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vendredi 26 février 2010

L'épidémie de grippe H1N1 est terminée en France

Selon l'Inserm, le nombre de cas est passé sous le seuil épidémique depuis deux semaines. Toutefois, il est recommandé de continuer à se faire vacciner, le virus pouvant connaître un rebond.

L'épidémie de grippe H1N1 aura donc sévi seize semaines en France. Le réseau de médecins Sentinelles Inserm a annoncé mercredi que la pandémie dans l'Hexagone était terminée. Le nombre de personnes souffrant d'une fièvre de 39°C et ayant été amenées à consulter leurs médecins généralistes est «passé sous le seuil épidémique depuis deux semaines». Sentinelles a ainsi relevé la semaine dernière 130 consultations grippales pour 100.000 habitants. Un chiffre inférieur au seuil épidémique, fixé à 182 cas pour 100.000 habitants.

Durant la période de pandémie, 3 465 000 personnes ont présenté des symptômes grippaux. L'âge médian des patients était de 15 ans et 49% des cas concernaient des hommes. Sentinelles, qui rassemble 1.323 médecins généralistes volontaires en activité, précise qu' «aucun signe particulier de gravité» n'a été rapporté. Seul 1% des cas ont nécessité une hospitalisation.

Cependant, la décrue de la virulence du virus ne doit pas être un prétexte à un relâchement de la prévention. «La circulation du H1N1 est véritablement faible mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il faut arrêter de se vacciner, car personne ne peut garantir que cette pandémie ne fera pas de rebond», prévient le Dr Thierry Blanchon. Le praticien du réseau Sentinelles s'attend ainsi à ce que ce virus «qui a été quasi exclusif cette année revienne la saison prochaine».

269 victimes en France

L'autre réseau de surveillance, le Grog (les Groupes régionaux d'observation de la grippe), confirme ce net reflux de la pandémie, et ce dans toutes les régions françaises. Ses critères étant différent de ceux de Sentinelles -le Grog prend en compte les grippes avec une fièvre inférieure à 39°C - le réseau relève 144.000 cas, la semaine dernière, en France métropolitaine, contre respectivement 307.000 et 398.000 les deux semaines précédentes. Pour le Grog, cette tendance indique que la grippe pandémique est «en baisse mais toujours là». En ajoutant ces derniers chiffres à l'estimation délivrée la semaine dernière, les Grog estiment à un peu plus de 6,5 millions le nombre de personnes infectées par le virus grippal en France depuis le début du mois d'août.

Au total, le H1N1 a tué 240 personnes en France métropolitaine depuis le début de l'épidémie. Si on inclut dans ce total les décès survenus dans les territoires ultramarins, le virus a fait 269 victimes.

Si la grippe cède du terrain, une autre épidémie se profile cependant dans l'Hexagone. La gastro-entérite a franchi pour la deuxième semaine consécutive le seuil épidémique, selon le réseau Sentinelles. 558.000 personnes ont consulté en quinze jours.

Par Constance Jamet

jeudi 25 février 2010

Le taux d'élucidation ne mesure pas l'efficacité de la police

Le gouvernement a fait de la « culture du résultat » son credo. La police serait plus efficace contre la délinquance et cette efficacité serait mesurée par le taux d'élucidation d'une part, et la baisse de la délinquance d'autre part [il y a peu, Brice Hortefeux se félicitait par exemple d'une hausse « historique » de cette statistique, ndlr].

Le problème, c'est :

* que ce taux d'élucidation n'a jamais été et ne sera jamais une mesure de la performance policière
* que les évolutions de la délinquance ne sont pas déterminées par l'action de la police, mais par celle des industriels (par exemple la meilleure protection des biens)

Qu'est-ce que le taux d'élucidation ?

Pour comprendre le taux d'élucidation, il faut déjà définir un fait élucidé. Lorsque la police estime avoir suffisamment de charges pour envoyer une personne devant le procureur de la République, on dit que le délit est élucidé -la police « autodétermine » donc son taux d'élucidation.

Le taux d'élucidation est le résultat d'une division entre le nombre de faits élucidés et le nombre de délits connus, essentiellement par les plaintes. Ce chiffre s'accroît, certes, mais parce que le nombre de délits constatés diminue, et non pas parce qu'il y a plus de faits élucidés.

A la lecture de la progression de ce taux, on ne peut donc pas déduire qu'il y a plus d'activité de la police dans la réalité. Ces dernières années, c'est parce qu'il y a eu moins de délits que le taux d'élucidation a augmenté, et non pas parce que le taux d'élucidation a augmenté qu'il y a moins de délits.
L'exemple des vols de voiture et des violences contre les personnes

Comment en être sûr ? Il faut regarder des postes précis, ce qui permet devoir que le nombre absolu de faits élucidés baisse.

Prenons les vols de voitures, un des postes les plus importants de la délinquance : l'activité ou la « production » de la police était de 20 721 faits élucidés en 2002, et il y en a 15 680 en 2008.

Si la police était une entreprise et qu'elle affichait de tels chiffres d'activité (-20%), faisant donc moins avec plus de moyens, dirait-on qu'elle a progressé en efficacité ?

Si le taux d'élucication était une mesure de la performance policière, il faudrait alors se demander comment expliquer que les délits les moins bien élucidés par la police sont ceux dont le nombre diminuent le plus.

Exemple : les vols de voiture sont de moins en moins nombreux depuis 2002 (- 131 000) alors que ces délits sont peu élucidés (taux d'élucidation en 2008 : 11,96%).

Mais les violences contre les personnes (coups et blessures non mortels) sont de plus en plus nombreuses (+ 62 739 sur la même période) alors qu'ils sont bien mieux élucidés (taux d'élucidation en 2008 : 77 %).

Les taux d'élucidation ne sont pas, n'ont jamais été et ne seront jamais des mesures de l'efficacité policière, contrairement à ce qu'en disent les autorités. Ils sont pourtant présentés par ces dernières comme la mesure des résultats obtenus par la police. C'est un contresens que de les utiliser ainsi.

Au mieux, le taux moyen d'élucidation est un « taux de risque » pour le délinquant (une probabilité d'être pris par la police), au pire une valeur qui n'a pas de signification.
Que nous apprend la baisse du nombre de délits ?

Le nombre de délits constatés baisse (légèrement). Est-ce la conséquence des orientations policières spécifiquement françaises ? Impossible. Pourquoi ? On observe une baisse des délits constatés dans tous les pays européens, et ce quelles que soient les politiques mises en place.

S'il y avait une « plus-value » de la politique en France, on devrait faire mieux que les autres pays. Ce n'est pas le cas. En dépit des discours de fermeté et des lois adoptées, la France suit la même tendance que les autres pays européens.

Cela revient à reconnaître une banalité pour les universitaires : la délinquance évolue essentiellement en fonction de facteurs extérieurs aux politiques policières.

Le changement dans les volumes de délinquance contre les biens s'explique essentiellement par le fait que les industriels protègent mieux les produits qu'ils vendent, avec des systèmes d'alarmes, de surveillance, d'immobilisation ou de neutralisation (voitures, téléphones mobiles, cartes de crédit).
Drogue et violences physiques : aussitôt constaté, aussitôt élucidé

Il faut savoir que plus il y a d'infractions liées à la drogue, plus il y a de violences physiques contre les personnes, plus la police paraît… efficace.

Paradoxal ? Une infraction à la législation sur les stupéfiants constatée égale un fait élucidé. Une violence physique est plus souvent élucidée parce que la victime a vu l'auteur (au contraire du vol).

Plus de drogue et plus de violence dans la délinquance font donc mécaniquement monter le taux d'élucidation.

Et oui, si l'on confond le taux d'élucidation avec un taux d'efficacité policière, le pire peut apparaître comme un mieux.

Photo : commissariat du Xe arrondissement (Audrey Cerdan/Rue89)

Sebastian Roché

mercredi 24 février 2010

Hadopi : les producteurs de musique sont prêts

La Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) compte envoyer 25 000 mails de signalement par jour à l'instance de lutte anti-piratage fraîchement installée.

En 2009, les producteurs ont perçu près de 62 millions d'euros de droits sur la diffusion de musique en radio, à la télévision, au restaurant, dans les commerces, et les prélèvements pour copie privée sur appareils électroniques et supports de stockage. C'est une nouvelle baisse de 11,3 % par rapport à 2008, selon la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP), qui représente les majors.

Leur situation pourrait s'améliorer en 2010, grâce à la révision à la hausse du barème de rémunération des lieux sonorisés. Les droits ainsi perçus passeront 21 millions d'euros en 2009 à 49 millions d'euros en 2014.

A cela, s'ajouteront les effets espérés bénéfiques du dispositif Hadopi. La SCPP s'apprête à signer son contrat avec le prestataire technique (Advestigo ou TMG) qui relèvera les infractions commises par les internautes. Près de 50 000 mails signalant les contrevenants pourront être adressés chaque jour à l'Hadopi, dont 25 000 pour la musique.

En revanche, les producteurs sont restés plus circonspects sur le projet du rapport Zelnik, de créer un système de gestion collective de droits pour les plateformes de musique en ligne. «Aujourd'hui, il me semble que tous les catalogues sont disponibles sur l'ensemble des plateformes. L'offre de sites est super-riche en France, a indiqué Pascal Nègre, président de la SCPP et patron d'Universal Music France. Le problème n'est pas le partage de valeur mais la taille du gâteau.»

Enfin, la SCPP veut revoir les barèmes de copie privée. Elle va déjà toucher environ 10 millions d'euros auprès de Nokia et Packard Bell, condamnés par la justice, en décembre, à s'acquitter de leur redevance. D'autres contentieux sont en cours. La SCPP a précisé qu'Apple, fabricant de l'iPhone, était excellent payeur, incluant dans l'assiette les produits expédiés par son site de vente par correspondance… depuis l'Irlande.

Par Marie-Catherine Beuth

mardi 23 février 2010

Le président Sarkozy et son gouvernement viennent de lancer un débat sur l’identité nationale. On nous invite à réfléchir et à répondre à la question : « Qu’est-ce qu’être français ? ». Être chômeur, ou futur chômeur, SDF, souspayé, mal-logé, trompé par la classe politique : voilà des questions quotidiennes auxquelles les français savent répondre.

Mais alors pourquoi leur demander «Qu’est-ce qu’être Français ? » Y aurait-il urgence ? La France serait-elle au bord de la guerre ethnique ?

Apparemment, non ! Alors pourquoi ce débat et en ce moment ? Il y a, bien-sûr, à l’approche des élections régionales, le désir de garder des électeurs pour qui cette question a été ou est toujours d’actualité, gêner les socialistes qui préféraient éviter le débat. Les ministres, notamment M. Besson (ex. du PS qui a rejoint M. Sarkozy), les élus, les médias sont mobilisés pour cette campagne. C’est le côté politicien et électoraliste de la manœuvre qui permet entre autre de faire diversion : pendant que l’on parle de l’identité nationale, on ne parle pas des problèmes quotidiens des Français.

Mais cette opération a aussi un but beaucoup plus pervers : orienter le débat pour laisser planer le soupçon sur certaines communautés et les stigmatiser par la suite. La communauté visée en priorité est la communauté musulmane (d’origine maghrébine, africaine, ou autre). Il s’agit de faire passer l’idée que l’Islam est le problème fondamental qui se pose en France aujourd’hui.

On fait donc peser continuellement un soupçon sur les Français musulmans en leur demandant en permanence de justifier de leur qualité de Français. Le fait-on pour des citoyens d’une autre origine ou d’une autre religion ? La réponse est non.

Ce débat intervient également à un moment particulier, sur un fond de crise économique durable et pour conditionner les esprits à une agression contre l’Iran. Cette agression est voulue par Israël. M. Sarkozy qui a réintégré la France dans l’OTAN -sans consultation populaire- est en Europe le partisan le plus acharné d’un affrontement avec l’Iran. Une telle guerre, si elle venait à éclater aurait des conséquences incalculables, y compris en Europe. Alors une question vient à l’esprit : et si cette campagne avait pour but de désigner les Français musulmans comme boucs-émissaires ?

Dans le passé, d’autres communautés ont été également utilisées pour focaliser les haines et faire passer les guerres les plus criminelles. La question mérite d’être posée. On observe en effet qu’une certaine catégorie de Français échappe à ce débat et n’est jamais citée. Il s’agit des sionistes qui affirment haut et fort que leur patrie est Israël et qui cherchent à entraîner notre pays dans la guerre. On aura compris que tout cela est dangereux et faussé dès le départ. Faussé car les vraies questions ne seront pas posées. Ainsi, le soldat israélien Shalit, quelle est sa véritable identité nationale ? Israélien quand Tsahal gagne, ou Français quand il est fait prisonnier ? Faut-il que la France entre en guerre pour le délivrer ? Est-ce la France qui lui a demandé de faire son service militaire en Israël ?

Enfin, ce débat est dangereux car il ne peut qu’attiser les haines et la division. Peut-être est-ce le but recherché par le lobby sioniste. Opposer des communautés pour leur plus grand profit. Nous sommes convaincus que les Français de toutes origines ne vont pas tomber dans ce piège.

Le Parti antisioniste, quant à lui, refuse tous les communautarismes et toutes les divisions que l’ennemi cherche à encourager. Nous n’avons qu’un seul ennemi commun, c’est le lobby sioniste qui a gangrené l’État et la société et qui maintenant, cherche à diviser pour mieux entraîner la France dans une guerre injustifiée.

Voilà ce qu’il faut expliquer autour de vous.

Communiqué de presse du Parti antisioniste
Yahia Gouasmi
Président du P.A.S.

samedi 20 février 2010

Les scanners corporels, couplés à un logiciel photo, permettraient de se rincer l’oeil

Prétendre que les scanners corporels, ne montrent pas les détails des parties génitales, est un mensonge !

de Paul Joseph Watson

Les scanners corporels, que le président Obama a autorisé, hier soir, vont être déployés dans tous les aéroports à travers le pays, pour un coût de plus de 1 milliard de dollars. Non seulement ils réalisent des images détaillées de vos parties génitales, mais une fois inversées, certaines de ces images affichent aussi votre corps nu, dans son intégralité, en couleurs réelles.

Et vous n’avez pas besoin d’être un graphiste, utilisant des logiciels à 600 $, tel que Photoshop, pour faire le travail. Inverser le négatif de la photo est un processus simple, qui s’effectue en un seul clic, c’est une option disponible dans la plupart des logiciels de base de retouche d’image.

Des lecteurs nous ont envoyé des exemples du processus, puis je l’ai testé moi-même pour confirmer, qu’en inversant simplement quelques-uns des négatifs, produits par les scanners corporels, il se créé une réplique quasi parfaite d’un corps nu, en couleurs réelles. (Source des images)

Il est important de souligner qu’il s’agit d’une image de faible résolution. Les agents de contrôle aéroportuaires auront accès à des images « haute définition », une fois inversées, ils verront les moindres détails de votre intimité.

L’astuce de l’inversion ne fonctionne pas sur tous les échantillons d’images produites par des scanners corporels, mais avec ou sans cette possibilité, chaque image affichera les détails de vos organes sexuels. Même sans inversion, ces images posent déjà un problème au niveau des lois sur la pornographie infantile, au Royaume-Uni.

L’assurance que les contrôleurs aéroportuaires ne puissent-pas enregistrer les images, ne rassure-pas les parents, qui imaginent que la nudité de leurs enfants sera lorgnée par un voyeur, un pédophile. Il suffit d’un simple téléphone portable ou d’un appareil photo de poche, pour effectuer un cliché.

Les protagonistes des scanners ont systématiquement décrits les images produites, comme étant « fantomatiques » ou « simplifiées », dans le but de minimiser la violation directe de votre vie privée, qu’ils sont en réalité.

Comme nous l’avons signalé hier, les affirmations des protagonistes, qui soutiennent que les scanners corporels ne produisent pas de détails des organes génitaux, ont été réfutées par un journaliste du « Guardian de Londres », qui était présent lors d’un procès contre ces machines, cette semaine, il a indiqué que le dispositif de prise de vue rend "les organes génitaux particulièrement visibles ».

Le Conseiller à la sécurité allemand, Hans-Detlef Dau, représentant pour une société qui vend des scanners, admet que les machines "montrent les piercings intimes, les cathéters et la forme des seins et du pénis".

En effet, comme cela a été précisé lors de la première mise en œuvre des scanners, il y a 1 an, ils ne fonctionnent pas correctement si les zones du corps restent floues.

Un rapport d’octobre 2008, réalisé lors de l’introduction du scanners corporel à l’aéroport de Melbourne, en Australie, précise que la rétrodiffusion des rayons X périphériques ne fonctionne pas correctement, quand les parties génitales des personnes ne sont pas visibles.

"Cela va montrer l’intimité des personnes, mais nous avons décidé de ne pas les estomper, car cela limite sérieusement les capacités de détection, a déclaré le représentant du Bureau de la Sûreté du Transport, le gestionnaire Johnson Cheryl.

« On voit les organes génitaux et les seins pendant que les personnes passent à travers la machine », a-t-elle reconnu.

Les informations rapportées à la télévision, au grand public, ont été délibérément trompeuses, en estompant les visages et les parties génitales des personnes. Dans la réalité, vos organes sexuels et ceux de vos enfants seront pleinement exposés au fonctionnaire, assis dans la chambre arrière. Avec une simple clic sur le bouton d’inversion, le corps nu de votre fille, en couleurs réelles et en la haute définition, sera exposé au regard des agents de contrôle.

vendredi 19 février 2010

Travaille, fais du fric et ferme-la !

Dans notre société actuelle, il est de bon ton d’estimer que nous avons l’honneur et la chance incommensurables de vivre dans un système démocratique soucieux des droits de l’homme et de la justice. Il se passe rarement une semaine, d’ailleurs, sans que les médias ne nous rappellent à tous Ô combien nous serions ingrats d’émettre des critiques envers un système qui peut se targuer de tant de mérites, à tel point qu’il serait malsain de manquer une occasion de lui dresser un panégyrique. Or, la dimension humaine et le bien-être de tous sont-ils réellement les préoccupations majeures de notre société, ou n’est-elle pas plutôt essentiellement vouée à la consommation, aux dépens des droits humains fondamentaux ?


Pour pouvoir juger la valeur d’une société, il me semble que le critère prédominant est le niveau du respect du genre humain, ce qui ne peut s’apprécier que par les actions que met en œuvre cette même société, et non par ce qu’elle est censée appliquer. En effet, quel est le but premier d’une société, quelle est sa raison d’être ? La définition qu’en donne le Larousse est une « association de personnes soumises à un règlement commun ou réunies pour une activité commune, la défense de leurs intérêts, etc. Milieu humain dans lequel chaque personne est intégrée. » On peut supposer que, d’après cette notion, plus une société défendra les intérêts des personnes qui la constituent, plus l’intégration qu’elle permettra à ces derniers sera profonde, plus le nombre d’activités communes qu’elle mettra à leur disposition sera élevé, et plus cette société sera de meilleure qualité. Comment pouvons-nous évaluer notre société si nous faisons des observations en rapport avec ces critères, et quel contraste pouvons-nous constater entre ce qu’elle prétend faire ou est censée faire et ce qu’elle fait réellement ?

Partons d’un constat simple : chez les deux pays les plus riches et les plus industrialisés (les Etats-Unis et le Japon) et dans l’ensemble de l’Union européenne, le taux de suicide est plus élevé que partout ailleurs, au point que le suicide y est une des principales causes de décès. La consommation d’antidépresseurs et de tant d’autres médicaments luttant contre les idées noires, déjà portée à un niveau anormalement haut, ne cesse de progresser. Ce simple fait montre d’une façon assez éloquente que peu de personnes vivant dans nos sociétés de consommation peuvent prétendre bénéficier d’un bien-être toujours satisfaisant et inaltérable. Si notre société faillit à défendre correctement le bonheur humain, assure-t-elle les intérêts matériels de chacun d’entre nous ? Face à la disparition de la classe moyenne qui a lieu depuis les années 1975 et à la paupérisation de la population qui en résulte, nous pouvons difficilement prétendre que notre société réussit mieux dans ce domaine. En effet, une majorité des personnes qui étaient considérées comme faisant partie de la classe moyenne a été reléguée vers les classes populaires de 1975 à aujourd’hui, alors qu’une moindre part accédait à la classe aisée. Au-delà de ses implications économiques, ce phénomène est également une menace inquiétante pour la bonne marche de la démocratie. Si les richesses sont de plus en plus concentrées entre les mains d’un petit nombre de possesseurs de multinationales, de banques, d’industries de la santé et autres, ne peut-on pas légitimement craindre que le système dans lequel nous vivons ne se transforme en ploutocratie, où une minorité oppresse et exploite une majorité servile et impuissante, qui doit s’efforcer de produire pour assurer, tant bien que mal, sa survie ? Le taux de chômage, qui dépassait les 10% en France avant la crise économique, n’est pas non plus un indicateur de bonne intégration de tous dans la société.

Nous venons de mettre en exergue des failles flagrantes de notre société. Maintenant, interrogeons-nous sur les causes qui ont provoqué ces effets.

Si la société ne répond pas de façon décente aux attentes que l’on est en droit d’avoir de la part d’États si riches et si désireux de paraître bienveillants que les nôtres, n’est-ce pas parce que cette même société est fondée sur des bases qui n’ont rien à voir avec l’éthique et l’humanisme ? Le fluide qui circule dans les veines de notre société et qui lui permet de subsister est-il autre chose que l’argent ? Or, comment est obtenu cet argent ? N’est-ce pas à la fois par les moyens les plus nobles, comme le travail de chacun de nous, et par des procédés plus discutables, comme le blanchiment de l’argent du commerce de la drogue, qui est la troisième source de revenus mondiaux (après le commerce des hydrocarbures et celui des armes. Les revenus obtenus sont de 5,65 milliards de dollars par jour, ce dont l’économie mondiale ne saurait se passer) et ce, malgré la soi-disant et hypocrite guerre contre la drogue ? Que dire des délocalisations qui ne visent que plus de profits immédiats et travaillent à la perte de nombre d’emplois et au déclin de l’industrie de nos pays ? Que dire, aussi, de l’innovation potentiellement créatrice d’emplois qui est muselée par le rachat de brevets de nouvelles inventions par des entreprises puissantes qui, d’un commun accord, souhaitent étouffer malhonnêtement toute concurrence qui serait réellement dangereuse pour leurs intérêts et leur servie ? En somme, peu importe la façon dont les richesses affluent dans les bras des ploutocrates, occidentaux ou internationaux ; seul le fait de toujours avoir plus d’argent compte, alors que les seuls pays du G20 possèdent un PIB de 48 000 milliards sur un total de 54 000 pour l’ensemble du monde.

En conclusion, nous pouvons dire que notre société européenne fonctionne comme une post-démocratie (pour reprendre les mots du président tchèque Vaclav Klaus, poussé par les pressions exercées sur lui à parapher le traité de Lisbonne) depuis le passage de nos pays d’une société de production à une société de consommation. Le processus démocratique est en voie de disparition, et seules des apparences démagogiques à l’hypocrisie suave peuvent encore convaincre les moins informés d’entre nous de la réalité de l’application de la démocratie. Un nombre toujours croissant de secteurs doivent devenir rentables parce qu’ils sont privatisés : on se soucie de moins en moins de l’aide sociale. Chacun d’entre nous doit devenir un automate, formaté par les diverses formes d’enseignement pour accomplir des tâches précises et prédéterminées avec une régularité mécanique. Il y a de moins en moins de possibilités de s’accomplir personnellement et, n’y ayant pas de recours possible, la dépression fait des ravages. Cela continuera d’arriver, tant que tout ce que notre société espérera de nous sera que nous nous renfermions dans une bulle de naïveté, de docilité et d’ignorance pour pouvoir travailler, faire du fric et la fermer sans se rebeller, comme il se doit.

Régis Mex, pour Mecanopolis

jeudi 18 février 2010

Hadopi: les premiers mails d'avertissement entre avril et juillet

La Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services comme le courrier électronique...), alias Hadopi, qui avant même son lancement a déjà suscité les plus grandes polémiques l’an dernier, a été officiellement installée par le ministre de la culture (La définition que donne l'UNESCO de la culture est la suivante [1] :): M. Frédéric Mitterrand.

Elle sera bien sûr chargée de lutter contre le piratage d’œuvres culturelles sur Internet. Hadopi s’est dotée au passage d’une présidente. Il s’agit de Marie Françoise Marais, conseiller à la Cour de Cassation.

Les internautes téléchargeant des œuvres piratées devraient recevoir leurs premiers avertissements dès la fin du printemps prochain, "entre avril et juillet".

mercredi 17 février 2010

Burqa : Copé et Dumas s'écharpent chez Ardisson

Le débat sur le port de la burqa passionne. Thierry Ardisson a créé la sensation en confrontant, samedi, sur le plateau de Salut les Terriens ! (Canal +) une jeune femme entièrement voilée, prénommée Dalila, face à Jean-François Copé, le chef du groupe UMP à l'Assemblée, et Roland Dumas, l'ancien président du Conseil constitutionnel. La joute entre ces trois personnes a été vue par plus de 2 millions de téléspectateurs. À ce moment de l'émission, avec 8,2 % de part d'audience, Canal + devance M6 (8,1 %). Roland Dumas a pris fait et cause pour le port du voile intégral, qualifiant de "vichyste" la législation anti-burqa que Jean-François Copé entend faire voter à l'Assemblée. Une attaque qui a beaucoup affecté le leader du groupe UMP, incrédule face au terme de "vichyste" employé par l'ancien compagnon de route de François Mitterrand...

Dalila, dont on ne pouvait apercevoir que les yeux, est originaire de Chenôve, une banlieue populaire au sud de Dijon et étudie à la faculté de droit de Dijon. "Nous cherchons un témoignage depuis la rentrée de septembre, explique Stéphane Simon, le producteur de l'émission. Toutes les jeunes femmes que nous avons contactées ont refusé. Vers Noël, une personne pressentie a finalement renoncé face à la perspective d'être confrontée à un homme politique. Dalila a, quant à elle, donné son accord en toute connaissance de cause. Elle a demandé un délai de réflexion de 24 heures. Nous lui avons garanti qu'elle pourrait raconter son histoire, c'est-à-dire qu'elle serait traitée à l'égal des témoins que Thierry Ardisson reçoit dans la troisième partie de l'émission." Il fallait éviter que l'émission tourne au tribunal. Elle a pu rencontrer Thierry Ardisson deux heures avant le début de l'enregistrement (le jeudi 7 janvier).

La jeune femme fond en larmes

Stéphane Simon a, par ailleurs, vérifié que Dalila n'était pas une simulatrice. Des reporters ont été envoyés sur le terrain, à Chenôve, afin de mener une enquête de voisinage. Tous témoignent que Dalila et sa soeur jumelle portent la burqa depuis quelques années. Du reste, sa soeur avait accompagné Dalila et se tenait en régie lors de l'interview. À la sortie de l'entretien, la jeune femme, peu habituée à la pression, s'est effondrée en larmes.

La jeune Bourguignonne a expliqué que le port de la burqa n'était nullement pour elle un signe de soumission à une quelconque autorité masculine. Son choix est, selon ses dires, dicté par des considérations d'exégèse religieuse. Une interprétation aussitôt contestée par Jean-François Copé qui se fonde, pour sa part, sur l'avis du président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohamed Moussaoui . Peine perdue, Dalila a nié les compétences religieuses des représentants français du culte musulman.

Selon Jean-François Copé, le voile intégral pose deux types de problème : le premier tient au fait que le visage humain participe du "vivre ensemble" dans une société démocratique. D'autre part, le visage découvert est une condition nécessaire afin que la sécurité des personnes puisse être assurée. Le leader de la majorité parlementaire à l'Assemblée a pris l'exemple des enfants à la sortie de l'école : "Un enseignant doit pouvoir reconnaître la personne à qui il remet les enfants." La jeune femme a admis se dévoiler le visage pour répondre à des besoins de sécurité ou d'identification spécifique. Par exemple, lorsqu'elle passe des examens à la fac, elle retire sa burqa. Elle s'est dite également opposée à l'asservissement des femmes tel qu'on le constate dans certains pays musulmans, citant l'Arabie saoudite.

Dalila et sa soeur ont passé la nuit à l'hôtel Mercure avant de regagner Dijon, le vendredi 8 janvier au matin. Les jeunes femmes vivent en compagnie de leur mère, handicapée. Dalila a épousé la religion musulmane vers 13 ans, en hommage à un père qu'elle n'a pas connu.
Copé face à une jeune femme en burqa chez Ardisson 1/2
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Copé face à une jeune femme en burqa chez Ardisson 2/2
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mardi 16 février 2010

Oussama Ben Laden n’a jamais revendiqué le 11 septembre

Ce document est aussi exceptionnel que méconnu, alors qu’il s’agit d’un texte essentiel pour la connaissance d’Oussama ben Laden. Tayseer Allouni – correspondant de la chaîne Al-Jazeera en Afghanistan de 1999 à la fin de l’année 2002 – a raconté comment il avait été emmené de Kaboul (les yeux bandés) le 21 octobre 2001 pour rencontrer le célèbre Saoudien. L’entretien fut filmé par un caméraman d’Al-Qaïda, et Oussama ben Laden accepta de répondre seulement à certaines questions de la liste qui lui avait été soumise.

Cet entretien unique ne fut pourtant pas diffusé par Al-Jazeera, en raison des circonstances dans lesquelles il avait été réalisé. « Ben Laden avait [en outre] posé une condition: le diffuser intégralement ou pas du tout. » Le 31 janvier 2002, CNN – qui avait obtenu l’enregistrement par des « canaux non officiels » (Associated Press, 2 février 2002), diffusa quelques minutes de cet entretien. Un article de Sarah Sullivan dans les Transnational Broadcasting Studies (20 février 2002) offre une analyse détaillée de cette affaire et de la polémique qui s’ensuivit entre CNN et Al-Jazeera; l’article suggère que la pression américaine n’a pas été étrangère à la décision de ne pas diffuser la cassette – indépendamment des circonstances problématiques de sa réalisation.

A aucun moment Oussama Ben Laden ne revendique l’attaque du 11 septembre, bien au contraire, ni même ne légitime des attentats contre des innocents.

Extraits :

Ousama ben Laden: Que Dieu vous salue [hayyakallah].

Tayseer Allouni: Une question qui est sur toutes les lèvres dans le monde entier est de savoir ce que vous répondez aux accusations des USA qui prétendent avoir la preuve de votre implication dans les événements de New York et Washington. Quelle est votre réponse à cela ?

OSB : Tout cela est erroné. Ces jeunes hommes ont, grâce à la volonté de Dieu, déplacé la bataille au cœur des USA et ont détruit le plus remarquable [abraz] repère, repère économique et militaire. Nous avons toujours incité le réveil et l’autodéfense, par nos discours, de nos frères et fils à la libération de la Palestine et de nos lieux saints. Si l’incitation [tahrid] est du terrorisme, alors que l’Histoire témoignage que nous sommes des terroristes.

TA: Très bien, mais Sheikh, ceux qui ont suivi votre discours et les documents n’ont-ils pas été influencé quand vous avez dit : « Je jure par Dieu le Tout-Puissant, qui a levé le ciel sans effort, que l’Amérique ne pourra jamais jouir de la sécurité, jusqu’à ce que la sécurité devienne une réalité pour ceux qui vivent en Palestine. » N’est-il pas évident pour tout adepte de ces événements de lier les attaques terroristes qui ont eu lieu à New York et Washington et vos déclaration ?

OSB: Créer des connexions est facile. Si cela implique que nous avons incité à cela, alors oui, nous avons été incitatatif depuis des années, et nous avons émis des décisions judiciaires [fatwa] et des documents concernant cette question, ainsi que d’autres incitations qui ont été publiées et diffusées dans les médias. Si vous voulez dire, qu’il peut-y avoir un lien suite à nos incitations, alors c’est vrai. Mais nous n’avons pas participé stratégiquement à la mise en place de cet évènement.

Mecanopolis

lundi 15 février 2010

LE TERRORISME EST 3000 FOIS MOINS MEURTRIER QUE L’ABSENCE DE COUVERTURE SANTE



Ces derniers mois, l’opinion publique occidentale commençait à fatiguer un peu de la rengaine sécuritaire et des grelots de la peur que nos politiques et médias nous agitent à tout bout de champ… même aux Etats-Unis on rechigne à lancer encore plus d’hommes et d’argent dans une guerre en Irak et en Afghanistan qui a déjà couté 700 milliards au contribuable… et dont tous les stratèges militaires disent qu’elle est perdue.

Il a donc fallu organiser une opération d’agit-prop – menée conjointement par Al-Qaïda et la CIA à l’occasion des fêtes - afin de bien nous rappeler qu’il faut continuer à mettre des sous dans le business sécuritaire et augmenter les budgets militaires de la “Guerre contre le Terrorisme”. Succès total : refilez trois sachets de produits chimiques à un illuminé, laissez le monter à bord d’un avion et provoquer une petite panique (évitez surtout que la presse s’interroge sur les chances qu’avait cette mixture de provoquer autre chose qu’un dégagement de fumée dans l’avion)…et hop, toutes les barrières mentales se remettent en place et tout le monde de gloser sur la dangerosité du terrorisme.
Dangerosité ? Si vous comptez le coup de folie meurtrier du psychologue de Ft. Hoot comme une attaque “terroriste” (chose que même le FBI se refuse à faire), alors, en 2009, 16 personnes sont mortes aux Etats-Unis des suites d’un acte terroriste. Les trois autres morts sont les victimes de l’attaque du bureau de recrutement militaire à Little Rock (Arkansas) ainsi que l’attentat commis au Musée de l’Holocauste et l’assasinat du Docteur George Tiller. Ces deux derniers attentats terroristes sont d’ailleurs l’oeuvre de l’extrème droite et des fanatiques chrétiens.

Par contre, la même année, près de 50 000 citoyens des Etats-Unis sont morts par manque de soins médicaux étant donné qu’ils n’avaient pas d’assurance santé tandis que 600 personnes sont mortes des suites d’intoxication alimentaire (salmonellose) à cause des coupes budgétaires dans les agences des services sanitaires.
Quand il s’agit de boucher le trou de la Sécu ou de mettre en place (comme aux USA) une couverture médicale publique, les thuriféraires capitalistes secouent la tête et nous disent “une telle charge financière est insupportable pour le contribuable”. Par contre quand il s’agit d’aller faire “La Guerre contre le Terrorisme” dans des pays lointains, personne ne trouve à y redire et les budgets astronomiques sont validés sans moufter.
Au vu de la faible mortalité engendrée par le terrorisme – quand est-ce qu’on va se décider à investir 700 milliards de dollars dans la santé publique ? Ou bien dans une “Guerre contre la Salmonellose”, bien plus meurtrière pour les américains que deux ou trois tarés barbus dans les montagnes afghanes ?


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samedi 13 février 2010

Pourquoi les SDF allemands ne meurent pas de froid

Financées par l'impôt, les Églises d'outre-Rhin épaulent l'État dans l'aide aux sans-abri.

Il faut sonner pour entrer, dit l'homme dégingandé derrière la porte en verre. C'est un long couloir clair au rez-de-chaussée de la gare Ostbahnhof de Berlin. Sept hommes, barbes grises et casquettes, sont là autour des tables, on parle fort en jouant aux cartes, on s'échauffe autour de la cafetière.

Maria, lunettes rondes, sourire joyeux et chevelure blonde, intervient. Avec son gilet bleu siglé de l'organisme catholique Caritas, elle dirige la Bahnhof Mission en cette fin d'année brumeuse. «Il y a tellement à faire, en plus une bénévole est malade, il faut que je trouve une remplaçante !» Auprès d'elle, une jeune fille aux boucles rousses va chercher les paniers de biscuits et les dépose sur les dessertes près de l'entrée. Un sapin de Noël décore le lieu : dans ce coin de la gare, c'est l'évêché de Berlin qui prend en charge l'aide aux personnes démunies.

À l'origine, les missions présentes dans les gares avaient pour but d'aider les voyageurs perdus ou en situation délicate. Mais l'hiver, elles s'occupent d'abord des sans-abri qui viennent chercher là chaleur et réconfort. Répartie dans toute l'Allemagne, ouverte toute l'année 24 heures sur 24, la centaine de Bahnhof Mission est un maillage essentiel de l'aide apportée aux SDF.

Dès octobre, les communes, la police fédérale, les organismes caritatifs et la compagnie nationale des chemins de fer mettent en place les procédures à suivre en cas de grand froid. En particulier l'ouverture des gares, afin de garantir à tous un abri minimal lorsqu'il gèle dehors, notamment pour tous ceux qui refusent l'hébergement d'urgence : «Ceux qui ont passé plusieurs hivers dehors ne veulent plus venir», explique Michael Grosse, qui dirige à Berlin la Stadtmission, un centre d'hébergement d'urgence près de la gare centrale.

Jusqu'à 120 personnes peuvent passer la nuit ici : «Tous ceux qui se présentent sont acceptés.» Une politique qui évite les drames : entre dix et quinze sans-abri meurent en Allemagne chaque année. En France, ce sont 353 personnes qui ont succombé dehors aux rigueurs de l'hiver depuis le 1er janvier 2009, selon le bilan du collectif Morts de la rue publié le 29 décembre.

Pour ceux qui refusent l'hébergement, des cafés de nuit existent dans toutes les villes, plus d'une trentaine rien que dans la capitale. Ils acceptent souvent les chiens, seuls compagnons des SDF. Certains sont exclusivement réservés aux femmes, qui représentent désormais un quart des sans-domicile-fixe. Les bus maraudent dans les grandes villes pour apporter boissons chaudes et sacs de couchage à ceux qui veulent rester dehors. Le but avoué, c'est que personne ne meure de froid en Allemagne.

Un million de travailleurs sociaux

Des installations qui coûtent cher, mais qui sont professionnalisées outre-Rhin. Maria, par exemple, est salariée de Caritas, et sa stagiaire accomplit son année de service civil. Cette organisation est possible grâce à une disposition de la loi allemande qui oblige tous les contribuables déclarant appartenir à une religion à payer un impôt à leur Église. Représentant environ 8% de l'impôt sur le revenu, cette somme - 4,198 milliards d'euros pour les catholiques et 3,689 milliards pour les protestants en 2007 - est redistribuée aux Églises dans le cadre du concordat. En contrepartie, elles doivent prendre à leur charge des missions d'intérêt général. Caritas et Diakonie font travailler respectivement 600.000 et 400.000 personnes à temps plein ou partiel.

Ces moyens permettent un meilleur suivi des sans-abri, dont on estime le nombre à environ 400.000 en Allemagne, à peu près comme en France. Notamment pour démarcher l'aide sociale, car ici, c'est l'État qui paye directement le loyer des personnes dans le besoin. Et ce, même pour les appartements du secteur privé, contrairement à la situation en France.

La politique volontariste de l'État porte ses fruits : en Rhénanie du Nord-Westphalie, seule région où existent des statistiques précises, le nombre de SDF est passé de 65.000 en 1980 à 26.000 en 2000.

Caroline Bruneau

vendredi 12 février 2010

La Cnil retarde un peu plus l'application de la loi Hadopi

Le gendarme de l'informatique tarde à rendre un avis sur le projet de loi contre le piratage. Simples «longueurs de procédures administratives», répond le ministère de la Culture. Un retard qui pourrait reporter l'application de la loi à avril.

Le long et sinueux périple de la loi Hadopi suit son cours. Plus de deux mois après avoir reçu le feu vert définitif du Conseil constitutionnel, le texte n'est toujours pas applicable. Pire, il est désormais bloqué par une requête de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), qui refuse de rendre son avis tant que le gouvernement ne lui aura pas transmis les deux projets de décrets sur lesquels elle doit obligatoirement se prononcer. La teneur de l'avis - positive ou négative - n'a pourtant sur le fond aucune importance législative.

Dans les grandes lignes, le gendarme de l'informatique est appelé à examiner deux décrets d'application : l'un concerne le fichier où seront inscrits les internautes fraudeurs, l'autre encadre la procédure de sanction. La Cnil a reçu le premier, mais pas le second. Un obstacle, estime l'autorité indépendante, qui juge que les deux projets de décrets sont «étroitement liés» et ne peuvent être étudiés indépendamment l'un de l'autre, sans donner plus de détails. Selon le quotidien La Tribune, la Cnil a envoyé au gouvernement une requête en ce sens le 10 décembre. Une demande restée sans suite à ce jour. Le récent départ d'Olivier Henrard, ex-directeur adjoint du ministère de la Culture et maître d'œuvre du dossier Hadopi, n'y serait pas complètement étranger.

Les premiers e-mails d'avertissement pas avant avril ?

«Les choses avancent», se défend l'entourage de Frédéric Mitterrand, contacté par lefigaro.fr. «Il n'y a pas de quoi polémiquer là-dessus», insiste-t-on rue de Valois, où l'on évoque encore de simples «longueurs de procédures administratives». Toujours est-il qu'après son épineux chemin de croix parlementaire, la loi créant la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet n'est pas encore devenue une réalité.

Contacté par le site Internet du Nouvel Observateur, le secrétaire général de la Cnil, Yann Padova, estime qu'à partir de la réception du projet de décret manquant, la commission devrait prendre «entre deux et quatre mois pour rendre son avis». Après quoi le Conseil d'Etat devra également émettre un avis, avant d'éventuelles corrections du gouvernement puis une promulgation au Journal officiel. En clair, les premiers e-mails d'avertissement aux internautes fraudeurs, d'abord annoncés pour «début 2010», ne seront finalement pas envoyés au mieux avant le mois d'avril, soit quelques semaines après les élections régionales.

Pour le site internet PC Inpact, ce retard pourrait donc être profitable au gouvernement : «il est toujours plus délicat de séduire un électeur qui a de la mitraille d'Hadopi dans le corps, qu'un citoyen qui ne sait encore rien», analyse ce site spécialisé dans l'actualité informatique.

Bastien Hugues

jeudi 11 février 2010

Plan de bataille pour protéger les écoles de la délinquance

Le nouveau dispositif imaginé par les gendarmes pour protéger les écoles en proie à la délinquance fait ses preuves. Baptisé SAGES - Sanctuarisation globale de l'espace scolaire - et porté à la connaissance du Figaro, ce plan de bataille s'inscrit en droite ligne d'une volonté exprimée par Nicolas Sarkozy le 18 mars dernier à Gagny, où une dizaine de jeunes encagoulés et armés avaient mené une expédition punitive dans un lycée professionnel. «Je n'abandonnerai aucune parcelle de notre pays à la logique des bandes, des caïds, avait alors lancé le chef de l'État. Notre pays doit enrayer les phénomènes de bandes et de haine dirigés contre deux piliers de la République, l'école et la police .» Dans la foulée, les experts avaient repéré une centaine d'établissements touchés par les intrusions pour mieux les sanctuariser. Lundi, c'est l'heure du premier bilan pour Luc Chatel , le ministre de l'Education, qui fera le point des mesures mises en oeuvre devant les responsables des Equipes Mobiles de Sécurité (EMS) des académies.

«En matière de prévention, beaucoup de choses ont déjà été mises en place de manière empirique mais la spécificité du bassin d'implantation de chaque établissement était négligée, remarque le lieutenant-colonel Samuel Dubuis, chef du bureau de la sécurité publique à la direction générale de la gendarmerie. Pour lutter en profondeur contre les trafics et la violence qui minent la vie scolaire, il a fallu trouver une nouvelle coordination de notre action qui parte du cœur même de l'établissement jusqu'aux quartiers où se replient les voyous…»

Selon une rigueur de raisonnement toute militaire, les gendarmes se sont attaqués au fléau en dessinant trois cercles concentriques : au sein même de l'établissement, des gendarmes chargés de la prévention de la délinquance juvénile se rapprochent des chefs d'établissement, des associations de parents et des élèves pour évoquer le péril de la drogue, des jeux dangereux, d'Internet ou encore du racket. Ne disposant pas d'une qualification d'officier de police judiciaire, ces militaires repèrent aussi les profils déviants. Ils deviennent alors des «capteurs» de délinquance implantés dans l'école, qui transmettent leurs informations à des collègues déployés en un deuxième périmètre, aux abords de l'école. Là, des réservistes en uniforme de la gendarmerie organisent des patrouilles très visibles aux «heures de pointe» et tissent des liens avec des parents qui pourraient leur livrer des informations. Des brigades de recherches en civil et en voiture banalisées se mettent en planque et détectent les fauteurs de troubles, les identifient et bâtissent des dossiers photos.

«Les abords de l'école sont le théâtre de violentes pressions psychologiques, insiste le lieutenant-colonel Dubuis. C'est là que les bandes se forment, que la drogue s'écoule, que le vandalisme et les rackets s'exercent. Ce travail de renseignement permet de comprendre pourquoi des jeunes a priori sages à l'école deviennent enragés dès qu'ils en sortent.»

Les procédures de surveillance sont alors transmises à des gendarmes mobilisés dans un troisième cercle, où vivent retranchés les voyous. «Il s'agit de frapper de manière très ciblée ceux qui ont été identifiés, de les harceler, de gêner les gêneurs, note-t-on à la direction générale de la gendarmerie. Ainsi, des opérations ponctuelles se multiplient sur les lignes de bus aux heures où elles sont empruntées par les racketteurs ou les dealers.» De subites missions de sécurité routière fleurissent aux pieds de leurs immeubles, où ils circulent en scooters. Et les terrains de jeux, bars et autres zones d'errance sont quadrillés jusqu'à ce que les interpellations interviennent.

Fonctionnement à plein régime

Sur le terrain, le dispositif SAGES avance à marche forcée. Après une directive en fixant le cadre dès le 24 juillet, cette stratégie est déclenchée depuis le 23 septembre dernier. Elle cible douze établissements, quatre lycées et huit collèges, dans le Bas-Rhin, l'Oise, les Côtes-d'Armor, la Moselle, les Vosges, le Rhône, le Vaucluse, l'Essonne ou encore l'Ain. Une «note express» du 8 octobre a demandé aux gendarmes d'y «démanteler au minimum un réseau de trafic de drogue d'ici à la fin de l'année». La tactique fonctionne à plein régime, permettant d'interpeller une vingtaine de trafiquants aux abords d'un lycée de Rillieux-la-Pape, de saisir plusieurs kilos d'héroïne et de cannabis aux portes d'un lycée de Noyons ou encore de neutraliser de gros revendeurs alimentant des lycéens à l'Isle-sur-la-Sorgue. «En moyenne, un trimestre peut suffire pour désosser un réseau», assure le lieutenant-colonel Dubuis.

Fort de ces succès, le système devrait monter en puissance en 2010, sachant que 184 écoles ont été classées à risques par les services spécialisés. Selon nos informations, les stratèges de la gendarmerie réfléchissent désormais à adapter la recette à une autre population vulnérable, celle des personnes âgées.

Christophe Cornevin

mardi 9 février 2010

Les Chroniques du 11 Septembre: La Vérité Progresse

Rejoignez Alex Jones, Luke Rudkowski et d’autres pour « The 9/11 Chronicles – Truth Rising », un documentaire en 7 parties sur le mouvement pour la Vérité sur le 11 Septembre 2001, qui s’accroit et où partout à travers le monde, les citoyens décident de prendre les choses en main.
Les Chroniques du 11 Septembre: La Vérité Progresse - 1/8
envoyé par Rudy-D. - Regardez les dernières vidéos d'actu.Ce film expose non seulement le mauvais traitement des héros du 11/9 mais montre aussi ceux qui remettent en cause la version officielle des évènements du 911. Ce film inclut des interviews avec Michael Moore, Willie Nelson, Rosie O’Donnell, Jesse Ventura, George Carlin, Martin Sheen, Richard Gage, William Rodriguez, ainsi que des confrontations avec des figures politiques et médiatiques comme Barack Hussein Obama, John McCain, Bill et Hillary Clinton, Rudy Giuliani, Bloomberg, Zbigniew Brzezinski, Joe Biden, Nancy Pelosi, Arnold Schwarzenegger, Bill Maher,
PS : cliquez sur le titre pour voir toutes les vidéos.

lundi 8 février 2010

Sûreté aéroportuaire : les passagers pourront refuser de se soumettre aux scanners corporels

Les scanners corporels seront bien expérimentés en France. Deux semaines après l'attentat manqué contre le vol Amsterdam-Detroit , cette décision a été confirmée vendredi matin par le secrétaire d'État aux transports, Dominique Bussereau, qui a indiqué sur Europe 1 que "six ou sept" appareils seraient déployés, "certainement, pour commencer, sur les vols vers les États-Unis". L'arbitrage a été pris au plus haut sommet de l'État français, selon Jacques Le Guillou, sous-directeur de la sûreté et de la défense à la DGAC, qui a détaillé au point.fr la mise en oeuvre de ce système controversé.

Dispositif

Échaudées par le précédent de Nice, en 2008, lorsque le gouvernement avait tenté d'expérimenter les scanners corporels avant de devoir faire marche arrière, les autorités ont cette fois anticipé la polémique. "Le dispositif sera optionnel, les passagers pourront refuser de se soumettre au scanner corporel", explique Jacques Le Guillou. Il y a deux ans, ce sont en effet les accusations de voyeurisme de parlementaires européens et d'associations de respect des libertés individuelles qui avaient eu raison du projet porté alors par la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie. La DGAC affirme qu'en Finlande, en Hollande et en Grande-Bretagne, où les scanners individuels sont déjà en test, 98 % des passagers s'y soumettent volontairement. "Les autres seront soumis à une fouille corporelle approfondie", précise Jacques Le Guillou.

Cadre légal

"La sûreté aérienne relève de compétences exclusivement européennes", rappelle Jacques Le Guillou. Le règlement 300/2008 , décidé après les attentats du 11-Septembre et plusieurs fois réactualisé depuis, ne fait pas mention des scanners corporels. Mais les autorités françaises entendent s'appuyer sur son article 6, qui prévoit que les États membres "peuvent appliquer des mesures plus strictes que les normes de base communes (...) sur la base d'une évaluation des risques". C'est donc à titre expérimental que seront installés les scanners corporels. Aucune durée limite n'est mentionnée dans le texte, Jacques Le Guillou évoquant, lui, une période d'essai de "six mois".

Fonctionnement

Alors que les portiques de sécurité actuels ne permettent que la détection d'objets métalliques portés par une personne, le scanner corporel met littéralement le voyageur "à nu". Les ondes millimétriques émises à l'intérieur d'une petite cabine sont en effet capables de traverser les vêtements. Sur l'écran de contrôle, les personnels de sûreté peuvent ainsi observer les contours de l'intégralité du corps de l'individu ainsi scanné en trois dimensions. "Le scanner corporel détecte toutes les matières", se réjouit Jacques Le Guillou. Une précision qui fait mouche en matière de sécurité, mais qui relève, selon ses détracteurs, du viol de l'intimité.

Coût

Le prix de ce scanner corporel est également très élevé : plus d'un million de dollars, soit environ 700.000 euros, contre 35.000 euros pour un portique traditionnel, une somme qui n'est pas confirmée par la DGAC. En tout état de cause, tous les frais liés à la sûreté aéroportuaire sont à la charge des passagers, via la fameuse taxe d'aéroport. Selon Jacques Le Guillou, cette taxe a ainsi rapporté 700 millions d'euros en 2009. Cette somme est "intégralement reversée par la DGAC aux aéroports pour leur permettre d'améliorer leurs infrastructures", explique Jacques Le Guillou. Dans un premier temps, seuls les aéroports parisiens d'Orly et de Roissy sont concernés par la mesure, qui devrait entrer en vigueur d'ici la fin du mois de janvier.

dimanche 7 février 2010

Rétro 2009 : Les clashs de l'année (VIDEOS)

Médias, ton univers impitoyable (air connu). Une nouvelle fois, la télé a été le théâtre de joutes verbales enflammées, d'attaques en règle ou même d'affrontements physiques. Rétro des clashs de l'année 2009...

Cohn-Bendit - Bayrou. Invités à débattre des élections européennes dans A vous de juger (France 2) le 4 juin dernier, la conversation entre les deux hommes politiques s'envenime. L'altercation démarre lorsque François Bayrou reproche à Daniel Cohn-Bendit ses "relations amicales" avec le Président de la République. Cohn-Bendit réplique ("Mon pote, je te dis, jamais tu ne seras président de la République, parce que t'es trop minable"). Puis Bayrou s'emporte :"Je trouve ignoble, moi, d'avoir poussé et justifié des actes à l'égard des enfants que je ne peux pas accepter", faisant référence à une vieille polémique accusant Cohn-Bendit d'avoir défendu des thèses "pédophiles".Léo - F-X (Secret Story). Moins intellectuel que le clash précédent, celui entre les deux candidats de Secret Story 3 est cependant plus impressionnant visuellement : mal luné, Léo attaque François-Xavier à propos d'une histoire de sieste. Résultat : une bagarre qui entraîne l'exclusion de Léo, et garantit un joli buzz à l'émission. Coups gagnants.Naulleau - Lalanne. A priori, Eric Naulleau n'aime pas le dernier livre de Francis Lalanne. Et le chroniqueur littéraire ne se gêne pas pour lui dire sur le plateau d'On n'est pas couché, le 25 avril dernier : "Le niveau des textes, on est au bord du délire cuturel (...) C'est possession et revente de niaiseries en stock", lance-t-il. La "discussion" s'enflamme très rapidement jusqu'à cette envolée de Francis Lalanne : "Je suis un poète heureux, et je t'emmerde (...) Ce qui s'est passé là, c'est la démonstration de ce qui se passe en France aujourd'hui. Il y a des gens, qui au lieu de répondre à des arguments, insultent d'autres gens et les jugent. Tais-toi, tais-toi, tais-toi".
Lalanne clash Zemmour Naulleau [itv] Ruquier 250409 Onpc
envoyé par peanutsie. - L'info internationale vidéo.Guillon - DSK. Mardi 17 février, Dominique Strauss-Kahn, de passage à Paris, se rend dans les locaux de France Inter. Le directeur général du Fonds Monétaire International ne se doute pas de l'accueil que lui réserve Stéphane Guillon. L'humoriste signe l'une de ses chroniques les plus assassines : il n'hésite pas à faire lourdement allusion à l'aventure extraconjugale de DSK avec une ancienne employée du FMI, expliquant que France Inter a pris des mesures de sécurité afin de protéger les femmes employées par la radio...
Guillon: Visite de DSK à France Inter, tous aux abris !
envoyé par franceinter. - Regardez plus de vidéos comiques.Youssoupha - Zemmour. "J’mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Eric Zemmour". Une phrase, une polémique. Dans sa chanson A force de le dire, le rappeur Youssoupha attaque directement le chroniqueur et suscite un emballement médiatique inattendu, tant le chroniqueur de Laurent Ruquier suscite la controverse. L'affaire termine devant les tribunaux, mais finalement l'important est ailleurs : cette polémique montre à quel point Zemmour déchaîne les passions...
YOUSSOUPHA - A FORCE DE LE DIRE - EXCLU 2009
envoyé par ketur14_11. - Regardez d'autres vidéos de musique.

jeudi 4 février 2010

L’agression de Berlusconi, du bluff ? (vidéo)

Depuis son agression, Silvio Berlusconi a vu sa côte remonter dans les sondages. La question sur la véracité de son agression commence à se poser. Une chaîne de télé (une des rares qui n’appartient pas à l’homme politique) a décrypté les images de la scène, indique la RTBF sur son site Internet.

On peut constater que juste après l’agression, on ne trouve aucune goutte de sang sur son visage… pas même une griffe. Même si les deux dents cassées, la fracture du nez et la blessure à la lèvre supérieure sont bien réelles. Mais voilà, le médecin de Berlusconi avait indiqué qu’il avait perdu un demi-litre de sang… mais aucune goutte sur son col de chemise? Avouez que le doute s’impose.

Après être monté dans sa voiture, souvenez-vous, plusieurs minutes s’égrainent avant que le visage de l’homme politique n’apparaisse et sur une image, un homme se tient à ses côtés avec un objet (bizarre?) dans sa main. Tout homme politique de cette envergure aurait vite été emmené loin des lieux du crime. Mais le chef du gouvernement italien n’a peur de rien et se permet même de remontrer son visage à la foule…

Coup monté d’Il Cavaliere? Ce genre de scénario n’est pas original. Mitterrand en 1959 et Balladur en 1995 avaient également élaboré une mise en scène les rendant plus populaire…

Un décryptage d’une chaîne de télé italienne :

L’agression de Berlusconi, du bluff ?
envoyé par Mecanopolis. - L'info internationale vidéo.

mercredi 3 février 2010

Les derniers instants du groupe Manouchian

EN IMAGES - Trois clichés authentiques, pris clandestinement par un sous-officier allemand, ont été rendus publics cette semaine. Des images uniques prises au Mont Valérien, le 21 février 1944.
Ils sont là. Cloarec, Alfonso, Ramjan, Salvadori et les autres. Mains attachées aux poteaux, yeux bandés, au pied d'une falaise boisée, face à leurs bourreaux. Ils viennent d'être exécutés ou vont l'être d'un instant à l'autre.

Clemens Rüther, lui, est un sous-officier de la Wehrmacht. Ce jour-là, le 21 février 1944, il les a convoyés ici, au Mont Valérien, devant le peloton d'exécution. Puis s'est reculé en surplomb de la clairière. Pour veiller à la sécurité du site, ou pour se cacher. Seule l'histoire le sait. Une chose est sûre : clandestinement, il a décidé de fixer son objectif vers les condamnés. Des patriotes - la plupart étrangers - du célèbre réseau de Missak Manouchian, l'une des composantes des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'oeuvre immigrée (FTP-MOI), d'obédience communiste.

Ses photographies, Rüther les garde pour lui et pour lui seul jusqu'en 1985, avant de les transmettre au comité allemand Franz Stock, du nom de l'aumônier militaire présent au côté des condamnés. En 2003, les images sont transmises à l'Etablissement photographiques des archives de la défense (Ecpad), où personne ne semble réaliser immédiatement la valeur de ces documents. Mais il y a quelques mois, Serge Klarsfeld, fondateur de l'association des fils et filles des déportés juifs de France, apprend leur existence, dans le cadre de ses recherches sur l'identification des quelque 1.000 fusillés du Mont Valérien entre 1941 et 1944.

Des photographies rendues publiques cette semaine par Serge Klarsfeld, avant la célébration dimanche du 68e anniversaire de la première exécution massive au Mont-Valérien, le 15 décembre 1941, au cours de laquelle furent fusillés 70 résistants ou opposants à l'occupant allemand, dont 52 juifs.

mardi 2 février 2010

L'aide controversée des neurosciences à la justice

Des scientifiques et des magistrats se sont réunis pour débattre de l'utilisation des images cérébrales dans les procédures.

Les techniques modernes d'imagerie cérébrale et, plus généralement, les neurosciences ont-elles une place dans les procédures judiciaires ? Plusieurs pays ont déjà répondu positivement à la question en recourant à ces méthodes pour vérifier la véracité des propos tenus par un accusé ou évaluer son degré de responsabilité. En France, où les neurosciences n'ont pas encore franchi les portes des tribunaux, le sujet reste sensible, tant pour des raisons de fiabilité scientifique que pour des questions d'ordre éthique. Chercheurs, magistrats, médecins et autres spécialistes ont fait le point jeudi lors d'un séminaire organisé par le Centre d'analyse stratégique, organisme rattaché au Premier ministre.

Le débat ne date pas d'hier. Les premiers polygraphes, ou détecteurs de mensonges, ont été développés aux États-Unis au début des années 1920. Rapidement, leur fiabilité a été contestée, les scientifiques soulignant que les mesures chimiques, physiologiques ou électriques réalisées par ces appareils pouvaient traduire des émotions liées à d'autres comportements que le mensonge (à commencer par le stress de l'examen). La Cour suprême américaine a finalement interdit les polygraphes en 1988, mais des pays comme le Canada les utilisent toujours. Surtout, des détecteurs de mensonge de nouvelle génération apparaissent, qui font appel aux techniques modernes d'imagerie comme les IRM fonctionnelles.

Le principe est de détecter des modifications de l'activité cérébrale dues à l'effort cognitif que requiert le mensonge. Il ne s'agit pas seulement de recherche fondamentale. En 2008, en Inde, ce procédé a servi pour la première fois à condamner une jeune femme accusée d'avoir empoisonné son fiancé. N'ayant pas davantage réagi à la phrase «j'ai acheté de l'arsenic» que «le ciel est bleu», il a été estimé, de manière abusive, que l'accusée -qui niait les faits- considérait l'achat du poison comme un fait aussi établi que la couleur du ciel. Pour certains scientifiques français, c'est le principe même de l'examen qui pose problème. «Le détecteur peut signifier que la personne dit sa vérité, même si ce n'est pas la vérité, relève le neurobiologiste Hervé Chneiweiss (CNRS). Quelle que soit la méthode, elle ne change pas la capacité d'adhésion d'un sujet à ce qu'il croit avoir vu. Il n'y a pas de vérité neurale».

Grande prudence

Autre débat : les neurosciences peuvent-elles renseigner sur la responsabilité d'un délinquant ? «Aux États-Unis, des tribunaux ont déjà autorisé des examens par IRM ou PET scan pour montrer des lésions susceptibles de perturber le comportement», indique Christian Byk, juge à la cour d'appel de Paris. «Des atteintes au niveau orbitofrontal (à l'avant du cerveau NDLR) peuvent se révéler par des comportements asociaux qui finissent au tribunal», confirme la neurobiologiste, Angela Sirigu (CNRS). Son équipe a démontré que cette zone joue un rôle fondamental dans les regrets, ce sentiment pouvant disparaître en cas de lésions. «Certaines anomalies cérébrales augmentent le risque de comportement antisocial, ce qui ne veut pas dire qu'elles y conduisent systématiquement, tempère le Dr Sébastien Tassy (Université Aix-Marseille 2). Surtout, la plupart des comportements antisociaux sont le fait de sujets au cerveau normal».

Plus généralement, la neurobiologiste Catherine Vidal (Institut Pasteur) recommande la plus grande prudence dans l'interprétation des IRM cérébrales. «Des lésions anatomiques n'ont pas nécessairement un retentissement fonctionnel, relève-t-elle en insistant sur les propriétés de plasticité du cerveau. De plus, il est souvent impossible de savoir si des anomalies sont la cause ou la conséquence d'un comportement déviant.»

Sandrine Cabut

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