozy.

Mon opinion:

Comment un homme aussi intelligent qu'Alain Minc peut-il en arriver à profèrer une telle monstruosité et de la qualifier de "progressiste" alors qu'il s'agit d'une régression sans nom ?

Monstruosité, mais pourquoi ? Et bien parce qu'Alain Minc ne s'interroge que sur la santé des "très vieux". Donc, pour lui, quand on est "très vieux" (selon des critères qui restent à définir, 90 ans, 100 ans, 70 ans comme en Angleterre ?), on n'est plus un homme ou une femme comme les autres, puisqu'on n'a plus droit à la solidarité nationale. Cela rompt avec le principe d'égalité.

Ensuite, pour lui, dépenser 100.000€ pour un homme de 102 ans est un "luxe immense". Si on suit sa logique, pour un homme de 40 ans, c'est normal, mais pour quelqu'un qui est plus proche de la sortie que de l'entrée, ça devient contestable. On vaut davantage parce que l'on est encore productif ? Faut-il un barème dégressif de remboursements selon l'âge ? La vie vaut-elle moins d'être vécue quand on a 100 ans passé ?

Et quid des "très vieux" pauvres qui n'ont pas eu la prévoyance d'avoir une progéniture mieux dotée qu'eux ? Ceux là on les soigne ou pas ? Ce serait faire offense à Alain Minc que d'imaginer qu'il ne voudrait pas qu'on les soigne, donc il faudra définir à partir de quel niveau de revenus on est ponctionnable sur la santé de ses parents qui n'ont pas compris qu'il est de très mauvais goût de survivre plus de 10 ans à sa retraite...

Si cette proposition aberrante était reprise -mais je doute qu'aucun politique ne mette le doigt dans cet engrenage infernal- cela constituerait une brèche irrécupérable dans le principe même de la sécurité sociale universelle.

Il y aurait les "bons malades" remboursés et les "mauvais malades" pas remboursés. On commence par les "très vieux", on poursuit par les handicapés, on continue par les fumeurs ou les obèses et on fini avec la mort de la sécu et le champ libre ouvert aux assurances privées. "Progressiste" ?

Par Titine
Sur Le Post.

mercredi 4 août 2010

Le travail est de plus en plus mauvais pour la santé

SANTE - Une personne par jour serait morte...

Un bilan lourd, qui pousse à l'action. Selon les chiffres révélés par le ministère du Travail mardi, plus d'une personne par jour serait morte en 2008 à la suite d'un accident du travail (soit 569 décès). « Leur nombre stagne à un niveau trop élevé, soit 700 000 accidents du travail en 2008 », a déploré le ministre du Travail, Eric Woerth. Et ce n'est pas tout : les maladies professionnelles sont, elles aussi, en pleine expansion (45 000 en 2008) et prennent des formes variées : troubles musculo-squelettiques, affections de la colonne vertébrale, maladies liées aux risques chimiques…

Quatre ans pour améliorer la situation
Face à ce constat accablant, le gouvernement lancera dans les prochaines semaines un deuxième plan santé au travail, qui s'étalera jusqu'en 2014 et sera doté d'un budget de 55 millions d'euros par an. Avec l'objectif ambitieux de mettre fin à l'augmentation des maladies professionnelles et de réduire de 25 % le nombre d'accidents du travail d'ici à 2012. Pour y parvenir, l'accent sera mis sur la prévention de ces maux, particulièrement auprès des PME. Autre levier d'action : la réforme des services de santé au travail, qui sera orchestrée à l'automne.

« Le but est de construire des équipes pluridisciplinaires, composées de médecins, d'ergonomes, de psychologues, de toxicologues… », a indiqué Eric Woerth.delphine BANCAUD
Delphine Bancaud

mardi 3 août 2010

Argent contre armes : la France fait-elle chanter la Grèce ?

Cohn-Bendit accuse Sarkozy et Fillon d'avoir conditionné leur aide à la Grèce au maintien de contrats d'armement avec la France.

George Papandréou et Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse à l'Elysée (Philippe Wojazer/Reuters).

La conférence de presse de Daniel Cohn-Bendit, ce vendredi à Paris, devait être l'occasion de montrer sa bonne entente avec Cécile Duflot, mais on en retiendra surtout ses accusations à propos de l'aide à la Grèce apportée par la France.


L'eurodéputé d'Europe Ecologie accuse Nicolas Sarkozy et François Fillon d'avoir fait pression sur le premier ministre grec, Georges Papandréou, en lui glissant sous forme de chantage lors d'une rencontre en marge du sommet de l'Otan à la mi-février :

« Nous allons lever des sommes pour vous aider, mais vous devez continuer à payer les contrats d'armements qu'on a avec vous, signés par le gouvernement Caramanlis. »

Il affirme tenir ses propos de Georges Papandréou en personne, qu'il a rencontré la semaine dernière à Athènes. « Ça, c'est de l'hypocrisie, on veut faire de l'argent, voilà la réalité », a conclu Daniel Cohn-Bendit.
110 milliards d'euros d'aides, dont 16,8 milliards de la France

Hypocrisie car, en échange des 110 milliards d'euros prêtés à la Grèce par la zone euro et le FMI (dont 16,8 milliards d'euros par la France) pour l'aider à faire face à sa dette publique de 300 milliards d'euros, les Grecs sont soumis à de nombreuses mesures d'austérité telles :

* la suppression dest treizième et quatorzième mois de salaire des fonctionnaires,
* des coupes de 12% des allocations,
* une baisse de 10% des dépenses de santé pour l'année 2010.

Les manifestations n'y changent rien : le plan de rigueur demeure. La colère des Grecs est exacerbée par l'importance des moyens militaires déployés pendant que les autres fonctionnaires se serrent la ceinture.
« Il faut que l'on ait les bons de ventes d'armes »

Si la pression de la France sur Georges Papandréou était confirmée, l'affaire ne viendrait qu'exacerber le ressentiment grec. Matignon a qualifié ces accusations de « basses polémiques dénuées de tout fondement ». Quant à l'Elysée, contacté par Rue89, il n'a pas encore souhaité réagir.

« Papandréou, il va démentir, le pauvre, qu'est-ce qu'il peut faire ? » parie Daniel Cohn-Bendit à Rue89. Le leader d'Europe Ecologie qui annonce aussi qu'il va « demander la semaine prochaine à la Commission européenne de faire rapport sur les contrats d'armement de la Grèce ». Et de se montrer plus précis dans ses accusations :

« Il faut que l'on ait les bons de ventes d'armes, nous on a que quelques informations. On sait que la France a obligé la Grèce à maintenir un contrat de 2,5 milliards d'euros sur des frégates françaises, un contrat de 400 millions d'euros sur des hélicoptères et un contrat sur plusieurs avions à 100 millions d'euros pièce. Il y a aussi en jeu des sous-marins allemands. »

« Quelle a été l'initiative de la Commission ? »

L'offensive de l'eurodéputé français n'est pourtant pas nouvelle. Le 10 février, lors d'un discours choc à la tribune du Parlement européen, il clamait déjà :

« Quelle a été l'initiative de la Commission face à la crise en Grèce ? La solidarité où est-elle ? En Espagne, où est-elle ? Je ne l'ai pas vue, je ne l'ai pas entendue.

Un des problèmes de la Grèce, c'est son budget de la Défense : 4,3% du PIB de la Grèce passe à la Défense. Quel est le problème ? C'est Chypre, c'est la relation avec la Turquie. »


Jeudi encore, il répétait la même attaque. Et a lu, selon ses dires, sur les lèvres de José Manuel Barroso, président de la Commission européenne : « Il a raison. »
150 000 militaires sur 800 000 fonctionnaires

Le poids de la Défense dans le budget de l'Etat grec est considérable. Le plan d'austérité imposé par l'Etat aux citoyens permettrait d'économiser quelque 10 milliards d'euros quand le budget de la Défense s'élève à 4,9 milliards d'euros (4,3% du PIB contre 1,9% pour la France). Le nombre de militaires est aussi à rapporter à celui de fonctionnaires : 150 000 sur 800 000.

La justification de cette exacerbation des dépenses militaires est attribuée au risque permanent avec la Turquie, et à la partition de Chypre entre zones d'influence grecque et turque.

Mais le paradoxe est que la Grèce et la Turquie appartiennent à la même alliance militaire, et que Chypre appartient également à l'Union européenne. Alors, au lieu de forcer la Grèce à acheter des armes, si on aidait la Grèce et ses voisins à ne plus avoir besoin de dépenser autant dans la défense quand ils doivent imposer des coupes sociales dramatiques pour leur population ?

Photo : George Papandréou et Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse à l'Elysée en mars 2010 (Philippe Wojazer/Reuters).

lundi 2 août 2010

La manipulation de l’opinion publique

Qui a dit : "l’ingénierie du consentement est l’essence même de la démocratie, la liberté de persuader et de suggérer" ? Non, la propagande politique au XXe siècle n’est pas née dans les régimes totalitaires, mais au cœur même de la démocratie libérale américaine ; elle est née d’edward Bernays, l’auteur de cette phrase.

Le père de la propagande

Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux Etats-Unis, est considéré comme le père de la propagande politique institutionnelle et de l’industrie des relations publiques, dont il met au point les méthodes pour des firmes comme Lucky Strike. Son œuvre aborde des thèmes communs à celle de Walter Lippmann, notamment celui de la manipulation de l’opinion publique.


Il fit à ce titre partie du Committee on Public Information créé par Woodrow Wilson pour gagner l’opinion publique américaine à l’entrée en guerre des États-Unis en 1917.

Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Au début des années 1950, il orchestra des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala, main dans la main avec la CIA.

Il a inventé cette technique moderne qui consiste à plier nos esprits aux projets de certains, technique que l’on nomme communement "propagande".

Pour Bernays, la démocratie doit être pilotée par la minorité intelligente, c’est à dire, par l’élite...

Les méthodes de Bernays : de la théorie à la pratique.

En combinant les idées de Gustave Le Bon et Wilfred Trotter sur la psychologie des foules avec les idées sur la psychanalyse de son oncle maternel, Sigmund Freud, Eddy Bernays a été un des premiers à vendre des méthodes pour utiliser la psychologie du subconscient dans le but de manipuler l’opinion publique.
Pour lui, une foule ne peut pas être considérée comme pensante, seul le ça s’y exprime, les pulsions inconscientes. Il s’y adresse pour vendre de l’image dans des publicités, pour le tabac par exemple, où il utilise le symbole phallique. À la demande de l’industrie cigarettière, qui cherchait à faire tomber le tabou de la consommation du tabac par les femmes, il a notamment organisé des défilés très médiatisés de « fumeuses » jeunes et jolies qui affirmaient leur indépendance et leur modernité par l’acte de fumer en public ("Les torches de la liberté"...).
En politique, il « vend » l’image des personnalités publiques, en créant par exemple le petit-déjeuner du président, où celui-ci rencontre des personnalités du show-biz. Il considère qu’une minorité intelligente doit avoir le pouvoir « démocratique » et que la masse populaire doit être modelée pour l’accepter.

L’exemple de la première guerre mondiale

Des techniques de propagande ont été codifiées et appliquées la première fois d’une façon scientifique par le journaliste Walter Lippmann et le psychologue Edward Bernays au début du XXe siècle.
Pendant la Première Guerre mondiale, Lippman et Bernays furent engagés par le président des États-Unis Woodrow Wilson pour faire basculer une opinion américaine traditionnellement isolationniste vers l’interventionnisme. Pour cela, il fit appel aux Comités pour l’information du public (Comitee for Public Information) dirigés par le journaliste George Creel, « privatisant » ainsi la propagande de guerre.
La campagne de propagande de Creel, Lippman et Bernays effectuée pendant six mois fut si intense que l’hystérie anti-allemande générée a impressionné l’industrie américaine, qui découvrait tout à coup les immenses ressources que l’on pouvait déployer pour influencer l’opinion publique d’un pays entier. Bernays a inventé les termes d’esprit de groupe et d’ingénierie du consentement, des concepts importants en propagande appliquée.

Lord Ponsonby, un aristocrate anglais, socialiste et pacifiste, résuma ainsi les méthodes utilisées pendant le conflit (y compris par son propre pays) :

Il faut faire croire

1. que notre camp ne veut pas la guerre
2. que l’adversaire en est responsable
3. qu’il est moralement condamnable
4. que la guerre a de nobles buts
5. que l’ennemi commet des atrocités délibérées (pas nous)
6. qu’il subit bien plus de pertes que nous
7. que Dieu est avec nous
8. que le monde de l’art et de la culture approuve notre combat
9. que l’ennemi utilise des armes illicites (pas nous)
10. que ceux qui doutent des neuf premiers points sont soit des traitres, soit des victimes des mensonges adverses (car l’ennemi, contrairement à nous qui informons, fait de la propagande).

L’historienne Anne Morelli a montré que cette grille pouvait s’appliquer encore aux conflits de la fin du XXe siècle. Certains soulignent aussi leur adéquations avec des conflits très actuels.
Les relations publiques, dont usent les États et les entreprises, s’inspirent directement des travaux de Lippman et Bernays.

En 1928, Bernays publie « Propaganda »

L’analyse de Chomsky :
« LE manuel classique de l’industrie des relations publiques », selon Noam Chomsky. Véritable petite guide pratique écrit en 1928 par le neveu américain de Sigmund Freud, ce livre expose cyniquement et sans détour les grands principes de la manipulation mentale de masse ou de ce que Bernays appelait la « fabrique du consentement ».
Comment imposer une nouvelle marque de lessive ? Comment faire élire un président ? Dans la logique des « démocraties de marché », ces questions se confondent.
Bernays assume pleinement ce constat : les choix des masses étant déterminants, ceux qui viendront à les influencer détiendront réellement le pouvoir. La démocratie moderne implique une nouvelle forme de gouvernement, invisible : la propagande. Loin d’en faire la critique, l’auteur se propose d’en perfectionner et d’en systématiser les techniques à partir des acquis de la psychalanyse.

L’analyse de Blandine Josselin :
Cet l’homme fait partie de ce "gouvernement de l’ombre", aujourd’hui "spin doctors" et autres conseillers en relation publique, qui régit toutes les activités humaines, du choix de nos lessives aux décisions de nos chefs d’Etat. A travers ses multiples exemples aux allures de complot, son oeuvre, ’Propaganda’, est tout à la fois une théorie des relations publiques et le guide pratique de cette "ingénierie du consentement".
Explicitant avec une clarté étonnante les multiples techniques et ressorts psychologiques de la propagande (le cher oncle n’est jamais bien loin !), cette oeuvre écrite en 1928 apparaît aujourd’hui comme un témoignage édifiant et profondément actuel qui aurait toute sa place dans un cours de self-défense civique. Précieux, ce "manuel" l’est par son absence totale de langue de bois. A la manière d’un Patrick Le Lay des grands jours, Bernays revendique sans même rosir son mépris pour le "troupeau" et son goût pour l’autorité. Si l’auteur choque aujourd’hui, il désarçonne aussi par tant de candeur et de ferveur pour ce qu’il chérit comme un progrès pour l’humanité. Il pousse surtout à réfléchir sur la réalisation de l’idéal démocratique tant la transparence et la consternante "bonne foi" de son argumentaire en trois temps paraît infaillible. Selon lui, la propagande n’est pas un vilain mot car l’action de dominer et manipuler les foules est inévitable, nécessaire pour "organiser le chaos" et même profitable pour "guider" la masse "égarée", ainsi soulagée de l’éreintante tâche de penser par soi-même.
Bernays fonde tout son argument sur l’évacuation de l’individu et la fatalité du consentement populaire. Si Goebbels a trouvé en ’Propaganda’ de quoi approfondir ses méthodes, peut-être l’ouvrage peut-il nous aider aujourd’hui à mieux discerner l’invisible et moins céder à l’endormissement...

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Bernays

http://fr.wikipedia.org/wiki/Propagande

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1300

http://www.amazon.fr/Propaganda-Comment-manipuler-lopinion-d%C3%A9mocratie/dp/2355220018

http://www.evene.fr/livres/livre/edward-bernays-propaganda-32186.php

La manipulation de l’opinion publique


De : Chien Guevara

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