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samedi 30 janvier 2010

Comment Tuer Et Rendre Invalide Tout En Respectant L’Environnement – Bienvenue A La Barbarie Verte

Une balle une bombe ou une grenade à main peut –elle être écologiquement « amicale » ? Les environnementalistes semblent le penser. Ayant « verdi » leurs maisons, leurs habitudes alimentaires et leurs choix en matière de mode, ceux qui font campagne pour l’écologie veulent maintenant « verdir » aussi la guerre.

Ils veulent oblitérer militairement la vie humaine, détruire des familles, des maisons des villes par le feu et la furie, avec un objectif plus « amical «écologiquement, mais qui continuera de tuer et d’handicaper des personnes, bien sûr, mais qui ne causera pas trop de dommage aux terres et arbres environnants.

La semaine dernière, le groupe de campagne10 :10 a accueilli en son sein la société de construction de systèmes de missiles MBDA.

Fondée par la réalisatrice de film Franny Armstrong et soutenu par le quotidien The Guardian, 10 :10 a pour mission d’encourager les individus et organisations à réduire leurs émissions de CO2 de 10% en 2010.

Des écoles, musées, équipes de football se sont engagés et maintenant l’un des plus importants fabricants mondial de systèmes de missiles l’a fait aussi. Il gagne environ 2.7 milliards de $ par an, fabrique plus de 3000 missiles à l’année, et a des contrats avec environ 90 armées de par le monde.

Les organisateurs de 10 :10 disent qu’ils ont eu un long et dur débat pour accepter ou non MBDA. Finalement ils ont décidé qu’ils devraient l’accepter car la chose importante c’est que MBDA « réduise ses émissions de 10%... Ce qu’ils font le reste du temps est un autre sujet sur lequel nous ne nous autorisons pas à faire de commentaire ».

En d’autres termes, ce qui les intéresse c’est seulement la réduction d’émissions de CO2. On peut fabriquer des armes mortelles ; on peut les expédier partout dans le monde ; on peut les vendre dans des zones de guerre où elles seront utilisées pour faire exploser des choses et des gens, mais que ce soit fait de manière éco-responsable. Détruisez les vies humaines par tous les moyens mais s’il vous plaît faites le de manière durable.

Les systèmes de missiles MBDA ne sont pas les seuls concernés. Ces dernières années, il y a eu un grand débat sur comment faire la guerre de façon écologiquement « amicale ».

Aux US, le Pentagone pompe des millions de dollars pour développer des balles sans plomb respectueuses de l’environnement avec un noyau de composite en tungstène, étain ou nylon, de sorte que lorsqu’elles sont tirées que ce soit en zone d’entraînement ou sur le champ de bataille il n’y ait pas de plomb pour contaminer le sol ou empoisonner les réserves d’eau.

Un porte parole du Pentagone a dit que le but c’est de fabriquer une nouvelle sorte de balle « qui peut vous tuer ou descendre une cible mais qui ne présente pas de risque environnemental. »

Ici, BAE systems soutenu par le département de la défense a développé des balles et des roquettes plus vertes. Son objectif c’est de cesser d’utiliser des balles contenant du plomb des munitions toxiques qui « font du mal à l’environnement ».Il ont fabriqué des véhicules blindés émettant moins de CO2, des armes comprenant moins de « composants organiques volatiles » et des explosifs qui peuvent être transformé en compost une fois utilisés. Ainsi donc, les gens dont le village vient juste d’être détruits par un explosif fabriqué par BAE seront sans aucun doute reconnaissants pour le compost laissé sur place. Ils pourront faire pousser des carottes.

Le département de la défense insiste sur le fait que « le concept de munitions vertes ne contient pas de contradiction dans les termes «. Dans son manuel « Sustainable Development and Environment » (Développement Soutenable et Environnement) publié en 2005, il affirme que «tout système, quelque soit son but ultime, peut être conçu pour minimiser l’impact sur l’environnement. »

Le développement de la guerre verte révèle vraiment les fausses priorités et la misanthropie interne du mouvement environnementaliste.

Ils ont élevé ces supposées préoccupations bien au dessus des intérêts des personnes de sorte qu’actuellement on se trouve dans une situation ou on accepte que des personnes puissent être tuées tant que le sol, l’eau ou les insectes sont protégés.

Bienvenue à la barbarie verte.

vendredi 29 janvier 2010

La seule préoccupation de nos Elus territoriaux : garder leurs avantages !...

Avec 8 millions de situations précaires, 2,5 millions de chômeurs, +16,1% de ménages endettés soit 40 530 de plus en 2009 et donc avec une crise dont les politiciens détiennent une grosse responsabilité pour absence de résultats, voilà que des milliers de Maires et de Conseillers Généraux osent afficher qu’ils ne sont pas à Paris pour défendre leurs administrés qu’ils ont ainsi sinistrés, mais pour tenter de conserver leurs avantages.

Ne jouissent-ils pas de privilèges énormes grâce à un immense millefeuille de collectivités territoriales dont ils profitent sans aucun contrôle ?

Exemple, Région Midi Pyrénées, 1° rang pour la hausse des impôts locaux, soit plus de 30% en 10 ans sans aucune surveillance ! Voici pendant ce temps, la liste en notre possession de ce que 95 % de nos grands élus perçoivent pourtant en Haute-Garonne : de 5898 €, 8165 €, 9730 € à 19730 € par mois pour le Député Maire de Toulouse !...

C’est notre Collectif de Défense qui avait fait inscrire, devant 5000 personnes au Palais des Congrès à Paris, lors des Assises nationales de Contribuables Associés, 146 000 adhérents, dans une charte que les présidentiables avaient signée, l’impérative réforme du millefeuille des collectivités territoriales « beaucoup trop coûteuses en doublons, cumuls de mandats, projets pharaoniques démesurés, postes de Vice-présidents inutiles et autres gabegies payées par les contribuables, accentuant la dette et faisant baisser notre pouvoir d’achat ».

Ainsi dans un 3° dossier, après le plafonnement parlementaire de la TEOM et la facture des déchets incitative au tri du Grenelle de l’Environnement, nos arguments furent-ils entendus et retenus au plan national.

Aujourd’hui, le Président du Parlement Européen vient de répondre à notre proposition argumentée « en vue d’instaurer d’urgence dans la constitution européenne, puis dans celles de tous les Etats membres, une Charte éthique obligataire des Elus, afin que désormais tout élu puisse être assujetti à une réglementation statutaire permettant qu’il soit contrôlé durant l’exercice de son mandat et surveillé lorsqu’il augmente la fiscalité locale, sous peine sinon d’être condamné à une liste de sanctions draconiennes et exemplaires ».

Oui les Français n’acceptent plus que divers élus soient lâchés dans la nature sans aucun contrôle. Visiblement ces élus ne l’ont pas compris, malgré la signification électorale d’un vote d’abstention sanction pourtant croissant !
Tant pis, car en 2009 un processus irréversible est en train de mobiliser la société civile constituée de 99 % de Français non encartés dans un parti politique, qui en ont assez d’être traités comme des sujets. Ils se regroupent et s’organisent donc en tant que citoyens désireux de mettre un terme à l’anarchie qui règne en France à leurs dépens. La preuve: le nombre d’Associations que nous fédérons passe en 3 mois de 53 à 58, sur 75 départements au lieu de 70 !

Car certains élus territoriaux sont aussi responsables d’une progression en recrutements donnant le vertige : « +52700 en 2004, +30000 en 2005, +45700 en 2006… soit +64% d’effectifs en 10 ans » alors que l’Etat les diminue pour réduire les frais généraux et donc une partie de la dette publique. De plus, ces Collectivités sont aussi responsables de la dette publique pour une fourchette estimée par le Rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale « entre 120 et 150 milliards d’euros, dont 62 sont décidés par nos élus locaux ».

Selon Bercy « en reconvertissant les Conseillers Généraux, la France gagnerait 17 milliards d’euros ». Idem en réduisant le nombre incroyable de Députés et de Sénateurs ! La pression fiscale redeviendrait alors plus décente pour redonner du pouvoir d’achat aux Français, confisqué aujourd’hui par une trop forte quantité d’élus qui se gavent : 575 000 en tout !

jeudi 28 janvier 2010

Les Etats-Unis perdent leur contrôle des armes nucléaires russes

Le Traité sur la réduction des armes stratégiques offensives (START-1) viendra à expiration le 5 décembre.

Les inspecteurs américains doivent quitter l'usine militaire de Votkinsk (en Oudmourtie). La mission de contrôle sur la production de missiles stratégiques russes qui avait commencé à l'époque de l'URSS a pris fin.

L'usine de constructions mécaniques de Votkinsk est la principale entreprise du complexe militaro-industriel russe. C'est là que sont assemblés les missiles balistiques intercontinentaux de nouvelle génération Topol-M, les missiles dotés d'ogives mirvées à guidage individuel RS-24 et les missiles stratégiques de stationnement naval Boulava.

Le travail sur le Traité START-2 est, en fait, le projet militaire et diplomatique commun le plus important de la Russie et des Etats-Unis depuis la désintégration de l'URSS. Les deux Etats ont réussi jusque-là à s'entendre tant bien que mal sur les questions dépassant formellement le cadre des relations bilatérales (l'élargissement de l'OTAN à l'Est, la participation à l'opération anti-terroriste en Irak et en Afghanistan, les projets de déploiement du troisième échelon du système américain de défense antimissile en Europe de l'Est etc.). C'est pourquoi aussi bien tout le contexte des relations russo-américaines que la formation d'un nouveau système de sécurité globale dépendent, pour beaucoup, du succès des négociations START-2. Les divergences entre les deux grandes puissances nucléaires dans la politique militaire ne peuvent pas ne pas se répercuter sur le climat politique du monde entier.

En ce qui concerne le problème concret du nouveau mécanisme de contrôle des armements stratégiques offensifs en Russie et aux Etats-Unis, il est important moins en tant que tel que pour évaluer la confiance mutuelle. Par conséquent, le fait même qu’aie lieu les négociations de START-2, bien que leur date limite soit dépassée, permettent à la Russie et aux Etats-Unis qui entretiennent un dialogue permanent d’oublier leurs soucis communs.
Le départ des contrôleurs militaires américains de Votkinsk où se trouve l'une des plus grandes usines d'armement russes est effectivement un événement historique. Les inspecteurs américains y étaient venus pour la première fois en 1988, lorsque, conformément au Traité soviéto-américain sur la liquidation des missiles à moyenne et à plus courte portée, avait été introduit un contrôle mutuel permanent dans deux entreprises: à l'usine de constructions mécaniques de Votkinsk et à l'usine américaine Hercules de Magna (l'Utah). Cette catégorie de missiles a été liquidée dans les deux pays. Vingt inspecteurs américains jouissant de l'immunité diplomatique ont poursuivi jusque-là leur mission de surveillance à Votkinsk conformément au Traité START-1.

Signé entre Moscou et Washington en juillet 1991 (c'est-à-dire à l'époque de l'URSS) à Moscou, il est entré en vigueur le 5 décembre 1994. Conformément au traité START-1, les parties devaient réduire de part et d'autre le nombre des ogives nucléaires à 6000 et celui de leurs vecteurs, à 1600. En 2002, à Moscou, les deux pays ont conclu un Traité supplémentaire sur la réduction des potentiels stratégiques offensifs appelé, par plaisanterie, un "gentlemen's agreement", car il donnait à bien des égards une liberté d'action aux deux parties. Ce traité limitait le nombre des ogives nucléaires opérationnelles à 1700-2200 de part et d'autre.

Des négociations russo-américaines intensives sur le contenu et la structure du nouvel accord sur les armements stratégiques offensifs se poursuivent depuis le 9 novembre dernier à Genève.

La délégation russe comprend 40 experts du ministère des Affaires étrangères, du ministère de la Défense, des services secrets, de Roskosmos (Agence aérospatiale russe) et de Rosatom (Agence russe de l'énergie atomique). La délégation américaine compte plus de 50 membres, dont les experts de la NASA, de la CIA, des troupes terrestres, des forces navales et aériennes. Les participants aux négociations ont été divisés en quatre groupes de travail, dont deux se réunissent le matin et deux autres, l'après-midi. Les délégations se rencontrent, à tour de rôle, dans les missions diplomatiques russe et américaine.

Le général d'armée Nikolaï Makarov, chef d'état-major général de l'armée russe, et l'amiral Michael Mullen, chef d'état-major des armées des Etats-Unis, se sont rencontrés pour la première fois dans le cadre des négociations START-2. Ils ont reconnu que les négociations avaient fait ressortir des divergences sur le caractère du contrôle et des inspections et sur les futures réductions des armements offensifs.

La partie américaine insiste sur la nécessité de maintenir la mission des inspecteurs, ainsi que sur le durcissement du contrôle des systèmes de missiles mobiles basés au sol Topol et Topol-M.

En raison des divergences, seuls les plafonds approximatifs des réductions conformément au futur traité ont été rendus publics: le nombre des vecteurs stratégiques, 500-1100, celui des ogives nucléaires, 1500 à 1675. La Russie propose que le nouveau traité soit juridiquement astreignant et qu'il soit ratifié par la Douma (chambre basse du parlement russe) et le sénat américain. La Russie propose aussi d'élaborer un autre mécanisme de contrôle, moins rigide, du respect de l'accord.

Il ne convient pas de transposer le vieux mécanisme dans le nouveau traité, estiment les experts russes. La Russie qualifie de superflues les mesures, dans le cadre desquelles les inspecteurs américains contrôlent une entreprise d'armement qui produit des missiles stratégiques assurant la capacité défensive de l'Etat. Selon la partie russe, il y a de nombreux autres moyens de se persuader de l'honnêteté et de la transparence du partenaire.

Bien que les présidents russe et américain soient certains que le nouveau traité sera tout de même déjà signé à la fin de l'année, les spécialistes affirment que, même dans ce cas, la Russie et les Etats-Unis ne pourront pas ratifier ce document avant mai 2010. L'absence de base juridique ne permet pas aux inspecteurs américains de rester en Oudmourtie.

De longues années durant, vingt inspecteurs américains ont contrôlé jour et nuit, en se relayant, le travail de l'usine secrète de missiles russe. Cependant, une mission analogue russe n'a pas existé aux Etats-Unis. Premièrement, en raison des difficultés financières dans les années 90 du siècle dernier, la Russie a unilatéralement renoncé à l'inspection de l'usine analogue américaine. Deuxièmement, les Américains ne produisent plus, depuis plusieurs années, de missiles balistiques intercontinentaux en misant sur les missiles de croisière, c'est pourquoi les experts russes n'ont rien à contrôler.

Les Etats-Unis ont établi une procédure complexe de vérification en choisissant une usine sans analogues pour la surveillance ininterrompue. Un capteur spécial enregistre l'approche d'un moyen de transport. Si un wagon ne suscite pas de soupçons, car sa longueur est plus courte que celle d'un missile, les observateurs soulèvent la barrière et le signal lumineux vert s'allume. A la sortie de l'usine, les produits sont reflétés sur les moniteurs des observateurs américains. Des dispositifs techniques déterminent les dimensions de la cargaison, enregistrent et conservent leur image. Ensuite, l'information parvient au centre de collecte des données où le personnel étranger est présent jour et nuit. Les wagons ferroviaires d'une grande capacité qui peuvent contenir hypothétiquement un missile sont minutieusement vérifiés. En 20 ans plusieurs milliers de wagons semblables sont sortis de l'usine.

Un spécialiste de l'entreprise faisant partie du groupe d'accompagnement assiste aux manipulations des contrôleurs. Au moins deux fois par jour, à n'importe quel moment, les inspecteurs américains accompagnés des employés de l'entreprise font la ronde sur le territoire de l'usine sur 4,5 km. Durant toutes les années de surveillance, les inspecteurs ont parcouru une distance qui dépasse d'une fois et demie la longueur de l'équateur. Le but principal de ces "promenades stratégiques" consiste à vérifier si de nouvelles portes ne sont pas apparues et s'il n'y a pas eu de tentative de sortie non autorisée d'une cargaison. Mais, durant toutes les années de fonctionnement de l'inspection américaine à Votkinsk, aucune infraction des clauses des accords internationaux venue de la Russie n'a été enregistrée.

mercredi 27 janvier 2010

Israël cherche à interdire l’appel à la prière à la Mosquée al-Aqsa parce que ça dérange les colons

Selon les médias israéliens, le projet de loi a été proposé à la Knesset par Aryeh Bibby, membre du parti Kadima, qui dit avoir reçu des demandes écrites et orales qui expriment la colère de millions de juifs contre les appels à la prière aux premières heures du jour, tant à Jérusalem que dans d’autres villes occupées.

Bibby aurait dit que si les Musulmans voulaient entendre l’appel à la prière, ils devaient trouver un moyen qui ne dérange pas les autres.

« Cette question est un problème mondial dans tous les pays où les Musulmans vivent avec des gens appartenant à d’autres groupes religieux, » a dit Bibby. « L’interdiction de construire des minarets en Suisse est la preuve que les gens commencent à s'occuper de ce problème, » affirme Bibby.

Alors que la Knesset discute de l’interdiction des appels à la prière à Jérusalem, des groupes juifs ont demandé la fermeture de la mosquée al-Aqsa tant que le soldat capturé Gilad Shalit ne serait pas libéré.

La Fondation Aqsa pour la Dotation et l’Héritage a révélé une information sur un document publié par des groupes extrémistes juifs intitulé : « Fermer le Mont du Temple aux Arabes jusqu’à la libération de Gilat Shalit… Pas de mosquée sans Gilad. »

Les groupes invitent la communauté juive à signer la pétition, qui demande à la police de fermer la Mosquée Al-Aqsa aux Musulmans jusqu’à la libération de Shalit.

La pétition dit : « Nous soussignés exigeons que la police israélienne ferme le Mont du Temple – la Mosquée Al-Aqsa – aux Musulmans, jusqu’à la libération de Gilad Shalit, sans conditions préalables ; les Arabes auront peur de perdre Al-Aqsa, et les Musulmans feront pression sur le Hamas dans le monde entier pour la libération de Gilad ! Nous avons là une carte à jouer, car les Arabes n’abandonneront pas Al-Aqsa. »

Shalit a été capturé par la Résistance palestinienne en juin 2006, lors d’une opération menée par les Brigades Izz el-Deen al-Qassam, avec les Comités de la Résistance Palestinienne et l’Armée de l’Islam. L’opération portait le nom de code « illusion perdue » et a eu lieu près du passage Karem Abu Salim.

En échange de Shalit, le Hamas demande la libération de tous les prisonniers condamnés à de longues peines d’emprisonnement, ainsi que les femmes et les enfants emprisonnés, et les prisonniers palestiniens dans les territoires occupés en 1948.

mardi 26 janvier 2010

Pour s'informer sur la grippe A, c'est 0,15 euro la minute !

La plate-forme téléphonique Info Grippe mise en place par le ministère de la Santé est accessible via un numéro surtaxé, regrette mercredi l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, alors que le gouvernement avait promis un tarif local pour les services publics.

La plate-forme, mise en place pour répondre aux interrogations sur la grippe H1N1, «est accessible par un numéro surtaxé (le 0825 302 302), facturé 0,15 euro la minute. Pourtant, fin 2007, le ministre du Budget Eric Woerth avait promis que les administrations seraient désormais joignables au tarif local», rappelle la lettre électronique hebdomadaire du magazine Que Choisir, éditée par l’association.

Le ministère de la Santé a en fait repris le numéro précédemment utilisé pour la grippe aviaire, dit Que Choisir. Mais depuis, «la grogne des usagers contraints de devoir passer par des appels surtaxés pour joindre les services de l’administration a pris de l’ampleur».

En septembre 2007, M. Woerth avait «donné instruction pour que les appels des usagers aux services placés sous son autorité» se fassent au prix d’une communication locale, avait annoncé le ministère.

Le site de l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) définit les numéros commençant par 0825 comme des «services à valeur ajoutée», facturés 0,122 euro les 45 premières secondes puis 0,15 euro la minute, avec une surtaxe appliquée aux téléphones mobiles.

Par ailleurs, UFC-Que Choisir conseille d’«éviter» le numéro téléphonique d’information proposé par le site www.grippea.fr, présenté comme un site de journalistes indépendants, «très visible sur les principaux moteurs de recherche».

Il s’agit d’un numéro de téléphone en 0 899, facturé 1,35 euro l’appel puis 0,34 euro la minute, «censé permettre d’accéder à des informations locales +en temps réel+. En fait d’informations, une voix enregistrée explique à l’interlocuteur qu’il peut désormais +accéder à (son) espace personnel en ligne+, c’est-à-dire une soi-disant estimation du nombre de personnes atteintes de la grippe A dans sa ville», dit UFC-Que Choisir.

mercredi 20 janvier 2010

Un condamné à mort raconte son exécution ratée

Romell Broom, un Américain de 53 ans, a vécu l'enfer pendant deux heures et demie, alors que l'équipe médicale chargée de son injection mortelle n'avait pas réussi à lui trouver une veine. Il raconte son calvaire.

Un récit poignant. Romell Broom, un détenu noir de 53 ans, raconte son exécution ratée dans la prison de Lucasville (Ohio), dans un témoignage sous serment dont l'Agence France presse s'est procurée la transcription. Pendant près de deux heures, le personnel médical n'avait pas réussi à lui trouver une veine pour lui administrer une injection mortelle.

Condamné à la peine capitale pour le viol et le meurtre de Tryna Middleton, qui avait 14 ans en 1984, Romell Broom entre dans la salle d'exécution le 15 septembre dernier. Le gardien de la prison lui lit son acte de mise à mort. Le détenu s'allonge sur ce qu'il pense être son lit de mort, entouré par trois gardes, un à sa droite, un à sa gauche et l'autre devant lui. Une équipe médicale doit lui poser des intraveineuses qui diffuseront ensuite trois produits : un pour l'anesthésier, un pour paralyser ses muscles et un pour arrêter son cœur.

Première tentative infructueuse. «L'infirmière a essayé trois fois d'accéder à mes veines au milieu de mon bras gauche», raconte le rescapé, qui clame son innocence depuis 25 ans. L'infirmier essaye lui aussi, «trois fois sur le bras droit». L'équipe fait alors une pause. Derrière la vitre de la salle d'exécution, quatre journalistes et trois membres de la famille de la victime regardent les préparatifs par le biais d'une retransmission vidéo.

«La douleur me fait hurler»

Nouveaux essais, cette fois-ci «deux fois dans le bras gauche». Une opération de plus en plus douloureuse. «L'infirmière doit avoir touché un muscle parce que la douleur me fait hurler», confie le détenu. Le calvaire continue, on tente encore de le piquer «trois fois dans le bras droit». L'infirmier trouve une veine, mais celle-ci est trop solide. Il tente d'installer le cathéter mais celui-ci cède. «Du sang a commencé à couler sur mon bras», se rappelle Romell Broom. L'infirmière quitte alors la pièce. «L'officier de la prison lui a demandé si ça allait. «Non» a-t-elle répondu», se souvient le détenu.

Deuxième pause. Un gardien lui tapote l'épaule et lui conseille de se détendre. «A ce moment-là, j'avais très mal, les blessures dues aux piqûres m'empêchaient de tendre ou de bouger mes bras» raconte le rescapé. L'équipe lui apporte des serviettes chaudes qu'elle applique sur les bras du condamné. Puis elle s'attaque aux mains.

Devant l'inefficacité de l'équipe, Romell Broom décide alors d'aider lui-même le personnel à en finir, et tente d'aider les infirmiers à poser le garrot. Nouvel échec. Troisième pause. Les infirmiers lui recommandent à nouveau de se détendre. «J'ai commencé à m'énerver. Je pleurais, j'avais mal et mes bras étaient enflés, les infirmiers piquaient dans des zones déjà contusionnées et gonflées, j'ai demandé qu'on arrête et j'ai demandé à parler avec mon avocate».

Une première depuis 1946

L'équipe d'exécution le fait alors s'asseoir. Mais l'enfer continue. «Alors que l'infirmière essaie d'accéder à une veine dans le bas de ma jambe gauche, l'infirmier entreprend ma cheville droite». «L'aiguille a cogné contre un os, c'était très douloureux, j'ai hurlé». Enfin, une ultime tentative, deux fois sur la main droite. «Le degré de douleur était à son maximum. On m'a enfoncé des aiguilles au moins 18 fois dans plusieurs endroits du corps dans le but de m'administrer une injection pour me prendre la vie».

Finalement, le directeur de la prison lui fait savoir que la procédure est suspendue. Un gardien lui propose un café et une cigarette. Le condamné, qui a vécu deux heures et demie atroces, retourne alors dans les couloirs de la mort. Romell Broom est devenu le premier condamné à mort à survivre à son exécution aux Etats-Unis depuis 1946. Ses avocats ont déposé des recours pour qu'il ne subisse pas deux fois la même épreuve.

mardi 19 janvier 2010

Des élus UMP ne veulent plus voir un drapeau étranger qui dépasse

En plein débat sur l'identité nationale, c'est le nouveau cheval de bataille de certains maires UMP du sud de la France: faire interdire les drapeaux étrangers lors des cérémonies de mariages en mairie. Jacques Bompard, le maire d'Orange ancien FN et désormais au MPF, a franchi le pas il y a quelques jours en déposant un arrêté pour interdire d’arborer en mairie ou à proximité des drapeaux étrangers lors des mariages.

Christian Estrosi, maire UMP de Nice, s'est dit prêt à suivre. Expliquant dans un discours fin novembre avoir gardé un souvenir pénible de l'entrée fracassante dans la cour de l'hôtel de Ville d'une Ferrari décapotable avec des drapeaux étrangers, il a décidé qu'on ne l'y reprendrait pas: «Dorénavant, plus aucun comportement provocateur ne sera toléré dans notre hôtel de ville où, en vertu des pouvoirs de police du maire, j'ai l'intention d'interdire les coups de klaxon intempestifs et l'agitation de drapeaux étrangers sauf lors de cérémonies officielles.»

Initiative relayée enfin par le député de l'Hérault et adjoint au maire de Béziers, Elie Aboud. Excédé lui aussi par un «incident» de trop dans sa mairie, avec «provocations», «insultes» et «cabriolets remontant les rues en contre-sens», il s'est fendu courant octobre d'une proposition de loi. «Cela n'a aucun rapport avec le débat sur l'identité nationale», ni d'ailleurs avec l'arrêté du maire d'Orange, s'empresse-t-il de préciser. Le texte, qui a atterri sur le bureau de l’Assemblée nationale le 5 novembre, a été cosigné par 103 de ses collègues.
«Un phénomène de plus en plus fréquent»

La proposition entend «faire respecter les symboles républicains lors des célébrations de mariage» en mairie et permettre au maire, «s’il l’estime nécessaire», «d’interdire aux participants d’arborer des drapeaux ou signes d’appartenance nationale autres que ceux de la République française».

«Encore isolées, ces pratiques», comme celle d’afficher des drapeaux étrangers à un mariage, «dérangent la conscience nationale», peut-on lire dans l’exposé des motifs.

«Je ne suis pas dans le rejet, cette proposition ne vise évidement pas les drapeaux étrangers en tant que tels», se défend Elie Aboud. Mais «l'agitation de drapeaux avec des provocations, voire des insultes, est un phénomène de plus en plus fréquent, qui entraîne de la xénophobie et risque de nourrir certains partis».

A Orange, on se targue d’avoir «agi les premiers». André-Yves Beck, directeur de la communication de la mairie, décrit comme Aboud et Estrosi «un phénomène qui monte», sans plus de précisions. «On voit, dans ce qui devrait s’appeler des noces, des gens qui arrivent en convoi, dont certains, assis sur la portière des voitures, brandissent des drapeaux et provoquent indirectement des badauds», raconte-t-il, ajoutant voir dans ces drapeaux «une affirmation qui est: "c’est nous et c’est comme ça".»
Pas à l'ordre du jour

Interrogé, le patron des députés UMP Jean-François Copé a rappelé qu’il avait, en tant que maire de Meaux (Seine-et-Marne) eu «à vivre cette expérience» de drapeaux étrangers brandis en plein mariage. «J’ai dit que, pendant les cérémonies républicaines, seuls les drapeaux français et européen étaient autorisés et que les drapeaux étrangers étaient évidemment autorisés au moment des visites diplomatiques.»

Si l'initiative apporte du grain à moudre au très contesté débat sur l'identité nationale, elle semble pour l'heure rester dans les tiroirs de l'Assemblée. La proposition n’a pas été évoquée mardi en réunion hebdomadaire du groupe UMP à l’Assemblée nationale et, selon des sources parlementaires interrogées par l'AFP, son inscription à l’ordre du jour n’est pas prévue, en tout cas pas lors des prochaines séances réservées au groupe UMP, en janvier.

Chaque mois, des dizaines de propositions de loi sont déposées. Une infime partie d’entre elles sont débattues et, a fortiori, votées. Pour devenir une loi, une proposition de loi doit être inscrite à l’ordre du jour par le groupe UMP ou le gouvernement puis votée dans les mêmes termes par l’Assemblée et le Sénat.

vendredi 15 janvier 2010

Cela commence (déjà) à chauffer entre pays du Sud et du Nord

Ce n'est qu'un projet de texte final, mais il a visiblement des propriétés incandescentes. Ce n'est qu'une esquisse mise en musique par le Danemark, qui préside la conférence de l'ONU sur le climat à Copenhague, mais elle a semé le trouble ou la colère.

«Les tactiques de négociations en coulisses sous la présidence danoise se sont centrées sur la volonté de complaire aux pays riches et puissants, plutôt que de servir la majorité des Etats qui réclament une solution équitable et ambitieuse», flingue ainsi Kim Carstensen, du WWF. «Ce texte n'est rien. Du vide. On ne signera pas un deal inéquitable qui condamne 80% de la population à la souffrance et à l'injustice», torpille de son côté Stanislaus-Kaw Di-Aping, l'ambassadeur du Soudan aux Nations unies.
Où est Kyoto?

Que dit ce projet (à lire ici), façon coquille vide? Il se borne à reprendre l'ambition largement partagée de limiter le réchauffement à +2°C. Et, pour y parvenir, vise une réduction de moitié des émissions mondiales d'ici 2050 par rapport à 1990 - ou de 58 % par rapport à leur niveau de 2005. Il recommande un «pic» pour les émissions des pays en développement - lui aussi laissé en blanc - au-delà duquel celles-ci devront commencer à baisser. Idée contre laquelle feraillent la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud.

Problème: il ne fait à aucun moment référence au Protocole de Kyoto, seul instrument juridique existant de lutte contre l'effet de serre, qui engage les pays industrialisés pour l'instant jusqu'en 2012. Il évoque le financement de la lutte contre l'effet de serre et de l'aide à l'adaptation des pays en développement - point dur des négociations - et relate une aide immédiate de 10 milliards de dollars par an jusqu'en 2012. Di-Ping a réglé son compte au «texte» dans une conférence de presse à rallonge, qui s'est terminée à 20h30 mardi soir.
«10 milliards? Une aumone!»

«Bon, c'est le Soudan, faut pas s'énerver. On connaît leur CV en matière de droits de l'homme et d'injustice», relativise un diplomate. Peut-être. Mais le Soudan et Di-Aping ont un rôle clé dans la négociation. Ce sont eux qui pilotent le G77, groupe de 133 pays en développement. Et ils donnent un peu du «la» du concert des discussions.

Mais Di-Aping a envoyé le son. «Les pays riches sont capables de sortir 1.100 milliards pour sauver le système financier en trois semaines? Ils nous lâchent 10 milliards. Une aumône. Et encore, si on la voit.» Puis: «Combien faut-il de temps à Bill Gates pour trouver 10 milliards? Trois coups de fils.» Ou enfin, un long plaidoyer sur «le manque absolu de leadership des pays riches» qui condamnerait «l'Afrique à une mort certaine». Sans parler d'un réquisitoire au vitriol, et plutôt étayé, contre la Banque mondiale et le FMI. «J'ose croire qu'ils cesseront de faire passer leurs intérêts économiques nationaux avant le salut de l'humanité», conclut le Soudanais.
«Prendre le pouls»

Reste à voir si tous les pays en développement vont suivre son credo. Ou faire un pas de côté pour ne pas risquer de torpiller d'entrée les négociations. Car ce texte n'a rien de vraiment nouveau. «Il circule depuis quelque temps entre les chancelleries, note un expert des négociations. Histoire de prendre le pouls, de mesurer l'état des rapports de force.»

Les Danois eux-mêmes avaient tenté de se prémunir de toute interprétation enflammée. «Nous menons des consultations depuis des semaines et des mois, c'est notre boulot», expliquait lundi, à l'ouverture des travaux, la co-présidente du sommet, Connie Hedegaard. Un boulot visiblement plutôt mal ficelé, à en croire ONG et pays en développement.
CHRISTIAN LOSSON

mercredi 13 janvier 2010

Un village breton 100% écolo

Serge Moëlo (à droite), avec un des habitants de l'écohameau citoyen (photos : Amélie Cano).

REPORTAGE - S'inspirant d'exemples en Allemagne et en Autriche, ce village breton de 450 habitants vit depuis dix ans selon les principes du développement durable.

Assis dans son bureau, Serge Moëlo, le maire de Silfiac, est intarissable sur son nouveau projet : un pôle intergénérationnel, qui abritera des logements pour personnes âgées dépendantes et des studios pour les puéricultrices de la commune. Pendant qu'il parle, il ne cesse de fouiller dans les nombreux dossiers qui encombrent la pièce, avant de brandir triomphalement les plans du futur bâtiment. «Nous voulons installer une centrale photovoltaïque sur le toit, pour en faire un bâtiment à énergie positive» s'enthousiasme-t-il. Des projets comme celui-ci, Serge Moëlo en a plein la tête. Maire de Silfiac depuis 1995, c'est en grande partie sous son impulsion que cette petite commune de 450 habitants a fait le choix du développement durable, il y a près de dix ans.

Condamnée

Nichée au cœur de la Bretagne, aux confins du Morbihan, dans cette zone que l'on a souvent décrite comme désertée, voire condamnée, rien ne prédisposait Silfiac à devenir une référence en matière de développement durable. Largement tourné vers l'agriculture, le village voit peu à peu disparaître ses habitants. Au début des années 1990, son école est menacée de fermeture. «Je suis arrivé à un moment où il fallait réagir, on était au fond du trou», explique Serge Moëlo. Alors adjoint au maire, il s'évertue à sauver l'école du village grâce à des initiatives originales. Avec d'autres conseillers municipaux et les enseignants, il explique aux élèves la vie municipale. Les enfants organisent un vote dans toute la commune pour baptiser leur école, et vont jusqu'à réaliser un vrai-faux mariage breton, avec banquet et documents d'état civil à l'appui. Peu à peu, les habitants de Silfiac regardent d'un autre œil ce drôle d'adjoint aux initiatives si peu orthodoxes.

Hameau éco-citoyen

La commune investit dans le tourisme vert, développe des sentiers de randonnée, préserve son bocage. En 2001, elle franchit un cap. Silfiac possède une quinzaine de terrains à vendre. Le conseil municipal se prononce en faveur d'un hameau écocitoyen. Développé en Allemagne ou en Scandinavie, ce concept vise à associer normes environnementales sévères et organisation sociale responsable. «On a dû élaborer un cahier des charges, définir des objectifs en matière d'économies d'eau, d'énergie, de mixité sociale» se souvient Serge Moëlo. Une quinzaine de maisons s'élèvent aujourd'hui à la sortie du bourg. Les habitants viennent de toute la France, ravis d'avoir enfin trouvé un endroit où réaliser leur rêve écologique. D'autant que la plupart d'entre eux ont des revenus modestes, et accèdent pour la première fois à la propriété. Françoise, jeune retraitée, arrive de Paris. Elle a opté pour une maison bioclimatique, toute en bois, et se chauffe grâce à un système géothermique. «C'est un projet que je nourrissais depuis longtemps, j'ai étudié les différentes possibilités avec un cabinet d'architecte avant de me décider,» dit-elle.

Laboratoire à ciel ouvert

L'électricité provient des trois éoliennes qui surplombent le village, les eaux usées du bourg sont en partie assainies grâce au lagunage, les déchets sont triés, les espaces verts sont biologiques… «Cela prouve qu'il est possible de vivre de manière plus durable» affirme le maire. Des réalisations qui n'auraient pas été possibles sans le réseau de solidarité tissé avec une centaine d'autres villages bretons engagés dans le développement durable, et sans les subventions accordées par la région, le département ou l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). «Si des petites communes comme les nôtres peuvent le faire, alors les grandes villes n'ont plus d'excuses» sourit Serge Moëlo d'un air malicieux. Grâce à son dynamisme, Silfiac a pu développer l'emploi local, conserver son école, et même attirer de nouveaux habitants. Serge Moëlo, quant à lui, a atteint l'objectif qui lui tient à cœur : redonner aux habitants une meilleure opinion d'eux-mêmes. «On a longtemps vu la campagne comme un univers en perte de vitesse, uniquement voué à la désertification. Aujourd'hui, ils se rendent compte qu'ils peuvent être porteurs de solutions, que le monde rural est au cœur des enjeux de notre société».

mardi 12 janvier 2010

Tollé contre la suppression de l'histoire en terminale S

Historiens et philosophes s'élèvent contre l'«utilitarisme à courte vue» de cette mesure, prévue par la réforme du lycée.

Des tables rondes, des rencontres dans la France entière… tout avait été fait pour éviter que la réforme du lycée version Luc Chatel ne connaisse le même sort que celle de son prédécesseur. Et les pièges semblaient évités, le mauvais sort conjuré. Jusqu'à la fronde des historiens.

Dans une pétition relayée par Le Journal du dimanche, les grands noms de l'histoire en France, auxquels se sont adjoints des politiques et des artistes, dénoncent la suppression de l'histoire-géographie des enseignements de tronc commun de terminale S et son remplacement par un enseignement optionnel. Une «décision inspirée par un utilitarisme à courte vue» accuse le texte, qui y voit une contradiction avec l'intérêt de Nicolas Sarkozy pour les références à l'histoire, de Guy Môquet au débat sur l'identité nationale.

Niche élitiste


L'objectif de la réforme est en fait de rééquilibrer les filières générales en les spécialisant davantage. Une façon de limiter la suprématie de la filière S (scientifique), actuellement filière généraliste d'élite, qui donne accès aussi bien aux prépas scientifiques qu'à Sciences Po ou aux prépas littéraires, alors que la filière L (littéraire) joue comme une orientation par défaut. D'où le fait que les syndicats considérés comme les plus férus de pédagogies innovantes, le SE-Unsa et le Sgen, militent pour la suppression de l'option histoire-géographie annoncée par Luc Chatel.

Pour Richard Descoings, directeur de Sciences Po et auteur du rapport qui sert de base à la réforme, la pétition - qu'ont signée nombre de ses professeurs - relève du malentendu. «Je comprends la crainte exprimée, concède-t-il, et je connais la sincérité des signataires, mais je ne crois pas que la défense des humanités soit en jeu. En revanche, cette réforme est la dernière chance pour la filière L, qui accueillera bientôt moins de 10 % des élèves de bac général.» Pour le directeur de Sciences Po, le maintien d'une filière S généraliste perpétue une niche élitiste à usage des nostalgiques de l'avant collège unique. Ce qu'une terminale S plus spécialisée pourrait éviter.

Du côté de l'Association des professeurs d'histoire-géographie (APHG), qui fut la première à alerter l'opinion par une pétition en ligne, on insiste surtout sur le fait que des élèves qui se destinent à l'enseignement supérieur, et pas seulement scientifique, pourraient ne pas faire d'histoire pendant un an. «80 % des élèves de Sciences Po ont fait un bac scientifique, rappelle Sylvie Rachet, membre de l'APHG. Deux heures d'option avec un enseignement thématique, puisque c'est ce qui se dessine, cela ne cassera pas la suprématie de la filière S. Simplement, cela favorisera ceux qui pourront compléter leur formation par des cours privés.» D'autant que le recentrage des filières sur leurs spécificités ne convainc pas. «Un élève de série S à la fin de son lycée, calcule Claire Mazeron, professeur d'histoire-géographie et vice-présidente du Snalc, syndicat attaché aux enseignements disciplinaires, aura perdu 54 heures d'histoire-géo. Mais il aura surtout perdu 198 heures de disciplines scientifiques, au profit d'heures d'accompagnement et d'orientation. Ce qui veut dire que ces heures, dans les bons lycées, serviront à transmettre du savoir, alors qu'ailleurs, on y fera de l'orientation. C'est ça, l'autonomie.»

Par-delà le symbole que constitue une filière de lycée général sans histoire-géographie obligatoire, le problème est donc bien celui de la philosophie d'une réforme qui s'appuie sur l'accompagnement, le soutien individualisé et la méthodologie plutôt que sur la transmission des savoirs. C'est ce qui a poussé Alain Finkielkraut à signer une pétition dont pourtant le texte ne lui convient pas tout à fait. «La pétition parle d'une “approche scientifique et critique” des problèmes», regrette le philosophe, qui aurait préféré une approche «modeste et savante car le rôle de l'histoire est avant tout d'assurer la transmission d'un héritage. Et c'est bien ce que l'on peut reprocher au président de la République à travers cette réforme : il cite Marc Bloch et donne carte blanche à Richard Descoings. Dès lors qu'on prend les deux, il y a mystification.»

Le combat des historiens concerne leur discipline précise. Mais il s'attaque à l'architecture globale de la réforme, à son esprit plus qu'à sa lettre.
Natacha Polony

vendredi 8 janvier 2010

Le Tamiflu renforcerait l'infectiosité du H1N1 d'après une étude

Une étude, disponible sur Sciencedirect.com, et relevée par le site Mecanopolis.org, tend à démontrer que l'usage du Tamiflu serait contre-productif dans la lutte contre le virus H1N1.

Je cite: "L’étude d’Elsevier explique que si l’Oseltamivir (molécule du Tamiflu) a démontré une probable efficacité contre l’activité grippale dans la pratique clinique, en particulier sur le H5N1, son efficacité n’a jamais été vérifiée face à des sous-types du virus A, et en particulier celui de la pandémie actuelle, le H1N1.

Lors de tests in vitro, les chercheurs d’Elsevier ont démontré que, dans le cadre du H1N1, le Tamiflu provoquait un effet stimulant sur l’activité infectieuse du virus. Résultats qui a été confirmé par deux autres tests cliniques, et qui ne devrait pas tarder a être confirmés par d’autres études complémentaires."

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Mon opinion: Depuis le début de la pandémie, dans ce pays, je ne sais qui ment le plus entre la Ministre, les laboratoires ou les journalistes, qui publient articles sur articles racontant tout et son contraire. Je participe à l'effort commun, notez-bien, mais que dire, que taire? Doit-on hocher la tête en silence ou offrir à d'autres le fruit de ses lectures? Faut-il être pharmacien ou chercheur pour avoir le droit de s'exprimer? Qu'en pensez-vous?
William Rejault

jeudi 7 janvier 2010

Les berlines brûlent à Berlin

Le phénomène est apparu il y a plusieurs mois selon la police allemande et ne cesse de s'amplifier au point que cette dernière parle désormais « d'actions politiques ».

Que se passe-t-il au juste ? Réponse : depuis plusieurs mois, donc, les incendies se multiplient en Allemagne contre les grosses cylindrées, à Berlin et à Hambourg principalement.

Plus de 200 véhicules ont ainsi déjà été incendiés cette année, en Allemagne, en majorité des Mercedes et des BMW, mais aussi des Volkswagen ou encore des Ferrari. Et pour la police, la plupart de ces incendies ont une origine politique. Ils surviennent souvent dans d'anciennes banlieues ouvrières, très prisées désormais par les classes moyennes et supérieures. Des voitures appartenant à des grandes sociétés type Vattenfall ou Deutsche Telekom ont également été touchées. La police soupçonne des groupes d'extrême gauche d'être à l'origine de ces attaques, mais sans évoquer un mouvement coordonné de grande ampleur.

Le retour des Brigades rouges par le feu ?

F.G.

mardi 5 janvier 2010

«Dix millions de personnes souffrent de la crise du logement»

Recueilli par MARIE PIQUEMAL C'est un appel à l'aide. 31 associations, réunies en collectif, organisent vendredi soir la 2e édition de la nuit solidaire pour le logement dans plusieurs grandes villes, pour alerter sur la crise du logement en France. Loyers trop chers, appartements insalubres ou cabanons de fortune... Le problème du logement revient régulièrement sur la table et paraît insoluble. Les acteurs de terrains ne sont pas de cet avis: des solutions existent à condition qu'il y ait une volonté politique. Entretien avec Christophe Robert, directeur d'études à la fondation Abbé Pierre.

Vous avancez le chiffre de 10 millions de victimes de la crise du logement...

Un Français sur six est concerné par la crise. On estime à 3,5 millions les "très mal-logés": certains dorment dans la rue, d'autres dans des caravanes, des caves, des hangars ou même des voitures. 6,5 millions de personnes sont en situation dite de fragilité par rapport au logement. Beaucoup se débrouillent comme ils peuvent, hébergés par des amis ou la famille. D'autres ont un toit mais un loyer beaucoup trop élevé qui plombe leur budget, avec des conséquences directes sur l'alimentation, l'habillement. Ces personnes fragilisées peuvent très vite basculer dans la grande précarité.

On a le sentiment que les lois se succèdent et que sur le terrain, la situation ne s'améliore pas. Existe-t-il des solutions ?

Oui, nous avons proposé 100 mesures concrètes et économiquement pertinentes. La France connaît un déficit de logement depuis 25 ans. On ne construit pas assez et en plus, l'offre de logements neufs n'est pas adaptée aux ressources des ménages. On peut agir là dessus, en rendant par exemple obligatoire la construction de 30% de logements sociaux à loyers accessibles dans tous les programmes immobiliers de plus de 10 logements. Autre mesure que nous réclamons: suspendre les expulsions locatives pour les ménages de bonne foi qui n'arrivent plus à payer leur loyer, tout en garantissant un dédommagement aux propriétaires.

Quel bilan tirez-vous deux ans après l'entrée en vigueur de la loi sur le droit au logement opposable (dite loi Dalo)?

Disons qu'elle commence à être un échec. Seulement 46% des ménages reconnus prioritaires ont été relogés ou hébergés. C'est une bonne loi que nous avons soutenue et que nous soutenons, mais l'absence de logement à loyer accessible ne permet pas de l'appliquer... On en revient au même problème, la pénurie de logement.

Qu'attendez-vous de cette nuit solidaire ?

C'est d'abord un appel à venir témoigner, et à se mobiliser. Il faut que les gens comprennent -et c'est tout l'intérêt de cette manifestation- que le problème du logement peut être résolu à condition qu'il y ait une vraie volonté politique. Nous attendons de réponses rapides du gouvernement. Nous ne nous contenterons pas d'une énième annonce du gouvernement, nous appelons à une politique ambitieuse.

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